Magazin'Art

Paysage

Sables éternels - Percée de soleil, 40 x 60 po

Yvan Bédard

Vivre la photographie de l’intérieur

La photographie dans l’art

« La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants. » – Henri Cartier-Bresson.

À l’heure du multimédia et de la consommation de masse d’images de toutes provenances, la photographie contemporaine parvient à élever le photographe sur un piédestal en lui attribuant un statut bien particulier. En effet, un double rôle lui est attribué puisqu’il vient se placer en tant que témoin, mais aussi en tant qu’acteur à part entière. La création d’Yvan Bédard en est un exemple indéniable.

Depuis l’adolescence où il dessinait, peignait et prenait des photos, cet homme de l’univers des sciences, demeure avant toutes choses amoureux de l’art et de la nature. Professeur émérite de l’Université Laval en génie géomatique, docteur en génie civil, conférencier international et lauréat de plusieurs prix prestigieux pour ses recherches et écrits, il œuvre maintenant avec plénitude et passion en photographie paysagère.

Un autre temps - La rencontre, 20 x 30 po

Un autre temps – La rencontre, 20 x 30 po

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Texte de Michel Bois

yvan_bedard@hotmail.com

www.yvanbedardphotonature.com

Galerie Québec Art40, rue Notre-Dame, Québec, QC, G1K 4G1 418 692-8200

Image d’en-tête : Sables éternels – Percée de soleil, 40 x 60 po

À l’heure du multimédia et de la consommation de masse…

Stéphane Gagnon

Talent inconditionnel

Peindre un pays

« Tous ces gens qui vous questionnent sur la pratique de l’art… Allez donc leur apprendre que ce n’est pas seulement une question de métier. Qu’il faut en plus un certain quelque chose, dont aucun professeur n’enseigne le secret… la finesse… le charme, bref, ce que l’artiste porte en soi ! » – Renoir

Cela fait plus d’une décennie que votre Magazin’Art s’est penché sur la création notable du peintre Stéphane Gagnon. Alors, quel plaisir de vous faire part à nouveau de la dimension de son singulier talent. Rencontré des années auparavant sur l’Ile d’Orléans, l’homme devant moi a beaucoup maturé. Son œil n’a rien perdu de ses étincelles et de son acuité. Pareil à un grand millésime viticole, son art, sa palette et sa vision impressionniste se sont boni­fiés ! Et, d’un savoir assuré, le peintre oublie son mérite et fait preuve de modestie tout volontiers en entrevue. Les plus grands sont les plus simples, selon le dicton. Stéphane Gagnon en est la preuve. En matière d’art visuel, il est doué d’une sensibilité et d’une habileté extrêmes. Ce qui ne l’empêche d’entendre le tumulte des cascades, le ruis­sellement des eaux ou le cri des oiseaux, les soirs de pleine lune lorsqu’il peint. Voilà le métier qu’il a choisi! Il adore les défis. Et chaque tableau est un combat qu’il se doit de mener à bien. Tel un besoin irrépréhen­sible à combler.

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Texte par Michel Bois

Stéphane Gagnon est représenté par la Galerie Douce Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec, Qc /418 648-9292 / www.galeriedoucepassion.com

Tous ces gens qui vous questionnent sur la pratique de l’art…

1er prix pour l’artiste peintre

Chantal Julien

Les gens qui font l’événement

Tout un honneur ! L’artiste peintre Chantal Julien s’est mérité le 1er prix « Best in show » lors du Festival International de peinture en Plein Air de Parrsboro, Nouvelle-Écosse, qui avait lieu du 16 au 18 juin 2017.

Son tableau View from Back Street Road, huile sur masonite, 12 x 18 po, a en effet été choisi « Meilleur de l’exposition » parmi  74 œuvres produites par 37 artistes en  provenance du Canada et des États-Unis. Le premier prix s’accompagnait d’une bourse de 2 500 $.

Automne 2017

Tout un honneur ! L’artiste peintre Chantal Julien s’est mérité le 1er prix…

Raymond Quenneville, La route du bonheur, 36 x 18 po

La Galerie d’art Céleste

Les gens qui font l’événement

Beaucoup d’événements auront lieu à la Galerie d’art Céleste cet été. En tout premier lieu, André Buist, artiste de la galerie, peindra sur place devant la galerie le 18 juin prochain au grand plaisir des amateurs d’art. Il  sera suivi par Raymond Quenneville le 26 juillet qui installera son chevalet lui aussi devant le 285, rue Principale à Saint-Sauveur où il nous enchantera avec ses paysages qui font rêver.

