Galerie Jeannine Blais
Magazin'Art

Printemps 2019

Place Royale, 24 x 30 po

Raynald Leclerc

À vol d’oiseau

Grande rencontre

« Un conseil, ne peignez pas trop un sujet d’après nature. L’art est une abstraction, tirez-le de la nature en rêvant devant et pensez plus à la création qui en résultera. » – Gauguin.

Né en 1961 à Saint-Michel-de-Bellechasse, hameau campé sur les battures du fleuve, le passage des navires vers l’étranger et le rythme des marées demeurent la référence scénique par excellence d’une propension personnelle à toujours aller plus loin pour voir au-delà dans sa création comme dans la vie.

Cela fait trente-sept ans que le peintre Raynald Leclerc applique ce principe à travers tous les aspects de son univers inventif. Et plus encore peut-être pour cette série de vingt-cinq tableaux rassemblés sous le titre À vol d’oiseau.

La haute-ville, 30 x 36 po

La haute-ville, 30 x 36 po

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Texte de Michel Bois


Du 4 mai au 11 mai 2019

Vernissage samedi le 4 mai à 12 h

À la Galerie Internationale, 87, rue Saint-Pierre, Québec 418 692-1152

artinter@medium.qc.ca

www.artinternationale.com

Né en 1961 à Saint-Michel-de-Bellechasse, hameau campé…

Nancy Galianos

Pétulance d’émotions vives

Réalisme contemporain

Tous les matins, lorsque Nancy Galianos débute sa journée en montant dans son vaste atelier niché au faîte de sa demeure, elle ne sait jamais ce qui l’attend. Rien n’est prévu et il lui faut en premier lieu partir à la découverte du sujet qui voudra prendre forme sous ses yeux ce jour-là.

L’énergie de la musique qu’elle commence quasi rituellement par faire jouer dans la pièce l’amène d’abord au cœur de ses pensées et de ses souvenirs, remuant leurs différentes mémoires émotionnelles. Au gré des courants joyeux ou tristes qui jaillissent alors en elle, Nancy Galianos saisit pinceau, rouleau ou spatule et se lance dans une nouvelle aventure dont l’issue lui reste inconnue presque jusqu’à la fin. Que ce soit la pluie, la neige, l’ardeur du soleil, ou encore la chaleur ou le froid qu’il fait, tout son environnement est source d’influence et guide ses gestes créateurs.

Joie estivale, acrylique, 18 x 14 po

Joie estivale, acrylique, 18 x 14 po

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Texte de Lisanne Le Tellier

Tous les matins, lorsque Nancy Galianos débute…

Roger Ricard

Écrire en couleurs

Peindre un pays

Le soleil brille dans l’atelier du peintre Roger Ricard. Les doubles portes dont les vitres sont peintes par l’artiste s’ouvrent sur une explosion colorée : toiles sur toiles de scènes vibrantes qui réchauffent comme une étreinte au cœur de l’hiver.

Que ce soit ses paysages ou ses intérieurs fantaisistes, Roger Ricard nous invite à rêver en créant des univers brodés de fantaisie, de joie et d’humour. Peintre d’expérience qui célèbre 50 années de carrière, son style se caractérise par des couleurs vives, un geste fluide, un rythme dans les traits et une composition équilibrée, tant dans les formes que les tonalités. Artiste instinctif, il interprète ses sujets en exagérant ce qu’il aime. « Il n’y a rien de vrai, c’est mon imaginaire, » dira-t-il, et voici pourtant une partie de la raison pourquoi ses toiles font du bien à admirer.

Couleurs d’automne à mon atelier, huile sur toile, 40 x 40 po

Couleurs d’automne à mon atelier, huile sur toile, 40 x 40 po

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Texte de Isabelle Gauthier


Représenté par :

Galerie Céleste, Saint-Sauveur

Lumière au pinceau, Shawinigan

Pousette Gallery, Vancouver

Le soleil brille dans l’atelier du peintre Roger Ricard…

Sophie Lévesque

À la recherche du temps perdu

À découvrir

« Nos souvenirs s’effacent avec le passage du  temps,  et  qu’est-ce  que  la  mémoire elle-même, sinon un acte d’imagination ? » – Lindsay Clarke

Une atmosphère feutrée. Des lumières tamisées au fard délicieusement décanté. Un mobilier victorien d’une autre époque un brin suranné. Nous voilà dans le jardin secret de la peintre Sophie Lévesque. Là où s’épanouissent les souvenirs, les sentiments et les visions intimes à exprimer. Parlons de temps décomposé comme autant de parcelles de vision. Ici, une fenêtre en œil-de-bœuf, une chaise ou une table en pleine dislocation de mouvement.

Sophie Lévesque jongle avec les notions d’espace et du passage du temps, comme d’autres avec les formes. Bref, elle sait reconstruire un univers autour d’objets dont elle donne un point de vue particulier tout à fait fascinant.

Une journée dorée, huile sur isorel, 24 x 36 po

Une journée dorée, huile sur isorel, 24 x 36 po

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Texte de Michel Bois


Sophie Lévesque est représentée par la Galerie Québec Art, 40, rue Notre-Dame, Québec 418-692-8200

www.galeriequebecart.com

Une atmosphère feutrée. Des lumières tamisées…

Charles Nadeau

Cueilleur de poésie

Formes, volume et espace

« Dans la nature, tout a toujours une raison. Si tu comprends cette raison, tu n’as plus besoin de l’expérience. » – Léonard De Vinci

Charles Nadeau a les mains telluriques et l’œil empreint de poésie. Des mains en lien direct avec l’argile, le bois et la pierre. Cela, il le sait depuis toujours. Sauf que l’homme donne libre cours à sa création seulement depuis une vingtaine d’années. L’aboutissement incontournable des aléas de la vie incarné dans son chemin qui va inexorablement vers son destin.

Ainsi, l’homme qui a fait des études en relations industrielles et en sciences politiques à l’université Laval est maintenant à la retraite d’une carrière dans le secteur de l’hôtellerie. Dès lors, il peaufine les formes lui permettant d’atteindre le pinacle de sa plénitude personnelle. Une passion lovée de romantisme bohème qu’il gardait dans sa besace (jusqu’au moment venu).

Poisson, bronze 1/8, 18 cm (longueur) x 5 cm (largeur) x 13 cm (hauteur)

Poisson, bronze 1/8, 18 cm (longueur) x 5 cm (largeur) x 13 cm (hauteur)

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Texte de Michel Bois


Galerie Abel Badeau : 1499, rue Provancher, Cap-Rouge, Qc 418-262-7230

www.cestuncharles.com

Charles Nadeau a les mains telluriques et…

Patrick Le Blond

Entre terre et mer

Céramique d’art

Parce qu’elle associait les quatre éléments, l’eau et la terre, le feu et l’air, la céramique s’est très tôt chargée d’une dimension symbolique. Bien au-delà de son rôle utilitaire, elle a fait preuve, au fil des siècles, d’une incroyable créativité technique et stylistique. Les œuvres de Patrick Le Blond n’y font pas exception.

Sa journée commence par le regard. Le ciel et le vent lui dictent ses tâches quotidiennes. Son atelier domine la mer. Son regard se pose au loin. Sa main s’abandonne à la matière.

