Magazin'Art

Hiver 2019

Albini Leblanc

Suivre son étoile

Grande rencontre

« Pour être peintre, il faut modifier ses sens. Les inverser de façon à voir avec les doigts et à toucher avec les yeux. » – Thomas H. Cook

Impossible de sortir indemne d’une rencontre avec le maître Albini Leblanc tellement il touche par sa véracité face à son métier. Rencontre avec un « monument» qui n’a jamais fait de concession pour plaire au marché de l’art. Et qui se livre volontiers à Magazin’Art au sujet de son indéfectible passion depuis près de quarante ans.

Rue Saint-Jean Baptiste, Sherbrooke, 12 x 24 po

Rue Saint-Jean Baptiste, Sherbrooke, 12 x 24 po

Je me souviens d’une entrevue au moment où il demeurait dans une majestueuse demeure ancestrale bien campée devant le fleuve à St-Jean de l’Île d’Orléans. Ses yeux et ses toiles projetaient alors le bonheur de voir défiler les paysages au fil de l’eau du fleuve et tout autant les glaces miroitantes en hiver sur la chaussée étroite de l’avenue Royale. Mais pour ce nouveau tête-à tête, je retrouve le peintre Albini Leblanc en son loft-atelier situé au cœur du quartier des artistes à Québec. Un site urbain caractérisé par ses anciennes manufactures austères recyclées en ateliers, soit exactement l’opposé des paysages champêtres de l’île qu’il aime tant. Amoureux de l’architecture patrimoniale des maisonnettes québécoises valsant au tournant des chemins de traverse et tout autant des scènes de rues urbaines où les éclats du soleil succèdent à la pluie et la neige, l’artiste nomade suit l’inspiration de son étoile.

Ste Famille D’Orléans, 16 x 20 po

Ste Famille D’Orléans, 16 x 20 po

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Texte de Michel Bois

À noter que les images sont une gracieuseté de la Galerie Symbole Art.

Albini Leblanc est représenté par :

Galerie Symbole Art, 2770, de Salaberry, Montréal, QC H3M 1L3 514 336-2332

Galerie Douce-Passion, 42 A, rue Notre-Dame, Québec, QC G1K 4G1 418 648-9292, info@galeriedoucepassion.com

Galerie Iris, 30, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Saint-Paul, QC G3Z 1L9 418 435-5768

« Pour être peintre, il faut modifier ses sens…

Jacques Hamel

Profil d’artiste

« La valeur d’un artiste se mesure non seulement à la qualité de ses œuvres, mais tout autant au degré d’amour et de persévérance qu’il met pour les accomplir. » – Cécile Fortier Keays

Près de 40 ans de carrière. Des parents qui ont fait l’École des Beaux-Arts de Québec du temps des Jean-Paul Lemieux, Dallaire, et Paul Lacroix. Il baigne dans un univers artistique et dessine depuis l’âge de 5 ans tel un grand curieux de son environnement. Sa main est assurée et se développe sans cesse. Les décors comme les atmosphères heureuses défilent dans sa tête à la manière des « polaroids » livrant instantanément l’image au photographe dès le déclic de l’appareil.

Influencé par le mode de vie de ses parents, mais largement dérouté par ceux-ci quant à la perspective de faire carrière en art. Le voilà tout de même inscrit à la fin de l’adolescence à l’École des Beaux-Arts de Québec qui deviendra l’École des arts visuels de l’Université Laval. Un peu déçu et aigri de ne pas apprendre à sa guise les rudiments et les bases de la peinture, il se tournera vers les théories et les savoirs de la communication graphique. Antoine Dumas et Claude A. Simard seront ses professeurs chevronnés.

Parc des Gouverneurs, 16 x 20 po

Parc des Gouverneurs, 16 x 20 po

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Texte de Michel Bois

Jacques Hamel est représenté par la prestigieuse Galerie Douce-Passion 42A, rue Notre-Dame, Québec.

« La valeur d’un artiste se mesure non seulement à la qualité…

Sylvie Drainville

S’immiscer dans les profondeurs

À découvrir

Animée d’une pulsion de vie d’une intensité peu commune, Sylvie Drainville conçoit des peintures sur bois qui tentent de provoquer le cœur tout en lui offrant du réconfort, à travers des espaces composés à la fois de référents enracinés dans le réel et de systèmes parallèles relevant de l’imaginaire. Parce qu’ils adoptent des perspectives empiriques plutôt que classiques, ses tableaux permettent une composition d’ensemble déployée en différentes strates superposées rappelant la géologie des sols.

Le regard qui s’attarde peut ainsi s’enfoncer peu à peu par paliers dans une histoire qui, bien qu’universelle, devient toute personnelle au gré de son interprétation. S’y lovent aussi des endroits plus intimes où se réfugier, pour se sentir en sécurité malgré l’immensité des lieux. Il importe toutefois d’entrer lentement dans le tableau pour bien l’observer, une image à la fois, afin de se couler dans ses tranchées pour que l’émotion puisse s’imprégner dans la mémoire.

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Texte de Lisanne Le Tellier

www.drainville.ca

Animée d’une pulsion de vie d’une intensité peu commune…

Sculpter la matière

Formes, volume et espace

« Tout au long de sa carrière, l’artiste voit différents défis et besoins jalonner son parcours. Ces événements lui permettent de poser des bases d’une nouvelle recherche, d’approfondir un sujet, d’oser une nouvelle technique et ainsi de s’ouvrir sur d’autres possibilités. Peu importe le contexte de création, symposium, résidence artistique ou concours d’art public, l’œuvre a son histoire et ses raisons d’exister. » Nathalie Racicot, Commissaire, Exposition De l’idée au geste, 2018.

Dans le domaine artistique, l’identification d’un créateur selon sa pratique donne une clé au spectateur. Toutefois certains créateurs expriment une telle polyvalence de genres et entretiennent un rapport de création avec plusieurs matériaux à un point tel que les nomenclatures auxquelles on se réfère habituellement deviennent des carcans. Sculpteure, artiste du textile, artiste multidisciplinaire, spécialiste de la pratique hybride, Carole Baillargeon est tout ça à la fois et encore.

