Magazin'Art

Actualités

Magazine Automne 2020 :

EN COUVERTURE

Denise Pelletier

Champs de vignes, Provence, acrylique, 16 X 20 po

« Peindre, ce n’est pas faire dans la photocopie méticuleuse et anonyme. Au contraire, les toiles que j’aime le plus sont celles où la présence du peintre se fait bien sentir. »

 


 

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7 octobre 2020

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À la niçoise, huile sur toile, 20 × 24 po, 2018

Éditorial :

l’importance de se faire voir ailleurs que sur la toile

Un éditorial traitant de l’importance de se faire voir ailleurs que sur la toile. La rubrique Sur le radar au diapason de l’effervescence heureuse des artistes de la région des Laurentides. Des textes sentis sur les prestigieux Guy Lemieux, Madeleine Lemire et Denise Pelletier. Un commentaire sur le livre Jean-Paul – Fenêtres intimes d’Huguette Vachon, veuve de Jean-Paul Riopelle. Une réflexion de Michèle Kramer relevant les difficultés d’exposer en temps de pandémie. Enfin, un nouveau service d’évaluation d’œuvres d’art signé Magazin’Art. Que des découvertes savoureuses et lumineuses, intimistes et uniques à l’intérieur de votre Magazine préféré.

 

Michel Bois

 


 

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7 octobre 2020

un nouveau service d’évaluation d’œuvres d’art signé Magazin’Art…

Formes, volume et espace :

Gilles Lauzé – S’amuser c’est du sérieux

Pour Gilles Lauzé, chaque sculpture est un poème en trois dimensions. Son style est sobre, équilibré, inspirant. Il aime représenter l’harmonie dans ce monde de conflits et de violence. Que l’œuvre soit figurative ou abstraite, la recherche esthétique ainsi que le jeu des ombres et des lumières demeurent les priorités du sculpteur.

 

Au fond de son rang de campagne, situé pourtant à 10 minutes de Sainte-Agathe dans les Laurentides, l’artiste peut s’adonner à l’une de ses nombreuses passions, la photographie d’oiseaux, de plantes, de champignons et autres merveilles de la nature. Il faut dire que lui-même est un oiseau rare. Véritable dictionnaire de connaissance, il semble droit issu de l’époque de la Renaissance. Impossible d’entrer dans son atelier sans qu’il vous éduque sur l’art et qu’il parle des projets auxquels il se consacre. Sur la gauche, un treillis métallique finement mis en forme pour accueillir bientôt de la fibre de verre, à ma droite une méga sculpture tout en courbe dont l’artiste veut créer le moule très complexe. Partout où notre regard se pose, il y a des outils, des matériaux, des maquettes et des esquisses. La scie à ruban côtoie la perceuse format géant, la pierre calcaire jouxte la dolomite qui s’appuie sur des sacs de plâtre. Bienvenue dans le monde du sculpteur Gilles Lauzé, l’un des créateurs les plus connus au Québec dans cette discipline. Gilles est réputé pour son incroyable versatilité, pour la complexité des techniques qu’il maîtrise et pour son art émérite. Sommé de voyager pour gagner sa vie, il aura sillonné le Québec du sud jusqu’au Grand Nord, d’est en ouest, sans compter les provinces canadiennes et l’Europe. Il a réalisé les installations de plusieurs projets au sein des communautés autochtones de la Baie-James et du Nunavik. Il a produit des pièces uniques lors de ses nombreuses visites dans des symposiums en France et en Suisse.

 


La mère et l’enfant, granit (Ville de Vergeretto, Suisse)

 

En fait, que ce soit sur les grands chantiers de sculpture qu’il dirige au Canada ou ailleurs on ne saurait se passer de lui facilement tant il est talentueux et expérimenté avec tout type de matériaux. Membre du Conseil de la culture du Québec depuis 1969 et siégeant sur le CA depuis 2013, enseignant spécialisé au Centre céramique Bonsecours durant 14 ans, touche-à-tout dans son domaine, il vaut son pesant d’ART. C’est avec plaisir que je le rencontre pour cet entretien au bénéfice des lecteurs et lectrices de Magazin’Art. Lauzé n’est pas du genre à passer ses semaines à rédiger des demandes de subventions. Il est sempiternellement affairé sur des projets qui n’attendent que son expertise pour aboutir. Le sable, la roche, le métal, le bois, la fibre de verre, nommez le matériau, Gilles les aura travaillé. Il ne faut surtout pas oublier les monumentaux projets de glace et de neige qu’il aura réalisés tout au cours de sa carrière. Bref, malgré toutes ces années, cet homme sympathique à la crinière et à la barbe blanche a encore la forme dont bien des jeunes souhaiteraient être pourvus. À voir les pièces en ciment et les cailloux de granit qui sortent de chez lui, on se doute qu’il n’a pas à visiter le gym pour faire ses exercices.