Le nid

Le nid

« Adopter le mode insulaire amène à se recentrer. » Voilà comment Patrick Le Blond décrit sa pratique depuis son arrivée aux Iles-de-la-Madeleine il y a près de 20 ans. Céramiste diplômé de la Maison des métiers d’art de Québec, il n’a jamais cessé de produire. Au fil des années, de ses voyages, de son séjour en France et de ses ateliers, Patrick Le Blond a su démontrer la polyvalence de son travail de l’argile. Bien qu’il soit aujourd’hui davantage connu pour ses grandes assiettes aux glaçures denses intégrant des motifs uniques, il conserve son respect pour la petite poterie utilitaire qu’il continue de produire à l’occasion.

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Texte de Marie-France Bégis


Atelier d’art Patrick Le Blond : 44, chemin Lapierre, Bassin Iles-de-la-Madeleine (Qc)

Galerie d’art La méduse : 638, route 199 Havre-aux-Maisons Iles-de-la-Madeleine (Qc)

Guilde canadienne de métiers d’art du Canada : 1356, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (QC)

Boutique du Musée des beaux-arts du Québec : Parc des Champs-de-Bataille, Québec (Qc)

Silhouettes uniques, sans détails ni ornements, semblant flotter au milieu des glaçures…

Louise Lasnier

Galerie Boutique Pétronille

Portrait de galerie

Artiste au cœur orchestre

« Bienheureux celui qui, ayant appris à vivre de toutes ses passions, met son énergie dans l’accomplissement des tâches qu’impose la vie sans s’inquiéter du résultat. » Beethoven

Lovée de toutes les beautés offrant la pointe de l’Île-d’Orléans, la Galerie Boutique Pétronille est le lieu incontournable des découvertes inusitées en matière d’art contemporain. Pareille à une sorte de caverne d’Ali Baba, on y retrouve les pièces uniques d’artistes québécois, que cela procède de l’objet d’art, du bijou, de la sculpture, de la peinture, des œuvres sur papiers mais également des vêtements de différents designers québécois parmi les plus appréciés.

La Galerie Boutique Pétronille

Au moment d’ouvrir sa boutique, « l’Île » fait dans le folklore et l’artisanat, un peu dans l’antiquité et largement dans la vente des fruits de saison. Nous sommes alors en 1981. Et les touristes font le tour de l’Île, soit 42 milles de choses tranquilles, pour paraphraser feu Félix Leclerc, le plus célèbre des résidents du havre dont la réputation n’est plus à faire, ici comme au-delà des mers.

L’intérieur de la galerie boutique

L’intérieur de la galerie boutique

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Texte de Michel Bois


Galerie Boutique Pétronille : 8141, chemin Royal, Ste-Pétronille, Île d’Orléans, Qc. G0A 4C0 418-828-2869

www.galeriepetronille.com

lasnier.petronille@videotron.ca

Lovée de toutes les beautés offrant la pointe de…

Sur le radar

Dans le but de faire connaître la création et l’émergence en dehors des grands centres, la rubrique Sur le radar du numéro du printemps est allée à nouveau à la rencontre des artistes de la Montérégie, véritable pépinière de talents. Or, pour notre plaisir, l’art de la photographie y trouve un espace fort particulier. Sur ce, votre Magazin’Art de l’été partira à la découverte des artistes du Saguenay et du Lac-St-Jean. Vous êtes de ces régions et aimeriez y participer : Odette Moreau, 1 800 641-9552


Marie-Claude Lemire

La Porte, technique mixte, 80 x 24 po (détail)

La Porte, technique mixte, 80 x 24 po (détail)

Parmi les artistes les meilleurs, notons ceux cherchant à se renouveler par l’exploration des techniques. Après 25 ans en tant que graphiste, Marie-Claude Lemire poursuit ses recherches en arts visuels à travers la plasticité de divers techniques. Que cela relève de la deuxième ou la troisième dimension. « J’utilise souvent comme amorce à l’exploration des fragments de matière abandonnés pour leurs couleurs et leurs textures. Ces détritus portant la trace du temps, me parlent et me touchent. Je me livre alors à leur sublimation. Les débris d’une grève représentent la résilience, un bout de plastique a l’odeur de mon enfance, une loque souillée traine dans la rue et c’est toute ma vulnérabilité mise à nu. Je transpose. Je collectionne. Je place, déplace et replace. Coupe. Jette. Déchire. Taille et égratigne », explique l’artiste avec aplomb et vérité personnelle. Souvent tracés à la ligne et mal définis ou incomplets, les personnages de l’artiste naviguent entre l’abstrait et le figuratif, instables et empreints de l’inconfort d’une grande charge émotionnelle. Ces toiles parlent du vide de l’expérience humaine dont le matériel ne peut combler ni répondre. Expression brute. Sans fard aucun. D’une poésie singulière, sans repentirs. J’adore !

MB

mc.lemire@live.ca


Tania Lebedeff

Inviter la danse, huile et fusain sur toile, 72 x 30 po

Inviter la danse, huile et fusain sur toile, 72 x 30 po

« Abstraits, figuratifs ou les deux à la fois. Colorés, monochromes, grands, très grands ou petits : les tableaux naissent de l’imaginaire où la source est intarissable depuis une cinquantaine d’années » selon les mots de l’artiste.

Sur toile, sur panneaux, sur papier, l’artiste son expression à travers les possibles inouïs de l’huile, de l’acrylique, mais autant l’encaustique, un médium à la richesse des hasards si heureux, aux fusains et parfois aux craies pastels et les collages. La principale qualité de l’artiste est d’amener le spectateur en état d’apesanteur. Mouvements, rythmes et formes évoquent plus qu’ils ne montrent. Encore une fois, voici une création redevable de multiples explorations heureuse. Poétique et artistique à souhait. Loin de la réalité convenue. Pour le plaisir de l’imaginable.

MB

www.tanialebedeff.com

tanialebedeff@hotmail.com

514 834-6543


Sylvie Brunet

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver (Village de Howick), Huile sur toile, 24 X 30 pouces

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver (Village de Howick), Huile sur toile, 24 X 30 pouces

Le tableau choisi par l’artiste fait partie d’un projet pour lequel elle a reçu une bourse régionale du Conseil des Arts et des lettres du Québec. Pour ce faire, chacune des toiles se devait de représenter une maison bien ancrée dans l’histoire des treize villages de la MRC du Haut-Saint-Laurent. Ajoutons que le titre des œuvres devait faire référence à une chanson ou à un conte québécois. D’où « Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » soit la poésie chantée par Gilles Vigneault pour célébrer le village de Howick.

Heureux, amusants, truculents. Tels sont les mots venant à l’esprit et qui nous font fendre le sourire d’une oreille à l’autre. « Je m’amuse à mélanger mon imaginaire à la réalité de scènes extérieures dans un style figuratif un tantinet naïf. Mes huiles sur toile sont le résultat d’une recherche personnelle conjuguée à un contact prolongé auprès d’enfants dans le milieu des garderies. Voilà pourquoi tant de sourires sont suscités par ces scènes d’enfants évoluant dans des paysages typiquement Québécois », nous dit la peintre. En clair des œuvres heureuses. Et qui font du bien tout au long des saisons au quotidien. Coup de cœur tout chaud.