Le mois dernier, un tableau de Chantal Maleck a été offert à l’organisme à but non lucratif F.E.Lib au profit des enfants du Liban, une association canadienne fondée en 1987 et dont le principal objectif est la scolarisation des plus démunis de ce pays. Reconnue mondialement, elle attire les professionnels du monde  entier qui reconnaissent dans cet organisme l’aide apportée aux enfants victimes de la guerre au Liban.

Été 2017

Beaucoup d’événements auront lieu à la Galerie d’art Céleste cet été…

Gail Descoeurs

À la frontière du mysticisme

L’art au féminin

Tenter de décrire l’artiste peintre Gail Descoeurs n’est pas tâche facile, tant elle possède d’attributs. L’on pourrait dire qu’elle est déterminée et disciplinée, bien sûr, mais tout aussi bien mystique et alerte, ce qui peut paraître à priori contradictoire.

Sa création artistique s’oriente vers le réalisme contemporain. Elle peint presqu’exclusivement des paysages où l’eau et les ciels splendides volent souvent la vedette. « Ce que je préfère peindre par-dessus tout sont les ciels, les arbres, les paysages, les marais, les grands espaces et l’eau. J’aime la lumière. Même dans mes tableaux sombres la lumière est présente. »

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Texte de Noel Meyer

Gail Descoeurs est membre de L’association des artistes de Lakeshore et membre associée de la Société des artistes canadiens. Elle a gagné de nombreux premiers prix en compétition. On peut voir ses œuvres sur le site www.gaildescoeurs.com. Elle est représentée par la Galerie Iris à Baie-Saint-Paul et par la Westmount Gallery à Toronto.

Tenter de décrire l’artiste peintre Gail Descoeurs n’est pas tâche facile, tant elle possède d’attributs. L’on pourrait dire qu’elle…

L’AAPARS fête ses 35 ans

avec le peintre Juan Cristobal

Les gens qui font l’événement

Pour souligner cet événement, l’AAPARS est fière de recevoir l’artiste peintre international Juan Cristobal en tant qu’artiste invité à la 13e édition de son Exposition Concours Automnale. Tous les amateurs d’art sont conviés à venir visiter l’Exposition Concours qui présentera des œuvres d’une grande qualité, créées par les 72 artistes sélectionnés. Cet événement aura lieu les 22 et 23 octobre prochains au Centre Marcel-Dulude de 10 h à 17 h. Un défilé des artistes aura lieu le samedi 22 octobre à 13 h 30, suivi du vernissage et remise de prix à 14 h. Le Centre Marcel-Dulude est situé au 530, boulevard Clairevue Ouest à Saint-Bruno de-Montarville. Pour plus d’information, consultez www.aapars.com.

L’artiste invité, Juan Cristobal, est arrivé au Québec à l’âge de 17 ans. Après 35 ans de carrière en art, il a peint 2300 portraits au pastel et plus de 3000 tableaux à l’huile, pastel et acrylique représentant des paysages, scènes de vie, natures mortes et autres. Amateur et grand observateur de la nature, Juan Cristobal vit avec intensité les quatre saisons et les lumières changeantes du jour à la nuit. La peinture en plein air demeure une de ses plus grandes passions. Il est membre de l’Institut des Arts figuratifs du Québec, Maître en beaux-arts à l’Académie internationale des beaux-arts du Québec et Maître pastelliste à la Société de Pastel de l’Est du Canada. Il a fondé l’Académie Cristobal, École supérieure de dessin et peinture et enseigne à Montréal, Québec, Charlevoix et ailleurs.

Automne 2016

Pour souligner cet événement, l’AAPARS est fière de recevoir l’artiste peintre international Juan Cristobal en tant qu’artiste invité à la 13e édition de son Exposition Concours…

Mireille Molleur, Au gré des feuilles, technique mixte, 36 x 48 po

Mireille et Suzanne Molleur

Un lien de sang, de couleur et de cœur

L’art en famille

Lors de l’entrevue, nous nous sommes lancées tout de go dans une conversation à trois voix, au sein d’une zone d’échange sans règles prédéfinies, à l’image du parcours des sœurs Molleur. C’est dans une juste proportion de prise de parole qui témoigne de leur ajustement de longue date, de leur immense affection et du grand respect qui existe entre elles que j’ai pu recueillir la vision de chacune, suivant un va-et-vient de confidences pleinement égalitaires. Soucieuses d’une reconnaissance équitable de leur travail respectif, aucune n’a cherché à voler la vedette et notre entretien s’est déroulé dans le rebond des sujets interpellant leurs points de vue mutuels.

