Magazin'Art

Actualités

OTTAWA

Région de la Capitale Fédérale

Le Musée des beaux-arts du Canada présente l’exposition Paul Klee. La collection Berggruen du Metropolitan Museum of Art. Plongez dans l’univers de l’un des artistes les plus polyvalents et influents du XXe siècle. Traitant de tous les aspects du travail de dessinateur et de peintre de Klee, cette exposition met en lumière soixante-quinze dessins, aquarelles et huiles de cette prestigieuse collection. Figure prédominante de l’art moderne européen, l’artiste suisse allemand Paul Klee (1879–1940) a créé une œuvre sans équivalent par son inventivité et sa maîtrise. La démarche artistique de Klee, méticuleuse mais qui laisse une grande part à la fantaisie avec une approche très colorée, expressive et poétique, est ici mise en valeur. Cette sélection d’œuvres couvre l’ensemble de la carrière de l’artiste, depuis l’enfance jusqu’à son décès en 1940, en passant par sa période la plus prolifique, alors qu’il enseignait au célèbre Bauhaus. Jusqu’au 17 mars 2019.


Dans les salles de l’Institut Canadien de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada, explorez les débuts de la photographie artistique à travers l’œuvre de celui qui a inventé le genre. L’exposition Oscar G. Rejlander, artiste photographe, rend hommage à un homme en avance sur son temps, ne s’arrêtant pas uniquement à son legs artistique, mais s’intéressant aussi à sa capacité à transformer une technique en important vecteur d’expression créative. Passé à la postérité comme le père de la photographie artistique, Oscar Rejlander demeure néanmoins l’un des héros méconnus de cette technique. Il s’agit de la première grande rétrospective à lui être consacrée, avec une exposition des plus novatrices. Celle-ci retrace, à travers quelque 140 œuvres de Rejlander, des paysages aux portraits et aux allégories sans oublier quelques traits d’esprit sur la société de son temps, sa carrière de peintre, photographe et artiste expérimental. Jusqu’au 3 février 2019.


Dans les salles d’art contemporain du premier étage du MBAC, explorez l’impact de l’empreinte humaine sur Terre à travers la photographie, la vidéo et les technologies interactives. Anthropocène est une exposition majeure d’art contemporain qui présente de nouvelles œuvres du collectif formé par Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier. Avec une variété de techniques, les trois artistes canadiens ont créé une expérience visuelle saisissante et spectaculaire invitant à réfléchir aux enjeux environnementaux et éthiques liés à l’exploitation des ressources terrestres. Présentant une trentaine de nouvelles épreuves photographiques et des murales haute définition de Burtynsky, ainsi que des installations vidéo de Baichwal et de Pencier, Anthropocène explore les effets de l’activité humaine sur la planète dans des œuvres subtiles et percutantes. Jusqu’au 24 février 2019.

Hiver 2019

17 décembre 2018

Le Musée des beaux-arts du Canada présente l’exposition…

QUÉBEC

Région de la Capitale Nationale

Les œuvres de Marcel Barbeau sont au cœur de l’actualité culturelle avec sa grande rétrospective au Musée national des beaux-arts du Québec. Plus importante exposition jamais consacrée à l’artiste, Marcel Barbeau. En mouvement offre un panorama de sa production à travers une centaine d’œuvres réalisées à partir du milieu des années 1940 jusqu’à sa toute dernière production. Parmi les œuvres rassemblées, on peut admirer une sculpture magistrale, La Piémontaise (1988), restaurée à cette occasion par son nouveau dépositaire, le Bureau d’art public de Montréal. Chant d’amour, une sculpture monumentale de Marcel Barbeau a été inaugurée lors du vernissage de cette rétrospective. Haute de 17 pieds et d’une envergure de 19 pieds, la sculpture est installée temporairement à l’entrée du pavillon Pierre-Lassonde du MNBAQ. Jusqu’au 6 janvier 2019.

Hiver 2019

17 décembre 2018

Les œuvres de Marcel Barbeau sont au cœur de l’actualité culturelle…

ÎLES-DE-LA-MADELEINE

Région de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Le Musée de la Mer présente l’exposition EFFET MER de l’artiste multidisciplinaire Guy Séguin alias GUZZZ. Essentiellement réalisée pour le Musée de la Mer, EFFET MER est la toute dernière production de l’artiste GUZZZ. Fort de son sentiment d’appartenance envers les Îles-de-la-Madeleine, il s’est inspiré de leur fragilité, de leur beauté, ainsi que de ses habitants et de leur ouverture sur le monde, de leur formidable créativité, de leur conscience environnementale. Des œuvres avec la mer en trame de fond. La plupart des tableaux et des installations ont été réalisés avec la collaboration de Madelinots de toute provenance, de souche, néo, de passage, insufflant tous sur le travail déjà bien établi de l’artiste un véritable vent de fraîcheur. Le vent du large. Jusqu’au 10 mars 2019.