MB

sylviebrunet.com

(450) 264-9091


Suzane O’Neil

Pendant la nuit, macrophotographie giclée sur papier Hahnemühle William Turner, vernie et marouflée sur merisier russe, 16,5 x 25 po, 2018

Pendant la nuit, macrophotographie giclée sur papier Hahnemühle William Turner, vernie et marouflée sur merisier russe, 16,5 x 25 po, 2018

Textures – mouvements – émotions. Mortier de structure – encre de chine – macrophotographie. Chercher – explorer – se dépasser. Telles sont les pensées récurrentes dont les effets s’apparentent à un leitmotiv permettant à l’artiste de faire reculer ses frontières. Issue du milieu théâtral, Suzane O’Neil évolue dans le monde des arts depuis près de 35 ans. En 1995, la photographie se révèle le moteur de sa création en arts visuels. Sa matière première: collages, montage vidéo, installations, transferts d’images. « En parallèle, j’expérimente les encres sur papier photo. J’y ajoute des textures et j’explore cette matière première en macrophotographie. L’expérimentation stimule ma créativité », nous confie, l’artiste multidisciplinaire. Soulignons que vous pourrez en contact avec ce travail en profondeur du 4 avril au 1er  juin 2019 à l’église et au presbytère du Domaine Trinity à Iberville où elle présentera son exposition sous le titre «Histoires à regarder ». On notera à l’agenda la visite privilégiée de son atelier dans le cadre de la « Route des arts et saveurs du Richelieu » les 15-16 et 22-23-24 juin 2019. Un must culturel !

MB

www.zoneill.com

suz@zoneill.com

Facebook: @suzoneill1ere

(450) 714-4240


Gabriel Lalonde

Le temps qui passe, médiums et supports multiples, 28 X 21 cm, 2018

Le temps qui passe, médiums et supports multiples, 28 X 21 cm, 2018

Poète, auteur, peintre et sculpteur. Voici un artiste dont les œuvres interpellent et voyagent ici comme en Europe avec un succès mérité. Parlons d’un diamant brut ignoré par les médias au contenu convenu! Lisez par vous – mêmes. « Je transgresse les limites de la matérialité, la transforme en expression plastique. Je recherche le signe sans le signifier. Je déconstruis, j’exploite des débris par la déchirure, l’altération, l’usure. Par le faire et le défaire, j’en détourne la nature première. Des traces d’écrits se retrouvent partout dans mes œuvres. »

« À travers mes signes, mes graphies, mes écritures réelles ou inventées, une chorégraphie de la gestuelle émerge. La sémantique mue jusqu’à l’asémantique, se détache de son sens codifié, en brise des conventions. Le signifié est isolé, n’en reste que le mouvement. Mon geste libère la matière de sa composante première, la rend différemment. J’invente une écriture visuelle aux limites de la trace et de la ligne. Ne reste que le souffle dévoilé sous forme d’images. » Quoi dire de plus ? Un diamant brut.

MB

Gabriellalonde.blogspot.com

Galerie l’Harmattan, Baie-Saint-Paul, Charlevoix, Qc / 806, rue de Saint Jovite, Mont-Tremblant, QC

Galerie d’art Béliveau, Mont St-Sauveur, 314, rue Principale, Saint-Sauveur, QC


Francine Vernac

Faisceau mémoire, techniques mixtes sur papier (collagraphie, collages, encre, acrylique). Livre d’artiste, 48,5 x 75 cm, 2015/2017

Faisceau mémoire, techniques mixtes sur papier (collagraphie, collages, encre, acrylique). Livre d’artiste, 48,5 x 75 cm, 2015/2017

« L’âme des choses, des êtres, est ce qui m’importe. »

Comédienne professionnelle, auteure et artiste en arts visuels d puis près de trente ans, Francine Vernac expose son travail (installations, peintures, gravures, calligraphies, dessins, livres d’artistes) au Québec comme à l’étranger. Elle a fondé et dirigé durant plus de vingt ans Le Loup de Gouttière, maison d’édition et atelier-galerie de Québec. Son travail s’appuie sur l’Humain et ses quêtes de sens à travers ses cycles multiples. « Je fouille ses traces, des plus lointaines aux plus proches, pour en comprendre, en saisir les territoires intérieurs, parfois beaux, harmonieux, parfois atrophiés, brisés, lacérés. Je scrute ses écritures, ses codes, lettres et chiffres. Je m’exerce à percevoir, sentir, décoder ce qui se cache, se tait, se dissimule sous l’écorce des peaux, entre les fibres des papiers. Je souhaite créer des liens, ériger des ponts entre la terre et l’homme, entre le rêve et le réel, entre hier, maintenant et demain », nous dit madame Vernac. Exploratrice des matières et des gestes, par une approche relevant des songes éveillés, tout s’organise dans ses œuvres en fines filigranes, davantage du désir de l’évocation que de la représentation. Une création au sens pluriel d’une femme aux talents multiples !

MB

francinevernac@gmail.com

www.francinevernac.blogspot.com

www.facebook.com/francine.vernac


Patrick Denée

L’arrière-plan – Tulipes. (Série : Étude botanique), photo numérique, impression jet d’encre, papier Ilford Galerie Prestige Smooth Pearl (310gsm), montée sur un passe-partout sans acide, 50 x 70 cm, tirage limité à trois copies.

L’arrière-plan – Tulipes. (Série : Étude botanique), photo numérique, impression jet d’encre, papier Ilford Galerie Prestige Smooth Pearl (310gsm), montée sur un passe-partout sans acide, 50 x 70 cm, tirage limité à trois copies.

Que l’on soit expérimenté ou non, ne travaille pas qui veut en photographie noir et blanc. Or, Patrick Denée incarne pour moi toute la virtuosité du savoir-faire lové d’une très grande sensibilité.

« Ma démarche photographique a comme ligne directrice l’étude de la lumière sur des formes, des textures, soit dans la nature ou à travers la matière d’une diversité d’objets. Une fois que l’objet, qu’il soit minéral ou végétal est dans mon studio, j’utilise l’éclairage d’une fenêtre, généralement sur un fond noir, avec un carton blanc comme réflecteur. Cette simplicité me permet de rechercher les subtilités, soit dans les contrastes, dans les formes, que la lumière vient chercher pour faire jaillir l’émotion du moment, dans l’espoir de la capter et de la transmettre aux gens », raconte le photographe. Alors pourquoi le noir et blanc ? « Parce que cela me permet d’exprimer le mieux mes sentiments sans les artifices de la couleur. Et d’aller directement à l’émotion, à la forme ou à la texture, sans que le regard soit distrait par les couleurs ». Aller à l’essentiel. Toucher le cœur par la découverte des yeux. Patrick Denée nous réapprend à voir ! Sublime !

MB

p.denee57@gmail.com

www.patrickdenee-photo.com


Sylvain Riendeau

Évanescence florale, photographie et impression numérique sur papier de qualité (agrandissement 16 x 20 po ou 20 x 30 po). Conversion et traitement noir et blanc en post production.

Évanescence florale, photographie et impression numérique sur papier de qualité (agrandissement 16 x 20 po ou 20 x 30 po). Conversion et traitement noir et blanc en post production.

Il est clair que les photographes ont la cote. Peut-être pas comme les peintres, mais d’une manière spéciale et personnalisée. À preuve, la création si tendre et poétique de Sylvain Riendeau.

« Jeu et dualité entre les zones de flou et les zones de netteté ; le sujet a beau être des plus évidents, ce n’est pas la représentation de celui-ci qui est intéressante, mais plutôt ce qu’il a inspiré » nous confie Sylvain Riendeau. Pour l’œuvre Évanescence florale, il en parle comme une dualité entre la douceur et l’harmonie des zones floues et des reflets lumineux, effets déclencheurs par excellence d’une recherche visuelle lorgnant l’esthétisme prenant forme sous les yeux des spectateurs. Pour ceux et celles qui savourent le temps de voir. Juste pour décrocher du mode de vie copier sur le modèle industriel dodo-boulot-dodo.