Carole Baillargeon - Photo © Stéphane Bourgeois

Carole Baillargeon – Photo © Stéphane Bourgeois

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Texte de Marie-France Bégis

Pour en apprendre davantage sur le travail de Carole Baillargeon:

vimeo.com/215582959/dbefd23d56

www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/6927

www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/10002

Ses expositions en cours :

De l’idée au geste à la Maison Hamel-Bruneau, arrondissement Sainte-Foy-Sillery, Québec du 18 septembre au 16 décembre 2018

Ainsi…/ Thus… au Centre Culturel Franco-Manitobain, CCFM, Winnipeg 13 décembre 2018 au 7 février 2019

« Tout au long de sa carrière, l’artiste voit différents défis…

Michel Mandron, 1920-2015, Avion de guerre. Il a reproduit plusieurs centaines d’avions, dont ce biplan de 1927

Regard complice

sur l’art populaire

Art populaire

« Pour vivre, une œuvre d’art n’a pas besoin ni de beauté ni de laideur. Elle a besoin de vivre. » – Elmer Diktonius

Si vraie pour les uns. Et si déconcertante pour les autres. Impossible pour quiconque de rester insensible à cette forme d’art brute de plus en plus présente au sein des collections publiques et privées. Bon d’accord, il reste du chemin à faire pour sortir ces œuvres de la marginalité, mais s’il n’en tenait qu’à moi, il est clair qu’il s’agit d’une expression de l’art que j’aimerais bien faire connaître à toutes les sensibilités.

L’art populaire, aussi désigné par « art des gosseux » ou « des patenteux », semble trouver son origine au Québec chez nos ancêtres cultivateurs qui sculptaient durant les temps libres de l’hiver des pièces de bois « peinturlurées » en guise de jouets pour la marmaille ou encore pour se plonger dans les plaisirs francs de créer, histoire de se remémorer les doux souvenirs et autres événements marquants de la vie rurale.

Joseph-Arthur Bouchard, 1920-2010, Baie St-Paul (Charlevoix), Vache, bois

Joseph-Arthur Bouchard, 1920-2010, Baie St-Paul (Charlevoix), Vache, bois

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Texte de Michel Bois

Rendez-vous des sculpteurs en art populaire du Québec au Musée de la civilisation à Québec les 27 et 28 avril 2019.

On peut se procurer les livres de monsieur Levasseur en téléphonant au 514 386-7946 ou en écrivant à l’adresse courriel adrien@artpopulaire.com

Collection privée : Adrien Levasseur  – © Photo : Philippe Le Scelleur

« Pour vivre, une œuvre d’art n’a pas besoin ni de beauté ni de laideur…

La Galerie de la Rive

Portrait de galerie

Le parcours de Jacques Chevalier, peintre professionnel depuis une cinquantaine d’années, s’enrichit depuis quelques mois de sa nouvelle idée d’établir une galerie d’art dans une résidence pour aînés, une première au Québec. Auparavant propriétaire de la Galerie Chevalier et de la galerie Le reflet de l’art dans le vieux Montréal, cette initiative s’appuie sur ces expériences passées ainsi que sur sa bonne connaissance du milieu de l’art.

Toujours animé par l’envie de créer et la tête encore remplie d’idées, Jacques Chevalier n’est pas prêt à poser ses pinceaux et continue d’aller de l’avant avec ses projets. À l’instar de son ancien ami Tex Lecor, Chevalier est un des membres fondateurs de l’Institut des arts figuratifs (IAF), une des plus grandes organisations pour la reconnaissance d’excellence de la pratique artistique et le regroupement d’artistes, et sa réputation jouit d’une notoriété qui s’est étendue notamment jusqu’en France, en Suisse, en Hollande et dans les Caraïbes.

Quelques tableaux de Jacques Chevalier à la galerie de la Rive

Quelques tableaux de Jacques Chevalier à la galerie de la Rive

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Galerie de la Rive, 7095 boul. Gouin Est, Montréal 

Le parcours de Jacques Chevalier, peintre professionnel…

Bâtisseurs de la Nation

Avec la publication du magazine de l’hiver 2018-2019 arrive la fin de cette formidable série d’articles au sujet des pionniers et des bâtisseurs du Canada d’hier à aujourd’hui. De concert avec la Galerie Q et ses artistes peintres choisis, nous avons pu dresser le portrait des politiciens qui ont édifié le pays en relatant leurs parcours truffés d’embûches, de déceptions, de déboires, mais surtout de fulgurantes réussites. Rappelons tout autant la qualité de création des artistes qui se sont prêtés au jeu avec grande sensibilité. Les voici : Juan Cristobal, Masoud Habibyan, Ginet LeBlond, Olga Muzychko et Susan Statham.

Jean Chrétien (1993-2003)

Jean Chrétien

Jean Chrétien

Jean Chrétien fut le 20e Premier ministre du Canada. Il a pris de nombreuses initiatives sur lesquelles il a travaillé au fil des ans, et eut un impact très positif sur l’économie du pays. C’est cette décision de réforme qui fait qu’il se lance dans la course pour devenir le Premier ministre. La dette fédérale, les impôts élevés et un déficit annuel alarmaient le pays. En 1998, après 30 ans en déficit, le Canada sous sa direction devenait excédentaire. Pour atteindre ce résultat, il a coupé dans les programmes fédéraux et les transferts de paiements aux provinces et aux territoires. Cela eut des répercussions sur les programmes sociaux tels que les soins de santé publique, ce qui résultat en surplus et ainsi réduit la dette nationale.

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80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus. Précommandez votre copie via le site www.galerie-q.com ou au 705-944-8888.

Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q : Galerie Q, Cavana, ON 

Avec la publication du magazine de l’hiver 2018-2019…

Région de Laval

Sur le radar

Pour ce numéro de l’hiver plus qu’effervescent, votre Magazin’Art a ratissé la région de Laval pour vous faire voir la créativité de12 artistes professionnels aux accents très personnels. Soulignons à nouveau que cette rubrique a pour but de faire connaître la création produite en région au large public, qu’il soit composé de galeristes, de collectionneurs, journalistes ou producteurs d’événements. Pour le numéro du printemps 2019, considérant le nombre élevés des demandes afin de participer à la rubrique et auxquelles nous n’avons pu répondre, nous retournons en Montérégie avec grand plaisir. Afin d’en savoir davantage pour nous signaler votre intérêt ou celle de votre région, on parle à Madame Odette Moreau au 1 800 642-9552. Au plaisir des découvertes…


Lyse Paquette

Rani, technique mixte, 40 x 48 po, 2018

Rani, technique mixte, 40 x 48 po, 2018

Lyse Paquette a étudié en design graphique et en a fait une brillante carrière. Il est clair qu’il s’agit d’un apport important lui permettant de nous faire voir autrement. Son style unique nous fait vibrer au diapason des visages et des corps dépeints avec tant de sensualité et d’humanité.

Lyse Paquette a toujours peint, mais c’est vraiment depuis le début des années quatre-vingt-dix qu’elle développe une approche bien personnelle. Le passage à l’acrylique lui permet une nouvelle liberté d’expression et de mouvement que l’huile n’arrivait pas à lui donner. D’une délicatesse intime dans les petits formats jusqu’à l’amplitude du geste révélateur dans les grands formats : tout procède d’une volonté d’exprimer intensément avec une acuité toute en finesse la dimension de l’être humain.