Hiver 2019

Photo: «Effet mer»Par GUZZZ (Guy Séguin)

17 décembre 2018

Le Musée de la Mer présente l’exposition EFFET MER…

VALCOURT

Région de l’Estrie

Les artistes Josette Villeneuve et Sophie Roy se partageront l’espace du Centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt avec l’exposition Empreintes d’humanité. Privilégiant l’incorporation de matériaux usuels recyclés à ses créations, l’artiste multidisciplinaire Josette Villeneuve utilise, entre autres, des étiquettes de vêtements et des blocs de plastique colorés pour susciter la réflexion sur l’impact de la mondialisation dans nos vies. Ses installations percutantes se donneront la réplique dans un parcours immersif pixellisé empreint de lucidité. L’artiste autodidacte Sophie Roy explore la notion de tradition en combinant des photos d’archives du photographe américain Edward Sheriff  Curtis, qui mettent en scène des personnages autochtones du début du vingtième siècle, à ses propres photographies de paysages urbains. Manipulés numériquement, ses tableaux hybrides rendent hommage à la culture autochtone d’Amérique du Nord. Du 20 janvier au 14 avril 2019.

Hiver 2019

Photo: extrait de l’oeuvre de Sophie Roy, Centre culturel Yvonne L. Bombardier

17 décembre 2018

Les artistes Josette Villeneuve et Sophie Roy se partageront l’espace…

SAINT-FAUSTIN

Région des Laurentides

La Maison des Arts Saint-Faustin présente la 8e exposition de son nouveau concept d’exposition permanente de mini solo. Les visiteurs peuvent admirer les créations de grande qualité des artistes professionnels et amateurs suivants qui y sont présentés : Lise Bourgeois, Daniel Carbray, Jean Louis Dufresne, Guylaine Duval, Dianne Gadbois-Hitchen, Jacques Lambert, Édith Lamer, Linda Lamontagne, Marie-Josée Lebel,  Nathalie Lussier, Claudette Nadeau, Johanne Rodrigue, Monique Soublière, Alain Tittley. Jusqu’au 25 janvier 2019.

Hiver 2019

17 décembre 2018

La Maison des Arts Saint-Faustin présente la 8e exposition…

MONTRÉAL

Région métropolitaine

Le Musée des beaux-arts de Montréal invite le public à la contemplation avec États d’âmes, esprit des lieux. Cette exposition, qui réunit plus de 80 photographies d’artistes majeurs canadiens et internationaux, souligne la passion pour la photographie du collectionneur montréalais Jack Lazare qui souhaite partager avec le public l’enchantement qui l’anime depuis vingt ans. Elle est aussi l’occasion de mettre en lumière une sélection d’œuvres parmi un ensemble important de 33 photographies généreusement offertes au Musée en 2017. Hommes d’affaires ayant fait carrière dans l’univers du voyage et l’industrie musicale, membre du comité d’acquisition Art international postérieur à 1900 du MBAM, Jack Lazare s’est façonné une remarquable collection de photographies depuis les années 1980. L’exposition révèle son regard sensible et un goût particulier pour les images suspendues dans le temps qui appellent à la réflexion. Jusqu’au 28 avril 2019.


Le Musée des beaux-arts de Montréal nous fait découvrir un monde à la limite du virtuel et du réel dans l’installation vidéo Liminals de l’artiste britanno-colombien Jeremy Shaw. Présentée en première Nord-Américaine, l’œuvre immersive explore le potentiel cathartique de l’extase spirituelle dans un futur parallèle fictif. Œuvre riche, Liminals prend tout d’abord l’apparence d’un documentaire 16 mm en noir et blanc. La voix du narrateur situe l’histoire à trois générations de nous, dans un futur où l’humanité est en voie d’extinction. Le spectateur suit huit personnages qui tentent de sauver la race humaine grâce à une extraordinaire combinaison : l’augmentation des capacités du cerveau au moyen d’ADN cybernétique et la réactualisation de rites spirituels révolus. Par cette pratique, le groupe pense accéder à un espace situé entre le monde physique et virtuel – The Liminal –, où il est possible de passer à un niveau d’évolution supérieur. Jusqu’au 24 mars 2019.


