Galerie Jeannine Blais
Magazin'Art

Éditorial Hiver 2018

MAGAZINART EDITORIAL hiver 2018

La crédibilité et rien dʼautre

Michel Bois

Pour une galerie fermant ses portes, deux pendent la crémaillère. Cela parce qu’une nouvelle génération de galeristes et d’acheteurs informés et cultivés ouvrent une brèche dans le marché en constante mutation. Il est clair que l’idée de placer des œuvres sur des cimaises et « d’attendre » le client, est dépassée. Les choses bougent à vitesse grand V. Tant sous des hospices de (la) qualité et de (la) rareté des œuvres offertes, que du service aux clients également collectionneurs avant toute chose et qui demandent une documentation fouillée ou autres textes de référence ayant trait au cheminement de l’artiste que l’on aime et sur lequel on s’apprête à investir pour la continuité de sa création. Fait à souligner, et peut-être une part de l’explication du renouveau dans le marché de l’art : une vénérable tradition, voulant que dans la communauté anglophone soient léguées de génération en génération leurs œuvres d’art, n’est plus. En effet, les descendants héritiers remettent sur le marché leurs œuvres de prestige. Or, le même mouvement semble prendre forme également chez les francophones, d’où l’arrivage d’œuvres de qualité sur le marché. L’idée d’acheter des œuvres issues d’un patrimoine familial prestigieux fait de plus en plus du chemin; la cote des œuvres trouvant à nouveau son éclat intrinsèque et sa vigueur en galerie.

Or, treize galeries du Québec étaient présentes à la semaine des foires d’art à New-York en présentant des œuvres majeures, reconnues par les musées, et issues de collections de patronymes remarquables. Si, jadis, Toronto était le lieu de prédilection pour ces achats, Montréal s’inscrit au haut du palmarès des ventes, et ce, sans oublier la foire biennale Papier qui offre des œuvres importantes accessibles à toutes les bourses. En guise de conclusion, la véritable œuvre d’art, documentée et avérée, trouvera toujours sa dimension chez les collectionneurs. Par contre, les œuvres à peine sèches trouveront quand même un marché éphémère voire volatile. D’où l’élan entre le rêve de devenir galeriste et la réalité de la fermeture des commerces sans assises professionnelles dignes de cette appellation. À lire dans ce numéro : les parcours de feu Tex Lecor, géant de l’art, et de Jacques Jourdain, octogénaire jovial, robuste et source vive de création toujours déferlante. Aussi un hommage posthume à feu Jacques Latulippe, concepteur visionnaire, créateur et ouvrier de la première heure de Magazin’Art. Bonne lecture. Michel Bois

 

Michel Bois

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