Au cœur d’une fratrie de 9 enfants où l’art est hautement valorisé par la famille, Mireille et Suzanne Molleur développent au fil des ans une complicité profonde allant bien au-delà de leur attrait pour cette discipline. Plus tard, cette complémentarité initiale, renforcée par le temps, orchestre leur visibilité professionnelle au rythme d’événements artistiques auxquels elles participent en tandem, exposant côte à côte dans une parfaite synergie. Chacune accomplit cependant un travail autonome entièrement indépendant de l’autre, tant dans le style que dans la forme. « Il n’y a pas de compétition entre nous ; on aime simplement construire une bulle dans laquelle on se sent en sécurité. La rencontre de nos énergies nourrit aussi notre production individuelle, » affirment-elles en toute connivence.  Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Lisanne LeTellier

En octobre prochain, on retracera les sœurs Molleur à la réputée Rencontre des Arts de Saint-Jean-sur-Richelieu, sans compter leurs sites Internet personnels. Comme leurs kiosques sont presque toujours siamois, trouvez-en une et vous tomberez assurément sur l’autre ! Et, sans tricher, tentez de savoir laquelle est laquelle…

Lors de l’entrevue, nous nous sommes lancées tout de go dans une conversation à trois voix…

Notre Dame du Portage, huile sur toile, 30 x 40 po

Au rythme du fleuve

Claude De Lorimier

Clin d’œil

Avec sa maison située en face du Mont Ste-Anne et vue sur l’île d’Orléans, Claude De Lorimier a le bonheur d’habiter un lieu qui l’inspire à longueur d’année. Ce n’est pas un hasard si ses toiles dépeignent les humeurs du fleuve et ses rives avec un regard émerveillé. Cet émerveillement est nécessaire pour la peintre autodidacte car il est l’élément déclencheur qui la pousse à choisir le moment et le rendre, cheveux au vent, les sens en éveil.

Le travail de Claude De Lorimier se décrit par une grande douceur, une touche impressionniste, un enveloppement paisible. Peintre sur le motif depuis ses débuts, l’artiste cherche d’abord à reproduire les sensations ressenties lors de sa séance en nature. Affichant une grande maitrise de la couleur, la recherche des teintes les plus précises possibles occupera une grande partie de ses soins. Que ce soit la teinte turquoise du fleuve un jour en particulier ou le vert d’une épinette, l’objectif est de donner l’impression à l’observateur d’être sur les lieux. La recherche de la lumière est aussi un des pivots de ses tableaux, point important pour rendre l’évanescence du temps ou l’immensité d’un lieu sous le poids du ciel. Outre le plaisir de créer quelque chose de beau, elle en retire un autre bénéfice : « Peindre met une pause sur le mental, je n’ai pas le temps de penser ! » L’art est un lieu bien connu de zénitude.  Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Isabelle Gauthier

Représentée par : Galerie Clarence Gagnon

Avec sa maison située en face du Mont Ste-Anne et vue sur l’île d’Orléans, Claude De Lorimier…

Clarence Bourgoin,

chasseur de paysages

Les gens qui font l’événement

Le peintre canadien Clarence Bourgoin est natif de Saint-Léonard au Nouveau-Brunswick. Il a résidé 30 ans au Québec. Se qualifiant lui-même de « chasseur de paysages », il est peintre figuratif faisant partie du mouvement expressionniste. Le résumé de ses 40 ans de carrière énumère autant de participations à des symposiums d’art figuratif au Québec et à l’échelle internationale que de prix et de mentions d’honneur. En 2001, il devient Membre signataire de l’Institut des arts figuratifs (IAF). En 2005, l’International Artist Magazine lui a consacré un reportage intitulé « Master Painters of the World – Canada Showcase 2005 ». En 2007, lors d’une exposition au Carrousel du Louvre à Paris, Clarence Bourgoin s’est vu remettre un prix spécial pour son œuvre par le bureau de la Société nationale des beaux-arts de Paris. En 2014, il est honoré par l’Institut des arts figuratifs (IAF) en se voyant décerner le titre de membre émérite. Clarence Bourgoin est répertorié au Musée des beaux-arts de Montréal depuis 1987.