L’Atelier international d’éducation et d’art-thérapie Michel de la Chenelière, au Musée des beaux-arts de Montréal. ET SI…? L’expression artistique pour renforcer les liens intercommunautaires et intergénérationnels. ET SI… nos peurs et nos rêves étaient un peu semblables ? ET SI… on créait ensemble ? L’ÉducExpo ET SI… ? réunit au Musée des beaux-arts de Montréal des œuvres collaboratives réalisées par des résidents de divers quartiers de Montréal et de Québec, qui représentent une diversité linguistique, culturelle et socio-économique. Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche-intervention mené par le centre de recherche SHERPA et l’équipe RAPS (Recherche et action sur les polarisations sociales), dont un des objectifs est de contrer la polarisation sociale et l’isolement, souvent sources de violences. Jusqu’au 13 janvier 2019.


Le Musée des beaux-arts de Montréal présente la première rétrospective d’Alexander Calder (1898-1976) au Canada, mettant en lumière toutes les facettes de la carrière du célèbre artiste moderne qui a mis l’art en mouvement. Fruit de recherches approfondies, cette grande exposition apporte un éclairage nouveau sur l’œuvre de l’artiste, vue ici sous l’angle de l’innovation. Conçue, organisée et mise en tournée par le MBAM, l’exposition Alexandre Calder : un inventeur radical présente plus de 150 œuvres (peintures, sculptures, bijoux et autres œuvres graphiques) pour mieux saisir l’étendue de la pratique multidisciplinaire extraordinairement novatrice de l’artiste – des dessins aux portraits de fil de fer, et de l’invention du mobile aux stabiles monumentaux. Jusqu’au 24 février 2019.


À l’occasion du 70e  anniversaire de la publication Refus global, Québécor présente une exposition d’œuvres et d’artefacts des Automatistes dans son espace Musée. Ce projet, conçu en collaboration avec la galerie Simon Blais pour les œuvres et Claude Gosselin pour les textes, a reçu la collaboration exceptionnelle de plusieurs artistes et collectionneurs acceptant de prêter des œuvres de l’année 1948 et voisines. Refus Global est un manifeste artistique signé par les 16 membres du mouvement des Automatistes, lancé à la Librairie Tranquille le 9 août 1948. L’essai principal est rédigé par Paul-Émile Borduas. Il est accompagné de textes de Bruno Cormier, Claude Gauvreau, Fernand Leduc et Françoise Sullivan. Il est illustré notamment avec une œuvre de Jean Paul Riopelle et des photos de Maurice Perron, également éditeur du manifeste chez Mithra-Mythe. À l’Espace musée Québécor, 612, rue Saint-Jacques, Montréal. Jusqu’au 9 janvier 2019.

Hiver 2019

 

Photo: Musée des beaux-arts de Montréal

17 décembre 2018

Le Musée des beaux-arts de Montréal invite le public à la contemplation…

Sur le radar

Estrie et Montérégie

Sur le radar

Dans le but de faire connaître la création et l’émergence en dehors des grands centres, la rubrique de Sur le radar s’est ouverte aux artistes professionnels de l’Estrie, mais aussi aux artistes de la Montérégie. Cela sous la pression d’artistes de calibre demandant à participer. Ainsi la rubrique est-elle passée de 10 à 12 artistes pour cette édition de l’automne 2018. Alors, avis aux artistes de Laval, nous serons dans votre région pour le numéro de décembre. 10 places disponibles. Merci de communiquer avec Mme Odette Moreau au 1-800-641- 9552 pour nous dire votre intention de participer.


Louise-Andrée Roberge

Les contorsionnistes, acrylique sur toile, 32 x 32 po, 2018

Les contorsionnistes, acrylique sur toile, 32 x 32 po, 2018

On pense à Chagall. Picasso et au petit Paul, son fils peint sous les traits d’un arlequin de cirque. Et évidemment au pointilliste si tendre de Seurat. En art,  acrobates et contorsionnistes représentent la phase supérieure de la progression spirituelle. On parle de la recherche d’un nouvel équilibre apporté par le dépassement de soi. Bref, on évoque l’impulsion vers une autre condition. « La ligne de mes pensées est de créer pour me surprendre en repoussant mes limites. Souvent pour répondre à un besoin irrépressible de barbouiller jusqu’à ce que surgisse quelque chose qui était caché dans le papier ou blotti dans la brume comme au fond de mon inconscient », nous dit l’artiste. Dans la peinture de Louise-Andrée Roberge s’accumulent les savoir de la sculpture et de la gravure sur bois, du vitrail et du batik. Quelle joie d’alimenter l’imaginaire personnel face à ces contorsionnistes. Couleurs, textures, mouvements et esprit libre nous fendent le sourire d’une oreille à l’autre. « Mon plus grand défi est de combattre cette voix intérieure qui limite la spontanéité, la surprise, l’étincelle. » selon les mots de l’artiste. Voilà, ce qui sera chose du passé. Je l’espère, car votre peinture parle et exprime de si belle façon.

