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Sur le radar

Dans le but de faire connaître la création et l’émergence en dehors des grands centres, la rubrique Sur le radar du numéro du printemps est allée à nouveau à la rencontre des artistes de la Montérégie, véritable pépinière de talents. Or, pour notre plaisir, l’art de la photographie y trouve un espace fort particulier. Sur ce, votre Magazin’Art de l’été partira à la découverte des artistes du Saguenay et du Lac-St-Jean. Vous êtes de ces régions et aimeriez y participer : Odette Moreau, 1 800 641-9552


Marie-Claude Lemire

La Porte, technique mixte, 80 x 24 po (détail)

La Porte, technique mixte, 80 x 24 po (détail)

Parmi les artistes les meilleurs, notons ceux cherchant à se renouveler par l’exploration des techniques. Après 25 ans en tant que graphiste, Marie-Claude Lemire poursuit ses recherches en arts visuels à travers la plasticité de divers techniques. Que cela relève de la deuxième ou la troisième dimension. « J’utilise souvent comme amorce à l’exploration des fragments de matière abandonnés pour leurs couleurs et leurs textures. Ces détritus portant la trace du temps, me parlent et me touchent. Je me livre alors à leur sublimation. Les débris d’une grève représentent la résilience, un bout de plastique a l’odeur de mon enfance, une loque souillée traine dans la rue et c’est toute ma vulnérabilité mise à nu. Je transpose. Je collectionne. Je place, déplace et replace. Coupe. Jette. Déchire. Taille et égratigne », explique l’artiste avec aplomb et vérité personnelle. Souvent tracés à la ligne et mal définis ou incomplets, les personnages de l’artiste naviguent entre l’abstrait et le figuratif, instables et empreints de l’inconfort d’une grande charge émotionnelle. Ces toiles parlent du vide de l’expérience humaine dont le matériel ne peut combler ni répondre. Expression brute. Sans fard aucun. D’une poésie singulière, sans repentirs. J’adore !

MB

mc.lemire@live.ca


Tania Lebedeff

Inviter la danse, huile et fusain sur toile, 72 x 30 po

Inviter la danse, huile et fusain sur toile, 72 x 30 po

« Abstraits, figuratifs ou les deux à la fois. Colorés, monochromes, grands, très grands ou petits : les tableaux naissent de l’imaginaire où la source est intarissable depuis une cinquantaine d’années » selon les mots de l’artiste.

Sur toile, sur panneaux, sur papier, l’artiste son expression à travers les possibles inouïs de l’huile, de l’acrylique, mais autant l’encaustique, un médium à la richesse des hasards si heureux, aux fusains et parfois aux craies pastels et les collages. La principale qualité de l’artiste est d’amener le spectateur en état d’apesanteur. Mouvements, rythmes et formes évoquent plus qu’ils ne montrent. Encore une fois, voici une création redevable de multiples explorations heureuse. Poétique et artistique à souhait. Loin de la réalité convenue. Pour le plaisir de l’imaginable.

MB

www.tanialebedeff.com

tanialebedeff@hotmail.com

514 834-6543


Sylvie Brunet

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver (Village de Howick), Huile sur toile, 24 X 30 pouces

Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver (Village de Howick), Huile sur toile, 24 X 30 pouces

Le tableau choisi par l’artiste fait partie d’un projet pour lequel elle a reçu une bourse régionale du Conseil des Arts et des lettres du Québec. Pour ce faire, chacune des toiles se devait de représenter une maison bien ancrée dans l’histoire des treize villages de la MRC du Haut-Saint-Laurent. Ajoutons que le titre des œuvres devait faire référence à une chanson ou à un conte québécois. D’où « Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver » soit la poésie chantée par Gilles Vigneault pour célébrer le village de Howick.

Heureux, amusants, truculents. Tels sont les mots venant à l’esprit et qui nous font fendre le sourire d’une oreille à l’autre. « Je m’amuse à mélanger mon imaginaire à la réalité de scènes extérieures dans un style figuratif un tantinet naïf. Mes huiles sur toile sont le résultat d’une recherche personnelle conjuguée à un contact prolongé auprès d’enfants dans le milieu des garderies. Voilà pourquoi tant de sourires sont suscités par ces scènes d’enfants évoluant dans des paysages typiquement Québécois », nous dit la peintre. En clair des œuvres heureuses. Et qui font du bien tout au long des saisons au quotidien. Coup de cœur tout chaud.

