Magazin'Art

Exclusifs aux abonnés

Reflet au village de Grandes-Piles, huile sur toile, 36 x 60 po, 2015

Normand Boisvert

Peindre pour vivre et vivre pour peindre. 50 ans d’une création passionnée !

Grande rencontre
Faire la rencontre et la visite de l’atelier du peintre Normand Boisvert relève d’une expérience dont il est impossible de sortir « indemne » tant l’œuvre est expressive, magique, colorée, l’artiste chaleureux, passionné, humain. Et l’atelier vibrant d’une poésie défiant toutes limitations à la liberté et à la joie de vivre en s’incluant à titre de spectateur à la féerie de l’atmosphère des images.

Oui, par l’entremise des œuvres du peintre Normand Boisvert, nous entrons dans un univers succulent aux résonances d’une époque révolue, de joie de vivre. Paysagiste d’un bel imaginaire où réalité et poésie se mélangent pour structurer des compositions qui interpellent au premier coup d’œil, l’artiste a depuis 50 ans travaillé voire s’est sacrifié à la beauté de la nature québécoise et à son empreinte d’humanité.

Normand Boisvert dans son atelier

Normand Boisvert dans son atelier

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Texte de Michel Bois

L’artiste est représenté par : Galerie Douce Passion, Québec – Galerie d’art Iris, Baie-Saint-Paul – Stephen Lowe Gallery, Calgary – Dimension Plus, Montréal – Westmount Gallery, Toronto – State of the art Gallery, Toronto – Ryan fine art Gallery, Ontario

19 septembre 2018

Faire la rencontre et la visite de l’atelier du peintre…

Vive l’été, huile sur toile, 30 x 36 po

Nathalie Lapointe

Quand l’univers médiéval rejoint la rêverie de la contemporanéité

Profil d’artiste

La meilleure des peintures repose toujours sur une organisation voire une construction solide et équilibrée entre les formes et les couleurs. Sous chacune des œuvres de Nathalie Lapointe se retrouve une structure classique du savoir composer. Portraits. Ombres et lumières. Compositions axées sur les tiers de l’espace du tableau.

Connaissances touchant à la théorie savante des couleurs. Transparences de l’huile épousant le grain de la toile. Travail sensible à la spatule. Et j’en passe tant l’expérience est grande. Fascinée par les atmosphères et les édifices en hauteur, voici qu’elle s’aventure du côté des châteaux médiévaux s’accrochant à la précarité des falaises. Merci Nathalie Lapointe !

Summer Shades, huile sur toile, 36 x 18 po

Summer Shades, huile sur toile, 36 x 18 po

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Texte de Michel Bois

Galerie Québec Art, 40, rue Notre-Dame, Québec, Qc 418-692-8200

19 septembre 2018

La meilleure des peintures repose toujours…

Cocoon, huile et feuilles d’or sur toile, 24 x 36 po

Loretta Fasan

L’art au féminin

C’est maintenant perçu comme audacieux de peindre des images agréables au plan esthétique – Loretta Fasan

Loretta Fasan nous confie : « Je me dois de donner vie à certaines images. Ce fort sentiment qui m’habite m’amène à créer des images de femmes possédant des qualités que j’admire, et j’essaie autant que possible de les rendre iconiques. »

Ceci étant dit, Loretta Fasan peint aussi des paysages et accepte les commandes; elle travaille également en séries. Ainsi elle a peint une suite de têtes féminines remarquables, enjolivées de motifs décoratifs extraordinaires. Elles n’ont rien à envier aux héroïnes de la Guerre des Trônes. « Je peins des femmes. Elles sont parfois mystérieuses, parfois drôles ou encore sereines. J’utilise des couleurs intenses et parfois plus subtiles, des textures, de la feuille d’or, des motifs et des costumes, et je tente de créer une image iconique que j’atténue ensuite par l’expression du visage. »