MB


Diane Boulet

Symphonie matinale, acrylique sur toile, 60 x30 po, 2018

Symphonie matinale, acrylique sur toile, 60 x30 po, 2018

Voici une formidable peinture élémentaire où le feu, l’air, l’eau et la terre s’amalgament pour former un magma visuel tonique et énergisant. Quelle belle imagerie abstraite venant se lover dans les girons créateurs de tous les possibles de l’acrylique. Parlons ici d’une peinture d’action, voire d’une sorte de combat avec la toile. « Je dois sortir de ma zone de confort pour que les formes et les couleurs surgissent directement de mes impulsions. Alors la toile se met à me parler », confie l’artiste pour qui chacun des coups de pinceau fera émerger un univers à explorer, invitant et aventureux à souhait. Facile à faire de l’abstraction ? Non. Et absolument pas de cette qualité. Diane Boulet est de ces artistes qui savent volontiers oublier l’apparence des choses pour mieux nous mener à l’essence d’une vision personnelle. Assurément une artiste dont le nom est à retenir pour le meilleur de l’art !

MB

Galerie d’art Beauchamp, 69, rue, St-Pierre, Québec, Qc

Galeries Pignons Jaunes, 1898, Rte 161, Frontenac, Qc

Thompson & Company, Maine Art Hill, 5 Chase Hill Road, Kennebunkport, Me

Courriel : dianeb@axion.ca


Louise Bourgault

Champ fleuri, pastel, 24 x 24 po, 2018

Champ fleuri, pastel, 24 x 24 po, 2018

Ciel ! Huile, photographie, acrylique ? Non… pastels. Je suis à la renverse. Et sous le choc de tant de beauté !

Louise Bourgault aime dessiner depuis l’enfance. Après une carrière de professeure à l’Université de Montréal, puis de chef d’entreprise à Sherbrooke, elle est revenue à sa passion première, l’art, depuis 2007. Le dessin classique, le modèle vivant, la nature morte, le paysage, cela via l’aquarelle, le fusain et l’huile sous la supervision de maîtres reconnus auront ouvert des portes à sa création si exceptionnelle.

« Depuis 3 ans, je développe une histoire d’amour avec le pastel, technique flexible et subtil qui me permet d’intégrer à l’occasion l’aquarelle et la l’huile en sous-couche, ce qui donne des effets lumineux particulièrement séduisants, » nous dit l’artiste. Elle est membre du Comité d’administration du Comité d’action culturelle de Magog. Elle est également membre de la PSEC (Pastel Society of Eastern Canada) et du PAC (Pastel Artists.Ca). Que dire de plus. Avis aux collectionneurs et aux galeristes dignes de l’appellation : voici la dentelle sensible produite par une âme amoureuse de la vie et douée au-delà de l’entendement.

MB


Ursula Kofahl-Lampron

Summer Souvenir, acrylique, 40 x 36 po, 2017

Summer Souvenir, acrylique, 40 x 36 po, 2017

L’artiste d’origine allemande est née une année après la fin de la deuxième guerre mondiale. La mort, la cruauté, les dommages et effets désastreux, les ravages et la misère, elle a vu et sait. Cela l’amène à peindre le « beau côté de la vie et la liberté, » dit-elle. Même si sa manière de peindre la liberté est à mille lieux des Automatistes, la peintre est fière d’avoir étudié avec Françoise Sullivan, signataire du Refus Global, professeure à l’université Concordia. « Ce fut un enseignement si significatif, mais surtout une expérience humaine enrichissante. Le travail de mémoire et d’intuition et sans esquisse me provient de là. Ainsi, dès que je touche la toile l’énergie de peindre, les souvenirs et ce sens de la liberté et de dire se mettent en mouvement » confie Ursula Kofahl-Lampron. Cela écrit, il est clair que ces œuvres viennent chercher les souvenirs des jours meilleurs ou à venir.

MB

Représentée par : 

AIBAQ ; Saatchi Art ; ArtBLR ;

Le Balcon D’Art, Saint Lambert ;

Brome County Museum, Knowlton, Québec ;

L’Armoire D’Art de Ursula, Knowlton, Québec.


Marie Montiel

Renard coquin I et II, huile, 11 x 14 po, 2017

Renard coquin I et II, huile, 11 x 14 po, 2017

Pareil à un bon vin, les œuvres d’une peintre digne de l’appellation se bonifient au fil des ans. Marie Montiel est l’une des portraitistes de ses contemporains des plus respectées. Son projet Alter Ego est génial !

