Magazin'Art

Éditorial Automne 2018


SUFFIT LES POURCENTAGES EXORBITANTS !

SUFFIT LES POURCENTAGES EXORBITANTS !


Une tendance se dessine actuellement dans le marché des arts visuels : certains galeristes prennent plus de 70 % sur le prix de vente d’une œuvre pour un artiste représenté.

Oui, oui, vous avez bien lu !

De quoi parlons-nous ici ? Personnellement, je crois qu’il s’agit d’une exploitation indue, d’une saignée, voire d’un citron pressé jusqu’à la dernière goutte chez les artistes se prêtant au jeu pour la survie suivant la cadence de production à la demande du galeriste et de son propre porte-monnaie. Or, tout ce qu’un artiste peut peindre n’est pas toujours à la hauteur en ce qui a trait à la qualité. D’où, il me semble, une certaine banalisation des œuvres; la rareté comme l’originalité n’étant plus souvent au rendez-vous. Surmenage en vue ? Alors je ne sais quoi penser ? Et n’ose imaginer pire avilissement. Cela dit, la fermeture de galeries bien établies laisse songeur. Ces galeristes se seraient-ils passé la corde autour du cou en exagérant sur la cote des artistes tout en se les mettant à dos ? Plusieurs interrogations culminent au portillon. Soulignons que la qualité, la nouveauté, la rareté et la légitimité demeure les valeurs intrinsèques et fondamentales d’une œuvre. Et que ce sont les œuvres de ces artistes qui traversent les crises du marché comme le temps et les époques. L’Art demande du temps pour naître. Et l’intérêt comme la confiance du public s’établie sur ce fait tout autant.

Merci chers artistes de ne jamais tomber dans le piège du 70 % ou si vous préférez, 30 % pour l’expression ultime de ce que vous êtes comme dans une manufacture !

Voici des solutions tombant sous le sens : ne travailler qu’avec les galeries respectueuses de la cote, du travail et oeuvrant à l’expansion de la création. Vendre à partir de son atelier comme s’il s’agissait d’une galerie – sur ce, mentionnons que le site de votre Magazin’Art fait des miracles en ce qui a trait à la diffusion de votre espace-galerie et enfin, fonder une galerie coopérative, là où tous les artistes paient le loyer, font du gardiennage et retirent le pécule de la vente de leurs œuvres puisque la galerie a pignon sur rue. D’accord.

Dans ce numéro, Normand Boisvert en grande rencontre. Reconnu à travers le pays et propriétaire de son atelier-galerie. Puis ce texte sur la Off-galerie où l’on fait dans les artistes prestigieux, dans l’amour et le coopératif fonctionnant tout plein.

Ciel ! Merci la vie !

Michel Bois

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