Magazin'Art

Été 2020

Magazine du confinement :

Été 2020

 

Parlons du magazine du confinement. Celui de l’été avec en couverture une image de Cosentino expressive : une terrasse désertée avec des coupes de vin laissées sur la table. Carlo Cosentino, Clément Lemieux, Jean-Jacques Hudon et tellement plus à découvrir. Sur le chemin des découvertes en art de votre été, merci de porter un cache visage en guise de solidarité pour un avenir meilleur et responsable. De votre côté comme chez les galeristes et les artistes.

 

 

Michel Bois

 


 

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Parlons du magazine du confinement. Celui de l’été…

Éditorial :

L’art visuel et l’après confinement

 

L’obligation de rester chez soi a très lourdement touché le milieu de la création et des galeries d’art au moment où tout le monde a besoin de réconfort, d’images libératrices et d’éblouissement. Médicalement, l’art ne peut rien contre le coronavirus. Toutefois, l’humanité à travers les siècles, nous a montré que l’art fut un baume voire un pansement pour calmer les angoisses des âmes tourmentées. Mais, quoi qu’il en soit, serrons-nous les coudes et activons nos talents pour propulser l’art visuel au-delà de ce marasme universel. Or, de plus en plus de galeristes pensent que les collectionneurs viendront à l’art grâce au « boulevard numérique ». Foutaise illusoire… Certes, les clients de ces galeries seront « avisés » par cette technologie froide et pragmatique. Mais jamais les images sur l’écran ne sauront transmettre l’indicible émotion vécue en présence sensuelle de l’oeuvre. Ni ne feront ressentir la trame émotive de l’atmosphère ambiante d’un vernissage en compagnie de l’artiste. Et encore moins par la réductrice description concoctée, ou pire, un gazouillis de 140 caractères au maximum. Dès lors, aucune certitude.

La survie des galeries est compromise par cette crise sanitaire certes, mais les faits d’avant-pandémie demeurent : les impitoyables et souvent trop exorbitants coûts du loyer sans vente aucune. Vous trouvez cela normal de payer un 6 000 $ par mois pour avoir pignon sur rue ? Pas moi. En ce lundi du 4 mai, les galeries d’art de Québec sont à nouveau sur l’échiquier. Charlevoix et les autres régions tout autant. Au moment d’écrire ces lignes, j’ignore l’état de la situation à Montréal, Toronto, Calgary, Vancouver. Mais probablement tout aussi peu reluisante. Sur ce, je souhaite le meilleur à tous dans les plus brefs délais. Car artistes, galeristes et collectionneurs confondus, ne peuvent exister les uns sans les autres. Ici, permettez-moi d’exercer le souhait de découvrir sur ma route, l’émergence de talents nouveaux empreints d’humanité. Un peu comme au sortir de la première guerre mondiale. Moment clé où est né le Surréalisme. De fait, exaspérés par le réalisme des scènes des malades, des mourants et des ruines, les artistes se sont mis à rêver de faire voir autrement le monde. Histoire de voyager émotivement et intellectuellement dans un univers moins bancal. Voilà comment l’art a retrouvé sa vraie et légitime destinée. Qu’en sera-t-il après la quarantaine ? Qu’aimeriez-vous voir ? Une pandémie inédite de chefs-d’oeuvre résultant d’une vision personnelle donnant à voir l’âme ? Il est clair que votre Magazin’Art sera au rendez-vous pour vous dire. Papier glacé. Textes sensibles et fouillés. Témoins de l’art vivant, depuis plus de trente-deux ans. Et avec plus de 700 points de chute à travers le Canada et les États-Unis.

Merci de commenter. Nous publierons.