« J’insiste énormément sur le regard, il faut qu’il soit porteur d’une grande émotion. Une toile ne peut être agréable à l’oeil, si au départ, il n’y a pas d’équilibre ni aucune lumière, car c’est ce qui donnera volume et dimension à l’ensemble » explique la peintre. Lyse Paquette a participé à de nombreuses expositions solos et collectives au Québec, New-York et en France. Elle a remporté le Prix du public, ALPAP, Laval, Prix Athena Bronze de l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec ainsi que le 2e Prix du Public de la Villa des Arts Liliane Bruneau, Sainte-Agathe-des-Monts.

MB

L’artiste est représentée par : Galerie Le Bourget, Montréal – Galerie Québec Art, Québec – Galerie Céleste, Saint-Sauveur


Denys Arel

Viva Espana, acrylique sur toile, 40 x 30 po, 2016

Viva Espana, acrylique sur toile, 40 x 30 po, 2016

La démarche est mature, professionnelle et expressive à souhait ! Si j’étais un galeriste, j’entrerais en contact avec Denys Arel. Lisez par vous-mêmes : « Le premier geste, la première tache de couleur. Cette première tache marque le début d’une aventure picturale qui m’amènera en des endroits imprévisibles. Chaque toile est un long cheminement où formes et couleurs interagissent constamment. L’intégration de divers matériaux, papier, pâte à modeler, denim vient enrichir le travail et un graphisme spontané accentuer la composition. Pour citer Jean Dubuffet ‘‘Un tableau ne s’édifie pas comme une maison, partant de cotes d’architectes, mais dos tourné au résultat, à tâtons ! À reculons !’’. Je n’hésite pas à détruire l’image pour en laisser émerger une nouvelle œuvre plus urgente… et c’est après une longue succession de questionnements de gestes interrompus et maintes transformations, souvent radicales que la toile s’offre à l’imagination du spectateur » nous dit le peintre. Voici une œuvre puissante, intelligente et si expressive. À noter que l’abstraction vient de monter d’un cran. À bon entendeur…

MB

denysarel@videotron.com

www.denysarel-peinture.odexpo.com

www.alpap.org

www.avenueart.ca

www.exhib-art.com

www.artotheque.ca


Anne-Marie Boisvert

Bella, acrylique mix média, surface texturée, collage, 16 x 20 po, 2018

Bella, acrylique mix média, surface texturée, collage, 16 x 20 po, 2018

Oui, la création artistique s’articule souvent autour d’une mission. Voir une fleur dans un jardin n’a rien d’égal à la création d’une peintre chevronnée s’adonnant au sujet. Le fait de présenter sur une toile les particularités senties d’un tel sujet, procurent une vision privilégiée et émeut. « La pratique de l’art est pour moi un appel à l’action. Mes oeuvres s’inscrivent dans le souci constant d’apprendre et partager le fruit de mes recherches et développements. Je travaille principalement à l’acrylique et exploite aussi divers autres média. Mes oeuvres sont variées, de différents styles et techniques car ma liberté d’expression est très importante et en constante évolution. Ce que j’offre c’est l’expérience du moment présent face à tant de beauté. Ma mission, apprendre et partager ! » nous dit la peintre. Couleurs expressives. Textures. Œuvres heureuses ! Voilà ce que l’humanité a besoin maintenant !

MB

www.annemarieboisvert.com


Jocelyne Bérubé

Au marché, acrylique et fusain, 36 x 48, 2018

Au marché, acrylique et fusain, 36 x 48, 2018

La question est toujours d’actualité : Faut-il savoir dessiner pour peindre ? Ma réponse est oui. Et cela tout autant pour les abstraits qui se doivent de composer selon les règles d’harmonie, d’équilibre, de proportion, d’emphase et de décision pour placer le sujet en progression de l’expression. Jocelyne Bérubé sait. Figurative sur fond d’abstraction, elle sait reconnaître les hasards de l’abstraction pour mieux y intégrer son sujet. L’être humain au quotidien et dans son mode vie la fascine. « Je ressens ce besoin de passer au-delà des apparences souvent trompeuses afin de percevoir la beauté qui se cache derrière chaque personne. Saisir une émotion, y donner vie, tel est mon défi. ». nous confie l’artiste en pleine possession de ses moyens. Pour ce faire, Jocelyne Bérubé demeure en recherche constante, cela sans aucune limite face au support, au médium et pas plus devant le sujet surgissant sur la toile. « La maîtrise du dessin est selon moi capitale pour mieux comprendre et mieux interpréter. Une bonne maîtrise permet d’aller à l’essentiel sans se perdre dans les détails. D’où ma pratique régulière du croquis sur le motif et ma participation aux ateliers de modèle vivant. ». L’œuvre est formidable et d’une grande vérité.

MB

Galerie d’Art La Vieille Caserne, 216, boul. Ste-Rose Laval


Joyce Iacono

Views Right Through’, acrylique sur toile, 48 x 48 po

Views Right Through’, acrylique sur toile, 48 x 48 po

La peintre trouve l’énergie de ses sujets via la nature. Fleurs, arbres, paysages. Sa touche est singulière. Forte et sans repentirs. La peintre nous dit qu’elle n’a jamais d’idées préconçues en tête au moment de peindre. Tout se passe et arrive sur la toile au mo- ment présent. Or, son ouverture à l’inattendu lui permet, dit-elle, de profiter d’une liberté infinie au moment de créer une œuvre. L’artiste se réclame d’une inspiration vécue bien avant d’une expérience réduite au visuel. Voilà pourquoi ses toiles s’offrent comme le résultat voire le prolongement de son vécu, de sa sensibilité, et de ses visions singulières plus que personnelles. Vivre la forêt selon Joyce Iacono est pour moi une manière de me rappeler lorsque, enfant, je partais en explorateur face à l’inconnu.

MB

Joyce Iacona est représentée par :

Galerie 806, 806, rue de Saint Jovite, Mont-Tremblant, QC

Galerie d’art Béliveau, Mont St-Sauveur, 314, rue Principale, Saint-Sauveur, QC


Diane Lafond

Floralie en bleu, acrylique sur toile, 30 x 30 po

Floralie en bleu, acrylique sur toile, 30 x 30 po

Les compositions florales de la peintre Diane Lafond sont de formidables incitatifs à profiter en visualisant un univers riche tout en couleurs expressives d’une palette personnelles et en formes aux textures empreintes d’une poésie défiant le présent et le devenir vers l’infini. Au-delà des œuvres inspirées par la nature, les êtres humains et les scènes du passage du temps au quotidien à travers une kyrielle d’objets sont ses sujets de prédilection. En clair, la recherche des impressions procèdent de son langage sur la toile. Pour ce faire, l’exploration de divers médiums s’imposent à travers diverses techniques et matières : médiums mixtes, acrylique, encre, pastel, collage et transfert d’image. La dame est en pleine possession de ses moyens. Elle enseigné la peinture, le dessin et la peinture selon ses découvertes axées sur son propre processus créatif. Elle a aussi fourni l’occasion à plusieurs de ses élèves d’exposer en galerie. Une œuvre qui imprègne longuement la mémoire. Une ode à la vie. J’adore !