 

 


L’artiste à l’oeuvre sur du granit (Ville de Vergeretto, Suisse)


La foi en héritage, fibre de verre (Diocèse de Mont-Laurier)

 

Aux yeux de Gilles, chaque sculpture est un poème en trois dimensions. Son style est sobre, équilibré, inspirant. Il aime représenter l’harmonie dans ce monde de conflits et de violence. Que l’oeuvre soit de type réaliste ou abstraite, la recherche esthétique ainsi que le jeu des ombres et des lumières pour mettre les volumes en relief demeure l’une des priorités du sculpteur. C’est sous la magie de ses doigts et sous la force de ses coups de maillets que Lauzé exprime des sentiments universels et partage ses émotions. À l’été 2020, Lauzé fut le chargé de projet avec Lise Corriveau du collectif des membres du Conseil de la sculpture du Québec lors de l’exposition du Lac Mégantic. Il tiendra le même rôle au symposium international de la sculpture sur granit à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick. Il expose occasionnellement à la galerie Rod de Saint-Sauveur.

Robert Lafontaine

 


 

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7 octobre 2020

Pour Gilles Lauzé, chaque sculpture est un poème en trois dimensions. Son style est sobre, équilibré, inspirant…

À découvrir :

Carole Parent – Poursuivre ses rêves

Ses toiles, qu’on peut qualifier d’abstractions atmosphériques, s’arriment toutes à une émotion intense liée aux éléments naturels fondamentaux que sont l’air, la terre, l’eau et le feu. La peintre démontre une admiration sans bornes pour la force vitale et la fougue de la nature, dans ses manifestations les plus énergiques comme l’activité volcanique, les tornades ou les tsunamis. En ressortent d’intenses créations où gestes et couleurs rugissent d’expressions sous tension. Wow !

 

Même en s’épanouissant au sein d’une carrière en droit, Carole Parent a la conviction qu’une portion de sa vie doit être consacrée à son envie de peindre. Tous les jours, en se rendant au travail, elle passe devant l’école artistique Couleur d’Art et y admire les magnifiques toiles présentées en vitrine. Ce clin d’oeil quotidien ravive sans cesse son désir de pousser éventuellement son talent le plus loin possible, se promettant de s’y inscrire un jour. Au Palais de justice, elle fait souvent un saut à la galerie qui s’y trouve, où elle achète sa toute première oeuvre, un paysage minimaliste à l’encre de Chine. Déjà, la nature vierge l’interpelle picturalement et guidera tous ses élans futurs. « Je parlais depuis longtemps de mon attirance pour les arts et de mon besoin d’explorer mes capacités dans ce domaine, sans oser vraiment m’y investir à fond. En m’offrant un chevalet comme cadeau de Noël, mon partenaire m’a ouvert la voie vers ce qui allait devenir une véritable passion. » Pour pouvoir plonger dans cet espace de création qui l’habite depuis toujours, elle s’aménage un horaire professionnel qui lui réserve du temps dédié exclusivement à son expression artistique. « Il faut se donner les moyens pour réaliser les rêves qu’on porte profondément en soi et persévérer pour y parvenir », déclare d’emblée Carole Parent avec toute la détermination qui lui a permis d’atteindre chacun de ses buts. Maintenant élève depuis plus de 10 ans de Richard Morin, artiste propriétaire du Studio Couleur d’Art, Carole Parent y apprend diverses techniques dont celle du maniement de la spatule, son outil de prédilection. Dès le départ, l’huile sera le seul médium qu’elle veut utiliser, conquise par la richesse des couleurs et les somptueux dégradés qu’elle permet de produire, en plus d’apprécier les longs séchages qui exigent un travail plus lent correspondant à son état d’esprit lorsqu’elle entre dans sa bulle. Ses toiles, qu’on peut qualifier d’abstractions atmosphériques, s’arriment toutes à une émotion intense liée aux éléments naturels fondamentaux que sont l’air, la terre, l’eau et le feu. « J’ai depuis toujours une admiration sans bornes pour la force vitale et la fougue de la nature, dans ses manifestations les plus brutes comme l’activité volcanique, les tornades ou les tsunamis. Petite, j’aimais regarder longtemps la mer qui se déchaîne, restant paisible dans son agitation. Ces thèmes se retrouvent d’ailleurs au coeur de mon travail sous différentes formes qui visent à traduire leur beauté sauvage », précise-t-elle.

 


Danse endiablée, 36 × 36 po

 

Ayant à son actif plusieurs expositions de groupe, Carole Parent vient d’entrer depuis peu dans la splendide et spacieuse galerie Richelieu de Montréal, un rêve qu’elle chérit depuis longtemps. Cet aboutissement constitue en quelque sorte la consécration de tous ses efforts pour oser devenir pleinement elle-même, à ses yeux comme à ceux des autres. Comme quoi avoir le courage de faire confiance à son essence originelle en répondant à son invitation de créer peut mener au véritable contentement !