MB

sylviebrunet.com

(450) 264-9091


Suzane O’Neil

Pendant la nuit, macrophotographie giclée sur papier Hahnemühle William Turner, vernie et marouflée sur merisier russe, 16,5 x 25 po, 2018

Pendant la nuit, macrophotographie giclée sur papier Hahnemühle William Turner, vernie et marouflée sur merisier russe, 16,5 x 25 po, 2018

Textures – mouvements – émotions. Mortier de structure – encre de chine – macrophotographie. Chercher – explorer – se dépasser. Telles sont les pensées récurrentes dont les effets s’apparentent à un leitmotiv permettant à l’artiste de faire reculer ses frontières. Issue du milieu théâtral, Suzane O’Neil évolue dans le monde des arts depuis près de 35 ans. En 1995, la photographie se révèle le moteur de sa création en arts visuels. Sa matière première: collages, montage vidéo, installations, transferts d’images. « En parallèle, j’expérimente les encres sur papier photo. J’y ajoute des textures et j’explore cette matière première en macrophotographie. L’expérimentation stimule ma créativité », nous confie, l’artiste multidisciplinaire. Soulignons que vous pourrez en contact avec ce travail en profondeur du 4 avril au 1er  juin 2019 à l’église et au presbytère du Domaine Trinity à Iberville où elle présentera son exposition sous le titre «Histoires à regarder ». On notera à l’agenda la visite privilégiée de son atelier dans le cadre de la « Route des arts et saveurs du Richelieu » les 15-16 et 22-23-24 juin 2019. Un must culturel !

MB

www.zoneill.com

suz@zoneill.com

Facebook: @suzoneill1ere

(450) 714-4240


Gabriel Lalonde

Le temps qui passe, médiums et supports multiples, 28 X 21 cm, 2018

Le temps qui passe, médiums et supports multiples, 28 X 21 cm, 2018

Poète, auteur, peintre et sculpteur. Voici un artiste dont les œuvres interpellent et voyagent ici comme en Europe avec un succès mérité. Parlons d’un diamant brut ignoré par les médias au contenu convenu! Lisez par vous – mêmes. « Je transgresse les limites de la matérialité, la transforme en expression plastique. Je recherche le signe sans le signifier. Je déconstruis, j’exploite des débris par la déchirure, l’altération, l’usure. Par le faire et le défaire, j’en détourne la nature première. Des traces d’écrits se retrouvent partout dans mes œuvres. »

« À travers mes signes, mes graphies, mes écritures réelles ou inventées, une chorégraphie de la gestuelle émerge. La sémantique mue jusqu’à l’asémantique, se détache de son sens codifié, en brise des conventions. Le signifié est isolé, n’en reste que le mouvement. Mon geste libère la matière de sa composante première, la rend différemment. J’invente une écriture visuelle aux limites de la trace et de la ligne. Ne reste que le souffle dévoilé sous forme d’images. » Quoi dire de plus ? Un diamant brut.

MB

Gabriellalonde.blogspot.com

Galerie l’Harmattan, Baie-Saint-Paul, Charlevoix, Qc / 806, rue de Saint Jovite, Mont-Tremblant, QC

Galerie d’art Béliveau, Mont St-Sauveur, 314, rue Principale, Saint-Sauveur, QC


Francine Vernac

Faisceau mémoire, techniques mixtes sur papier (collagraphie, collages, encre, acrylique). Livre d’artiste, 48,5 x 75 cm, 2015/2017

Faisceau mémoire, techniques mixtes sur papier (collagraphie, collages, encre, acrylique). Livre d’artiste, 48,5 x 75 cm, 2015/2017

« L’âme des choses, des êtres, est ce qui m’importe. »

Comédienne professionnelle, auteure et artiste en arts visuels d puis près de trente ans, Francine Vernac expose son travail (installations, peintures, gravures, calligraphies, dessins, livres d’artistes) au Québec comme à l’étranger. Elle a fondé et dirigé durant plus de vingt ans Le Loup de Gouttière, maison d’édition et atelier-galerie de Québec. Son travail s’appuie sur l’Humain et ses quêtes de sens à travers ses cycles multiples. « Je fouille ses traces, des plus lointaines aux plus proches, pour en comprendre, en saisir les territoires intérieurs, parfois beaux, harmonieux, parfois atrophiés, brisés, lacérés. Je scrute ses écritures, ses codes, lettres et chiffres. Je m’exerce à percevoir, sentir, décoder ce qui se cache, se tait, se dissimule sous l’écorce des peaux, entre les fibres des papiers. Je souhaite créer des liens, ériger des ponts entre la terre et l’homme, entre le rêve et le réel, entre hier, maintenant et demain », nous dit madame Vernac. Exploratrice des matières et des gestes, par une approche relevant des songes éveillés, tout s’organise dans ses œuvres en fines filigranes, davantage du désir de l’évocation que de la représentation. Une création au sens pluriel d’une femme aux talents multiples !

MB

francinevernac@gmail.com

www.francinevernac.blogspot.com

www.facebook.com/francine.vernac


Patrick Denée

L’arrière-plan – Tulipes. (Série : Étude botanique), photo numérique, impression jet d’encre, papier Ilford Galerie Prestige Smooth Pearl (310gsm), montée sur un passe-partout sans acide, 50 x 70 cm, tirage limité à trois copies.

L’arrière-plan – Tulipes. (Série : Étude botanique), photo numérique, impression jet d’encre, papier Ilford Galerie Prestige Smooth Pearl (310gsm), montée sur un passe-partout sans acide, 50 x 70 cm, tirage limité à trois copies.