Hiver 2016

Le peintre canadien Clarence Bourgoin est natif de Saint-Léonard au Nouveau-Brunswick. Il a résidé 30 ans au Québec. Se qualifiant lui-même de « chasseur de paysages »…

Gordon Harrison

Mon seul désir est de peindre !

Grande rencontre

Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les plus en vue du moment. 

En septembre il a remporté le Premier prix lors de l’exposition-concours Rêves d’automne 2014 de Baie Saint-Paul en Charlevoix, où 140 artistes de renom exposaient quelque 251 oeuvres, chacun espérant se mériter le titre du Meilleur peintre paysagiste du Canada. Ses oeuvres furent également exposées à la galerie que l’on pourrait surnommer demeure spirituelle des oeuvres paysagistes canadiennes, la McMichael Gallery de Kleinberg près de Toronto, où tous les membres du Groupe des Sept, sauf un, sont inhumés.

Pour ceux qui ne seraient pas au fait de la spectaculaire beauté de la région de Charlevoix, il s’agit d’une contrée captivante qui passionne l’imaginaire des artistes peintres paysagistes québécois et canadiens, depuis le Groupe des Sept jusqu’à aujourd’hui. Notons qu’Harrison a d’ailleurs occasionnellement été surnommé le huitième membre du Groupe des Sept.

La peinture d’Harrison est audacieuse et éclatante. Difficile de croire qu’il est largement autodidacte vu ses incomparables habiletés de coloriste et son sens aigu du dessin. De fait, sa formation académique en art s’est résumée à quelques cours suivis ici et là. Quant à sa palette, les tableaux d’Harrison ressemblent quelque peu aux oeuvres récentes de l’artiste britannique David Hockney où, au premier regard, des couleurs improbables parsèment les paysages qui, lorsqu’on intériorise l’oeuvre, se révèlent très appropriées. Les deux oeuvres qui lui ont mérité le premier prix à Baie-Saint-Paul, par exemple, mettent en scène des montagnes en hiver largement peintes en teintes de rouge et des conifères au bleu très présent.

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po

Harrison est un amoureux de la couleur; il semble avoir créé son propre vocabulaire chromatique pour décrire le paysage canadien. Certains aspects de son oeuvre peuvent rappeler le Groupe des Sept, mais il est difficile de les identifier spécifiquement. Peut-être s’agit-il de l’élan d’émotions suscité par ses oeuvres d’art exceptionnelles ou de leur complexité graphique.

Ses scènes d’automne sont, évidemment, des plus éclatantes, vibrantes et de tonalités complexes ; tellement complexes que nous pouvons nous demander comment il peut arriver à peindre près de 200 oeuvres par année. Ses scènes estivales, quant à elles, se rapprochent des teintes traditionnellement utilisées pour les paysages. L’artiste décrit ainsi son propre style : « Une forme d’impressionnisme contemporain. Les tableaux sont fortement texturés avec de vigoureux coups de pinceau. J’aime que mes coups de pinceau soient apparents et je crois que la plupart des gens qui regardent mes tableaux apprécient cet aspect de ma peinture ainsi que l’application de couleur par empâtements. La combinaison texture et coups de pinceau visibles, joue un rôle important dans mon oeuvre. »

Commentant l’évolution de son style au cours des ans, Harrison déclare : « Ce que j’accomplissait en quatre ou cinq coups de pinceau, je le fais maintenant avec un seul en simplifiant contour et forme. Je ne veux pas utiliser le mot ‘stylisé’, mais c’est un peu ça. J’ai une confiance accrue en mon travail et je crois que ça se sent. »

Règne de la beauté, coll. 35, 18 x 18 po

Règne de la beauté, coll. 35, 18 x 18 po

De bien des façons Harrison ressemble à plusieurs autres artistes canadiens, mais en même temps il se démarque. Il fait en effet partie de ces artistes introvertis parce qu’atteints d’une affliction débilitante, ce qui souvent favorise la créativité artistique. Pour sa part, Gordon Harrison, né avec un frein de la langue l’empêchant de parler et de communiquer adéquatement, n’a recouvré la parole qu’à l’âge de six ans suite à une intervention chirurgicale corrective.