 

 


Caliente, 30 × 40 po


Fantasmagorie, 30 × 40 po

Lisanne Le Tellier

 


 

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7 octobre 2020

Ses toiles, qu’on peut qualifier d’abstractions atmosphériques, s’arriment toutes à une émotion intense…

Art et métier d’art :

Les paysages de Guy Lemieux

L’eau est omniprésente dans les toiles et les tapisseries de l’artiste. Plans d’eau, rivières, présence du fleuve, aucun paysage ne trouve grâce à son œil contemplatif sans une composition équilibrée où les eaux calmes tissent leur chemin entre les coteaux et les montagnes, les rives et les silhouettes de maisons. On retrouve, dans les toiles récentes de Guy Lemieux, le jeu de lignes présent dans ses tissages par le traitement des arbres. Cet écho au savoir-faire du tissage définit la signature de l’artiste. Une création unique et inusitée !

 

L’artiste à l’oeuvre

Enfant Guy Lemieux allait vendre ses toiles dans le quartier Montcalm à Québec. Passionné par son art et doté d’un talent certain, il fera l’École des Beaux-Arts de Québec dont il sortira diplômé en 1969 grâce à l’intervention de Jean Paul Lemieux qui interviendra auprès de son père pour lui signifier que son fils avait choisi sa voie et la bonne. L’artiste optera très tôt pour une double pratique artistique. Dès sa sortie des Beaux-Arts, il adopte une pratique en arts visuels comme peintre figuratif et en métiers d’art comme lissier, alternant les fils de sa trame avec les spatules et les pinceaux. Unique, cette approche artistique viendra constamment influencer ses deux pratiques qui deviendront complémentaires tant dans le propos et l’inspiration de l’artiste que dans le rendu des oeuvres et le rythme d’exécution. L’artiste en métiers d’art d’expression travaille sur un métier dit de haute lisse. Les artisans maîtres de ce savoir-faire sont rares au Québec. Il fait partie du seul groupe de finissants ayant reçu une spécialité en haute lisse et obtiendra une bourse en tapisserie en 1969 qui lui permettra d’exposer au premier Salon des métiers d’art de Montréal. La réalisation de ses oeuvres uniques, dont l’exécution manuelle demande que l’on y accorde beaucoup de temps, sera toujours effectuée en alternance avec celle de ses toiles. Guy Lemieux travaille de mémoire, sans photographie, inspiré par les paysages du Québec et porté par les émotions qu’ils lui procurent. Lorsqu’il entame un projet de tissage, il réalise d’abord le carton de sa tapisserie à l’aide de croquis qu’il agrandit et met à l’échelle du projet. Il choisit ensuite ses couleurs et peint son carton comme si c’était un tableau. Il prépare alors son métier et monte sa chaîne avant de commencer à tisser les motifs du carton qui lui servent de guide. Quelle que soit la technique, le lissier oeuvre sur le revers de la tapisserie et ne voit donc pas le motif dans son ensemble. Pour contrôler la qualité de son travail, il s’aide d’un miroir.

 

 

 

 

 

Longtemps impliqué à titre d’enseignant et de gestionnaire au sein d’organismes culturels en arts visuels et en métiers d’art, l’artiste est aujourd’hui installé à la campagne pour lui permettre de retrouver une liberté d’expression à l’écart des courants. Il s’imprègne de l’atmosphère des lieux, et replonge dans sa banque d’images mémorielles, source d’inspiration à l’infini. En discutant avec lui, on sent une sensibilité fébrile lorsque qu’il évoque l’importance des paysages naturels québécois. Son regard dégage un calme profond que l’on retrouve autant dans ses toiles que dans ses oeuvres tissées. L’artiste précise : « ma démarche artistique se caractérise par l’impulsion d’exprimer dans mon imaginaire la singularité de lieux visités hors des sentiers battus. Tout en me laissant rêver, mon travail se construit par des jeux de hachures ou coups de pinceaux et de spatules qui se juxtaposent ou se superposent sur la toile ou sur le carton de tapisserie pour le plaisir du regardeur. » Au fil des ans, entre ses pelotes de laine et ses pots d’acrylique, tout en étant constamment actif comme enseignant et comme spécialiste, Guy Lemieux participe à près d’une cinquantaine d’expositions solos et collectives. Ses oeuvres tissées et peintes se retrouvent au sein de nombreuses collections privées et publiques. Il réalise également des oeuvres dans le cadre du Programme d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments (1 %) qui se trouvent au sein de grandes entreprises québécoises.

 

Marie-France Bégis

Pour voir les oeuvres de Guy Lemieux :

De lisière en lisière jusqu’au 17 octobre

au Vivoir de Saint-Jean-Port-Joli : levivoir.com

Sur rendez-vous : guy-lemieux.ca

 


 

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7 octobre 2020

L’eau est omniprésente dans les toiles et les tapisseries de l’artiste. Plans d’eau, rivières, présence du fleuve…

Sur la cimaise :

Madeleine Lemire – La grande dame de la couleur

Fidèle à la peinture à l’huile, elle introduit les bâtons à l’huile pour souligner un trait ou marquer un endroit. Malgré l’apparence d’un geste spontané qui définit sa signature, l’artiste insiste sur l’importance du dessin et l’équilibre avec la liberté de la gestuelle. Depuis une dizaine d’années, l’artiste s’éloigne de la représentation d’éléments figuratifs. Son geste tend vers l’abstraction. Les sujets, comme le thème floral, demeurent l’inspiration derrière les grands coups de pinceaux. Pur ravissement ! Redécouverte de cette grande peintre !