MB

Membre de l’Association lavalloise pour les arts plastiques (ALPAP), de la Corporation d’initiatives artistiques Rose-Art, du RAAV et de l’Association des artistes de Blainville et du CAPSQ.

www.dianelafond.com


Chantal-Audrey Léveillé

Assumée, acrylique sur plexiglass, 18 x 18 po, 2018

Assumée, acrylique sur plexiglass, 18 x 18 po, 2018

Le coup de pinceau de Chantal-Audrey Léveillé est unique et redevable de ses recherches ayant trait à la diffusion des lumières de ses sujets en peignant sur des supports de plexiglass. Surtout me semble-t-il lorsque spontanément elle donne libre cours à ses intuitions. Parmi ses sujets de prédilection, notons les personnages féminins souvent inspirés de ses années à travailler dans le domaine de la mode. La force du regard de ses personnages impose. Comme si elle voulait créer une tension entre le spectateur et l’implacable beauté placide des modèles, les traces des gestes bruts portent l’idée d’une distance à prendre face à la notion de « beauté ».

« Je peints et travaille sur la même œuvre jusqu’au moment où je ressens une présence et une âme » nous dit la peintre. Elle ajoute que pour elle, innover, explorer, aller à la rencontre de la création est primordial. Ce qui lui permet d’affirmer que l’important, par-dessus tout, c’est de peindre avec son cœur.

MB

L’atelier de Chantal : Ateliers d’exploration artistique 450 714-1480 / 438 495-1480

754, Chemin de la montagne Mont-Saint-Hilaire, local 200-A

www.leveilleart.com


Ginette Lavigne

Force de la nature, aquarelle et acrylique, 48 x 36 po, 2017

Force de la nature, aquarelle et acrylique, 48 x 36 po, 2017

WOW ! L’imagerie comme le sujet sur la toile sont d’exception. Tout procède du vouloir à remettre en question les perceptions et les ramifications personnelles des interprétations multiples. Le tout avec savoir, conscience et doigté. Tout cela procède d’un coup de foudre pour les œuvres de l’aquarelliste Jean-Paul Ladouceur. Les cours auprès du maître lui auront été profitables. Or le recours aux couleurs saturées de l’acrylique lui procure un accès privilégié aux émotions franches et distinctives chez le spectateur. Cela au gré des humeurs personnelles et du plaisir de voir. Une artiste à suivre.

MB

glavigne@bell.net

www.facebook.com/ginettelavigneartistepeintre


Lucie Lucas

Le géant de Cathedral Drove, pastel sec, 26,5 x10 po

Le géant de Cathedral Drove, pastel sec, 26,5 x10 po

Forte d’une expérience peu banale en dessin, depuis 1997, Lucie Lucas se consacre professionnellement et exclusivement à la réalisation d’œuvres au pastel sec. Une rareté dans la pratique aussi absolue que recherchée par les collectionneurs. Le pastel a vraisemblablement été inventé en France et en Italie à la fin du XVe  siècle et a été utilisé par Léonard de Vinci. Depuis, il a toujours été est très prisé pour ses couleurs franches et son aptitude à imiter fidèlement les tissus, les textures et les lumières.

Lucie Lucas choisit d’exprimer ses émotions et ses coups de cœur par le médium du pastel sec, que son œuvre soit dessin ou peinture. Par l’application de ces bâtonnets sur différentes surfaces rugueuses de papiers ou de supports, elle crée de nombreuses textures et d’effets par hachures et ou juxtaposition ou superposition des pigments pratiquement purs de ses pastels. Cela donne des œuvres aux couleurs vibrantes. Présentement, elle expérimente de nouveaux supports ou prépare ses surfaces qu’elle texture à l’aide de différents matériaux pour revenir ensuite avec le pastel. Cela donne du relief et de la profondeur au tableau sans compter la lumière qui s’en dégage. Un must !

MB

Symbole Art, 2770, de Salaberry, Montréal

La vieille Caserne, 216, boul. Ste-Rose, Laval, Qc

Boutique d’art Beaux-Cadres, 72, rue St-Louis, St-Eustache, 450 472-6977

lulucas@sympatico.ca


Lucette Tremblay

Catharsis, huile et encre sur toile, 183 x 46 cm, 2018

Catharsis, huile et encre sur toile, 183 x 46 cm, 2018

Les œuvres de Lucette Tremblay permettent un regard nouveau sur la pratique de l’art et l’œuvre créée. Son travail associe la peinture et les procédés de la photographie numérique. Or la lumière demeure son médium de prédilection. « Je travaille à la manière des calques numériques avec de multiples traitements de l’image à l’aide de nombreuses impressions, d’estampes superposées et de logiciels informatiques. Je capte des fragments (peinture, photos ratés, images virtuels) avant de les imprimer sur un film (acétate) en recourant à la fluidité de l’encre. Alors je prends des photos à des intervalles différentes, que j’imprime de nouveau et qui me donnent de nouvelles images uniques à l’infini » nous dit l’artiste. Œuvres issues d’une démarche toute singulière, la pratique de l’art sera toujours à l’avant-plan des découvertes pour dire l’humain, l’époque et l’expérience de vivre. Autour des années 1850, la photographie est apparue. Pour s’en distancer, les peintres donnèrent naissance à l’Impressionnisme, ce que la caméra ne pouvait faire. Aujourd’hui, les nouvelles technologies sont partout. Et c’est par une démarche pareille à Lucette Tremblay que nous pourrons les humaniser.

MB

lucettetremblay.com


Lise Paradis i.a.f

Hibiscus adorés, huile sur fond d’acrylique, 12 x 24 po, 2018

Hibiscus adorés, huile sur fond d’acrylique, 12 x 24 po, 2018

Dès la tendre enfance, Lise Paradis savait qu’elle serait un jour artiste-peintre. Aussi à l’adolescence fréquente-t-elle l’école des Beaux-Arts de Montréal et par la suite le bien connu Studio Salette à Montréal. « Cela afin de maîtriser l’illustration, le lettrage et le dessin de mode, car à ce moment de ma vie, je vacillais entre devenir illustratrice ou artiste-peintre » relate Lise Paradis. « Donc, j’ai peint de nombreux tableaux en utilisant plusieurs techniques et sujets afin de découvrir vers quel genre je devais me diriger. »

« Le style figuratif-réaliste avec un brin d’impressionnisme me permet de m’exprimer avec aisance et passion. L’huile, l’acrylique, et l’aquarelle favorisent mon style tout en me permettant d’y introduire des enfants, animaux, oiseaux dans mes paysages. Sauf que ma prédilection pour les fleurs me comble plus que tout sur la toile : combinaison des textures et des couleurs par le bais de l’huile, de l’acrylique et de l’aquarelle se déployant en une diversité inouïe de transparences. » De fait, la peintre est bien ancrée dans une recherche de beauté. Elle est d’une fabuleuse dextérité doublée d’une sensibilité unique si propice à la transmission des impressions colorées.