L’artiste se plait à créer en accentuant les qualités qui sont intemporelles : la sérénité, l’espoir, la grâce, un sentiment de paix. Elle aime dépeindre la bonté et la douceur et n’a que faire de la violence. « J’évite de représenter la violence, elle engendre trop facilement la laideur. C’est maintenant perçu comme audacieux de peintre des images qui sont agréables au plan esthétique. »

Iris, huile et feuilles d'or sur toile, 30 x 30 po

Iris, huile et feuilles d’or sur toile, 30 x 30 po

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Texte de Noel Meyer

19 septembre 2018

Loretta Fasan nous confie : « Je me dois de donner…

Circus life and confettis

René Lalonde

De purs éclats d’allégresse

Réalisme contemporain

Tout décolle véritablement pour René Lalonde le jour où il participe à la fameuse Art Expo de New York en 1999, une des plus grandes vitrines mondiales pour les arts visuels en Amérique du Nord. Alors qu’il existe une liste d’attente pour pouvoir y participer, un concours de circonstances lui permet d’y obtenir un kiosque et d’y exposer une vingtaine de ses œuvres.

À l’époque, Lalonde fait essentiellement des paysages imaginaires où s’ancrent de petites maisons chaleureuses et réconfortantes, pour lesquelles il a un public fidèle au Canada. Comme cela fait déjà un certain temps qu’il exploite ce thème, il a envie de faire autre chose pour cet événement d’envergure et décide de se lancer dans cette aventure avec une toute nouvelle proposition, soit des dessins géométriques colorés dont les racines cubistes sont réinterprétées de façon libre et fantaisiste. Cette idée lui est venue bien avant, mais le public local n’est pas au rendez-vous lors de sa première tentative à la galerie Denison dans le Vieux-Montréal. C’est donc l’occasion d’explorer cette envie d’abstraites structures fractionnées qui l’habite depuis longtemps. Une fois sur place, un important éditeur d’œuvres d’art remarque son travail et promet de convaincre le président de la compagnie Chalk & Vermilion Fine Arts et le directeur des ventes des galeries Martin Lawrence de venir voir ses toiles.

Happiness in a vase

Happiness in a vase

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Texte de Lisanne Le Tellier

À Montréal, il est possible d’admirer quelques-unes de ses toiles seulement à la galerie Cazeault sur la rue Sherbrooke Ouest. On peut aussi contacter l’artiste par courriel à renelalonde@videotron.ca pour toute information supplémentaire concernant son travail exceptionnel. 

19 septembre 2018

Tout décolle véritablement pour René Lalonde…

Gens actifs, polyaluminium mixte, triptyque, 32 x 48 po, 2018

France Malo

Soif de création

Sur la cimaise

Artiste multidisciplinaire, chercheuse infatigable, curieuse professionnelle, France Malo crée depuis 45 ans une œuvre inspirée, d’une très grande diversité. Sur divers supports, ses recherches révèlent sa soif d’apprendre et d’expérimenter.

Établie avec sa famille dans la région de Mont Saint-Hilaire depuis toujours, France Malo a reçu l’appel des arts comme une vocation. À l’école primaire, elle se distingue déjà en remportant les concours et en acceptant des petits défis artistiques qui auront tôt fait de l’encourager. Dès l’âge de 8 ans, elle fait des essais en sculpture avec l’argile bleue qu’elle trouve derrière la maison familiale. Grâce à un concours initié par Radio-Canada, elle s’envole vers un camp d’été artistique en Europe où sa curiosité pour les différents médiums sera stimulée. Elle y découvrira entre autres le cinéma, qu’elle explorera par la suite. Vers l’âge de 15 ans, elle expose pour la première fois dans un café, et elle lance son entreprise de conception graphique et d’illustration et accumule les petits contrats tels que pochettes d’albums et bande dessinée. « La BD m’a servie d’introduction au mouvement, » se souvient l’artiste. « À cette époque je recherchais surtout la perfection technique. »

Réseaux

Réseaux

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Texte de Isabelle Gauthier

Représentée par :

Galerie d’Art France Malo, Beloeil

Galerie Nicole Taillon, Magog

UNO, Québec

19 septembre 2018

Artiste multidisciplinaire, chercheuse infatigable…

Claude Lafortune

Claude Lafortune

Une âme d’enfant

Formes, volume et espace

Un grand créateur

Associé à jamais et rendu célèbre grâce à L’Évangile en papier, émission mythique de Radio-Canada, Claude Lafortune a également contribué aux décors des émissions télévisuelles La Souris verte, La Ribouldingue et de Sol et Gobelet. En tant que directeur artistique, il a signé les décors du film culte IXE-13 produit en 1972 et conçu des décors de spectacles au théâtre et pour la scène musicale.