MB

www.sylvainriendeauphotographie.com

sylvainriendeau.photo@gmail.com

riends01@gmail.com

sylvain.riendeau@videotron.qc.ca

514 512-3316


Yolande Valiquette

Sarabande, porcelaine, hauteur 7 po, côtés 3 x 3 po

Sarabande, porcelaine, hauteur 7 po, côtés 3 x 3 po

Une découverte inouïe qui nous ramène à l’idée du spirituel dans l’art.

Les œuvres de Yolande Valiquette s’abreuvent à la thématique des « Flèches des cathédrales », soit une interprétation libre de cette composante architecturale typique de l’époque gothique. Lisez par vous-mêmes les mots permettant d’avoir accès au message des Flèches des cathédrales : Le ciel se plantait de flèches pour une gloire qu’on appelait Dieu. On voulait atteindre sa lumière, la toucher, se purifier, se sanctifier. Tandis que la noblesse s’émancipait vers la lumière, le peuple n’était que labeur. Dieu reçut les plus beaux joyaux d’architecture. »

L’artiste sait. Et son art s’offre de la même manière : brute, subtile, éminemment porteuse de sens. Tant historique que personnalisée et vécue. Du spirituel dans l’art. Vous êtes avertis.

MB

yodesign@videotron.ca

yovaliquette@yahoo.ca

450 813-1934 – 514 730-5647


Michel Varin

Côte est, techniques mixtes sur toile marouflée sur bois, 122 x 107 cm, 2011

Côte est, techniques mixtes sur toile marouflée sur bois, 122 x 107 cm, 2011

Les œuvres abstraites du peintre Michel Varin sont expressives, empreintes d’âme et charnues de matière généreuse telle la pulpe d’un fruit gorgé des saveurs les plus exquises et inattendues. Qu’elles soient sur le papier, la toile ou le bois, gravées dans la matière pour balafrer les pigments ou fluides, parlons ici d’une création portant l’émotion.

« La peinture pour moi est l’art de capter une idée, l’ambiance visuelle d’un lieu, d’un objet ou encore l’état psychologique d’un moment vécu, rêvé ou appréhendé pour ensuite en transmettre l’essence transformée par le prisme de la créativité. Au fil des ans, j’ai réalisé de nombreux tableaux sur toile, techniques mixtes, estampes et collages. La lumière, les textures, les couleurs et les représentations symboliques constituent la grammaire de mon langage » nous dit avec sensibilité Michel Varin. Quelle découverte !

MB

Atelier/Galerie sur rendez-vous 450 446-0448

www.michelvarin.com

michel.varin45@videotron.ca

michelvarin45@gmail.com


Réjean Gosselin

Soleil Nocturne, techniques mixtes, 24 x A 30 po

Soleil Nocturne, techniques mixtes, 24 x A 30 po

Après une carrière de 35 ans dans le monde des communications, Réjean Gosselin vie sa passion pour l’art. Impliqué plus que jamais. Le voici directeur des communications et de la publicité pour l’Association des Artistes peintres affiliés de la Rive-Sud (AAPARS). « Ma relation avec l’expression artistique a commencée par le dessin dès mon jeune âge et s’est poursuivie, à l’adolescence, avec la fréquentation assidue de cours de peinture. Je suis titulaire d’un certificat en Arts plastiques de l’UQAM. Et depuis, ma démarche picturale n’a jamais cessé d’évoluer, » dit-il. L’huile, l’acrylique et les techniques mixtes demeurent ses médias de prédilection.

Parlons ici d’une expression abstraite relevant d’un découpage de formes géométriques superposées à un fond atmosphérique lumineux. En résultent de douces harmonies rêveuses desquelles se dégagent tout en douceur un parfum intimiste et poétique telle une sonate à la lune. Transparences. Textures. Équilibre. Harmonie heureuse. Le peintre donne libre cours à ses visions depuis plus de 45 ans. Cela pour notre plus grand plaisir.

MB

L’artiste est représenté par La Galerie 500, rue de l’Hôtel-de-Ville, Boucherville

rejeannilgosselin@videotron.ca

www.facebook.com/people/Réjean-Gosselin

aapars.com/rejean-gosselin/

www.espaceartiste.com/Réjean Gosselin (ArtXterra)


François Gagnon

Évasion, huile, 24 x 36 po

Évasion, huile, 24 x 36 po

Sa carrière de graphiste l’a naturellement menée à la peinture. Et plus particulièrement vers le portrait. En effet, depuis aussi longtemps qu’il se souvienne, il est attiré par les gens et leurs physionomies. Cela dans le but avoué de traduire les émotions perçues et ressenties. Dans un style hyperréaliste adapté, très doux et sans le côté figé, François Gagnon crée des personnages fictifs très contemporains. Sa prédilection pour les teintes chaudes et vibrantes libère des effluves suaves de sensualité et la beauté de ses personnages où le geste épouse l’attitude voulue dans le regard du spectateur. « Mes visages, souvent en gros plans, visent à amplifier les émotions. », dit–il. Son style assez unique et sa mise en image savent capter l’attention au premier coup d’œil. Impossible de rester indifférent aux regards lumineux de ses personnages. Loin de peindre l’angoisse et de traduire les affrontements de la vie, le peintre propose une vision sereine et heureuse de la condition humaine. François Gagnon fait partie du CA de l’AAPARS, et est le Directeur au Développement Culturel de cette association depuis plus de 10 ans.

MB

www.francoisgagnon.artacademie.com

450 674-4821

amigo3@videotron.ca


Printemps 2019

Dans le but de faire connaître la création et…

La bible dans la peinture

La bible dans la peinture

Images, narrations et émotions

Livres

Les écrits bibliques ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les arts et inspiré certains des plus grands peintres de l’Histoire. Cet ouvrage permet d’appréhender plusieurs de ces chefs-d’œuvre avec un regard neuf.

Guy Bonneau s’est rendu dans quelques-uns des plus grands musées du monde et a parcouru leur centre de documentation pour y étudier les reprises en peinture des récits bibliques. De cette recherche, il a retenu une vingtaine de tableaux de maîtres afin de dégager le sens d’un tableau à partir de sa narrativité propre sans pour autant délaisser le texte qui en est l’origine ni l’enracinement de l’œuvre dans un contexte particulier. « Selon moi, écrit Guy Bonneau, le but des récits bibliques est de mettre en marche le lecteur, de lui montrer le chemin. Ainsi en est-il également des œuvres d’art d’inspiration biblique. » Voici un ouvrage majeur qui saura contenter les amateurs d’art et d’histoire. Rubens, Goya, Chagall, Le Caravage, Le Greco, Rembrandt, Titien, Botticelli… Les écrits bibliques ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les arts et inspiré certains des plus grands peintres de l’Histoire. Cet ouvrage permet d’appréhender plusieurs de ces chefs-d’œuvre avec un regard neuf. Docteur en théologie – études bibliques et professeur titulaire d’exégèse à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, Guy Bonneau a été directeur de la revue scientifique Laval théologique et philosophique. Il est directeur des programmes de 1er cycle en théologie. Il a signé les romans La femme au parfum (Fides, 2016) et La marchande de pourpre (Fides, 2017).