MB

liseparadisartiste@gmail.com

www.liseparadis.com

www.institutdesartsfiguratifs.com

www.artxterra.com


Claude Tousignant

En revenant du marché, acrylique sur toile, 15 x 30 po

En revenant du marché, acrylique sur toile, 15 x 30 po

Claude Tousignant est né à Montréal en 1960. Artiste peintre autodidacte, le dessin a été sa passion première, ce qui caractérise bien son processus de création artistique. Après des études en graphisme, il travaille de nombreuses années dans le domaine de l’imprimerie et participe à la réalisation de livres d’art tant pour des musées que pour de nouveaux artistes qu’il se plait à découvrir. Il touche en dilettante à plusieurs médiums tel pastels, huile, crayons, sculpture, mais privilégie la peinture acrylique pour ses nombreuses possibilités créatrices.

Ses lectures, la visite d’expositions nourrissent ses recherches pour parfaire sa technique. Amateur de photographie, il sillonne les quartiers de Montréal. Les ruelles et les cafés sont des sources d’inspiration d’où il puise ses sujets de tableaux. Des oeuvres remplies des sucs de l’humanité dans toute la grandeur des petits gestes posés dans la gloire des héros de la quotidienneté. J’adore !

Belle découverte !

MB

claudetousignant.ca 

www.facebook.com/claudetousignant60

 

Hiver 2019

Pour ce numéro de l’hiver plus qu’effervescent…

Pierre Legrand

à la Maison Bélisle

Les gens qui font l’évènement

Du 25 octobre 2018 au 13 janvier 2019, la Maison Bélisle accueillera l’exposition La force de vivre, une exposition de l’artiste terrebonnien Pierre Legrand qui a fait du Pin de Bristlecone sa muse. Comprendre les éléments de la nature et les observer pour ensuite les transcender sont les bases de la démarche artistique de Pierre Legrand. C’est pourquoi il s’est pris de curiosité pour les pins de Bristlecone de Great Basin, ces arbres qui ont une remarquable capacité à survivre dans un environnement extrêmement difficile et font partie des plus anciens organismes vivant dans ce monde. De cette fascination sont nés dix dessins réalisés principalement à l’encre, au graphite et aux Prismacolors. Et pour admirer toute la splendeur de ces arbres intrigants, trois de ces dessins peuvent être examinés en 3D. La Maison Bélisle est fière de présenter les œuvres d’un artiste de Terrebonne, alors que ce sera une première en ces lieux pour Pierre Legrand. Celui qui a enseigné l’art pendant 35 ans est très actif dans la communauté artistique de la région, notamment au sein de l’Association des artistes en arts visuels de Terrebonne.

Hiver 2019

Du 25 octobre 2018 au 13 janvier 2019…

Un vernissage signé Patricia Copeland

Réussi sur toute la ligne !

Les gens qui font l’évènement

C’est le 11 septembre dernier qu’a eu lieu le vernissage annuel solo « Entre vous et moi » de Patricia Copeland à la Galerie HangArt, rue St-Denis à Montréal. Plusieurs amis, personnalités, membres des médias et du milieu des affaires étaient présents pour y découvrir ses dernières œuvres abstraites. Depuis 3 ans, on peut retrouver ses œuvres dans le Vieux-Québec à la Galerie Beauchamp rue St-Pierre.

Les toiles abstraites de Patricia Copeland sont libres de toutes contraintes. Ses mouvements sont sensibles, expressifs, souvent spontanés, lents ou plus énergiques selon les couleurs et l’humeur qui l’inspirent. Son amour des voyages et de la vie est représenté par les lignes en pointillés qui traversent la toile telles les frontières indiquées sur une mappemonde et les lignes de la vie. Patricia Copeland a également présenté sa toute nouvelle collection « Fleurs », qu’elle crée en parallèle avec ses œuvres abstraites, s’inspirant de la technique du « dripping » de Jackson Pollock. Une collection dédiée aux femmes, principalement aux mamans en hommage à sa mère qu’elle a perdue l’an dernier. Une artiste à découvrir et à surveiller !

Hiver 2019

C’est le 11 septembre dernier qu’a eu lieu le vernissage annuel solo…

Exposition Concours automnale de l’AAPARS

au Centre Marcel-Dulude

Les gens qui font l’évènement

L’Association des Artistes Peintres Affiliés de la Rive-Sud (AAPARS) présentait sa 15e édition de l’Exposition Concours Automnale au Centre Marcel-Dulude, les 20 et 21 octobre derniers. Les artistes gagnants se sont partagé une bourse de 2 000 $. De plus, des mentions honorifiques toutes catégories ont été attribuées. Un jury composé de trois juges indépendants a élu les gagnants. Ils ont sélectionné les œuvres primées à partie des critères suivants : la composition, les couleurs, la maîtrise du médium, la créativité et l’originalité,  la présentation  générale  et  leur  appréciation personnelle de l’œuvre. Le Musée des Beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire offrira une exposition à la Maison Paul-Émile-Borduas aux récipiendaires des deux premiers prix, en art figuratif et non figuratif, en juin 2019.

Hiver 2019


Sur la photo : France Godbout, Mont-St-Hilaire, mention honorifique ; Maria Andrade, Candiac, 5e prix honorifique, toutes catégories ; Angela Bucaro, Montréal, 1er prix dans la catégorie art non figuratif ; Jean-Pierre Langevin, Boucher- ville, 3e prix art figuratif ; Claire Marchand, St-Jean-sur-Richelieu, 2e prix art figuratif ; Bertrand Gauthier, Chambly, mention honorifique ; Gabriel Lavoie, Terrebonne, 1er prix dans la catégorie art figuratif ; Michel Des Marais, Otterburn Park, mention honorifique ; Michel Raymond, Shefford, mention honorifique ; Danielle Desourdy, St-Basile-le-Grand, mention honorifique.

