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Isabelle Langevin – Interprétation libre

 

Confiante en son processus intuitif, Langevin n’a plus besoin de tout prévoir, parlons de tracer seulement quelques lignes pour savoir où elle s’en va. C’est l’harmonie du tableau qui oriente ses choix durant la création. Ses mouvements n’empruntent aucun chemin fait à l’avance, cela en pleine liberté.

 


Le chat gris, acrylique sur papier marouflé sur toile, 30 × 15 po

Issue d’une famille où l’art s’épanouit partout autour d’elle, avec une mère peintre et un père sculpteur, Isabelle Langevin porte très tôt en elle un amour intense du dessin. Elle passe des heures à regarder les livres de la bibliothèque de ses parents sur plusieurs grands maîtres et développe un incroyable sens de l’observation. À mesure qu’elle grandit, elle s’amuse à reproduire de nombreux sujets et affermit ainsi son trait de crayon. Habitée d’une recherche de beauté perpétuelle, il va de soi qu’elle se tourne professionnellement vers un domaine lié aux arts. Elle se dirige d’abord vers le design graphique en étudiant au Cégep Ahuntsic. Après avoir travaillé plus de trente ans dans l’illustration à faire plaisir aux clients, Isabelle Langevin ressent un impérieux besoin de liberté. Bien qu’avoir illustré des albums jeunesse lui fait développer une belle maîtrise du dessin, l’artiste n’arrive pas à exprimer ce qu’elle veut dans ce formatage commercial basé sur des commandes. Même si elle écrit aussi quelques livres pour enfants, qu’elle illustre bien évidemment, elle ressent qu’elle commence à perdre son feu intérieur quand elle décide d’explorer autre chose. En 2012, Langevin se rend en Europe et la visite du musée Horta, un édifice Art nouveau situé en région bruxelloise, lui donne un coup de coeur immédiat ! « Tout y était absolument magnifique ! Des poignées de porte aux rampes d’escalier jusqu’aux mosaïques au sol, le bâtiment entier traduit ce courant basé sur l’esthétique des lignes courbes. Au musée de l’Orangerie, avec les oeuvres impressionnistes de Monet et les nabis de Bonnard, ça a été une sorte de révélation et j’en suis revenue très marquée. J’ai adoré ce côté organique et très sensuel de l’Art nouveau, » se souvient-elle. Commence alors une première période d’expérimentation avec la peinture à l’huile, dont le procédé de mélange des couleurs exerce sur elle un attrait presque magique. Mais les contraintes du long séchage et de l’odeur des pâtes dans son environnement privé la conduisent bientôt vers l’acrylique. Le résultat n’est pas assez satisfaisant au début, ce médium durcissant les traits de ses personnages en leur donnant une apparence trop lisse et trop figée. En quête d’une solution, c’est en regardant un tableau de sa mère installé chez elle qu’elle a l’idée de faire comme elle et d’utiliser plutôt du papier comme support, dont la porosité se prête mieux à réaliser son style vaporeux au fini mat.

 

 


Un jour trop long, acrylique sur papier marouflé sur toile, 36 × 36 po


La dame au chat blanc, acrylique sur papier marouflé sur toile, 30 × 24 po

 

On peut voir les oeuvres d’Isabelle Langevin

en visitant son site internet :

isabellelangevinpeintre.com

 

Lisanne Le Tellier

 


 

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