Printemps 2019


Auteur : Guy Bonneau

Éditeur : Fides

En librairie – 296 pages – 44,95 $

Les écrits bibliques ont longtemps joué un rôle…

SignifikArt – Madeleine Bossé

Les gens qui font l’évènement

L’initiative est inusitée, mais totalement dans l’air du temps ! Et de ce fait formidable ! Madeleine Bossé, l’instigatrice du projet, est éperdument passionnée par l’art. Femme d’affaires tout autant, il lui est venu l’idée d’offrir une plateforme d’art québécois sur le réseau de la toile informatique mondiale. Et ce, afin de suppléer aux besoins des artistes en recherche de plus de visibilité, sans oublier ou renier le réseau des galeries dépourvu de site internet, pour ainsi rejoindre un plus large bassin de collectionneurs. Qu’il soit acheteur, revendeur ou amoureux du beau, peu importe. En clair, son action vise à suppléer, tel un chaînon manquant, à offrir aux artistes, galeries, associations d’artistes et collectionneurs des moyens de diffusion doublés d’un mécanisme de vente adapté aux tendances d’achat des nouvelles générations, du coup, venant raviver le marché de l’art. Madeleine Bossé possède une solide expérience en gestion, en organisation du travail, et une expertise hors du commun en matière de service à la clientèle. Dans le cadre de ses multiples fonctions antérieures, elle a su transiger avec des compagnies de haut calibre installées à Montréal, Toronto et New York.

SignifikArt se propose tel un « centre commercial digital » de très grande qualité, rien de moins. L’entreprise s’est donnée comme mission de réunir différents acteurs culturels afin d’offrir à l’internaute un espace convivial des plus riches et singuliers. Voici les liens, explorez, naviguez, faites-vous plaisir, l’art vous y attend sans ambages !

Printemps 2019


www.signifikart.com

info@signifikart.com

Sans frais : 1 844 799-7446

L’initiative est inusitée, mais totalement dans…

Le Festival de peinture de Mascouche

devient le Festival des arts de Mascouche

Les gens qui font l’évènement

Après avoir célébré 30 années d’activités artistiques en septembre dernier, le moment était venu pour les organisateurs du festival de peinture à Mascouche d’insuffler un vent de renouveau à l’événement en amorçant un changement d’identité et en adoptant une nouvelle signature visuelle.

Le Festival des arts de Mascouche continuera dorénavant d’être porteur de la mission initiale adoptée dès les débuts de l’organisme, mais en ouvrant la porte à une plus grande diversité en matière d’arts visuels.

Printemps 2019

Après avoir célébré 30 années d’activités artistiques…

Une nouvelle galerie à Chambly

Les gens qui font l’évènement

La Galerie de Miss Rey a ouvert ses portes le 4 août 2018 à Chambly, au 1642, av. Bourgogne, en face du bassin de Chambly. Madame Clea Reynolds en est la propriétaire et PDG. La galerie est issue de son grand désir d’honorer sa mère artiste et son père, admirateur et collectionneur d’art. Madame Reynolds a donc grandi entouré des œuvres de sa mère et d’autres peintres.

Vous êtes invités à lire son histoire sur le site web de la galerie : www.lagaleriedemissrey.com

La Galerie de Miss Rey présente des artistes en exposition collective. Les œuvres de 10 artistes de la région de la Rive-Sud de Montréal et de la Montérégie y sont actuellement présentées : France Malo, Edith Auclair, Monique « Moba » Babeux, Danielle Nadon, Denise Gazaille, Georgia LeMoine, Jean Toulouse, Gilles Landry, Micheline Brazeau et Jannine Micheau (mère de Mme Reynolds). La nouvelle galerie compte accueillir des artistes de renom aussi bien que des artistes émergents, promouvoir une variété d’œuvres de style contemporain, figuratives et abstraites et organiser les événements publics habituels. L’endroit est chaleureux et accueillant.

Printemps 2019


Vous être invités à le visiter, au1642, av Bourgogne, Chambly J3L 1Y7 514-730-7668.

 

La Galerie de Miss Rey a ouvert ses portes…

Marcel Mussely honoré de nouveau

par les American Art Awards 2018

Les gens qui font l’évènement

Pour une deuxième année consécutive, Marcel Mussely, artiste peintre paysagiste de Longueuil se voit honorer au sein de cette importante compétition mondiale. Il se mérite le 3e prix et le 5e prix dans la catégorie Paysage impressionniste avec ses tableaux Lumière d’automne, huile 40 x 40 po et Champ de canola, huile de 36 x 60 po. Chaque année, le Conseil consultatif des American Art Awards sélectionne son jury parmi les 25 meilleures galeries et musées aux États-Unis. La dernière édition comptait 59 pays participants.

Marcel Mussely, s’est vu décerner de multiples reconnaissances dans la dernière année. L’Académie internationale des Beaux-arts du Québec (AIBAQ), l’a reconnu comme Maître en beaux-arts ; la Mondial Art Academia (MAA) lors de son concours Prix international des galeries lui décerne la médaille de bronze dans la catégorie Paysage figuratif, pour son tableau intitulé Village de l’Isle Verte, huile de 36 x 60 po.

L’année 2019 s’annonce tout aussi faste pour l’artiste peintre. En toute simplicité, il viendra partager avec nous son cheminement autant personnel que professionnel à l’intérieur d’un livre qui regroupera plus de 200 reproductions couleur de ses œuvres. Le tout sera enchâssé dans une reliure de grande qualité, avec une couverture rigide. La qualité et la beauté sont au centre des préoccupations de l’artiste peintre et il a confié la réalisation de son projet aux Éditions GID, une maison de grande renommée qui se démarque par son souci de l’élément iconographique et la qualité de la présentation graphique de chaque ouvrage. Les collection- neurs et les amateurs d’art attendent avec impatience la sortie de ce livre prévue pour la fin du mois de mars.

Printemps 2019


Les tableaux de l’artiste Marcel Mussely, AIBAQ, IAF, MAA, SCA sont représentées en exclusivité à la Galerie d’art Richelieu, située au 7903, rue Saint-Denis à Montréal. www.galerierichelieu.com

www.marcelmussely.com

Pour une deuxième année consécutive, Marcel Mussely…

Sylvie Drainville

Exposition « Basic instinct » – Mai 2019

Les gens qui font l’évènement

Dans l’édition de l’hiver 2019, no 122, Magazin’Art vous invitait à découvrir l’artiste Sylvie Drainville. Être en présence des œuvres de l’artiste est toujours un moment pour se laisser toucher et laisser son imaginaire émerger. La nature et surtout son évolution chaotique influence l’artiste à la recréer dans toute sa «nouvelle » beauté. L’artiste qui s’implique régulièrement à stimuler l’art dans le milieu corporatif sera l’invitée, le temps d’un solo, chez Labplas de Ste-Julie. Cette exposition intitulée Basic instinct est rendue possible grâce à la collaboration de la galerie LA Station d’Eastman.

Printemps 2019


Tous les détails sont disponibles sur le site de l’artiste : drainville.ca/evenements/

L’exposition se déplacera ensuite en Estrie à LA Station, galerie-microbrasserie.

Vernissage jeudi 6 juin 17 h. À voir jusqu’au 4 juillet. LA Station, 439, rue Principale, Eastman www.lastation439.com.

Pour information : drainvilleart@gmail.com / www.drainville.ca

Dans l’édition de l’hiver 2019…

Gisèle Boulianne

« Tourne-toi vers le soleil, et l’ombre sera derrière toi ! »

Les gens qui font l’évènement

Voici une citation sur le bonheur qui sied comme un gant à l’artiste Gisèle Boulianne. En effet, toute la créativité de Gisèle touche le pinacle du succès. Cela fait 40 ans qu’elle peaufine la présence de ses œuvres ici comme ailleurs à l’étranger. Les résultats sont au rendez-vous à partir de son atelier-galerie de la rue Sault-au-Matelot à Québec.