L’Association des Artistes Peintres Affiliés de la Rive-Sud (AAPARS) présentait…

Éric Tardif

Les gens qui font l’évènement

Le sculpteur québécois Éric Tardif était l’artiste invité à l’édition 2018 du « Waterfowl Festival » de Easten, Maryland, aux États-Unis, près de Washington D.C., qui se tenait du 9 au 11 novembre derniers. L’artiste a créé pour cette occasion un élégant bronze impressionniste intitulé « The Lovers » qui interprète la grâce de la parade nuptiale aviaire. La démarche de l’artiste de Gatineau trouve son sens du fait qu’il a été guide interprète dans la réserve faunique du Cap Tourmente, reconnue mondialement pour l’observation des oies blanches. C’est en Floride cependant qu’il fut témoin du rituel amoureux qui fut sa source d’inspiration pour l’œuvre emblématique du festival Waterfowl 2018 représentant deux oiseaux à longue queue – The Lovers – en une seule pièce exprimant la communication voire l’intense connexion entre les deux volatiles à ce moment-là, leur grâce, leur élégance.

Hiver 2019

Le sculpteur québécois Éric Tardif était l’artiste invité…

Chantal Malek

Les gens qui font l’évènement

L’artiste peintre Chantal Malek, de la galerie d’art Céleste de Saint-Sauveur, s’est vue honorée par la Anna’s Art Gallery des Caraïbes. Madame Malek sera dorénavant présentée sur les cimaises de cette prestigieuse galerie. Bravo à Madame Malek pour son rayonnement à l’étranger.

Hiver 2019

L’artiste peintre Chantal Malek, de la galerie d’art Céleste…

Céline G. Lapointe

Les gens qui font l’évènement

Une exposition des œuvres de l’artiste Céline G. Lapointe est toujours un événement. À l’été, l’artiste nous proposait un florilège de ses œuvres sous les voûtes du Loft de création de la Galerie Gisèle Boulianne, rue du Sault-au-Matelot à Québec. Cela fait 44 ans qu’elle tient le fort de la création. Ici comme à l’étranger. Les métaux, le bronze et l’aluminium de même que de nombreuses variétés de pierre lui permettent d’exprimer la rencontre de l’humain face à la nature. Soulignons ici que les thématiques de la famille, du rassemblement, de la chaleur humaine et du contact entre les humains demeurent ses sujets de prédilection. Encres, peintures, céramiques, sculptures en bronze et en aluminium ont vivement trouvé preneur. Présente sur le terrain des arts visuels d’ici comme à l’étranger, le flair de Gisèle Boulianne aura su encore une fois émouvoir les collectionneurs.

Merci à Céline G. Lapointe, cette grande dame de l’art dont on retrouve les œuvres monumentales en bronze en devanture des bureaux des plus prestigieuses compagnies au Québec. Cela sans avoir perdu la valeur de son propos si généreux et altruiste.

Hiver 2019

Une exposition des œuvres de l’artiste Céline G. Lapointe…

Pierre-Paul Bertin

Les gens qui font l’évènement

Le Musée le Chafaud à Percé, présentait jusqu’au 24 septembre une formidable exposition des œuvres de Pierre-Paul Bertin (1926-2006) sous le thème « Le fleuve et son espace ». Artiste multidisciplinaire au talent inouï, y défilaient des encres, des huiles, des dessins, des gouaches, des sculptures et des œuvres textiles venant exprimer sa vision du fleuve telle une outarde survolant le territoire au gré des errances menées par les vents. Va sans dire que cette exposition d’un français d’origine établi au Québec depuis toujours, a été couronnée de succès, la vision de l’artiste étant si fouillée, assumée, personnelle et expressive. Riche et abondant, le meilleur de la création de feu Bertin reste encore à découvrir pour notre plus grand des plaisirs. Génial et savoureux ! À suivre…

Hiver 2019

Le Musée le Chafaud à Percé, présentait jusqu’au 24 septembre…

L’importance de voir grand

Du rêve à la réalité

Les gens qui font l’évènement

Dans notre édition de l’été 2017 no. 116, nous vous invitions à découvrir Johanne Doucet, artiste peintre ; à la conclusion l’article disait : « S’il y a un rêve qu’elle caresse, c’est de voir une de ses œuvres faire partie du spectacle Cavalia ». La preuve qu’il ne faut cesser de rêver et aller de l’avant en se libérant des entraves, du regard des autres et en faisant confiance à son instinct, c’est en janvier 2018 qu’elle a été sélectionnée pour faire partie de la galerie d’Art Cavalia pour le spectacle Odysséo. Depuis plusieurs de ses œuvres se sont vendues au Canada et aux États-Unis. Encore dernièrement les chevaux de Johanne Doucet sont représentés par la galerie Urbania située dans le vieux Québec.

Une belle reconnaissance d’un travail de longue haleine; en tant qu’artiste nous vivons souvent du désespoir, de la déception et beaucoup de découragement, puis tout à coup nous recevons une reconnaissance aussi minime qu’elle soit mais combien encourageante et motivante.

Hiver 2019

Dans notre édition de l’été 2017 no. 116, nous vous invitions…

Normand Boisvert

Les gens qui font l’évènement

Du 16 septembre au 11 novembre 2018, le Musée Pierre-Boucher recevait sur ses cimaises la création rétrospective des cinquante dernières années du peintre fabuleux Normand Boisvert. Artiste émérite largement reconnu à travers le Canada entier, il s’agissait du retour très attendu de l’artiste autodidacte et fils prodigue de Trois-Rivières parmi les siens. Collectionneurs importants, gens significatifs de tous les niveaux politiques comme l’enthousiasme des trifluviens étaient au rendez-vous lors de ce vernissage mémorable. Œuvres de jeunesse, publications significatives à travers les médias et le temps, croquis, dessins et tableaux majeurs. Pur ravissement d’un montage sans anicroche, sensible, intelligent et cohérent. Il n’y aura jamais un deuxième Normand Boisvert tant son coup de pinceau et de spatule nous offre un florilège de couleurs franches offertes toutes en texture et grande générosité. Merci Monsieur Boisvert. Longue vie !

Hiver 2019

Du 16 septembre au 11 novembre 2018…

Joseph-Richard Veilleux

Vastitude orbitale et pastorales migratoires

Les gens qui font l’évènement

Tel était le titre de l’exposition de Joseph-Richard Veilleux RCA, tenue du 14 octobre au 8 novembre à la Galerie Linda Verge. Sur les cimaises : des œuvres uniques et foisonnantes de petits personnages redevables d’une vision poétique, des « migrants et des allants-ailleurs » en quête de l’immensité de l’humanité et du cosmos. La fluidité des êtres, le passage d’un espace voire d’une dimension à une autre par la navigation et le nomadisme dans l’imaginaire sont les thèmes porteurs de cette exposition d’exception. L’homme est d’une grande générosité dans la vie de tous les jours. Et plus encore en matière d’art. Explorateur intuitif et savant. Chercheur habile de trouvailles au pluriel, il aime dessiner sur le quai du chalet auprès d’un lac pour la beauté du ressac et des avaries impromptues. Coloriste émérite, il s’impose à la biennale de la Foire-papier par ses ventes via la Galerie Bernard. La narration des œuvres de Veilleux nous plonge au sein d’une histoire déjà commencée mais sans finalité. Ses prochaines œuvres donnent à penser qu’elles feront l’amalgame du règne végétal en regard du devenir de l’humanité.