 

 

Michel Bois

 


 

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L’obligation de rester chez soi a très lourdement touché le milieu de la création…

Grande rencontre :

Carlo Cosentino – L’air du temps

 

Pour saisir l’ambiance d’une ville, le pouls de la cité, l’artiste doit percevoir de multiples subtilités : la coloration de la lumière, le chatoiement des teintes, la délicatesse de la lumière secondaire. Sans compter l’agitation de la ville ! Carlo Cosentino est à l’affût de ces fresques quotidiennes depuis 40 ans. Peintre et sculpteur autodidacte, il fait de la luminosité le point distinctif de son oeuvre. Son tracé précis met en scène des tableaux réalistes, presque photographiques en termes de point de vue, le tout nappé d’une luminosité déclinée en maintes atmosphères. La table est mise ! Inspiré principalement par les saisons, Carlo Cosentino recherche l’émerveillement dans le banal. Ainsi une ruelle, une chaise ou le passage d’un autobus scolaire trouvent sous son pinceau un éclat découpé dans la réalité, sublimé par la lumière. En choisissant un angle inédit, l’image nous raconte une histoire et c’est là l’intérêt principal de l’artiste : « L’observateur doit pouvoir entrer dans la scène », une chose entièrement réalisable avec ces scènes si familières de la métropole.

 

 

L’année 2019 l’a vu se concentrer sur les villes, mais les défis se suivent et ne se ressemblent pas. « J’ai travaillé sur les réflexions, sur la présence de l’eau et son côté diffus l’année d’avant. » Passionné et proactif, il nourrit sa passion en travaillant sans relâche, à la recherche de scènes au potentiel narratif. Notre hiver québécois, qui semble parfois éternel, ne suffit pas à le garder à l’intérieur. C’est ainsi qu’on peut le retrouver assis sur un banc de parc, dans un boisé ou à capter le jeu des patineurs derrière chez lui.

 


Huile sur toile de coton


Rue Sherbrooke coin St-Denis, Montréal, huile sur toile de coton, 30 × 40 po

 

à capter le jeu des patineurs derrière chez lui. Né à Montréal en 1958, deuxième garçon d’une fratrie de cinq, son père aura sur lui une influence artistique. Son père ayant fait les Beaux-Arts, le jeune Cosentino se rappelle de la fascination à regarder le travail de celui-ci. Subjugué, fasciné, il pressent déjà son avenir dans les arts. L’illustration et le travail en agence de publicité seront son entrée dans le milieu. Fortement appuyée sur la qualité de son dessin, qu’il pratique quotidiennement, sa carrière monte en flèche et c’est dans un tourbillon de commandes qu’il oeuvrera pendant plusieurs années. Produire des planches pour des publicités destinées à la télévision d’abord, puis il hérite d’une prestigieuse assignation pour Imperial Tobacco, à cette époque un commanditaire important. Il doit rendre des scènes sportives dans plusieurs techniques variées, ce qui lui fournit l’opportunité d’acquérir une grande versatilité. Il produit des portraits pour plusieurs célébrités dont Gilles Villeneuve et son fils Jacques. Puis, la pression populaire sur la cigarette et les sports font que la compagnie redirige sa stratégie. C’est à ce moment que Carlo Cosentino commence à effectuer son virage vers l’art. La forte pression du monde de la publicité, la transition du domaine vers l’ordinateur dans les années 90 sont des facteurs qui nourrissent sa décision. Il présentera sa première exposition, des oeuvres destinées à Imperial Tobacco qui n’avaient jamais servies. « Même lorsque j’étais en agence et que je marchais dans le Vieux-Montréal je regardais ce qui se faisait dans les galeries. J’ai toujours cru en la permanence de la peinture. » Avec ses économies de publicités, il se lance avec conviction à la recherche de galeries prêtes à le représenter. Fort de ses expériences du monde commercial, il sait naviguer l’organisation d’évènements pour lancer sa carrière : vin, pianiste, publicité dans La Presse, son assurance attire l’attention d’une clientèle d’affaires. Il remplace brièvement un enseignant en illustration au Collège Dawson, une expérience un peu chaotique mais qui lui donnera le goût d’enseigner la peinture, une activité qui subsiste encore aujourd’hui. « Enseigner permet de prendre le pouls et de rester en contact. »

 


Huile sur toile de coton


Saveurs d’Italie, huile sur toile de coton, 30 × 24 po

 

 

Isabelle Gauthier

 


 

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Pour saisir l’ambiance d’une ville, le pouls de la cité, l’artiste…

Réalisme contemporain :

Jean-Jacques Hudon – À la recherche d’émotions perpétuelles

 

Le québécois Jean-Jacques Hudon prolonge les racines précolombiennes très colorées et empreintes d’éléments symboliques: fleurs, crâne, bijoux. Résident du Mexique, aucune hésitation à placer la beauté de la femme au même titre que la mort chez Hudon. Parlons ici d’œuvres hors du commun et du connu chez les Québécois et les Canadiens. Un must !