À quoi tient le succès en arts visuels ? Talent, travail, beaucoup de travail, singularité, persévérance, audace et chance sont probablement les mots tombant sous le sens d’une heureuse carrière épanouie. Décloisonnement de la démarche, intuition et adaptation sont tout autant des mots d’ordre résonnant sur la voie du succès. Mais cela sans dénaturer l’essence même de ce qui compose le caractère exceptionnel et l’unicité de la création de l’artiste en constante évolution.

Parlons de la Galerie Gisèle Boulianne. Nouvelle orientation : plus question de produire des expositions sur les cimaises de ses voûtes historiques. La besogne de la sélection, des accrochages et du gardiennage étant devenue trop éreintante. Et cela au détriment du temps à consacrer à sa propre création. Sans oublier ce sentiment de grande déception de ne pas vendre grandement pour les artistes dont on peut quand même dire qu’ils ont été choyés. Ajoutons cependant, que sous l’œil de Gisèle, les expositions de ses protégés furent mémorables en ce qui a trait à la qualité professionnelle des œuvres présentées. Voici donc un aperçu exemplaire de la générosité de Gisèle Boulianne, soit dit en passant.

Aucune recette

Le succès de Gisèle Boulianne est sans commune mesure. Hasard ? Chance ? Oui et non ! Avant toute chose il y a du travail, un esprit critique, et une très grande sensibilité. Voire un sens des affaires aiguisé et un indicible instinct. D’où la diversification d’apparition de ses œuvres sur des vêtements, des bracelets et boucles d’oreille, des coussins, des cravates, des écharpes et des luminaires assemblés tels des sculptures, à même des colonnes d’acier. Les résultats sont aussi époustouflants que gagnants. Cela faisait longtemps que Gisèle Boulianne voulait emprunter de nouvelles avenues. Un jour, une compagnie lui a offert d’amalgamer leurs produits à son génie créatif. Les résultats furent plus que concluants. Ce qui n’est pas le lot de plusieurs artistes sollicités et qui se sont lancés. Surtout pour les peintres abstraits dont le résultat s’apparente trop souvent à des taches de « ketchup » éclaboussées sur des vêtements au design quelconque et édulcoré. Soit le contraire des créations de madame Boulianne supervisant toutes les étapes de conception. Cela en passant de la résistance des tissus lavables jusqu’à la justesse des œuvres reproduites dans l’essence même du tableau recréée.

Au moment d’écrire ces lignes, Gisèle Boulianne s’imprègne des couleurs, des lumières, des textures et des parfums capiteux des épices indiennes. Il s’agit de sa manière bien à elle pour se ressourcer. En effet, les grandes villes visitées à chacun de ses voyages lui auront apporté l’inspiration étincelante pour peindre et faire le plein d’énergie pour continuer sa quête artistique. Or, les couleurs sont célébrées en Inde depuis la nuit des temps. « Holi » est l’une des plus grandes fêtes de l’Inde, sans doute la plus populaire et la plus joyeuse de toutes, et la plus colorée bien sûr ! C’est l’occasion pour petits et grands de s’asperger de poudres multicolores et d’eau. Les gens vêtus de blanc circulent avec des pigments de couleurs et les jettent sur les autres passants. Les couleurs des pigments ont une signification bien précise : rouge pour la joie et l’amour, bleu pour la vitalité, vert pour l’harmonie, orange pour l’optimisme.

Pour l’heure la nouvelle mouture de l’artiste met en image des instruments de musique (le saxophone), la ville de Québec sous les éblouissements scintillants de l’hiver, les chiffres, l’idée des cycles infinis et les constellations. Le tout peint sur toile ou sur l’acier anodisé. Rehaussé de feuilles d’or et d’argent pour un maximum de luminosité.

Anecdote : un texto reçu avec la photographie jointe d’une Australienne portant un des vêtements de Gisèle acheté à Québec. « Des gens de ma famille passeront par Québec cet été pour acheter des leggings et des tuniques ! » assure-t-elle dans son message. Comme quoi, à notre époque, l’art et la culture se partage, et pour le mieux en ce cas-ci, à vitesse grand V ! Gisèle Boulianne, artiste de grand talent sans frontière aucune !

Printemps 2019


Galerie d’art Gisèle Boulianne 55, rue du Sault-au-Matelot, Vieux-Port de Québec,

418 802-2505

www.giseleboulianne.com

Voici une citation sur le bonheur qui sied…

Antonine (Anto) Rodier à New-York

Les gens qui font l’évènement

L’artiste peintre Antonine (Anto) Rodier a participé avec un collectif d’artistes à une exposition internationale organisée par la Galerie Le HangArt en collaboration avec Viviana Puello Gallery de New-York sous le thème Made in Québec. Chacun des artistes envoyait 5 tableaux. Cette exposition, se tenait du 5 au 22 décembre derniers.

Printemps 2019


anto.rodier@videotron.ca

http://antorodier.com

L’artiste peintre Antonine (Anto) Rodier a participé…

Chantal Audrey Léveillé

Les gens qui font l’évènement

Le coup de pinceau de Chantal Audrey Léveillé est unique et redevable de ses recherches ayant trait à la diffusion des lumières de ses sujets en peignant sur différents supports.  Surtout, me semble-t-il lorsque spontanément elle donne libre cours à ses intuitions. Parmi ses sujets de prédilection, notons les personnages féminins souvent inspirés de ses années à travailler dans le domaine de la mode. La force du regard des ses sujets impose. Comme si elle voulait créer une tension entre le spectateur et l’implacable beauté placide des modèles, les traces des gestes bruts portent l’idée d’une distance à prendre face à la notion de « beauté ».

« Je peins et travaille sur la même œuvre jusqu’au moment où je ressens une présence et une âme » nous dit la peintre. Elle ajoute que pour elle, innover, explorer, aller à la rencontre de la création est primordial. Ce qui lui permet d’affirmer que l’important, par-dessus tout, c’est de peindre avec son cœur.

Printemps 2019


Adresse professionnelle : 1-4304, Boulevard De La Grande-Allée, Boisbriand (Québec) J7H 1M9

leveille.art@me.com

www.leveilleart.com

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Le coup de pinceau de Chantal Audrey Léveillé…

La collection « Hommage au Saint-Laurent »

Les gens qui font l’évènement

Cinq artistes peintres, Yvon St-Aubin, Robert Roy, Yvon Lemieux, Gérard Boulanger et Raymond Quenneville, travaillent ensemble sur un projet de 5 ans visant à produire une collection unique d’œuvres d’art figuratives mettant en valeur la beauté et la diversité des paysages qui bordent le majestueux fleuve Saint-Laurent, la collection « Hommage au Saint-Laurent ». Amorcée en 2016, la collection sera finalisée en 2020. Les œuvres seront alors réunies pour la production d’un livre et d’une exposition majeure au début de 2021. Lorsque complétée, la collection comprendra 100 tableaux représentant les villages côtiers et les environnements naturels caractéristiques de chacune des régions comprises entre Kingston et Gaspé.

Printemps 2019


Sur la photo de gauche à droite : Robert Roy, Yvon St-Aubin, Yvon Lemieux, Gérard Boulanger, Raymond Quenneville

Cinq artistes peintres, Yvon St-Aubin…

Noel Julian Meyer

13 avril 1954 – 31 décembre 2018

Hommage

Noel Julian Mayer est né à Ottawa, mais sa famille s’établit rapidement à Montréal où il passera le reste de sa vie. Une ville qu’il aimera et détestera à la fois. Il aimait les musées et les galeries, la montagne et le fleuve, les cafés et les bistros, le Jardin botanique et la diversité des styles architecturaux. Il n’aimait pas l’étalement, la congestion, ni la propension de la municipalité à détruire de petits joyaux architecturaux au nom du progrès et du développement.