Que l’on soit expérimenté ou non, ne travaille pas qui veut en photographie noir et blanc. Or, Patrick Denée incarne pour moi toute la virtuosité du savoir-faire lové d’une très grande sensibilité.

« Ma démarche photographique a comme ligne directrice l’étude de la lumière sur des formes, des textures, soit dans la nature ou à travers la matière d’une diversité d’objets. Une fois que l’objet, qu’il soit minéral ou végétal est dans mon studio, j’utilise l’éclairage d’une fenêtre, généralement sur un fond noir, avec un carton blanc comme réflecteur. Cette simplicité me permet de rechercher les subtilités, soit dans les contrastes, dans les formes, que la lumière vient chercher pour faire jaillir l’émotion du moment, dans l’espoir de la capter et de la transmettre aux gens », raconte le photographe. Alors pourquoi le noir et blanc ? « Parce que cela me permet d’exprimer le mieux mes sentiments sans les artifices de la couleur. Et d’aller directement à l’émotion, à la forme ou à la texture, sans que le regard soit distrait par les couleurs ». Aller à l’essentiel. Toucher le cœur par la découverte des yeux. Patrick Denée nous réapprend à voir ! Sublime !

MB

p.denee57@gmail.com

www.patrickdenee-photo.com


Sylvain Riendeau

Évanescence florale, photographie et impression numérique sur papier de qualité (agrandissement 16 x 20 po ou 20 x 30 po). Conversion et traitement noir et blanc en post production.

Évanescence florale, photographie et impression numérique sur papier de qualité (agrandissement 16 x 20 po ou 20 x 30 po). Conversion et traitement noir et blanc en post production.

Il est clair que les photographes ont la cote. Peut-être pas comme les peintres, mais d’une manière spéciale et personnalisée. À preuve, la création si tendre et poétique de Sylvain Riendeau.

« Jeu et dualité entre les zones de flou et les zones de netteté ; le sujet a beau être des plus évidents, ce n’est pas la représentation de celui-ci qui est intéressante, mais plutôt ce qu’il a inspiré » nous confie Sylvain Riendeau. Pour l’œuvre Évanescence florale, il en parle comme une dualité entre la douceur et l’harmonie des zones floues et des reflets lumineux, effets déclencheurs par excellence d’une recherche visuelle lorgnant l’esthétisme prenant forme sous les yeux des spectateurs. Pour ceux et celles qui savourent le temps de voir. Juste pour décrocher du mode de vie copier sur le modèle industriel dodo-boulot-dodo.

MB

www.sylvainriendeauphotographie.com

sylvainriendeau.photo@gmail.com

riends01@gmail.com

sylvain.riendeau@videotron.qc.ca

514 512-3316


Yolande Valiquette

Sarabande, porcelaine, hauteur 7 po, côtés 3 x 3 po

Sarabande, porcelaine, hauteur 7 po, côtés 3 x 3 po

Une découverte inouïe qui nous ramène à l’idée du spirituel dans l’art.

Les œuvres de Yolande Valiquette s’abreuvent à la thématique des « Flèches des cathédrales », soit une interprétation libre de cette composante architecturale typique de l’époque gothique. Lisez par vous-mêmes les mots permettant d’avoir accès au message des Flèches des cathédrales : Le ciel se plantait de flèches pour une gloire qu’on appelait Dieu. On voulait atteindre sa lumière, la toucher, se purifier, se sanctifier. Tandis que la noblesse s’émancipait vers la lumière, le peuple n’était que labeur. Dieu reçut les plus beaux joyaux d’architecture. »

L’artiste sait. Et son art s’offre de la même manière : brute, subtile, éminemment porteuse de sens. Tant historique que personnalisée et vécue. Du spirituel dans l’art. Vous êtes avertis.

MB

yodesign@videotron.ca

yovaliquette@yahoo.ca

450 813-1934 – 514 730-5647


Michel Varin

Côte est, techniques mixtes sur toile marouflée sur bois, 122 x 107 cm, 2011

Côte est, techniques mixtes sur toile marouflée sur bois, 122 x 107 cm, 2011

Les œuvres abstraites du peintre Michel Varin sont expressives, empreintes d’âme et charnues de matière généreuse telle la pulpe d’un fruit gorgé des saveurs les plus exquises et inattendues. Qu’elles soient sur le papier, la toile ou le bois, gravées dans la matière pour balafrer les pigments ou fluides, parlons ici d’une création portant l’émotion.

« La peinture pour moi est l’art de capter une idée, l’ambiance visuelle d’un lieu, d’un objet ou encore l’état psychologique d’un moment vécu, rêvé ou appréhendé pour ensuite en transmettre l’essence transformée par le prisme de la créativité. Au fil des ans, j’ai réalisé de nombreux tableaux sur toile, techniques mixtes, estampes et collages. La lumière, les textures, les couleurs et les représentations symboliques constituent la grammaire de mon langage » nous dit avec sensibilité Michel Varin. Quelle découverte !