« On est parfois frappé par la ressemblance entre le chien et son maître. Or, ces concordances ne concernent pas que la race canine. Si l’on y regarde de plus près, elles s’étendent à tout le règne animal. Nos regards portent parfois la même douceur, la même crainte, la même interrogation. Notre quotidien humain est fait de nombreuses attitudes rappelant celles des bêtes, » nous dit l’artiste grande observatrice de l’humanité. Ainsi, Marie Montiel, met-elle en relief les ressemblances tant visuelles qu’émotives entre l’espèce humaine et animale tout en questionnant le rapport entre eux. Une quarantaine de diptyques se font échos dans cette attachante exposition contemporaine qui saura plaire aux connaisseurs comme à un large public. Le meilleur de Marie Montiel à voir sans faute !

MB

Alter Ego est une exposition itinérante qui a pris son envol au Centre culturel Yvonne L. Bombardier à Valcourt et qui se promène à travers toute la région  estrienne et la province. Elle sera présentée à la Bibliothèque de Bromont du 23 août au 14 octobre 2018, et à d’autres endroits en 2019. À surveiller, donc ! montielmarie@gmail.com


Nancy Stella Galianos

Du fond du coeur, acrylique sur toile, 30 x 24 po, 2018

Du fond du coeur, acrylique sur toile, 30 x 24 po, 2018

L’œuvre de Nancy Stella Galianos est savoureuse, d’une douceur exquise et d’une recherche de coloris et de formes d’une harmonie heureuse apte à réconforter l’âme. On aimerait la toucher du bout des doigts. Née à Montréal de parents gréco- canadiens, la peintre autodidacte possède le savoir-faire afin de nous livrer avec sensibilité le répertoire de ses visions et émotions. Le paysage, les compositions florales et l’impressionnisme abstrait sont ses domaines d’expression de prédilection. Inspirée et même soutenue par la musique, que ce soit la musique classique ou le jazz, elle dépose sa cadence sur la toile en toute liberté d’émotions diverses sans idées préconçues, cela à la manière des Automatistes dont elle a retenu les enseignements. Une artiste dont la création est à suivre assurément pour le meilleur à venir.

MB

L’artiste est représentée par la galerie d’art Michel-Ange, Montréal (QC),  et par l’Inglewood Fine Arts, à Calgary (AB).


Céline Roger

Nostalgie, huile et encre, 24 x 36 po

Nostalgie, huile et encre, 24 x 36 po

Pour Céline Roger, un tableau doit être un coup de cœur, il doit être choisi pour l’émotion ressentie qui s’en dégage. « Si mes tableaux font ressentir une émotion, je considère que ma mission première est accomplie » confie la peintre. Parlons ici d’une artiste du terroir. Elle sait la valeur de l’architecture patrimoniale. L’odeur de la terre, l’amour des animaux de la ferme et autant le cachet de chacune des saisons. Un tableau de Céline Roger est un rappel pour ceux qui savent. Et tout autant une incitation du bien vivre en toute complicité avec la nature à la campagne. Voici une vision sublimée qu’il faut absolument transmettre aux générations à venir. J’adore !

MB

info@celineroger.com


Céline Girard

Réflexion, acrylique sur toile, 30 X 24 po, 2017

Réflexion, acrylique sur toile, 30 X 24 po, 2017

Les œuvres de Céline Girard incitent le spectateur à plonger à l’intérieur d’atmosphères propices à l’introspection et la contemplation. L’artiste nous prend par la main pour une exploration initiée par l’harmonie des coloris et la tendresse du geste. Tout s’y révèle par l’intuition et un sentiment unique de liberté. Entre aplats paisibles et empâtements à la présence bien physique, matérielle et vigoureuse, il en résulte une formidable imagerie telle une symphonie à la fois toute en force et en délicatesse.

« Ce sont des tableaux qui parlent de mondes imaginaires et de lieux inventés, peut-être à l’image de ma vision de l’origine des temps » nous dit l’artiste. Un projet : la fondation d’une galerie à Magog. Pour l’artiste, être présent en galerie, c’est s’assurer une visibilité menant à la reconnaissance de l’œuvre. « Pour plusieurs artistes c’est l’énergie d’un groupe qui les stimule à créer. C’est ma réalité. C’est pourquoi l’idée d’un atelier de groupe est à la base de ce projet, confie l’artiste qui souhaite tout autant y dispenser des cours, l’enseignement étant du florilège de ses passions ». Ce projet vous intéresse ? Merci de noter les coordonnées de Céline Girard.