 

Quel plaisir de pouvoir discuter avec cette grande artiste de près de 50 ans de carrière dont les immenses fleurs colorées ont illuminé les murs de tant de maisonnées canadiennes. Madeleine Lemire est née à Oka près de Montréal dans une famille où la fibre artistique était présente et encouragée. Crayons et carnets en main dès l’âge de dix ans, elle suivra des cours de peinture tous les samedis à partir de 12 ans. Elle eut notamment comme professeur le sculpteur Jean-Pierre Boivin, également professeur à l’École des Beaux-Arts de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal. Après l’obtention d’un baccalauréat en pédagogie de l’Université de Sherbrooke, et après quelques années d’enseignement, elle revient à sa passion première et étudiera en arts à l’École du Louvre à Paris, à l’École des Beaux-Arts de Montréal, à l’Académie des Arts (où elle a aussi enseigné) et au Centre des arts Saïdye Bronfman à Montréal. Les souvenirs les plus lointains de Madeleine Lemire semblent plein de soleil et de taches de couleurs à l’image de sa palette. Elle se souvient clairement par exemple, de l’atelier du cousin de son père, le peintre Rodolphe Duguay, que celui-ci avait reconstitué à Nicolet, identique à son atelier parisien, et qu’elle visitait lorsqu’elle avait cinq ou six ans. De fortes impressions se sont gravées en elle et l’habitent encore aujourd’hui.

Elle vit et travaille à présent dans les Cantons de l’Est où elle partage son temps entre son atelier au Centre d’Art de Richmond et un pays où elle retrouve chaleur et lumière pendant nos longs mois d’hiver. Après des années passées en Provence dans le sud de la France puis au Guatemala, elle pose ses valises depuis maintenant sept ans au Mexique où elle continue à peindre et à s’imprégner de lumière. Grande voyageuse de toutes les époques de sa vie, elle a trouvé à Oaxaca à 1 500 mètres d’altitude, une ville aux mille et une couleurs, une ville de culture, une ville où les ateliers pour artistes sont partout. Un séjour annuel incontournable pour cette artiste ouverte à la lumière et à tous les horizons. De ses voyages, Madeleine Lemire retient que « peu importe la destination, le voyage amène toujours le nomade, l’artiste, dans un monde de découvertes. Se lancer des défis, voir défiler de nouvelles images, s’approprier formes, couleurs, odeurs, émotions et surtout, poursuivre cette aventure physique jusqu’au plus profond de son âme. »

 


Série Maya 16, Ozomatli, huile sur toile, 36 × 48 po


…to the end of love, huile sur toile, 40 × 40 po

 

L’éclatement des couleurs et des sujets chez Madeleine Lemire viendra avec un coup de foudre amoureux. Exactement comme dans un scénario de film. Ses toiles des années 70, peintes sur le motif dans Charlevoix, seront toutes réalisées dans une palette de couleurs terre. Une rencontre au tournant des années 70 fera de sa vie et de sa peinture, le véritable feu d’artifice qu’on lui connaît aujourd’hui. Progressivement mais rapidement, elle a introduit des couleurs fortes et des sujets en plan rapproché. De cette naissance viendra ses gigantesques fleurs. De ses séjours dans le sud de la France on lui connait entre autres des paysages provençaux aux villages perchés aux couleurs éclatantes. De ses séjours au Guatemala et au Mexique, on lui doit ses superbes clins d’oeil aux éléments architecturaux uniques toujours traités avec sa palette forte. Elle dira de sa peinture « que toutes les couleurs sont uniques et que chacune a sa place dans ses toiles ». Ces ciels aux couleurs improbables offrant tantôt un rouge vif, un orange vibrant, un jaune citron ou un violet, sont toujours en équilibre avec le reste de la toile car aucun coup de pinceau n’est gratuit sous la main de Madeleine Lemire. L’artiste a déjà en tête ses couleurs avant d’entamer sa toile. Deux couleurs. Une troisième, tout au plus et quelques accents. Au final un équilibre parfait. Aujourd’hui, elle se donne un défi et introduit une nouvelle couleur. Le rose.

 


Les improbables, dessin à l’huile sur toile, 24 × 30 po

 

 

Marie-France Bégis

 

Pour voir le travail de Madeleine Lemire

sur rendez-vous à son atelier : madeleinelemire.com

Exposition Sables à la galerie Couleurs en Principale

du 4 au 12 octobre 2020

Finissage : le 12 octobre 2020.

En galerie :

Galerie Michel-Ange (Montréal), Galerie Iris (Baie-Saint-Paul),

Galerie Perreault (Québec), Galerie Perkins (Danville),

Liss Gallery (Toronto), Stephen Lowe Art Gallery (Calgary),

Galerie Noel Cayetano (Oaxaca et San Miguel de Allende, Mexique).