MB

Atelier/Galerie sur rendez-vous 450 446-0448

www.michelvarin.com

michel.varin45@videotron.ca

michelvarin45@gmail.com


Réjean Gosselin

Soleil Nocturne, techniques mixtes, 24 x A 30 po

Soleil Nocturne, techniques mixtes, 24 x A 30 po

Après une carrière de 35 ans dans le monde des communications, Réjean Gosselin vie sa passion pour l’art. Impliqué plus que jamais. Le voici directeur des communications et de la publicité pour l’Association des Artistes peintres affiliés de la Rive-Sud (AAPARS). « Ma relation avec l’expression artistique a commencée par le dessin dès mon jeune âge et s’est poursuivie, à l’adolescence, avec la fréquentation assidue de cours de peinture. Je suis titulaire d’un certificat en Arts plastiques de l’UQAM. Et depuis, ma démarche picturale n’a jamais cessé d’évoluer, » dit-il. L’huile, l’acrylique et les techniques mixtes demeurent ses médias de prédilection.

Parlons ici d’une expression abstraite relevant d’un découpage de formes géométriques superposées à un fond atmosphérique lumineux. En résultent de douces harmonies rêveuses desquelles se dégagent tout en douceur un parfum intimiste et poétique telle une sonate à la lune. Transparences. Textures. Équilibre. Harmonie heureuse. Le peintre donne libre cours à ses visions depuis plus de 45 ans. Cela pour notre plus grand plaisir.

MB

L’artiste est représenté par La Galerie 500, rue de l’Hôtel-de-Ville, Boucherville

rejeannilgosselin@videotron.ca

www.facebook.com/people/Réjean-Gosselin

aapars.com/rejean-gosselin/

www.espaceartiste.com/Réjean Gosselin (ArtXterra)


François Gagnon

Évasion, huile, 24 x 36 po

Évasion, huile, 24 x 36 po

Sa carrière de graphiste l’a naturellement menée à la peinture. Et plus particulièrement vers le portrait. En effet, depuis aussi longtemps qu’il se souvienne, il est attiré par les gens et leurs physionomies. Cela dans le but avoué de traduire les émotions perçues et ressenties. Dans un style hyperréaliste adapté, très doux et sans le côté figé, François Gagnon crée des personnages fictifs très contemporains. Sa prédilection pour les teintes chaudes et vibrantes libère des effluves suaves de sensualité et la beauté de ses personnages où le geste épouse l’attitude voulue dans le regard du spectateur. « Mes visages, souvent en gros plans, visent à amplifier les émotions. », dit–il. Son style assez unique et sa mise en image savent capter l’attention au premier coup d’œil. Impossible de rester indifférent aux regards lumineux de ses personnages. Loin de peindre l’angoisse et de traduire les affrontements de la vie, le peintre propose une vision sereine et heureuse de la condition humaine. François Gagnon fait partie du CA de l’AAPARS, et est le Directeur au Développement Culturel de cette association depuis plus de 10 ans.

MB

www.francoisgagnon.artacademie.com

450 674-4821

amigo3@videotron.ca


Printemps 2019

26 mars 2019

Dans le but de faire connaître la création et…

La bible dans la peinture

La bible dans la peinture

Images, narrations et émotions

Livres

Les écrits bibliques ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les arts et inspiré certains des plus grands peintres de l’Histoire. Cet ouvrage permet d’appréhender plusieurs de ces chefs-d’œuvre avec un regard neuf.

Guy Bonneau s’est rendu dans quelques-uns des plus grands musées du monde et a parcouru leur centre de documentation pour y étudier les reprises en peinture des récits bibliques. De cette recherche, il a retenu une vingtaine de tableaux de maîtres afin de dégager le sens d’un tableau à partir de sa narrativité propre sans pour autant délaisser le texte qui en est l’origine ni l’enracinement de l’œuvre dans un contexte particulier. « Selon moi, écrit Guy Bonneau, le but des récits bibliques est de mettre en marche le lecteur, de lui montrer le chemin. Ainsi en est-il également des œuvres d’art d’inspiration biblique. » Voici un ouvrage majeur qui saura contenter les amateurs d’art et d’histoire. Rubens, Goya, Chagall, Le Caravage, Le Greco, Rembrandt, Titien, Botticelli… Les écrits bibliques ont longtemps joué un rôle prépondérant dans les arts et inspiré certains des plus grands peintres de l’Histoire. Cet ouvrage permet d’appréhender plusieurs de ces chefs-d’œuvre avec un regard neuf. Docteur en théologie – études bibliques et professeur titulaire d’exégèse à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, Guy Bonneau a été directeur de la revue scientifique Laval théologique et philosophique. Il est directeur des programmes de 1er cycle en théologie. Il a signé les romans La femme au parfum (Fides, 2016) et La marchande de pourpre (Fides, 2017).