« J’ai tant d’amour au fond de moi, tant d’amour qui ne demande qu’à s’exprimer. Venez boire à la source si vous en trouvez le chemin. » – Marcel Jouhandeau

 


Madame Claire Guarniere, propriétaire de la Galerie Dante à Puerto Vallarta
et Jean-Jacques Hudon, artiste représenté en permanence.

 

La première chose qui vient à l’esprit lors de l’entrevue avec le peintre Jean-Jacques Hudon, c’est l’idée que ses mains et ses gestes viennent ponctuer ses propos comme s’il voulait orchestrer toutes ses idées à la manière d’un tableau dans l’espace. Manifestement, l’homme en est un d’énergie constante. Celle dont la création se renouvelle à travers la recherche des techniques, des textures et des matériaux. Très sensible aux stimulations provoquées par la couleur, il rentre d’un séjour hivernal à son atelier de Puerto Vallarta au Mexique. Va sans dire que ses tableaux portent ces radiances lumineuses synonymes de vie, de spontanéités heureuses et de bonheurs à partager.

 


La vida es bella!, acrylique sur plexiglass recto/verso, 30 × 30 po


Des oiseaux dans la tête, acrylique sur toile, 40 × 36 po

 

Galerie Off OEuvres d’art contemporain aux techniques et aux styles variés de qualité, Jean-Jacques Hudon est à la tête de ce lieu unique de diffusion à Québec. Il s’agit de la synergie heureuse et complice d’artistes regroupés afin de pouvoir diffuser la création sur la place publique du Vieux-Québec. Soulignons aussi le travail de Jean-Jacques Hudon membre de la Société artistique de Charlesbourg ainsi que de la Société artistique et culturelle de Québec dans laquelle il occupera différents postes tels la présidence et la direction des expositions. Membre signataire de l’Institut des Arts Figuratifs (IAF), il expose sa création depuis le début des années 1980.

 


Femme à la cravate rouge, acrylique sur plexiglass recto/verso, 30 × 30 po

 

L’artiste est représenté

par la Galerie Off

113, rue Saint-Paul à Québec

offgalerie.com

offgalerie@gmail.com

Tél. : 418 569-3316

 

Et par la Galerie Dante

Basilio Badillo 269, Zona Romántica

Emiliano Zapata, 48380

Puerto Vallarta, Jal., Mexique

galleriadante.com

 

Michel Bois

 


 

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Le québécois Jean-Jacques Hudon prolonge les racines…

À découvrir :

Isabelle Langevin – Interprétation libre

 

Confiante en son processus intuitif, Langevin n’a plus besoin de tout prévoir, parlons de tracer seulement quelques lignes pour savoir où elle s’en va. C’est l’harmonie du tableau qui oriente ses choix durant la création. Ses mouvements n’empruntent aucun chemin fait à l’avance, cela en pleine liberté.

 