 


 

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7 octobre 2020

Fidèle à la peinture à l’huile, elle introduit les bâtons à l’huile pour souligner un trait ou marquer un endroit…

Grande rencontre :

Denise Pelletier – Pétrir la lumière

Que le ciel soit rose ou violet et que l’eau aie le droit d’être verte, Denise Pelletier demeure toujours dans l’urgence de capter ce qui se présente à elle. Or, son plus gros défi est de savoir quand s’arrêter. Elle sait dessiner et l’artiste pourrait peaufiner jusqu’à perdre la fraîcheur de la spontanéité. À lire absolument !

 

« Au matin, l’un de nous manquant de noir, se servit de bleu : l’impressionnisme était né. »
– Auguste Renoir

Le coeur d’une vision pure

Pour la peintre Denise Pelletier, saisir l’essentiel est d’une facilité déconcertante, il suffit de laisser parler son coeur qui caracole ! Du bleu pour le ciel. Du vert pour la nature. Et du jaune ou du rouge pour les fruits… Je blague. Non. Jamais. Denise Pelletier ne s’en tient pas à l’apparence première des choses. Son pinceau saisit les couleurs de l’intuition au gré des subtilités lumineuses tout au long du jour. Devant moi sur le mur, des toiles en « habit de lumière » nées d’un remarquable savoir-faire exempt de finasseries. L’artiste donne à voir généreusement. Elle croit à l’évidence des choses fugitives. Mieux, elle sait plisser les yeux sur une plage de lumière ensoleillée pour en extirper les sucs les plus rares et les plus fins. Naîtra alors des oeuvres vibrantes chargées d’une présence, d’un effluve, d’une atmosphère ou d’un sentiment que jamais vous n’oublierez.

 


Vignes, automne, Provence, acrylique, 16 × 22 po


Edimbourg, acrylique, 20 × 24 po

 

Une femme qui ose

Originaire du Bas-Saint-Laurent, Denise Pelletier a complété ses études collégiales en graphisme et en photographie à Rivière-du-Loup. Au début des années 80, elle s’installe en Outaouais où elle occupe des postes de graphiste et d’étalagiste. En 1988, elle obtient un baccalauréat avec une spécialisation en histoire de l’art à l’Université d’Ottawa. À titre d’enseignante en arts visuels durant 30 ans, la plus belle idée de Denise Pelletier aura été de préserver des moments privilégiés et prolongés à l’étranger pour se ressourcer et peindre en toute liberté. Denise Pelletier a peaufiné sa technique à l’École d’Art d’Ottawa. L’École des Beaux-Arts d’Avignon en France, des stages d’immersion à Londres, la sensuelle Italie, la verte Irlande, l’Écosse et la luminosité de la Provence invitant à s’unir à la nature auront nourris la teneur exquise de sa démarche. Elle a également participé à plusieurs ateliers tenus en Normandie, en Provence et en Toscane. En 2004, elle s’accordait quelques mois de travail, à Cassis, petite commune proche de Marseille, au sud de la France ainsi qu’à l’automne 2008, alors qu’elle se trouvait en Corse et en Italie. À l’automne 2012, elle a su mettre sur sa palette les couleurs de l’Irlande et du Maroc. Suivront de nouveau, la Provence et la Croatie où elle animera un atelier de peinture sur l’île de Korcula. Autre étape préparatoire d’un retour en Corse prévu à l’automne 2016. Pas vraiment de la tradition québécoise et pas plus d’une école européenne, voici une démarche unique qui la caractérise auprès des collectionneurs. « Manet fait douze coups de pinceau et vous avez des oignons et des échalotes. Tout est là dans une économie de moyens », indique la peintre. Denise Pelletier adore planter son chevalet en pleine nature. Elle agit selon des coups de coeur. Cela l’aidant à respirer, selon ses mots. Le vent, la chaleur, la pluie, les nuages et l’heure du jour influent sur les croquis spontanés qu’elle retravaillera en atelier. « Je ne suis pas une puriste des couleurs. Que le ciel soit rose ou violet et que l’eau aie le droit d’être verte, je demeure toujours dans l’urgence de capter ce qui se présente à moi. Or mon plus gros défi est de savoir quand s’arrêter. Je sais dessiner et je pourrais peaufiner jusqu’à perdre la fraîcheur de la spontanéité. C’est pour ça que je travaille avec de gros pinceaux. Justement pour ne pas tomber dans l’illustration convenue. Parfois, des sujets appellent la spatule, le couteau. Cézanne parlait d’une architecture de l’objet. Même dans une nature morte. Cela veut dire qu’il y a toujours une base à installer avec des traits. Et c’est seulement lorsque cette base est assurée que l’on perçoit une petite porte pour y entrer doucement et créer tout un univers. Soit en laissant transparaître la toile à certains endroits. Ou encore, d’intervenir à gros traits bruts, drus, dans l’urgence d’exprimer. Peindre, ce n’est pas faire dans la photocopie méticuleuse et anonyme. Au contraire, les toiles que j’aime le plus sont celles où la présence du peintre se fait bien sentir. »

L’oeuvre de Denise Pelletier inspire une sorte de méditation lyrique. Qu’il fait bon de rencontrer une telle artiste nourrie par les quatre éléments de la nature ! Un jour son oeuvre perpétuera le souvenir d’un temps où l’humain avait une place au soleil. Mais en ce qui me concerne, elle occupe déjà une place exceptionnelle en matière d’arts visuels. Une visite à l’atelier s’impose pour ceux qui savent ! Expérience unique de l’art avec une artiste charismatique garantie.