Printemps 2019


Auteur : Guy Bonneau

Éditeur : Fides

En librairie – 296 pages – 44,95 $

26 mars 2019

Les écrits bibliques ont longtemps joué un rôle…

SignifikArt – Madeleine Bossé

Les gens qui font l’évènement

L’initiative est inusitée, mais totalement dans l’air du temps ! Et de ce fait formidable ! Madeleine Bossé, l’instigatrice du projet, est éperdument passionnée par l’art. Femme d’affaires tout autant, il lui est venu l’idée d’offrir une plateforme d’art québécois sur le réseau de la toile informatique mondiale. Et ce, afin de suppléer aux besoins des artistes en recherche de plus de visibilité, sans oublier ou renier le réseau des galeries dépourvu de site internet, pour ainsi rejoindre un plus large bassin de collectionneurs. Qu’il soit acheteur, revendeur ou amoureux du beau, peu importe. En clair, son action vise à suppléer, tel un chaînon manquant, à offrir aux artistes, galeries, associations d’artistes et collectionneurs des moyens de diffusion doublés d’un mécanisme de vente adapté aux tendances d’achat des nouvelles générations, du coup, venant raviver le marché de l’art. Madeleine Bossé possède une solide expérience en gestion, en organisation du travail, et une expertise hors du commun en matière de service à la clientèle. Dans le cadre de ses multiples fonctions antérieures, elle a su transiger avec des compagnies de haut calibre installées à Montréal, Toronto et New York.

SignifikArt se propose tel un « centre commercial digital » de très grande qualité, rien de moins. L’entreprise s’est donnée comme mission de réunir différents acteurs culturels afin d’offrir à l’internaute un espace convivial des plus riches et singuliers. Voici les liens, explorez, naviguez, faites-vous plaisir, l’art vous y attend sans ambages !

Printemps 2019


www.signifikart.com

info@signifikart.com

Sans frais : 1 844 799-7446

26 mars 2019

L’initiative est inusitée, mais totalement dans…

Le Festival de peinture de Mascouche

devient le Festival des arts de Mascouche

Les gens qui font l’évènement

Après avoir célébré 30 années d’activités artistiques en septembre dernier, le moment était venu pour les organisateurs du festival de peinture à Mascouche d’insuffler un vent de renouveau à l’événement en amorçant un changement d’identité et en adoptant une nouvelle signature visuelle.

Le Festival des arts de Mascouche continuera dorénavant d’être porteur de la mission initiale adoptée dès les débuts de l’organisme, mais en ouvrant la porte à une plus grande diversité en matière d’arts visuels.

Printemps 2019

26 mars 2019

Après avoir célébré 30 années d’activités artistiques…

Une nouvelle galerie à Chambly

Les gens qui font l’évènement

La Galerie de Miss Rey a ouvert ses portes le 4 août 2018 à Chambly, au 1642, av. Bourgogne, en face du bassin de Chambly. Madame Clea Reynolds en est la propriétaire et PDG. La galerie est issue de son grand désir d’honorer sa mère artiste et son père, admirateur et collectionneur d’art. Madame Reynolds a donc grandi entouré des œuvres de sa mère et d’autres peintres.

Vous êtes invités à lire son histoire sur le site web de la galerie : www.lagaleriedemissrey.com

La Galerie de Miss Rey présente des artistes en exposition collective. Les œuvres de 10 artistes de la région de la Rive-Sud de Montréal et de la Montérégie y sont actuellement présentées : France Malo, Edith Auclair, Monique « Moba » Babeux, Danielle Nadon, Denise Gazaille, Georgia LeMoine, Jean Toulouse, Gilles Landry, Micheline Brazeau et Jannine Micheau (mère de Mme Reynolds). La nouvelle galerie compte accueillir des artistes de renom aussi bien que des artistes émergents, promouvoir une variété d’œuvres de style contemporain, figuratives et abstraites et organiser les événements publics habituels. L’endroit est chaleureux et accueillant.

Printemps 2019


Vous être invités à le visiter, au1642, av Bourgogne, Chambly J3L 1Y7 514-730-7668.

 

26 mars 2019

La Galerie de Miss Rey a ouvert ses portes…

Marcel Mussely honoré de nouveau

par les American Art Awards 2018

Les gens qui font l’évènement

Pour une deuxième année consécutive, Marcel Mussely, artiste peintre paysagiste de Longueuil se voit honorer au sein de cette importante compétition mondiale. Il se mérite le 3e prix et le 5e prix dans la catégorie Paysage impressionniste avec ses tableaux Lumière d’automne, huile 40 x 40 po et Champ de canola, huile de 36 x 60 po. Chaque année, le Conseil consultatif des American Art Awards sélectionne son jury parmi les 25 meilleures galeries et musées aux États-Unis. La dernière édition comptait 59 pays participants.

Marcel Mussely, s’est vu décerner de multiples reconnaissances dans la dernière année. L’Académie internationale des Beaux-arts du Québec (AIBAQ), l’a reconnu comme Maître en beaux-arts ; la Mondial Art Academia (MAA) lors de son concours Prix international des galeries lui décerne la médaille de bronze dans la catégorie Paysage figuratif, pour son tableau intitulé Village de l’Isle Verte, huile de 36 x 60 po.