Diplômé du Collège Dawson, il entreprend des études universitaires à Concordia où il obtient son baccalauréat en arts en 1978. À l’université Concordia, Noel écrit pour la revue étudiante Loyola News, faisant la critique de livres, de disques et de spectacles. Il fut également disc-jockey pour Radio Loyola, animant une émission de musique de blues, une de ses grandes passions.

Noel a travaillé comme rénovateur et entrepreneur durant l’été alors qu’il poursuivait ses études, et pendant quelques années suivant sa graduation. Au début des années 80, il commença à écrire sur ses expériences de rénovateur. Il contribua à la rédaction de deux volumes, Lighting and Electricity et Doors and Windows, publiés chez St. Remi Press pour Time Life Books. En 1984, il participe à la traduction et l’adaptation de Traditional Windows, un manuel technique dédié à la préservation et la reconstruction de fenêtres traditionnelles, publié chez Heritage Québec. Toujours en 1984, il signe une rubrique hebdomadaire pour la Montréal Gazette sur la rénovation et la construction résidentielle, tout en gardant l’œil sur la préservation des édifices patrimoniaux. Cette rubrique aura cours jusqu’en 2001.

En 1986, il joint l’équipe de rédacteurs d’Habitabec, un hebdomadaire bilingue consacré à l’immobilier, ses textes portant sur divers aspects de la question du logement à Montréal. Il y demeura deux années. De 1991 à 1993, il fut l’éditeur de The Downtowner, une publication communautaire hebdomadaire ayant un tirage de 60 000. De 1993 à 1999, il couvre la télévision par câble et par satellite, ses articles étant diffusés à New York et en Europe. Simultanément, il rédige des communiqués de presse, des blogues d’entreprises et divers autres travaux pour une variété de compagnies.

C’est en 1992 qu’il rédige sont premier profil d’artiste pour Magazin’Art. Car il était également un grand amateur d’art. Dès l’âge de dix ans, il passait ses matinées du samedi au Musée des beaux-arts de Montréal à esquisser les œuvres de maîtres, accompagné de son ami de longue date, Brian Black.

Un de ces matins au musée, un étranger demanda à Noel de lui prêter papier et fusain. L’homme dessina rapidement le portrait d’un garde de sécurité ainsi que des phoques sur un rocher, puis, lui remis la feuille et s’éloigna. Après avoir demandé aux garçons s’ils savaient qui était cet homme, le garde de sécurité leur suggéra de lui demander de signer le dessin. Noel s’élança donc vers lui et lui demanda sa signature. L’homme apposa alors ses initiales sur les deux esquisses, soit A L. Il s’agissait de nul autre que le peintre Arthur Lismer, membre du Groupe des Sept d’origine.

Son arrière-grand-père travaillait dans une quincaillerie durant les années 1920, alors que les artistes peintres et les peintres en bâtiment s’approvisionnaient de peinture au même endroit. Il n’hésitait pas à glisser un ou deux tubes de peinture gratuitement aux artistes peu nantis. Il avait alors parmi ses clients certains membres du Groupe des Sept. L’intérêt de Noel pour l’art était peut-être génétique. Son père, John Meyer, fut également rédacteur en chef, section anglaise pour Magazin’Art. Après le décès de John, Noel devint l’éditeur anglophone de Magazin’Art, un poste qu’il occupa jusqu’à son propre décès.

Noel peignait des aquarelles, sans talent distinct. Il peignait pour son propre plaisir. Ses toiles sont cependant très prisées par ses enfants adultes, Graham et Robyn, et quelques autres membres de sa famille qui ont la chance d’en posséder une. Il ne faisait pas état de fausse modestie concernant son habileté ou son manque d’habileté. Il peignait simplement par pur plaisir, ce qui s’avère être le rôle de l’art… le plaisir de créer et le plaisir d’admirer, rien de plus et, certainement, rien de moins.

Noel était un homme imposant. Six pieds deux pouces, et 250 livres. C’était un passionné d’art, de musique et de littérature. Un lecteur vorace, de tous les genres, des classiques de Dickens aux fictions fantastiques de Tolkien, de Carl Hiaasen à Larry McMurthy, de Dashiell Hammett à Len Deighton, de Patrick O’Brien à Bernard Cromwell.

C’est avec grand regret que sa famille souligne son décès. Il laisse derrière lui trois frères et une sœur, deux enfants, plusieurs cousins et des milliers d’amis, tous étant dévastés par la nouvelle de son décès à l’âge de 64 ans. Il avait encore tant à nous donner.

Texte de Carl Meyer

Noel Julian Mayer est né à Ottawa…

GRANDE-BRETAGNE

À l’international

À partir de mars 2019, le Tate Britain consacre une importante exposition sur la relation qu’entretint Vincent Van Gogh (1853-1890) avec la Grande-Bretagne. The EY Exhibition : Van Gogh et la Grande-Bretagne est la première exposition consacrée à cet aspect dans l’œuvre de Vincent Van Gogh.

Elle met notamment en lumière la façon dont il s’inspira de l’art, de la littérature et de la culture britannique tout au long de sa carrière, et inversement, l’influence qu’il a pu avoir sur des générations d’artistes britanniques, de Walter Sickert à Francis Bacon. Rassemblant le nombre le plus important de peintures de Van Gogh exposées au Royaume-Uni depuis près d’une décennie, The EY Ehibition : VanGogh et la Grande-Bretagne réunit un corpus de plus de 45 œuvres en provenance de collections publiques et privées du monde entier. Parmi lesquelles : Autoportrait (National Gallery of Art de Washington,  1889), L’Arlésienne (Museu de Arte de São Paolo, 1890), La nuit étoilée (Musée d’Orsay, Paris, 1888), Les Chaussures (Musée Van Gogh d’Amsterdam, 1886) ainsi que Tournesols (National Gallery de Londres, 1888) qui font l’objet d’un prêt exceptionnel. L’exposition présente également des œuvres tardives dont deux exécutées par Van Gogh lors de son séjour à l’asile Saint-Paul de Mausole à Saint-Rémy-de-Provence : À la porte de l’éternité (Musée Kröller-Müller d’Otterlo, 1890) et Ronde des prisonniers (Musée d’État des beaux-arts Pouchkine de Moscou, 1890). Du 27 mars au 11 août 2019.

Printemps 2019

À partir de mars 2019, le Tate Britain consacre…

EXPOSITION VIRTUELLE

Région de la Capitale nationale

Étonnantes et mystérieuses images dessinées ou peintes sur des parois rocheuses ou encore gravées dans la pierre, les œuvres rupestres témoignent des cultures de peuples autochtones vivant d’un bout à l’autre du territoire canadien depuis plusieurs millénaires.

Dans l’optique de faire découvrir cette richesse patrimoniale, le Musée de la civilisation présente l’exposition virtuelle Des images dans la pierre. L’art rupestre au Canada, disponible sur le site web de l’institution. L’exposition invite les internautes à découvrir non seulement le mystère entourant les nombreux dessins et gravures rupestres, mais également les divers aspects scientifiques et culturels de ce phénomène ancestral plus répandu en Amérique du Nord qu’on ne le croit. Avec un contenu encyclopédique et une sélection de cinq sites représentatifs de la diversité des aires culturelles et géographiques de l’art rupestre canadien, l’exposition met en lumière, entre autres, les modes de production des œuvres rupestres, les significations liées au contenu graphique, les communautés culturelles autochtones associées et le lien qu’elles entretiennent avec ces sites ainsi que les mesures préventives ou curatives entreprises afin d’en assurer la conservation. En suivant le lien desimagesdanslapierre.mcq.org le public est en mesure de visiter cette exposition virtuelle.