 


Chez les Philpa, acrylic, 12 × 12 in

 

Michel Bois

 

Denise Pelletier est représentée

par la Galerie Imbert,

7 rue Jacques de la Roque,

13100, Aix en Provence.

+33 972 58 37 30

info@galerieimbert.com

denise@dpelletier.ca

819 778-0590 ou 819 918-8664

 


 

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7 octobre 2020

Que le ciel soit rose ou violet et que l’eau aie le droit d’être verte, Denise Pelletier demeure…

Magazine du confinement :

Été 2020

 

Parlons du magazine du confinement. Celui de l’été avec en couverture une image de Cosentino expressive : une terrasse désertée avec des coupes de vin laissées sur la table. Carlo Cosentino, Clément Lemieux, Jean-Jacques Hudon et tellement plus à découvrir. Sur le chemin des découvertes en art de votre été, merci de porter un cache visage en guise de solidarité pour un avenir meilleur et responsable. De votre côté comme chez les galeristes et les artistes.

 

 

Michel Bois

 


 

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3 juillet 2020

Parlons du magazine du confinement. Celui de l’été…

Éditorial :

L’art visuel et l’après confinement

 

L’obligation de rester chez soi a très lourdement touché le milieu de la création et des galeries d’art au moment où tout le monde a besoin de réconfort, d’images libératrices et d’éblouissement. Médicalement, l’art ne peut rien contre le coronavirus. Toutefois, l’humanité à travers les siècles, nous a montré que l’art fut un baume voire un pansement pour calmer les angoisses des âmes tourmentées. Mais, quoi qu’il en soit, serrons-nous les coudes et activons nos talents pour propulser l’art visuel au-delà de ce marasme universel. Or, de plus en plus de galeristes pensent que les collectionneurs viendront à l’art grâce au « boulevard numérique ». Foutaise illusoire… Certes, les clients de ces galeries seront « avisés » par cette technologie froide et pragmatique. Mais jamais les images sur l’écran ne sauront transmettre l’indicible émotion vécue en présence sensuelle de l’oeuvre. Ni ne feront ressentir la trame émotive de l’atmosphère ambiante d’un vernissage en compagnie de l’artiste. Et encore moins par la réductrice description concoctée, ou pire, un gazouillis de 140 caractères au maximum. Dès lors, aucune certitude.

La survie des galeries est compromise par cette crise sanitaire certes, mais les faits d’avant-pandémie demeurent : les impitoyables et souvent trop exorbitants coûts du loyer sans vente aucune. Vous trouvez cela normal de payer un 6 000 $ par mois pour avoir pignon sur rue ? Pas moi. En ce lundi du 4 mai, les galeries d’art de Québec sont à nouveau sur l’échiquier. Charlevoix et les autres régions tout autant. Au moment d’écrire ces lignes, j’ignore l’état de la situation à Montréal, Toronto, Calgary, Vancouver. Mais probablement tout aussi peu reluisante. Sur ce, je souhaite le meilleur à tous dans les plus brefs délais. Car artistes, galeristes et collectionneurs confondus, ne peuvent exister les uns sans les autres. Ici, permettez-moi d’exercer le souhait de découvrir sur ma route, l’émergence de talents nouveaux empreints d’humanité. Un peu comme au sortir de la première guerre mondiale. Moment clé où est né le Surréalisme. De fait, exaspérés par le réalisme des scènes des malades, des mourants et des ruines, les artistes se sont mis à rêver de faire voir autrement le monde. Histoire de voyager émotivement et intellectuellement dans un univers moins bancal. Voilà comment l’art a retrouvé sa vraie et légitime destinée. Qu’en sera-t-il après la quarantaine ? Qu’aimeriez-vous voir ? Une pandémie inédite de chefs-d’oeuvre résultant d’une vision personnelle donnant à voir l’âme ? Il est clair que votre Magazin’Art sera au rendez-vous pour vous dire. Papier glacé. Textes sensibles et fouillés. Témoins de l’art vivant, depuis plus de trente-deux ans. Et avec plus de 700 points de chute à travers le Canada et les États-Unis.

Merci de commenter. Nous publierons.

 

 

Michel Bois

 


 

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3 juillet 2020

L’obligation de rester chez soi a très lourdement touché le milieu de la création…

Grande rencontre :

Carlo Cosentino – L’air du temps

 

Pour saisir l’ambiance d’une ville, le pouls de la cité, l’artiste doit percevoir de multiples subtilités : la coloration de la lumière, le chatoiement des teintes, la délicatesse de la lumière secondaire. Sans compter l’agitation de la ville ! Carlo Cosentino est à l’affût de ces fresques quotidiennes depuis 40 ans. Peintre et sculpteur autodidacte, il fait de la luminosité le point distinctif de son oeuvre. Son tracé précis met en scène des tableaux réalistes, presque photographiques en termes de point de vue, le tout nappé d’une luminosité déclinée en maintes atmosphères. La table est mise ! Inspiré principalement par les saisons, Carlo Cosentino recherche l’émerveillement dans le banal. Ainsi une ruelle, une chaise ou le passage d’un autobus scolaire trouvent sous son pinceau un éclat découpé dans la réalité, sublimé par la lumière. En choisissant un angle inédit, l’image nous raconte une histoire et c’est là l’intérêt principal de l’artiste : « L’observateur doit pouvoir entrer dans la scène », une chose entièrement réalisable avec ces scènes si familières de la métropole.