L’année 2019 s’annonce tout aussi faste pour l’artiste peintre. En toute simplicité, il viendra partager avec nous son cheminement autant personnel que professionnel à l’intérieur d’un livre qui regroupera plus de 200 reproductions couleur de ses œuvres. Le tout sera enchâssé dans une reliure de grande qualité, avec une couverture rigide. La qualité et la beauté sont au centre des préoccupations de l’artiste peintre et il a confié la réalisation de son projet aux Éditions GID, une maison de grande renommée qui se démarque par son souci de l’élément iconographique et la qualité de la présentation graphique de chaque ouvrage. Les collection- neurs et les amateurs d’art attendent avec impatience la sortie de ce livre prévue pour la fin du mois de mars.

Printemps 2019


Les tableaux de l’artiste Marcel Mussely, AIBAQ, IAF, MAA, SCA sont représentées en exclusivité à la Galerie d’art Richelieu, située au 7903, rue Saint-Denis à Montréal. www.galerierichelieu.com

www.marcelmussely.com

26 mars 2019

Pour une deuxième année consécutive, Marcel Mussely…

Sylvie Drainville

Exposition « Basic instinct » – Mai 2019

Les gens qui font l’évènement

Dans l’édition de l’hiver 2019, no 122, Magazin’Art vous invitait à découvrir l’artiste Sylvie Drainville. Être en présence des œuvres de l’artiste est toujours un moment pour se laisser toucher et laisser son imaginaire émerger. La nature et surtout son évolution chaotique influence l’artiste à la recréer dans toute sa «nouvelle » beauté. L’artiste qui s’implique régulièrement à stimuler l’art dans le milieu corporatif sera l’invitée, le temps d’un solo, chez Labplas de Ste-Julie. Cette exposition intitulée Basic instinct est rendue possible grâce à la collaboration de la galerie LA Station d’Eastman.

Printemps 2019


Tous les détails sont disponibles sur le site de l’artiste : drainville.ca/evenements/

L’exposition se déplacera ensuite en Estrie à LA Station, galerie-microbrasserie.

Vernissage jeudi 6 juin 17 h. À voir jusqu’au 4 juillet. LA Station, 439, rue Principale, Eastman www.lastation439.com.

Pour information : drainvilleart@gmail.com / www.drainville.ca

25 mars 2019

Dans l’édition de l’hiver 2019…

Gisèle Boulianne

« Tourne-toi vers le soleil, et l’ombre sera derrière toi ! »

Les gens qui font l’évènement

Voici une citation sur le bonheur qui sied comme un gant à l’artiste Gisèle Boulianne. En effet, toute la créativité de Gisèle touche le pinacle du succès. Cela fait 40 ans qu’elle peaufine la présence de ses œuvres ici comme ailleurs à l’étranger. Les résultats sont au rendez-vous à partir de son atelier-galerie de la rue Sault-au-Matelot à Québec.

À quoi tient le succès en arts visuels ? Talent, travail, beaucoup de travail, singularité, persévérance, audace et chance sont probablement les mots tombant sous le sens d’une heureuse carrière épanouie. Décloisonnement de la démarche, intuition et adaptation sont tout autant des mots d’ordre résonnant sur la voie du succès. Mais cela sans dénaturer l’essence même de ce qui compose le caractère exceptionnel et l’unicité de la création de l’artiste en constante évolution.

Parlons de la Galerie Gisèle Boulianne. Nouvelle orientation : plus question de produire des expositions sur les cimaises de ses voûtes historiques. La besogne de la sélection, des accrochages et du gardiennage étant devenue trop éreintante. Et cela au détriment du temps à consacrer à sa propre création. Sans oublier ce sentiment de grande déception de ne pas vendre grandement pour les artistes dont on peut quand même dire qu’ils ont été choyés. Ajoutons cependant, que sous l’œil de Gisèle, les expositions de ses protégés furent mémorables en ce qui a trait à la qualité professionnelle des œuvres présentées. Voici donc un aperçu exemplaire de la générosité de Gisèle Boulianne, soit dit en passant.

Aucune recette

Le succès de Gisèle Boulianne est sans commune mesure. Hasard ? Chance ? Oui et non ! Avant toute chose il y a du travail, un esprit critique, et une très grande sensibilité. Voire un sens des affaires aiguisé et un indicible instinct. D’où la diversification d’apparition de ses œuvres sur des vêtements, des bracelets et boucles d’oreille, des coussins, des cravates, des écharpes et des luminaires assemblés tels des sculptures, à même des colonnes d’acier. Les résultats sont aussi époustouflants que gagnants. Cela faisait longtemps que Gisèle Boulianne voulait emprunter de nouvelles avenues. Un jour, une compagnie lui a offert d’amalgamer leurs produits à son génie créatif. Les résultats furent plus que concluants. Ce qui n’est pas le lot de plusieurs artistes sollicités et qui se sont lancés. Surtout pour les peintres abstraits dont le résultat s’apparente trop souvent à des taches de « ketchup » éclaboussées sur des vêtements au design quelconque et édulcoré. Soit le contraire des créations de madame Boulianne supervisant toutes les étapes de conception. Cela en passant de la résistance des tissus lavables jusqu’à la justesse des œuvres reproduites dans l’essence même du tableau recréée.