Enfant, il avait toujours un crayon et du papier en sa possession et il était déjà fasciné par la nature, plus spécifiquement par les arbres. Jeune garçon, il passera ses étés au chalet familial à Ste-Marguerite- du-Lac-Masson, dans les Laurentides, où son grand-père avait, en 1902, troqué un piano pour 10 acres de terrain. Et c’est là que Gordon commence à se démarquer ! Il est tellement fasciné par les arbres qu’il fait le tour du lac à répétition à la recherche d’espèces absentes du terrain familial, qu’il transplante. Il désirait acquérir un spécimen de chaque espèce présente dans la contrée.

Harrison a toujours dessiné et peint, même au temps où, étudiant, il travaillait de longues heures à Banff. Comme beaucoup d’autres peintres canadiens, il entreprit une carrière parallèle, comme architecte paysagiste d’abord, puis en planification d’urbanisme pour la ville d’Ottawa.

Sa première exposition eut lieu dans le sous-sol de la demeure de sa mère. Bien que l’on puisse dire qu’il a occupé simultanément deux fonctions durant de nombreuses années, urbaniste et artiste, ce n’est vraiment qu’après avoir officiellement pris sa retraite de la première qu’il est devenu peintre à temps complet. Et, comme vous pouvez l’imaginer, loin d’être pour l’artiste une période de loisir et de repos, cette retraite s’est avérée être une carrière à temps plein des plus chargées.

Règne de la beauté, coll. 38, 48 x 60 po

Règne de la beauté, coll. 38, 48 x 60 po

Harrison possède maintenant sa propre galerie à Ottawa, la « Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery », et est aussi représenté en galerie à travers le pays, de Québec jusqu’à Victoria. Il publiera sous peu un troisième livre. Il enseigne ou, comme il préfère dire, « guide » des artistes de la relève ou reconnus et, de plus, exploite un gîte touristique, où il offre également des ateliers, dans la demeure préalablement destinée à accueillir sa retraite et celle de son partenaire de vie Phil Emond, le « Pine Point Lake House » du Lac Masson.

Il nous serait, de fait, impossible de rédiger un article au sujet de Gordon Harrison sans faire mention de son partenaire Phil Emond. « Phil est mon agent et galeriste. Il est en grande partie responsable du succès que je connais présentement. Il a fait du très bon travail. Chaque artiste devrait avoir un Phil Emond. » Ainsi, c’est Phil qui a pris la décision d’ouvrir leur propre galerie, et c’est Phil qui a eu l’idée d’une fête champêtre estivale annuelle au cours de laquelle, durant trois jours, ils exposent leurs oeuvres à l’extérieur de leur atelier de New Edinburgh, Ottawa, pour attirer l’attention des passants et piquer leur curiosité. Phil a probablement aussi été l’instigateur des publications littéraires, dont le dernier volume en liste intitulé « Gordon Harrison, I just want to paint – my journey as an artist », sortira bientôt. Le second livre : « Gordon Harrison, The Colours of Canada », est disponible au Musée des beaux-arts du Canada.


Texte de Noel Meyer

Gordon Harrison est représenté par les galeries suivantes : Galerie Perreault, 205 rue Saint Paul, Québec, 418-692-4772; L’Express Gourmand, 31 rue Morin, Sainte-Adèle, 450-229-1915; Les Fougères, 783 Route 105, Chelsea Qc, 819-827-8942; Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery, 495 Sussex Drive, Ottawa, 613-746-6853; Petroff Gallery, 1016 Eglington Ave West, Toronto, 416-782-1696; In2Art Gallery, 136 Church St, Oakville, 905-582-6739; Peaks and Rafters Gallery, 162 Medora St., Port Carling, 705-765-6868; Ryan Fine Art Gallery, 3658 Muskoka, Hwy. 118 West, Port  Carling, 705-765-1500; Rouge Gallery, 245 3rd Ave., Unit 200, Saskatoon, 306-955-8882; West End Gallery, 12308 Jasper Ave. NW, Edmonton, 780-488-4892; West End Gallery, 1203 Broad St., Victoria, 250-388-0009.

 

Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les…

Marcel Mussely

Visite d’atelier

Une belle journée d’été, à Longueuil, une rue calme aux maisons entourées de jardins et ombragées par les arbres, on y respire, on s’y sent bien, à mille lieues de la ville pourtant toute proche.