 

 

L’année 2019 l’a vu se concentrer sur les villes, mais les défis se suivent et ne se ressemblent pas. « J’ai travaillé sur les réflexions, sur la présence de l’eau et son côté diffus l’année d’avant. » Passionné et proactif, il nourrit sa passion en travaillant sans relâche, à la recherche de scènes au potentiel narratif. Notre hiver québécois, qui semble parfois éternel, ne suffit pas à le garder à l’intérieur. C’est ainsi qu’on peut le retrouver assis sur un banc de parc, dans un boisé ou à capter le jeu des patineurs derrière chez lui.

 


Huile sur toile de coton


Rue Sherbrooke coin St-Denis, Montréal, huile sur toile de coton, 30 × 40 po

 

à capter le jeu des patineurs derrière chez lui. Né à Montréal en 1958, deuxième garçon d’une fratrie de cinq, son père aura sur lui une influence artistique. Son père ayant fait les Beaux-Arts, le jeune Cosentino se rappelle de la fascination à regarder le travail de celui-ci. Subjugué, fasciné, il pressent déjà son avenir dans les arts. L’illustration et le travail en agence de publicité seront son entrée dans le milieu. Fortement appuyée sur la qualité de son dessin, qu’il pratique quotidiennement, sa carrière monte en flèche et c’est dans un tourbillon de commandes qu’il oeuvrera pendant plusieurs années. Produire des planches pour des publicités destinées à la télévision d’abord, puis il hérite d’une prestigieuse assignation pour Imperial Tobacco, à cette époque un commanditaire important. Il doit rendre des scènes sportives dans plusieurs techniques variées, ce qui lui fournit l’opportunité d’acquérir une grande versatilité. Il produit des portraits pour plusieurs célébrités dont Gilles Villeneuve et son fils Jacques. Puis, la pression populaire sur la cigarette et les sports font que la compagnie redirige sa stratégie. C’est à ce moment que Carlo Cosentino commence à effectuer son virage vers l’art. La forte pression du monde de la publicité, la transition du domaine vers l’ordinateur dans les années 90 sont des facteurs qui nourrissent sa décision. Il présentera sa première exposition, des oeuvres destinées à Imperial Tobacco qui n’avaient jamais servies. « Même lorsque j’étais en agence et que je marchais dans le Vieux-Montréal je regardais ce qui se faisait dans les galeries. J’ai toujours cru en la permanence de la peinture. » Avec ses économies de publicités, il se lance avec conviction à la recherche de galeries prêtes à le représenter. Fort de ses expériences du monde commercial, il sait naviguer l’organisation d’évènements pour lancer sa carrière : vin, pianiste, publicité dans La Presse, son assurance attire l’attention d’une clientèle d’affaires. Il remplace brièvement un enseignant en illustration au Collège Dawson, une expérience un peu chaotique mais qui lui donnera le goût d’enseigner la peinture, une activité qui subsiste encore aujourd’hui. « Enseigner permet de prendre le pouls et de rester en contact. »

 


Huile sur toile de coton


Saveurs d’Italie, huile sur toile de coton, 30 × 24 po

 

 

Isabelle Gauthier

 


 

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3 juillet 2020

Pour saisir l’ambiance d’une ville, le pouls de la cité, l’artiste…

Réalisme contemporain :

Jean-Jacques Hudon – À la recherche d’émotions perpétuelles

 

Le québécois Jean-Jacques Hudon prolonge les racines précolombiennes très colorées et empreintes d’éléments symboliques: fleurs, crâne, bijoux. Résident du Mexique, aucune hésitation à placer la beauté de la femme au même titre que la mort chez Hudon. Parlons ici d’œuvres hors du commun et du connu chez les Québécois et les Canadiens. Un must !

« J’ai tant d’amour au fond de moi, tant d’amour qui ne demande qu’à s’exprimer. Venez boire à la source si vous en trouvez le chemin. » – Marcel Jouhandeau

 


Madame Claire Guarniere, propriétaire de la Galerie Dante à Puerto Vallarta
et Jean-Jacques Hudon, artiste représenté en permanence.

 

La première chose qui vient à l’esprit lors de l’entrevue avec le peintre Jean-Jacques Hudon, c’est l’idée que ses mains et ses gestes viennent ponctuer ses propos comme s’il voulait orchestrer toutes ses idées à la manière d’un tableau dans l’espace. Manifestement, l’homme en est un d’énergie constante. Celle dont la création se renouvelle à travers la recherche des techniques, des textures et des matériaux. Très sensible aux stimulations provoquées par la couleur, il rentre d’un séjour hivernal à son atelier de Puerto Vallarta au Mexique. Va sans dire que ses tableaux portent ces radiances lumineuses synonymes de vie, de spontanéités heureuses et de bonheurs à partager.