Au moment d’écrire ces lignes, Gisèle Boulianne s’imprègne des couleurs, des lumières, des textures et des parfums capiteux des épices indiennes. Il s’agit de sa manière bien à elle pour se ressourcer. En effet, les grandes villes visitées à chacun de ses voyages lui auront apporté l’inspiration étincelante pour peindre et faire le plein d’énergie pour continuer sa quête artistique. Or, les couleurs sont célébrées en Inde depuis la nuit des temps. « Holi » est l’une des plus grandes fêtes de l’Inde, sans doute la plus populaire et la plus joyeuse de toutes, et la plus colorée bien sûr ! C’est l’occasion pour petits et grands de s’asperger de poudres multicolores et d’eau. Les gens vêtus de blanc circulent avec des pigments de couleurs et les jettent sur les autres passants. Les couleurs des pigments ont une signification bien précise : rouge pour la joie et l’amour, bleu pour la vitalité, vert pour l’harmonie, orange pour l’optimisme.

Pour l’heure la nouvelle mouture de l’artiste met en image des instruments de musique (le saxophone), la ville de Québec sous les éblouissements scintillants de l’hiver, les chiffres, l’idée des cycles infinis et les constellations. Le tout peint sur toile ou sur l’acier anodisé. Rehaussé de feuilles d’or et d’argent pour un maximum de luminosité.

Anecdote : un texto reçu avec la photographie jointe d’une Australienne portant un des vêtements de Gisèle acheté à Québec. « Des gens de ma famille passeront par Québec cet été pour acheter des leggings et des tuniques ! » assure-t-elle dans son message. Comme quoi, à notre époque, l’art et la culture se partage, et pour le mieux en ce cas-ci, à vitesse grand V ! Gisèle Boulianne, artiste de grand talent sans frontière aucune !

Printemps 2019


Galerie d’art Gisèle Boulianne 55, rue du Sault-au-Matelot, Vieux-Port de Québec,

418 802-2505

www.giseleboulianne.com

25 mars 2019

Voici une citation sur le bonheur qui sied…

Antonine (Anto) Rodier à New-York

Les gens qui font l’évènement

L’artiste peintre Antonine (Anto) Rodier a participé avec un collectif d’artistes à une exposition internationale organisée par la Galerie Le HangArt en collaboration avec Viviana Puello Gallery de New-York sous le thème Made in Québec. Chacun des artistes envoyait 5 tableaux. Cette exposition, se tenait du 5 au 22 décembre derniers.

Printemps 2019


anto.rodier@videotron.ca

http://antorodier.com

25 mars 2019

L’artiste peintre Antonine (Anto) Rodier a participé…

Chantal Audrey Léveillé

Les gens qui font l’évènement

Le coup de pinceau de Chantal Audrey Léveillé est unique et redevable de ses recherches ayant trait à la diffusion des lumières de ses sujets en peignant sur différents supports.  Surtout, me semble-t-il lorsque spontanément elle donne libre cours à ses intuitions. Parmi ses sujets de prédilection, notons les personnages féminins souvent inspirés de ses années à travailler dans le domaine de la mode. La force du regard des ses sujets impose. Comme si elle voulait créer une tension entre le spectateur et l’implacable beauté placide des modèles, les traces des gestes bruts portent l’idée d’une distance à prendre face à la notion de « beauté ».

« Je peins et travaille sur la même œuvre jusqu’au moment où je ressens une présence et une âme » nous dit la peintre. Elle ajoute que pour elle, innover, explorer, aller à la rencontre de la création est primordial. Ce qui lui permet d’affirmer que l’important, par-dessus tout, c’est de peindre avec son cœur.

Printemps 2019


Adresse professionnelle : 1-4304, Boulevard De La Grande-Allée, Boisbriand (Québec) J7H 1M9

leveille.art@me.com

www.leveilleart.com

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25 mars 2019

Le coup de pinceau de Chantal Audrey Léveillé…

La collection « Hommage au Saint-Laurent »

Les gens qui font l’évènement

Cinq artistes peintres, Yvon St-Aubin, Robert Roy, Yvon Lemieux, Gérard Boulanger et Raymond Quenneville, travaillent ensemble sur un projet de 5 ans visant à produire une collection unique d’œuvres d’art figuratives mettant en valeur la beauté et la diversité des paysages qui bordent le majestueux fleuve Saint-Laurent, la collection « Hommage au Saint-Laurent ». Amorcée en 2016, la collection sera finalisée en 2020. Les œuvres seront alors réunies pour la production d’un livre et d’une exposition majeure au début de 2021. Lorsque complétée, la collection comprendra 100 tableaux représentant les villages côtiers et les environnements naturels caractéristiques de chacune des régions comprises entre Kingston et Gaspé.