Hiver 2019

Tel était le titre de l’exposition de Joseph-Richard Veilleux RCA…

Louise Lecorre-Kirouac

(1939-2018)

Hommage

Le 27 octobre dernier nous apprenions avec tristesse le décès de la peintre Louise Lecorre-Kirouac, sœur de l’illustre feu Tex Lecor. Dès 1973, elle peint des portraits qu’elle expose, fait de la photo avant de savoir vraiment ce que lui réservait son talent. Quiconque aurait quelques craintes d’avouer être la sœur de Tex Lecor, forte personnalité de la peinture québécoise, mais elle s’en vante volontiers pouvions-nous lire dans le numéro de l’été 1989 de votre Magazin’Art sous la plume de Bernard Théoret. « En fait nous devons reconnaissance à Tex de l’avoir incitée à se libérer de la photo, de lui avoir transmis ses connaissances et de l’avoir trimbalée à travers le Québec en l’encourageant à nous transmettre sa vision. Aujourd’hui, Louise Kirouac est « un gars de la bande à Tex » et, quelques fois par année, elle fait avec lui, Claude Langevin, Umberto Bruni et d’autres, des virées de paysages qui les amènent aux quatre coins du Québec…, » nous livrait alors Théoret. Parlons donc ici d’un mouvement de paysagistes animés par la même passion de peindre pour généreusement nous faire voir la beauté à travers des yeux épris d’amour et de liberté. Et qui disparait peu à peu. Si la carrière en art est ingrate, rappelons que la vie l’est tout autant. À la famille immédiate, veuillez recevoir l’expression de nos condoléances les plus sincères.

La rédaction de Magazin’Art

Hiver 2019

Le 27 octobre dernier nous apprenions avec tristesse…

OTTAWA

Région de la Capitale Fédérale

Le Musée des beaux-arts du Canada présente l’exposition Paul Klee. La collection Berggruen du Metropolitan Museum of Art. Plongez dans l’univers de l’un des artistes les plus polyvalents et influents du XXe siècle. Traitant de tous les aspects du travail de dessinateur et de peintre de Klee, cette exposition met en lumière soixante-quinze dessins, aquarelles et huiles de cette prestigieuse collection. Figure prédominante de l’art moderne européen, l’artiste suisse allemand Paul Klee (1879–1940) a créé une œuvre sans équivalent par son inventivité et sa maîtrise. La démarche artistique de Klee, méticuleuse mais qui laisse une grande part à la fantaisie avec une approche très colorée, expressive et poétique, est ici mise en valeur. Cette sélection d’œuvres couvre l’ensemble de la carrière de l’artiste, depuis l’enfance jusqu’à son décès en 1940, en passant par sa période la plus prolifique, alors qu’il enseignait au célèbre Bauhaus. Jusqu’au 17 mars 2019.


Dans les salles de l’Institut Canadien de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada, explorez les débuts de la photographie artistique à travers l’œuvre de celui qui a inventé le genre. L’exposition Oscar G. Rejlander, artiste photographe, rend hommage à un homme en avance sur son temps, ne s’arrêtant pas uniquement à son legs artistique, mais s’intéressant aussi à sa capacité à transformer une technique en important vecteur d’expression créative. Passé à la postérité comme le père de la photographie artistique, Oscar Rejlander demeure néanmoins l’un des héros méconnus de cette technique. Il s’agit de la première grande rétrospective à lui être consacrée, avec une exposition des plus novatrices. Celle-ci retrace, à travers quelque 140 œuvres de Rejlander, des paysages aux portraits et aux allégories sans oublier quelques traits d’esprit sur la société de son temps, sa carrière de peintre, photographe et artiste expérimental. Jusqu’au 3 février 2019.


Dans les salles d’art contemporain du premier étage du MBAC, explorez l’impact de l’empreinte humaine sur Terre à travers la photographie, la vidéo et les technologies interactives. Anthropocène est une exposition majeure d’art contemporain qui présente de nouvelles œuvres du collectif formé par Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier. Avec une variété de techniques, les trois artistes canadiens ont créé une expérience visuelle saisissante et spectaculaire invitant à réfléchir aux enjeux environnementaux et éthiques liés à l’exploitation des ressources terrestres. Présentant une trentaine de nouvelles épreuves photographiques et des murales haute définition de Burtynsky, ainsi que des installations vidéo de Baichwal et de Pencier, Anthropocène explore les effets de l’activité humaine sur la planète dans des œuvres subtiles et percutantes. Jusqu’au 24 février 2019.

Hiver 2019

Le Musée des beaux-arts du Canada présente l’exposition…

QUÉBEC

Région de la Capitale Nationale

Les œuvres de Marcel Barbeau sont au cœur de l’actualité culturelle avec sa grande rétrospective au Musée national des beaux-arts du Québec. Plus importante exposition jamais consacrée à l’artiste, Marcel Barbeau. En mouvement offre un panorama de sa production à travers une centaine d’œuvres réalisées à partir du milieu des années 1940 jusqu’à sa toute dernière production. Parmi les œuvres rassemblées, on peut admirer une sculpture magistrale, La Piémontaise (1988), restaurée à cette occasion par son nouveau dépositaire, le Bureau d’art public de Montréal. Chant d’amour, une sculpture monumentale de Marcel Barbeau a été inaugurée lors du vernissage de cette rétrospective. Haute de 17 pieds et d’une envergure de 19 pieds, la sculpture est installée temporairement à l’entrée du pavillon Pierre-Lassonde du MNBAQ. Jusqu’au 6 janvier 2019.

Hiver 2019

Les œuvres de Marcel Barbeau sont au cœur de l’actualité culturelle…

ÎLES-DE-LA-MADELEINE

Région de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Le Musée de la Mer présente l’exposition EFFET MER de l’artiste multidisciplinaire Guy Séguin alias GUZZZ. Essentiellement réalisée pour le Musée de la Mer, EFFET MER est la toute dernière production de l’artiste GUZZZ. Fort de son sentiment d’appartenance envers les Îles-de-la-Madeleine, il s’est inspiré de leur fragilité, de leur beauté, ainsi que de ses habitants et de leur ouverture sur le monde, de leur formidable créativité, de leur conscience environnementale. Des œuvres avec la mer en trame de fond. La plupart des tableaux et des installations ont été réalisés avec la collaboration de Madelinots de toute provenance, de souche, néo, de passage, insufflant tous sur le travail déjà bien établi de l’artiste un véritable vent de fraîcheur. Le vent du large. Jusqu’au 10 mars 2019.