MB

info@celinegirard.com 


Chantal Lagacé

One thing or two, acrylique et crayon sur toile, 20 x 40 po

One thing or two, acrylique et crayon sur toile, 20 x 40 po

Légèreté. Fragilité. Volatilité des formes tantôt vides tantôt pleines. Va et viens de l’œil du spectateur cherchant la clé d’interprétation de l’œuvre. Tel est le résultat de l’expression spontanée de Chantal Lagacé. À la manière des Automatistes, jamais elle ne sait à l’avance qu’elle sera la finalité de ce qui sera créée.

« Chaque tableau est une découverte, une surprise. J’aime sentir la fragilité de l’instant, là où tout peut se perdre et se retrouver. Composer avec spontanéité et librement me garde dans le moment présent, si précieux et si difficile à saisir, » explique l’artiste. Elle ajoute qu’il s’agit d’un processus délicat d’équilibre entre les formes et les couleurs, et d’harmonie entre les taches et les traits qui l’habitent lorsqu’elle peint. Bref, parlons ici d’une sorte de jeu formel donnant à penser à de l’écriture automatique ou à un poème visuel dont la plus belle qualité demeure la spontanéité d’une œuvre très personnelle empreinte d’authenticité. Une œuvre heureuse à souhait.

MB

L’atelier de Chantal Lagacé

754, Chemin de la montagne Mont-Saint-Hilaire local 200-A

450-714-1480 / 438-495-1480

Chantal.lagace@yahoo.ca


Monique Cantin

L’Attente, acrylique sur toile, 100 x 75 cm, 2017

L’Attente, acrylique sur toile, 100 x 75 cm, 2017

Qu’est-ce que la séduction ? Quel est ce pouvoir qui nous charme, nous fascine et nous attire irrésistiblement ? Voici l’essence de la recherche de la peintre Monique Cantin à travers la création visuelle. Gestuelle spontanée et intuitive de manière à libérer l’inconscient. Orchestration tonitruantes des couleurs pour en arriver à un maximum d’expressivité s’énergisant sous les vernis aux multiples reflets chatoyants, « Je travaille l’expression de visages comme l’histoire narrative d’un moment dont l’atmosphère est à la séduction. Je m’intéresse à la théorie du beau et du sentiment qu’elle fait naître en nous. Mon but est d’évoquer l’essence émotionnelle de cette manifestation. Je m’interroge sur la relation entre l’esprit et les sens », dit l’artiste. Elle ajoute que cette aptitude à s’émouvoir prend racine dans ce qui donne sens à l’humain, soit son ravissement, son affliction et ses aspirations. Son leitmotiv : qu’est-ce que le pouvoir de séduire ? J’imagine que cela est des plus singuliers et du ressort de chacun de nous (…) Quoiqu’il en soit, voici une démarche originale dont le mérite est d’être à la recherche de « la beauté ». Voilà pourquoi cette artiste est à suivre.

MB

Galerie l’Artiste

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Sylvie Drainville

Orford en natures parallèles, acrylique et pastel à l’huile, 40 x 40 po, 2018

Orford en natures parallèles, acrylique et pastel à l’huile, 40 x 40 po, 2018

Sylvie Drainville est une paysagiste d’une facture éminemment personnelle.

Recours à divers médiums. Découpage franc des formes. Textures inusitées. Et la volonté d’oublier la couleur de la réalité. « Tous mes tableaux sont fortement inspirés par la nature. Je les vois comme le prolongement de ce qui fait partie de mon ADN. Par contre, c’est le mélange des couleurs qui est le moteur de mon processus de création. La couleur est mon souffle, mon élan. Les couleurs sont les acteurs de mes scènes, que je nomme souvent mes paysages de mondes parallèles. Les couleurs créent le tableau » explique Sylvie Drainville. Elle ajoute : « Mes compositions sont faites de contrastes de textures, et de teintes rabattues. Les contrastes de textures permettent à l’observateur de s’imaginer tout petit, se promenant dans une section du tableau et à l’opposé lorsqu’il regarde le tableau de près, il a l’impression « d’être un élément, dans le tableau » en étant une macro portion de ce monde. Il oublie qui il est pour un moment. » Génial ! Malgré l’expérience et la connaissance des perspectives, l’artiste semble louvoyer entre l’art savant et l’art naïf où chaque segment du tableau prend son importance selon la forme, sa dimension et sa couleur selon les visions et sentiments de l’artiste. J’adore !

MB

drainvilleart@gmail.com

Artiste permanente chez LA STATION galerie, 439 rue Principale, Eastman.