C’est dans cet environnement que Marcel Mussely a choisi de s’établir, en 1973, en choisissant une maison orientée vers la lumière du nord. Essentielle pour son travail, celle-ci baigne son atelier, réaménagé et agrandi il y a quelques années pour y accueillir des oeuvres de grandes dimensions . Car Marcel Mussely est peintre dans l’âme, depuis toujours, même s’il a travaillé plus de 25 ans dans le domaine de la publicité après ses études à la Famous Artist School de Westport (Connecticut) en dessin et illustrations commerciales.

Initié dès l’enfance à la science des pigments par un père artisan en mosaïque et terrazzo, il a manifesté très tôt un talent remarquable pour le dessin. Tout en travaillant, il s’est toujours attaché à peindre très régulièrement, avant qu’il ne décide, en 1988, de se consacrer exclusivement à son art, perfectionné dans les ateliers de Jordi Bonet, Michel Duguay, Marcel Favreau, Catherine Young Bastes, Tom Nicholas et Pierre Tougas. L’étude des anciens maîtres est également pour lui riche d’enseignement.

Le jardin d'eau de Monet à Giverny (2) dessin, 18 x 24 po

Le jardin d’eau de Monet à Giverny (2)
dessin, 18 x 24 po

Goélette la MP Emelie L'Accalmie, Baie-Saint-Paul

Goélette la MP Emelie L’Accalmie, Baie-Saint-Paul

Chantre de la nature, il en est l’observateur passionné, émerveillé et attentif. Il trouve une inspiration constamment renouvelée dans les paysages, les changements immuables des saisons, les variations subtiles de la lumière qui se déroule sur les reliefs, joue sur les cours d’eaux ou se glisse entre les arbres. Une discrète poésie se dégage de toutes ses oeuvres, quelqu’en soit le sujet ou le format.

L’homme n’est jamais présent, il est parfois évoqué par une trace discrète, brièvement inscrite dans un champ de fleurs qu’il a traversé, une vieille grange rongée par le temps, une barrière de bois, ou les champs plantés de colza ou de blé, bordés de verges d’or ou d’épilobes. Tout l’œuvre de l’artiste est un hommage inlassable à la nature, à sa beauté, une invitation à la contempler, loin de l’univers de béton, de l’agitation et du bruit du monde contemporain.

Vallons fleuris, région Chaudière-Appalaches, huile, 30 x 24 po « Médaille d’or » Expo-concours internationale du CAPSQ au beffroi de Bruges en Belgique en 2013.

Vallons fleuris, région Chaudière-Appalaches, huile, 30 x 24 po
« Médaille d’or » Expo-concours internationale du CAPSQ au beffroi de Bruges en Belgique en 2013.

Marcel Mussely travaille surtout à l’huile, utilisant son pinceau comme un crayon, précise-t-il. Il peint à la fois avec minutie et rapidité, dévoilant une maîtrise technique admirée autant par ses pairs que par les collectionneurs. Travaillant sur le motif pour capter l‘atmosphère du moment, il prend aussi quelques photos pour ensuite réaliser l’oeuvre dans son atelier.

Dans le rendu objectif de la nature, l’artiste insuffle une dimension beaucoup plus vaste. Les détails se fondent pour laisser toute la place à la grandeur de l’espace, au jeu des nuages dans le ciel, aux vibrations de la lumière selon l’heure de la journée, sur le sommet des arbres ou dans les sous-bois qu’elle nimbe, caressante et légère.

L'automne en Estrie, huile, 36 x 48 po

L’automne en Estrie, huile, 36 x 48 po

Un ciel pommelé de nuages dispute le premier rôle à l’étendue sans fin des arbres et des collines dans la région de Chaudière-Appalaches. La lumière changeante et les ombres de cette fin de journée modifient la perception des reliefs, transforment le paysage et l’atmosphère. On pourrait, sans effort, deviner la fraîcheur du soir qui se rapproche. Un cours d’eau, de grandes pierres plates grises, un arbre mort qui se dresse, dénudé et, en arrière-plan, des arbres aux feuilles dorées, le peintre traduit avec sensibilité, à l’aide d’une palette sobre, le sentiment de la vie minérale et végétale. L’oeil du peintre lui permet de déceler l’extraordinaire dans ce que le passant ne remarque pas. Un simple bosquet, à l’automne, est métamorphosé et devient prétexte à une célébration de cette saison si belle, aux splendeurs trop fugitives. L’artiste, avec la représentation d’une plage à Baie Saint-Paul, parvient à nous donner un sentiment de bout du monde. La grève, dans une tonalité rousse, les collines à l’arrière-plan que recouvre la végétation, les nuages qui s’étirent, toute la scène donne une impression de calme et de liberté. Il n’y a personne. L’eau, le ciel, le sable, l’essentiel est là. On perçoit le silence, à peine rompu par le clapotis de l’eau, on devine un vent léger au goût salin. Grâce à son talent et sa sensibilité, l’artiste parvient à transmettre sa vision de la magie du lieu. Celle-ci pénètre l’esprit du spectateur qui, pendant un temps, se sent transporter dans cet ailleurs auquel, inconsciemment, il aspire pour y trouver l’équilibre qu’apporte la nature dont il est trop souvent coupé.