Printemps 2019


Sur la photo de gauche à droite : Robert Roy, Yvon St-Aubin, Yvon Lemieux, Gérard Boulanger, Raymond Quenneville
25 mars 2019

Cinq artistes peintres, Yvon St-Aubin…

Noel Julian Meyer

13 avril 1954 – 31 décembre 2018

Hommage

Noel Julian Mayer est né à Ottawa, mais sa famille s’établit rapidement à Montréal où il passera le reste de sa vie. Une ville qu’il aimera et détestera à la fois. Il aimait les musées et les galeries, la montagne et le fleuve, les cafés et les bistros, le Jardin botanique et la diversité des styles architecturaux. Il n’aimait pas l’étalement, la congestion, ni la propension de la municipalité à détruire de petits joyaux architecturaux au nom du progrès et du développement.

Diplômé du Collège Dawson, il entreprend des études universitaires à Concordia où il obtient son baccalauréat en arts en 1978. À l’université Concordia, Noel écrit pour la revue étudiante Loyola News, faisant la critique de livres, de disques et de spectacles. Il fut également disc-jockey pour Radio Loyola, animant une émission de musique de blues, une de ses grandes passions.

Noel a travaillé comme rénovateur et entrepreneur durant l’été alors qu’il poursuivait ses études, et pendant quelques années suivant sa graduation. Au début des années 80, il commença à écrire sur ses expériences de rénovateur. Il contribua à la rédaction de deux volumes, Lighting and Electricity et Doors and Windows, publiés chez St. Remi Press pour Time Life Books. En 1984, il participe à la traduction et l’adaptation de Traditional Windows, un manuel technique dédié à la préservation et la reconstruction de fenêtres traditionnelles, publié chez Heritage Québec. Toujours en 1984, il signe une rubrique hebdomadaire pour la Montréal Gazette sur la rénovation et la construction résidentielle, tout en gardant l’œil sur la préservation des édifices patrimoniaux. Cette rubrique aura cours jusqu’en 2001.

En 1986, il joint l’équipe de rédacteurs d’Habitabec, un hebdomadaire bilingue consacré à l’immobilier, ses textes portant sur divers aspects de la question du logement à Montréal. Il y demeura deux années. De 1991 à 1993, il fut l’éditeur de The Downtowner, une publication communautaire hebdomadaire ayant un tirage de 60 000. De 1993 à 1999, il couvre la télévision par câble et par satellite, ses articles étant diffusés à New York et en Europe. Simultanément, il rédige des communiqués de presse, des blogues d’entreprises et divers autres travaux pour une variété de compagnies.

C’est en 1992 qu’il rédige sont premier profil d’artiste pour Magazin’Art. Car il était également un grand amateur d’art. Dès l’âge de dix ans, il passait ses matinées du samedi au Musée des beaux-arts de Montréal à esquisser les œuvres de maîtres, accompagné de son ami de longue date, Brian Black.

Un de ces matins au musée, un étranger demanda à Noel de lui prêter papier et fusain. L’homme dessina rapidement le portrait d’un garde de sécurité ainsi que des phoques sur un rocher, puis, lui remis la feuille et s’éloigna. Après avoir demandé aux garçons s’ils savaient qui était cet homme, le garde de sécurité leur suggéra de lui demander de signer le dessin. Noel s’élança donc vers lui et lui demanda sa signature. L’homme apposa alors ses initiales sur les deux esquisses, soit A L. Il s’agissait de nul autre que le peintre Arthur Lismer, membre du Groupe des Sept d’origine.

Son arrière-grand-père travaillait dans une quincaillerie durant les années 1920, alors que les artistes peintres et les peintres en bâtiment s’approvisionnaient de peinture au même endroit. Il n’hésitait pas à glisser un ou deux tubes de peinture gratuitement aux artistes peu nantis. Il avait alors parmi ses clients certains membres du Groupe des Sept. L’intérêt de Noel pour l’art était peut-être génétique. Son père, John Meyer, fut également rédacteur en chef, section anglaise pour Magazin’Art. Après le décès de John, Noel devint l’éditeur anglophone de Magazin’Art, un poste qu’il occupa jusqu’à son propre décès.

Noel peignait des aquarelles, sans talent distinct. Il peignait pour son propre plaisir. Ses toiles sont cependant très prisées par ses enfants adultes, Graham et Robyn, et quelques autres membres de sa famille qui ont la chance d’en posséder une. Il ne faisait pas état de fausse modestie concernant son habileté ou son manque d’habileté. Il peignait simplement par pur plaisir, ce qui s’avère être le rôle de l’art… le plaisir de créer et le plaisir d’admirer, rien de plus et, certainement, rien de moins.

Noel était un homme imposant. Six pieds deux pouces, et 250 livres. C’était un passionné d’art, de musique et de littérature. Un lecteur vorace, de tous les genres, des classiques de Dickens aux fictions fantastiques de Tolkien, de Carl Hiaasen à Larry McMurthy, de Dashiell Hammett à Len Deighton, de Patrick O’Brien à Bernard Cromwell.

C’est avec grand regret que sa famille souligne son décès. Il laisse derrière lui trois frères et une sœur, deux enfants, plusieurs cousins et des milliers d’amis, tous étant dévastés par la nouvelle de son décès à l’âge de 64 ans. Il avait encore tant à nous donner.

Texte de Carl Meyer

25 mars 2019

Noel Julian Mayer est né à Ottawa…