Hiver 2019

Photo: «Effet mer»Par GUZZZ (Guy Séguin)

Le Musée de la Mer présente l’exposition EFFET MER…

VALCOURT

Région de l’Estrie

Les artistes Josette Villeneuve et Sophie Roy se partageront l’espace du Centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt avec l’exposition Empreintes d’humanité. Privilégiant l’incorporation de matériaux usuels recyclés à ses créations, l’artiste multidisciplinaire Josette Villeneuve utilise, entre autres, des étiquettes de vêtements et des blocs de plastique colorés pour susciter la réflexion sur l’impact de la mondialisation dans nos vies. Ses installations percutantes se donneront la réplique dans un parcours immersif pixellisé empreint de lucidité. L’artiste autodidacte Sophie Roy explore la notion de tradition en combinant des photos d’archives du photographe américain Edward Sheriff  Curtis, qui mettent en scène des personnages autochtones du début du vingtième siècle, à ses propres photographies de paysages urbains. Manipulés numériquement, ses tableaux hybrides rendent hommage à la culture autochtone d’Amérique du Nord. Du 20 janvier au 14 avril 2019.

Hiver 2019

Photo: extrait de l’oeuvre de Sophie Roy, Centre culturel Yvonne L. Bombardier

Les artistes Josette Villeneuve et Sophie Roy se partageront l’espace…

SAINT-FAUSTIN

Région des Laurentides

La Maison des Arts Saint-Faustin présente la 8e exposition de son nouveau concept d’exposition permanente de mini solo. Les visiteurs peuvent admirer les créations de grande qualité des artistes professionnels et amateurs suivants qui y sont présentés : Lise Bourgeois, Daniel Carbray, Jean Louis Dufresne, Guylaine Duval, Dianne Gadbois-Hitchen, Jacques Lambert, Édith Lamer, Linda Lamontagne, Marie-Josée Lebel,  Nathalie Lussier, Claudette Nadeau, Johanne Rodrigue, Monique Soublière, Alain Tittley. Jusqu’au 25 janvier 2019.

Hiver 2019

La Maison des Arts Saint-Faustin présente la 8e exposition…

MONTRÉAL

Région métropolitaine

Le Musée des beaux-arts de Montréal invite le public à la contemplation avec États d’âmes, esprit des lieux. Cette exposition, qui réunit plus de 80 photographies d’artistes majeurs canadiens et internationaux, souligne la passion pour la photographie du collectionneur montréalais Jack Lazare qui souhaite partager avec le public l’enchantement qui l’anime depuis vingt ans. Elle est aussi l’occasion de mettre en lumière une sélection d’œuvres parmi un ensemble important de 33 photographies généreusement offertes au Musée en 2017. Hommes d’affaires ayant fait carrière dans l’univers du voyage et l’industrie musicale, membre du comité d’acquisition Art international postérieur à 1900 du MBAM, Jack Lazare s’est façonné une remarquable collection de photographies depuis les années 1980. L’exposition révèle son regard sensible et un goût particulier pour les images suspendues dans le temps qui appellent à la réflexion. Jusqu’au 28 avril 2019.


Le Musée des beaux-arts de Montréal nous fait découvrir un monde à la limite du virtuel et du réel dans l’installation vidéo Liminals de l’artiste britanno-colombien Jeremy Shaw. Présentée en première Nord-Américaine, l’œuvre immersive explore le potentiel cathartique de l’extase spirituelle dans un futur parallèle fictif. Œuvre riche, Liminals prend tout d’abord l’apparence d’un documentaire 16 mm en noir et blanc. La voix du narrateur situe l’histoire à trois générations de nous, dans un futur où l’humanité est en voie d’extinction. Le spectateur suit huit personnages qui tentent de sauver la race humaine grâce à une extraordinaire combinaison : l’augmentation des capacités du cerveau au moyen d’ADN cybernétique et la réactualisation de rites spirituels révolus. Par cette pratique, le groupe pense accéder à un espace situé entre le monde physique et virtuel – The Liminal –, où il est possible de passer à un niveau d’évolution supérieur. Jusqu’au 24 mars 2019.


L’Atelier international d’éducation et d’art-thérapie Michel de la Chenelière, au Musée des beaux-arts de Montréal. ET SI…? L’expression artistique pour renforcer les liens intercommunautaires et intergénérationnels. ET SI… nos peurs et nos rêves étaient un peu semblables ? ET SI… on créait ensemble ? L’ÉducExpo ET SI… ? réunit au Musée des beaux-arts de Montréal des œuvres collaboratives réalisées par des résidents de divers quartiers de Montréal et de Québec, qui représentent une diversité linguistique, culturelle et socio-économique. Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche-intervention mené par le centre de recherche SHERPA et l’équipe RAPS (Recherche et action sur les polarisations sociales), dont un des objectifs est de contrer la polarisation sociale et l’isolement, souvent sources de violences. Jusqu’au 13 janvier 2019.


Le Musée des beaux-arts de Montréal présente la première rétrospective d’Alexander Calder (1898-1976) au Canada, mettant en lumière toutes les facettes de la carrière du célèbre artiste moderne qui a mis l’art en mouvement. Fruit de recherches approfondies, cette grande exposition apporte un éclairage nouveau sur l’œuvre de l’artiste, vue ici sous l’angle de l’innovation. Conçue, organisée et mise en tournée par le MBAM, l’exposition Alexandre Calder : un inventeur radical présente plus de 150 œuvres (peintures, sculptures, bijoux et autres œuvres graphiques) pour mieux saisir l’étendue de la pratique multidisciplinaire extraordinairement novatrice de l’artiste – des dessins aux portraits de fil de fer, et de l’invention du mobile aux stabiles monumentaux. Jusqu’au 24 février 2019.


À l’occasion du 70e  anniversaire de la publication Refus global, Québécor présente une exposition d’œuvres et d’artefacts des Automatistes dans son espace Musée. Ce projet, conçu en collaboration avec la galerie Simon Blais pour les œuvres et Claude Gosselin pour les textes, a reçu la collaboration exceptionnelle de plusieurs artistes et collectionneurs acceptant de prêter des œuvres de l’année 1948 et voisines. Refus Global est un manifeste artistique signé par les 16 membres du mouvement des Automatistes, lancé à la Librairie Tranquille le 9 août 1948. L’essai principal est rédigé par Paul-Émile Borduas. Il est accompagné de textes de Bruno Cormier, Claude Gauvreau, Fernand Leduc et Françoise Sullivan. Il est illustré notamment avec une œuvre de Jean Paul Riopelle et des photos de Maurice Perron, également éditeur du manifeste chez Mithra-Mythe. À l’Espace musée Québécor, 612, rue Saint-Jacques, Montréal. Jusqu’au 9 janvier 2019.

Hiver 2019

 

Photo: Musée des beaux-arts de Montréal

Le Musée des beaux-arts de Montréal invite le public à la contemplation…