François Haguier

Mirage, acrylique sur panneau, 20 x 20 po

Mirage, acrylique sur panneau, 20 x 20 po

La calligraphie japonaise, l’abstraction lyrique, l’expressionnisme abstrait : voici les influences diverses venant composer la gestuelle louvoyante et tout en douceur des œuvres de cet autodidacte sherbrookois d’origine française. Féru d’informatique, il sait tirer profit de ses connaissances d’infographiste en esquissant les prémisses des tableaux à naître sur l’écran de son ordinateur. Or, si le choix des teintes et l’équilibre des formes s’imposent sur l’écran, vient ensuite la manipulation de la matière avec ses accidents et les hasards inattendus, heureux. Éléments préliminaires définis sur l’ordinateur ou non. Tons intenses ou en filigrane, pâte épaisse ou lisse, couleurs épurées ou en surcharge, il laisse toute la créativité habiter son esprit développant ainsi ses propres techniques de production. Dans son processus de création, il est fréquent qu’un tableau presque terminé soit repris en photo et qu’il retourne à la table à dessin numérique, permettant ainsi de faire évoluer la création. Réalisant ses œuvres avec des rouleaux venant étaler l’acrylique mélangée à de l’encre, il se dégage des œuvres de François Haguier cet univers indicible où se lient à la contemplation et à la méditation, une atmosphère abstraite où les choses et les sentiments sont plus évoqués que montrés. Très intéressant !

MB

On peut voir son travail nouvellement à Mont-Tremblant à la Galerie 806

francois@haguier.comwww.haguier.com

Designer, Artsversus Multimédia, 819 823-0866 

Automne 2018

21 septembre 2018

Dans le but de faire connaître la création…

Chantal Malek

Les gens qui font l’évènement

Chantal Malek de la Galerie d’art Céleste fête cette année, ses 25 ans de présence en galerie. Madame Malek a su au cours des années accumuler les honneurs en tant que peintre à la spatule.

Partant toujours d’une vision claire ancrée dans son instinct, ses désirs se matérialisent les uns après les autres, grâce à son audace et à sa détermination. Ses tableaux sont prisés par les collectionneurs du monde entier. Elle a au cours des années exposé à Baie Saint-Paul, le Vieux Montréal, et maintenant à Beyrouth au Liban et à Saint-Sauveur dans les Laurentides.

 

Automne 2018

14 septembre 2018

Chantal Malek de la Galerie d’art Céleste…

Luce Lévesque

Les gens qui font l’évènement

Wow ! Coup de cœur ! Le red-chef de Magazin’Art est sur le cul ! J’aime toutes les expressions en arts visuels quand j’y retrouve la folie créatrice, l’ingéniosité et la singularité. Voici ma découverte au détour du chemin de l’été tout au long du fleuve : Luce Lévesque. Pur baume sur les plaies d’une culture aux discours alambiqués et médiatisés en vain pour remplir des pages. Et peut-être, se rendre intéressant voire intelligent (…)

Pour Luce Lévesque, l’art populaire c’est l’art du peuple et la forme première d’art d’une communauté. Un art qui était, qui est et qui sera. Pareil au fait qu’on ne peut empêcher un oiseau de voler et qu’on ne peut empêcher un patenteux de créer ! Elle ajoute qu’envers et contre toute réticence ou résistance du public, l’art populaire existe par le soutien des collectionneurs. « J’aime l’art populaire car cela me rappelle les étonnants dessins des élèves (6 ans) de ma classe. Dessins joyeux, bizarres, spontanés et tous empreints de leur personnalité. J’ai souvent été attirée par les petits malcommodes de ma classe qui ne me rendaient pas toujours la vie facile mais qui étaient tellement attachants. Tout comme les enfants turbulents, les patenteux ont un petit quelque chose qui dérange, qui fait sourire et qui met du bonheur dans le quotidien. » Un art qui fait du bien, dit-elle. Oui, je confirme volontiers ! Quoi dire de plus ?


Luce Lévesque, Art populaire Kamouraska 135, avenue Morel, Kamouraska. lucelevesque5@gmail.com

 

Automne 2018

14 septembre 2018

Wow ! Coup de cœur ! Le red-chef de Magazin’Art est sur le…

René Taillefer

Entre l’ordre et le chaos

Les gens qui font l’évènement

Diplômé de l’École des beaux-arts de Québec en 1963, René Taillefer fut professeur à l’École des arts visuels et à l’École d’architecture de l’université Laval. Ce qui ne l’a pas empêché de participer à plusieurs expositions d’importance collectives ou solos. Ses œuvres fonts partie de collections prestigieuses privées et publiques. On retrouve également la marque du sculpteur à travers la réalisation d’œuvres monumentales réalisées dans le cadre du programme d’intégration de l’art à l’architecture, notamment devant le Palais de justice de Québec.

