Magazin'Art


Gisèle Boulianne

« Tourne-toi vers le soleil, et l’ombre sera derrière toi ! »

Les gens qui font l’évènement

Voici une citation sur le bonheur qui sied comme un gant à l’artiste Gisèle Boulianne. En effet, toute la créativité de Gisèle touche le pinacle du succès. Cela fait 40 ans qu’elle peaufine la présence de ses œuvres ici comme ailleurs à l’étranger. Les résultats sont au rendez-vous à partir de son atelier-galerie de la rue Sault-au-Matelot à Québec.

À quoi tient le succès en arts visuels ? Talent, travail, beaucoup de travail, singularité, persévérance, audace et chance sont probablement les mots tombant sous le sens d’une heureuse carrière épanouie. Décloisonnement de la démarche, intuition et adaptation sont tout autant des mots d’ordre résonnant sur la voie du succès. Mais cela sans dénaturer l’essence même de ce qui compose le caractère exceptionnel et l’unicité de la création de l’artiste en constante évolution.

Parlons de la Galerie Gisèle Boulianne. Nouvelle orientation : plus question de produire des expositions sur les cimaises de ses voûtes historiques. La besogne de la sélection, des accrochages et du gardiennage étant devenue trop éreintante. Et cela au détriment du temps à consacrer à sa propre création. Sans oublier ce sentiment de grande déception de ne pas vendre grandement pour les artistes dont on peut quand même dire qu’ils ont été choyés. Ajoutons cependant, que sous l’œil de Gisèle, les expositions de ses protégés furent mémorables en ce qui a trait à la qualité professionnelle des œuvres présentées. Voici donc un aperçu exemplaire de la générosité de Gisèle Boulianne, soit dit en passant.

Aucune recette

Le succès de Gisèle Boulianne est sans commune mesure. Hasard ? Chance ? Oui et non ! Avant toute chose il y a du travail, un esprit critique, et une très grande sensibilité. Voire un sens des affaires aiguisé et un indicible instinct. D’où la diversification d’apparition de ses œuvres sur des vêtements, des bracelets et boucles d’oreille, des coussins, des cravates, des écharpes et des luminaires assemblés tels des sculptures, à même des colonnes d’acier. Les résultats sont aussi époustouflants que gagnants. Cela faisait longtemps que Gisèle Boulianne voulait emprunter de nouvelles avenues. Un jour, une compagnie lui a offert d’amalgamer leurs produits à son génie créatif. Les résultats furent plus que concluants. Ce qui n’est pas le lot de plusieurs artistes sollicités et qui se sont lancés. Surtout pour les peintres abstraits dont le résultat s’apparente trop souvent à des taches de « ketchup » éclaboussées sur des vêtements au design quelconque et édulcoré. Soit le contraire des créations de madame Boulianne supervisant toutes les étapes de conception. Cela en passant de la résistance des tissus lavables jusqu’à la justesse des œuvres reproduites dans l’essence même du tableau recréée.

Au moment d’écrire ces lignes, Gisèle Boulianne s’imprègne des couleurs, des lumières, des textures et des parfums capiteux des épices indiennes. Il s’agit de sa manière bien à elle pour se ressourcer. En effet, les grandes villes visitées à chacun de ses voyages lui auront apporté l’inspiration étincelante pour peindre et faire le plein d’énergie pour continuer sa quête artistique. Or, les couleurs sont célébrées en Inde depuis la nuit des temps. « Holi » est l’une des plus grandes fêtes de l’Inde, sans doute la plus populaire et la plus joyeuse de toutes, et la plus colorée bien sûr ! C’est l’occasion pour petits et grands de s’asperger de poudres multicolores et d’eau. Les gens vêtus de blanc circulent avec des pigments de couleurs et les jettent sur les autres passants. Les couleurs des pigments ont une signification bien précise : rouge pour la joie et l’amour, bleu pour la vitalité, vert pour l’harmonie, orange pour l’optimisme.

Pour l’heure la nouvelle mouture de l’artiste met en image des instruments de musique (le saxophone), la ville de Québec sous les éblouissements scintillants de l’hiver, les chiffres, l’idée des cycles infinis et les constellations. Le tout peint sur toile ou sur l’acier anodisé. Rehaussé de feuilles d’or et d’argent pour un maximum de luminosité.

Anecdote : un texto reçu avec la photographie jointe d’une Australienne portant un des vêtements de Gisèle acheté à Québec. « Des gens de ma famille passeront par Québec cet été pour acheter des leggings et des tuniques ! » assure-t-elle dans son message. Comme quoi, à notre époque, l’art et la culture se partage, et pour le mieux en ce cas-ci, à vitesse grand V ! Gisèle Boulianne, artiste de grand talent sans frontière aucune !

Printemps 2019


Galerie d’art Gisèle Boulianne 55, rue du Sault-au-Matelot, Vieux-Port de Québec,

418 802-2505

www.giseleboulianne.com

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