Le chat gris, acrylique sur papier marouflé sur toile, 30 × 15 po

Issue d’une famille où l’art s’épanouit partout autour d’elle, avec une mère peintre et un père sculpteur, Isabelle Langevin porte très tôt en elle un amour intense du dessin. Elle passe des heures à regarder les livres de la bibliothèque de ses parents sur plusieurs grands maîtres et développe un incroyable sens de l’observation. À mesure qu’elle grandit, elle s’amuse à reproduire de nombreux sujets et affermit ainsi son trait de crayon. Habitée d’une recherche de beauté perpétuelle, il va de soi qu’elle se tourne professionnellement vers un domaine lié aux arts. Elle se dirige d’abord vers le design graphique en étudiant au Cégep Ahuntsic. Après avoir travaillé plus de trente ans dans l’illustration à faire plaisir aux clients, Isabelle Langevin ressent un impérieux besoin de liberté. Bien qu’avoir illustré des albums jeunesse lui fait développer une belle maîtrise du dessin, l’artiste n’arrive pas à exprimer ce qu’elle veut dans ce formatage commercial basé sur des commandes. Même si elle écrit aussi quelques livres pour enfants, qu’elle illustre bien évidemment, elle ressent qu’elle commence à perdre son feu intérieur quand elle décide d’explorer autre chose. En 2012, Langevin se rend en Europe et la visite du musée Horta, un édifice Art nouveau situé en région bruxelloise, lui donne un coup de coeur immédiat ! « Tout y était absolument magnifique ! Des poignées de porte aux rampes d’escalier jusqu’aux mosaïques au sol, le bâtiment entier traduit ce courant basé sur l’esthétique des lignes courbes. Au musée de l’Orangerie, avec les oeuvres impressionnistes de Monet et les nabis de Bonnard, ça a été une sorte de révélation et j’en suis revenue très marquée. J’ai adoré ce côté organique et très sensuel de l’Art nouveau, » se souvient-elle. Commence alors une première période d’expérimentation avec la peinture à l’huile, dont le procédé de mélange des couleurs exerce sur elle un attrait presque magique. Mais les contraintes du long séchage et de l’odeur des pâtes dans son environnement privé la conduisent bientôt vers l’acrylique. Le résultat n’est pas assez satisfaisant au début, ce médium durcissant les traits de ses personnages en leur donnant une apparence trop lisse et trop figée. En quête d’une solution, c’est en regardant un tableau de sa mère installé chez elle qu’elle a l’idée de faire comme elle et d’utiliser plutôt du papier comme support, dont la porosité se prête mieux à réaliser son style vaporeux au fini mat.

 

 


Un jour trop long, acrylique sur papier marouflé sur toile, 36 × 36 po


La dame au chat blanc, acrylique sur papier marouflé sur toile, 30 × 24 po

 

On peut voir les oeuvres d’Isabelle Langevin

en visitant son site internet :

isabellelangevinpeintre.com

 

Lisanne Le Tellier

 


 

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Confiante en son processus intuitif, Langevin n’a plus besoin…

Sur la cimaise :

Majella Poirier – Il était une fois mon île

 

La fluidité et la transparence de l’aquarelle la séduisent complètement. Elle sait conserver un geste spontané qui sera déterminant. L’aquarelle fut son école de formation et l’expression de ses premières expositions. Or, l’huile puis l’acrylique lui permirent de faire exploser sa pratique artistique. Au fil des ans, les images s’estompent et laissent la place à des œuvres semi-figuratives pour notre plus grand plaisir.

 

 

Déjà toute petite, c’était elle qui gagnait les concours de dessin à l’école. Là-bas aux Îles de la Madeleine. Quelque chose d’intangible la poussait à créer. Peut-être était-ce la nature même des îles. Autodidacte, Majella Poirier s’exprime pendant quelques années par le truchement de l’aquarelle en réalisant des oeuvres figuratives. Le peintre sculpteur Jean Devost s’avèrera l’initiateur de sa réelle passion, l’aquarelle. La fluidité et la transparence de l’aquarelle la séduisent complètement. De cette période de création elle conservera un geste spontané qui sera déterminant dans sa pratique des techniques mixtes. L’aquarelle fut son école de formation et l’expression de ses premières expositions. L’huile puis l’acrylique lui permirent de faire exploser sa pratique artistique. Au fil des ans, les images précises qui couvrent ses toiles s’estompent et laissent la place à des oeuvres semi-figuratives. Des oeuvres qui frôlent l’abstraction. Tandis que par moments, elle laisse aller sa main à un geste ample sous lequel disparait toute trace d’éléments figuratifs, à d’autres instants, elle esquisse des voilures et des mâts de bateaux, des rochers immergés par la mer ou encore la silhouette lointaine d’un village. « […] L’intensité de la peinture à l’huile est venue bousculer ma pratique. Plus tard, l’acrylique et les techniques mixtes ont ouvert plus grandes les portes de l’imaginaire où l’abstrait se mêle à la frontière du figuratif, » s’empresse de préciser l’authentique madelinienne. L’artiste cumule plusieurs expositions solos dans l’Est de la province depuis le début des années 2000. En 2013, Majella Poirier reçoit la première place du prix du jury à l’Art Expo 2013 de Deerfield Beach en Floride. Plus récemment, en 2019 elle est co-récipiendaire du prix St-Denys Garneau avec sa fille, pour l’oeuvre Bord de mer, un recueil de textes rédigés par sa fille et de reproductions de ses oeuvres. En décembre 2019, elle expose plusieurs toiles à la galerie Tatiana Malinine à Fort Lauderdale en Floride.