 


La vida es bella!, acrylique sur plexiglass recto/verso, 30 × 30 po


Des oiseaux dans la tête, acrylique sur toile, 40 × 36 po

 

Galerie Off OEuvres d’art contemporain aux techniques et aux styles variés de qualité, Jean-Jacques Hudon est à la tête de ce lieu unique de diffusion à Québec. Il s’agit de la synergie heureuse et complice d’artistes regroupés afin de pouvoir diffuser la création sur la place publique du Vieux-Québec. Soulignons aussi le travail de Jean-Jacques Hudon membre de la Société artistique de Charlesbourg ainsi que de la Société artistique et culturelle de Québec dans laquelle il occupera différents postes tels la présidence et la direction des expositions. Membre signataire de l’Institut des Arts Figuratifs (IAF), il expose sa création depuis le début des années 1980.

 


Femme à la cravate rouge, acrylique sur plexiglass recto/verso, 30 × 30 po

 

L’artiste est représenté

par la Galerie Off

113, rue Saint-Paul à Québec

offgalerie.com

offgalerie@gmail.com

Tél. : 418 569-3316

 

Et par la Galerie Dante

Basilio Badillo 269, Zona Romántica

Emiliano Zapata, 48380

Puerto Vallarta, Jal., Mexique

galleriadante.com

 

Michel Bois

 


 

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3 juillet 2020

Le québécois Jean-Jacques Hudon prolonge les racines…

À découvrir :

Isabelle Langevin – Interprétation libre

 

Confiante en son processus intuitif, Langevin n’a plus besoin de tout prévoir, parlons de tracer seulement quelques lignes pour savoir où elle s’en va. C’est l’harmonie du tableau qui oriente ses choix durant la création. Ses mouvements n’empruntent aucun chemin fait à l’avance, cela en pleine liberté.

 


Le chat gris, acrylique sur papier marouflé sur toile, 30 × 15 po

Issue d’une famille où l’art s’épanouit partout autour d’elle, avec une mère peintre et un père sculpteur, Isabelle Langevin porte très tôt en elle un amour intense du dessin. Elle passe des heures à regarder les livres de la bibliothèque de ses parents sur plusieurs grands maîtres et développe un incroyable sens de l’observation. À mesure qu’elle grandit, elle s’amuse à reproduire de nombreux sujets et affermit ainsi son trait de crayon. Habitée d’une recherche de beauté perpétuelle, il va de soi qu’elle se tourne professionnellement vers un domaine lié aux arts. Elle se dirige d’abord vers le design graphique en étudiant au Cégep Ahuntsic. Après avoir travaillé plus de trente ans dans l’illustration à faire plaisir aux clients, Isabelle Langevin ressent un impérieux besoin de liberté. Bien qu’avoir illustré des albums jeunesse lui fait développer une belle maîtrise du dessin, l’artiste n’arrive pas à exprimer ce qu’elle veut dans ce formatage commercial basé sur des commandes. Même si elle écrit aussi quelques livres pour enfants, qu’elle illustre bien évidemment, elle ressent qu’elle commence à perdre son feu intérieur quand elle décide d’explorer autre chose. En 2012, Langevin se rend en Europe et la visite du musée Horta, un édifice Art nouveau situé en région bruxelloise, lui donne un coup de coeur immédiat ! « Tout y était absolument magnifique ! Des poignées de porte aux rampes d’escalier jusqu’aux mosaïques au sol, le bâtiment entier traduit ce courant basé sur l’esthétique des lignes courbes. Au musée de l’Orangerie, avec les oeuvres impressionnistes de Monet et les nabis de Bonnard, ça a été une sorte de révélation et j’en suis revenue très marquée. J’ai adoré ce côté organique et très sensuel de l’Art nouveau, » se souvient-elle. Commence alors une première période d’expérimentation avec la peinture à l’huile, dont le procédé de mélange des couleurs exerce sur elle un attrait presque magique. Mais les contraintes du long séchage et de l’odeur des pâtes dans son environnement privé la conduisent bientôt vers l’acrylique. Le résultat n’est pas assez satisfaisant au début, ce médium durcissant les traits de ses personnages en leur donnant une apparence trop lisse et trop figée. En quête d’une solution, c’est en regardant un tableau de sa mère installé chez elle qu’elle a l’idée de faire comme elle et d’utiliser plutôt du papier comme support, dont la porosité se prête mieux à réaliser son style vaporeux au fini mat.

 

 


Un jour trop long, acrylique sur papier marouflé sur toile, 36 × 36 po


La dame au chat blanc, acrylique sur papier marouflé sur toile, 30 × 24 po

 

On peut voir les oeuvres d’Isabelle Langevin

en visitant son site internet :

isabellelangevinpeintre.com

 

Lisanne Le Tellier

 


 

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3 juillet 2020

Confiante en son processus intuitif, Langevin n’a plus besoin…