Esquisse sur papier en préparation pour une future huile (scène d'automne,arbres).

Esquisse sur papier en préparation pour une future huile (scène d’automne,arbres).

À l’automne dernier, lors d’un événement artistique à Tadoussac, auquel participaient cinq artistes membres de l’I.A.F. (Institut des arts figuratifs), Marcel Mussely s’est livré volontiers à quelques démonstrations devant un public de tous âges. Enfants et adultes étaient fascinés de voir surgir, par la magie de quelques coups de pinceau ou de crayon, des arbres, des nuages, ou des champs. Un succès tel que l’artiste n’a guère eu la possibilité de faire autre chose ! Il a été particulièrement touché par le témoignage d’une résidente de la région, émue aux larmes qui l’a remercié de lui avoir permis d’ouvrir à nouveau les yeux sur les magnifiques paysages de sa région qu’elle regardait, sans plus jamais les voir, depuis des années. Un collectionneur de Toronto, séduit lui aussi, est reparti avec un tableau de grandes dimensions.

Marcel Musssely dessine beaucoup, directement à la plume sur le papier, sans esquisse préliminaire, et si la plupart de ses dessins sont en principe préparatoires, il s’agit d’oeuvres parfaitement achevées. Il faut souhaiter qu’un jour une exposition leur soit consacrée.

La croisée des chemins, huile, 30 x 60 po

La croisée des chemins, huile, 30 x 60 po

Les oeuvres de l’artiste, membre de l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec (AIBAQ), font partie de plusieurs collections privées et publiques au Canada. Il a figuré, seul ou avec d’autres peintres, dans de nombreuses expositions au Québec et a participé à différents salons à Barcelone, à Paris, à Rome et à Bruges où il a remporté, en 2013, la médaille d’or dans la catégorie paysages réalistes à l’occasion de la CAPSQ, une exposition-concours internationale. Plusieurs autre prix et mentions lui ont été attribués. Depuis 2000, Marcel Mussely enseigne également la composition, le dessin et la peinture à l‘huile, une autre manière de partager sa passion.


Texte de Catherine Guex

 

Une belle journée d’été, à Longueuil, une rue calme aux maisons entourées de jardins et ombragées par les arbres, on y respire, on s’y sent bien…

Raymond Quenneville

bénéficie de la faveur du public

Les gens qui font l’évènement

À deux reprises au cours de l’été 2013, l’artiste Raymond Quenneville a reçu le prix du public dans le cadre d’évènements artistiques.

Il a d’abord été honoré en recevant le «Coup de coeur du public Richard Doyon» pour la deuxième année consécutive dans le cadre du Symposium de peinture de Boischatel. Il a ensuite remporté le « Prix Camille St-Pierre » lors du prestigieux Symposium de peinture de Baie Comeau. L’artiste a également été le choix du jury et a reçu une bourse pour l’ensemble de son oeuvre dans le cadre du symposium « Artistes sur le champ » à Chambly. Il a finalement été sélectionné par le public pour faire partie du calendrier 2014 du « Rendez-vous des peintres de Ste-Flore ».

La carrière artistique de Raymond Quenneville va bon train. Il est présent dans plusieurs galeries d’art au Canada et aux États-Unis. Ses oeuvres ont été publiées cette année dans deux volumes sur l’art actuel, soit Important World Artists et la version numérique de Best of Worldwide Landscape Artists . Raymond Quenneville est membre de l’Institut des arts figuratifs (IAF) et de la Société des artistes canadiens (SCA/SAC).

Pour en savoir plus long : www.raymondquenneville.qc.ca.

Automne 2013

 

À deux reprises au cours de l’été 2013, l’artiste Raymond Quenneville a reçu le prix du public dans le cadre d’évènements artistiques…