 

 


La Nature en Folie, 48 × 60 po


L’intérieur de la galerie

 

Majell’art

987, chemin de la Grave

Havre-Aubert (Québec) G4T 9C8

majellapoirier.com

 

Marie-France Bégis

 


 

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La fluidité et la transparence de l’aquarelle la séduisent…

Formes, volume et espace :

Clément Lemieux – L’être dans tous ses états ;

 

Parlons de sculptures mettant en formes heureuses, inusitées et esthétiques, des personnages se tenant à bras-le-corps, les membres des uns épousant les dimensions émotives des autres. Comme si Lemieux nous disait : « C’est par mon corps, ma famille, les autres et mon âme que je comprends et vous montre. » Oui, par-delà les habiletés à sculpter se retrouve la réponse émotionnelle à une franche exultation de sa vie.

 


Les Oiseaux De L’infini

 

Autodidacte

Pour se forger et apprendre les rudiments de la sculpture, il s’est donné, un peu contre son gré, auprès d’un professeur qui l’amenait dans une direction contraire à sa personnalité. « Tu vaux mieux que ça ! Ce professeur va te corrompre ! Laisse tomber les cours, Clément !, » lui indiqua un galeriste qui avait remarqué ses oeuvres en visitant l’atelier du « maître ». Le galeriste acheta plusieurs sculptures. Et Lemieux mis un terme à ce tourment scolaire. Dorénavant il s’appliquera à réaliser ses oeuvres d’intuition à la limite de l’abstraction et de la figuration. « Tu sais Michel, de connaître les techniques c’est une chose, mais la connaissance des essences de bois, des couleurs et des vernis (uréthane qu’il utilisait sur les automobiles dans une autre vie), cela demande de faire des recherches et des expérimentations personnelles. Impossible d’avancer autrement, » lance l’artiste passionné. Aussi, l’épinette, le cerisier, le tilleul, mais surtout le pin demeurent ses matériaux de prédilection. Chacune des essences de bois amène ses contraintes et ses hasards heureux. Clément Lemieux met tout son coeur à respecter le sens de la fibre du bois qu’il sable et peaufine à l’infini. Le travail et encore le travail. Voilà comment sa création se raccroche aux rudiments fondamentaux de la création menant à l’universel intemporel.

 


Chaise d’enfant, 40 × 18 × 17 po


En marche, 57 × 16 po

 

Clément Lemieux est représenté par la Galerie Iris

30, rue Saint-Jean-Baptiste

Baie-Saint-Paul (Québec)

Tél. : 418 435-5768

Et par la Galerie d’art Céleste

285, rue Principale

Saint-Sauveur (Québec) J0R 1R0

Tél. : 450 227-0333

 

Michel Bois

 


 

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Pour se forger et apprendre les rudiments de la sculpture…

Atelier d’art :

Céline Girard – Un vent de liberté !

 

Unique en son genre, l’Atelier-Galerie Céline Girard est un espace de rencontre artistique où l’on peut admirer, acheter, exposer, suivre un cours de peinture (La composition et la couleur, À la recherche de l’inspiration, Gestion du chaos, Apprivoiser le grand format), vivre des « vacances artistiques » ou même y louer, au mois, un espace de création quand l’envie nous prend de peindre.