Musée de la civilisation : www.mcq.org

Musée virtuel du Canada : www.museevirtuel.ca

Printemps 2019

Étonnantes et mystérieuses images dessinées ou…

COWANSVILLE

Région de la Montérégie

Le Musée Bruck, situé au 225, rue Principale, présente l’exposition Les saisons du lin, dans laquelle l’artiste et designer textile Mylène Boisvert présente une collection d’œuvres de papiers textiles, principalement de lin, librement inspirée d’objets anciens provenant du Québec et de la France. Elle utilise des kilomètres de fils de papier de lin Saint-Armand minutieusement fabriqués à la main selon une technique japonaise, kami-ito. De ce fil personnalisé, elle construit des œuvres murales ou dessine avec le papier comme avec un crayon. À l’aide de techniques inhérentes au design textile et à la peinture, elle évoque les multiples savoir-faire liés à cette fibre millénaire où la transmission des connaissances allait des semailles jusqu’au tissage et broderies. Jusqu’au 4 mai 2019.


Au même endroit, avec l’approche d’une artiste en arts visuels, Mariève Pelletier propose une exposition inspirée de ses recherches sur la photographie. Son travail questionne les fonctions plastiques et l’identité du médium et sa dualité avec la peinture. Elle s’intéresse à la « révélation photographique » engendrée par la chimie et l’expérience du temps. Elle soulève aussi un questionnement fondamental : la pérennité des images. La peinture y est abordée comme une extension de ses recherches sur la création d’images et y engage une nouvelle notion : l’optique. Du 6 mai au 6 juillet 2019.


Passionné d’architecture et de photographie, Martin Gendron présente, au Musée Bruck, L’esprit du lieu, une série de photographies noir et blanc grand format, réalisées à Venise et à Rome, et explorant le rapport de cohabitation entre l’humain et le construit dans des lieux emblématiques. Son regard dévoile les dimensions éthérées de certains lieux qui incitent au respect ou nous transportent dans le temps. Ses images parcourent des espaces évocateurs et invitent à la réflexion. Du 11 juillet au 7 septembre 2019.

Printemps 2019

Le Musée Bruck, situé au 225, rue Principale, présente l’exposition…

MONTRÉAL

Région métropolitaine

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente l’exposition Le modèle dans l’atelier, Montréal 1880-1950 ; nouvelles acquisitions, qui lève le voile sur l’évolution de la représentation du modèle vivant par nos principaux artistes. Longtemps réprimée et censurée au pays, la représentation du modèle vivant était généralement utilisée dans le cadre d’une formation prédéterminée. La réalisation à l’Académie et dans l’atelier de l’artiste diffère cependant, le modèle s’y dévoilant parfois avec impudeur à l’encontre des préceptes d’une société conservatrice. Pour la majorité inédites et d’acquisition récente, les 70 œuvres présentées témoignent de l’impact d’un processus de création et de formation qui était autrefois au cœur de toute représentation du corps humain. De l’esquisse rapide au dessin achevé, le modèle dévoile la personnalité et l’originalité de l’artiste dans plusieurs de ses traits. Aux nombreuses œuvres d’art graphiques s’ajoutent quelques pochades et sculptures réalisées entre la fin du XIXe siècle et le milieu du siècle dernier. Jusqu’au 5 mai 2019.


Aussi en cours au Musée des beaux-arts de Montréal, Thierry Mugler : Couturissime, la toute première exposition consacrée au créateur français. Présentée à Montréal en première mondiale, cette rétrospective réunit plus de 140 tenues accessoirisées, jamais exposées sauf exception, et de nombreux documents d’archives et croquis inédits, en plus d’une centaine de photographies. L’exposition retrace le parcours d’un couturier qui a bouleversé la mode, du power dressing aux costumes de scène, avec ses matériaux glamour et sa vision théâtrale et sculpturale. L’exposition plonge dans l’imaginaire singulier de Thierry Mugler, évoquant tour à tour le perfectionnisme et le prestige hollywoodien, le rêve, la faune, l’érotisme et la science-fiction. Elle explique ses choix audacieux, dont l’utilisation de matières innovantes en haute couture comme le métal, la fausse fourrure, le vinyle et le latex. Jusqu’au 8 septembre 2019.


L’exposition Thierry Mugler : Couturissime est accompagnée d’une exposition consacrée au talent de 10 designers et collectifs d’ici : Montréal Couture. Elle rassemble pour la première fois les créations de trois icônes de la scène de la mode québécoise : Marie Saint Pierre, avec ses coupes précises et intemporelles mariant style et fonction ; Philippe Dubuc, dont la première collection a réinventé le vestiaire masculin; Denis Gagnon, qui bouleverse la mode avec son style irrévérencieux et son approche haute couture. C’est aussi l’occasion de découvrir l’univers futuriste de la créatrice Ying Gao. Les créateurs émergents sont également à l’honneur : Atelier New Regime, Nathon Kong, MARKANTOINE, Helmer Joseph, Marie-Ève Lecavalier et le duo Fecal Matter. Jusqu’au 8 septembre 2019.


Avec Alanis Obomsawin, œuvres gravées, le MBAM dévoile pour la première fois une sélection de remarquables gravures émouvantes d’Alanis Obomsawin, cinéaste, auteure, chanteuse et artiste réputée. Obomsawin travaille principalement à l’eau-forte et s’inspire de l’expérience, des souvenirs et des mythes de sa nation, le peuple abénakis. En plus d’une sélection de 25 gravures, l’exposition regroupe des objets recherchés et attrayants de paille fine et d’herbes des champs comme des paniers et des bols, faits à la main par les membres de la nation abénakise d’Odanak. Du 21 mai au 25 août 2019.


Le Musée des beaux-arts de Montréal présente la première exposition monographique au Canada consacrée aux œuvres d’Omar Ba, l’un des artistes africains les plus importants de sa génération. Ba peint surtout sur le carton avec différents médiums. Par le biais d’un langage visuel unique qui marie le figuratif et l’abstrait, l’humain et l’animal, le symbolique et le littéral, la pratique de Ba s’inscrit dans les enjeux géopolitiques et socio-économiques parmi les plus cruciaux de notre temps. À l’occasion de son passage au MBAM, l’artiste créera une installation in situ unique. Cette exposition réunit les œuvres des plus importantes séries de Ba qui illustrent sa vive critique de la violence et de la corruption de même que sa célébration de l’esprit humain. Du 28 mai au 3 novembre 2019.


L’Économusée du fier monde organise la 18e édition de son encan bénéfice annuel. Cette année, 54 œuvres seront offertes à l’encan crié et 12 œuvres à l’encan discret. L’événement se tiendra le mardi 7 mai 2019. Un cocktail sera servi à 17 h, suivi de l’encan crié à 19 h. Lors de la soirée sous la présidence d’honneur de Francine Grimaldi, Winston McQuade agira à titre de commissaire-priseur, appuyé par Annie Reynaud, animatrice. Catalogue en ligne : economusée.qc.ca, Billet : 50 $, 514 528-8444. Exposition Variations sur l’art d’ici : les œuvres sont présentées du 24 avril au 5 mai 2019, entrée libre à l’exposition.

Printemps 2019

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente l’exposition…