« J’ai souvent réalisé des œuvres à plus d’un élément, ce qui me permettait de suggérer à la fois des accords et des dissonances dans une  même  œuvre  comme  au  cœur  d’une  composition musicale » explique l’artiste. Les sciences et l’architecture demeurent ses sources d’inspiration. L’ethnologie, l’astronomie, la cybernétique et la cinétique le fascinent. Ajoutons à cela une très grande maîtrise de la matière que ce soit le bois, le métal, le ciment, le bronze ou autre matériau, voilà ce qui singularise la création méticuleuse et savamment composée avec précision et rigueur d’un René Taillefer sachant faire chanter la poésie de la matière entre tension et échappée libre. Une approche de l’art et un parcours sans aucune mesure ! On peut se procurer le magnifique catalogue en couleur de cette fabuleuse rétrospective de René Taillefer en composant le numéro de téléphone suivant : 418 828-2647


Rétrospective 1965-2018, Maison Tessier-dit-Laplante, Beauport. Du 9 juin au 28 août 2018

 

Automne 2018

14 septembre 2018

Diplômé de l’École des beaux-arts de Québec en 1963…

À la Maison Heffel : Un record pour Borduas

et une toile de Tom Thomson sort du sous-sol.

Les gens qui font l’évènement

Toujours à l’avant-garde du marché de l’art, la Maison de vente aux enchères Heffel a présenté, à Toronto, sa vente en salle semestrielle, dans le cadre de laquelle ont été mises aux enchères 118 œuvres remarquables en provenance des quatre coins du globe. Des chefs-d’œuvre de Paul-Émile Borduas, de Tom Thomson, de Jack Bush et de Lawren Harris ont permis de conclure des ventes atteignant un remarquable total de 14,1 millions de dollars.

Fort attendue, la présentation de Figures schématiques, chef-d’œuvre réalisé en 1956 par le peintre Paul-Émile Borduas a volé la vedette dans le cadre de cette vente en salle, trouvant preneur pour 3 601 250 $. Sans doute le tableau le plus réputé du catalogue raisonné de Borduas, l’impressionnante toile a ainsi permis d’établir un nouveau record pour une œuvre de l’artiste. Initialement achetée de Borduas lui-même par la Martha Jackson Gallery de New York, cette toile a depuis été exposée partout dans le monde.

Après avoir été redécouverte dans un sous-sol albertain l’œuvre Sketch for Lake in Algonquin Park de Tom Thomson s’est avérée à la hauteur des attentes dans le cadre de cette vente. La participation de nombreux enchérisseurs, au téléphone et sur place, a permis d’atteindre un prix de vente de 481 250 $ pour cette toile, soit plus de trois fois celui de son évaluation préliminaire.

Les solides résultats obtenus lors de cette vente aux enchères viennent confirmer la fermeté du marché actuel et l’appétit des collectionneurs pour un vaste éventail d’œuvres internationales réputées.

 

Automne 2018

14 septembre 2018

Toujours à l’avant-garde du marché de l’art…

Johanne Thomassin,

Galerie le chien d’or

Les gens qui font l’évènement

Artiste et galeriste depuis 2016. Johanne Thomassin est une référence sérieuse et incontournable en matière de création et diffusion de l’art. Paysages, marines, art animalier ou floral, la peintre s’en donne à cœur en exploitant ces thématiques où elle excelle. À titre de galeriste, elle a su insuffler une énergie nouvelle à la Galerie du chien d’or, soit ce lieu presque mythique de l’art depuis des décennies à Québec. Autant fréquentée par les collectionneurs d’art d’ici que ceux de l’étranger, la galerie, de par son emplacement situé juste en face du Château Frontenac, amène son lot cosmopolite d’intéressés par l’art. De fait, les œuvres de madame Thomassin se retrouvent sur tous les continents. Mais davantage du côté des États-Unis et de l’Asie. Or voici que l’artiste se donne une nouvelle de création : du mobilier peint. Il s’agit de tables basses, de tables à café et de consoles en noyer aux nervures bien apparentes, mais à travers lesquelles l’artiste donne libre cours à ses interventions sensibles et toutes en douceur par la touche de peinture qu’on lui connait. Le tout soigneusement scellé par l’application d’une résine protectrice lustrée. Un must ! Vous êtes avertis. Va sans dire que l’on peut commander une pièce de ce mobilier, cela sur mesure et dans une thématique peinte choisie. Pour ce faire on communiquera avec Johanne Thomassin au 418 694-9949.


La Galerie le chien d’or est située au 8, rue du Fort à Québec. info@chiendor.com

 

Automne 2018

14 septembre 2018

Artiste et galeriste depuis 2016. Johanne Thomassin…