 


Brasier, 24 × 18 po

 

Suivre sa vraie nature
L’artiste que je rencontre est totalement éprise de création depuis fort longtemps. Céline Girard a pourtant vécu ce qu’on peut appeler « une vocation tardive ». Après un parcours en administration d’une vingtaine d’années, elle sent naître au fond d’elle l’appel des Arts. C’est lors d’une formation d’un an et demie en céramique, pendant un cours d’art-thérapie sur Le processus créateur, qu’arrive la révélation : elle veut devenir peintre ! C’est ainsi qu’à 45 ans, animée par ce désir profond et épaulée par son époux, elle fait le grand saut. Elle quitte un emploi stable et rémunérateur pour entreprendre un certificat en Arts plastiques. Admise à l’Université du Québec à Montréal, elle devient Bachelière en Arts visuels et médiatiques, avec un départ de micro-maîtrise en Art-thérapie. C’est pendant ces années de formation artistique que le gland se changera en chêne ! J’ai eu la chance, dira-t-elle, d’étudier la couleur avec une de nos grandes artistes, Dominique Sarazin. Ce qui lui donna une solide formation. Puis, elle me parle de « sa bible », un lourd volume titré L’art de la composition, qu’elle relit et réétudie régulièrement. Pour elle la formation constante est aussi une passion, presqu’autant que celle de créer. L’artiste se dévoile dans l’art abstrait, à l’acrylique. Elle a toujours été fascinée par « la lutte des éléments » : la puissance du feu, de l’eau qui revient souvent dans ses toiles, toujours très vive, fougueuse, près de la tempête. Bien que les couleurs qu’elle utilise soient fortes et franches : rouges intenses, bleus profonds, vifs, ses toiles dégagent une harmonie qui est loin d’agresser l’oeil. Son oeuvre plait. « Merci, Madame Girard ! » sans votre audace, personne n’aurait pu connaître cette magnifique artiste et enseignante que vous êtes devenue.

 


Dégel, acrylique sur toile, 36 × 48 po

 

Mes vacances artistiques au Canada
Située au Québec, dans la magnifique région de l’Estrie, si accueillante pour les artistes en tout genre, avec ses petites boutiques, musées, restaurants et bistros, Magog est belle, vivante et invitante. Voilà pourquoi notre artiste de talent l’a préférée entre toutes pour y installer sa galerie d’art. Voici comment madame Girard propose ses vacances artistiques : pendant que votre tendre moitié profite d’une semaine de cours de peinture (ou à la carte ; à la journée), l’autre tendre moitié se prélasse dans un spa, déniche des trésors cachés, se balade en nature ou se repose dans un petit Café, un bon bouquin à la main. Quel délice ! Chacun vit sa journée de rêve et on se retrouve le soir, en tête à tête, autour d’un bon repas. L’Atelier-Galerie Céline Girard offre des cours abordables qui s’adressent à une clientèle de tous niveaux. Même l’artiste en devenir qui n’a encore jamais tenu de pinceau y trouvera son bonheur ! Comme chaque élève reçoit un enseignement personnalisé, vous pouvez vous joindre à un groupe en cours de session. L’Atelier-Galerie accueille un maximum de huit élèves à la fois, il est donc préférable de réserver. S’offrir un cours ou des vacances artistiques à l’Atelier-Galerie Céline Girard, c’est certainement s’offrir un superbe cadeau mais ce peut être aussi, le début d’une belle aventure !

 


Céline Girard avec ses élèves

 

L’Atelier-Galerie Céline Girard est situé
au 241, Principale Ouest à Magog (Québec).
Pour y accéder, prenez la petite ruelle juste à droite de l’hôtel.
Info et réservation : 450 845-6089
atelier.ecole@celinegirard.com
celinegirad.com

 

Anny Brassard

 


 

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Unique en son genre, l’Atelier-Galerie Céline Girard…