Moulin La Lorraine
Magazin'Art

Hiver 2017

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Le nouveau collectionneur
sera « en ligne » ou ne sera pas !

Michel Bois

Les grands évènements, les salons, les foires, les biennales et autres symposiums permettent incontestablement de rejoindre le public néophyte. Largement médiatisées, ces manifestations d’art piquent la curiosité et invitent à la découverte. Or, si les collectionneurs de longue date achètent sur place, plusieurs nouveaux adeptes en la matière iront se documenter sur le réseau Internet furetant les galeries où ils y retrouveront la biographie des artistes, les revues de presse, les nouveautés, et les prix. Soit les notions de base pour sécuriser l’aspirant pour commencer une collection « coup de cœur ». Cela, pendant qu’à l’autre bout du spectre, le collectionneur-investisseur jaloux de son temps et sa quête incessante de dénicher « la valeur sûre » vise à maximiser des profits éventuels pour son compte en banque. Sauf qu’aujourd’hui, plus besoin de se déplacer pour devenir collectionneur, une visite virtuelle permet la tournée des galeries de Miami, New York, Montréal, Québec ou Toronto, toutes accessibles du bout du doigt sur le clavier.

La génération «Y» sait déjà tout cela. Je parle des gens entre 18 et 35 ans, intéressés par l’art, hyper connectés, férus des réseaux sociaux. Contrairement aux précédentes générations de collectionneurs dont le choix des œuvres impliquait davantage l’aspect investissement ou, disons-le, le statut social que confère souvent un tel achat, les «Y» privilégient d’abord l’émotion et les frissons de l’acquisition. De fait, ces nouveaux venus approchent l’art différemment même s’ils demandent à être guidés. Un besoin d’apprentissage que diverses plateformes de galeries en réseau s’empressent à combler : l’acheteur sera appelé à remplir un questionnaire où il déclinera ses goûts, ses attentes, son budget afin qu’on puisse lui proposer une variété d’œuvres personnalisées. Aussi, en considérant la facilité d’entrer en contact avec l’art à notre portée, pour-quoi bouder le plaisir de collectionner ? Voici ce qui explique peut-être la montée fulgurante des ventes en ligne chez les galeristes. Une belle surprise !

Considérant le succès remporté avec la première publication de « Sur le radar » nous récidivons avec une deuxième rubrique mettant en lumière les artistes de la région du Kamouraska et des environs.

MAGAZIN’ART sera dans votre région sous peu. Vous êtes avertis.


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