Il a mis sur pied La Très belle histoire de Noël et orchestré le visuel du défilé de la St-Jean de 1981. Il fut associé à la télévision pendant plus de 26 ans jusqu’en l’an 2000. Le nombre de livres édités à partir de ses émissions ou de ses œuvres ne se comptent plus. Ses expositions Colle, papier, ciseaux et L’arche de Noé sont actuellement en tournée à travers le Québec. Au mois d’avril 2018, le Lieutenant-gouverneur du Québec lui a décerné la médaille d’or et il participe activement à un portrait de carrière en cours de réalisation.

Ara le merveilleux perroquet, papier et colle, 2017

Ara le merveilleux perroquet, papier et colle, 2017

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Texte de Marie-France Bégis

L’exposition L’arche de Noé est présentée au Musée des religions du monde à Nicolet jusqu’au 31 mars 2019.

L’exposition Colle, papier, ciseaux sera présentée à La pulperie de Chicoutimi du 2 février au 12 mai 2019.

19 septembre 2018

Associé à jamais et rendu célèbre grâce à L’Évangile en papier…

Mireille Bourque, Aurore boréale, techniques mixtes, 30 x 40 po

Off Galerie

Bienvenue chez l’artiste

Portrait de galerie

En suivi de l’éditorial du numéro de l’automne de votre Magazin’Art, voici un modèle d’affaires novateur pour la mise en marché des œuvres par les créateurs eux-mêmes. Belle initiative pour ne pas tomber sous le joug des galeristes vraiment trop gourmands… et indépendants.

Ni « galerie coopérative » avec des parts et pas plus « galerie communautaire ». Parlons d’un regroupement de neuf artistes ayant pignon sur une rue achalandée via un espace d’exhibition unique et moult projets d’expositions, d’évènements et d’ateliers itinérants. La totale, quoi ! Le 113, rue Saint-Paul à Québec est l’adresse. L’accueil y est chaleureux. Sans prétention aucune. D’un savoir-faire empreint de convivialité et pour cause puisqu’il s’agit de l’un des artistes de la galerie qui vous reçoit.

Céline Martel, Après tant d’efforts, techniques mixtes, 36 x 60 po

Céline Martel, Après tant d’efforts, techniques mixtes, 36 x 60 po

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Texte de Michel Bois

Off galerie, 113, rue Saint-Paul, Québec, 418 569-3316  Off.galerie.info@gmail.com

19 septembre 2018

En suivi de l’éditorial du numéro de l’automne de votre Magazin’Art…

Trudeau et Lévesque

Bâtisseurs de la Nation

Notre série d’articles au sujet des pionniers et bâtisseurs du Canada se poursuit. Voici donc les portraits de quatre autres premiers ministres, résumant leurs parcours, défis et réussites, et d’un artiste qui se dit heureux de participer au projet « Les bâtisseurs de la nation » gérée par la Galerie Q.

 

John G. Diefenbaker (1957-1963)

John G. Diefenbaker

John G. Diefenbaker

John G. Diefenbaker fut le 13e Premier ministre du Canada et le resta pendant onze ans. Il a servi le pays durant une période de ralentissement économique. Avec les besoins de la population du Canada en tête, il s’est concentré sur le développement des Territoires du Nord, la revitalisation du système de protection sociale et ensuite l’expansion de l’agriculture en Occident. Il a travaillé pour améliorer le commerce avec la Chine et a facilité la vente de blé à ce pays. Après une longue période de retard, il a accordé le droit de vote aux peuples autochtones du Canada, il a été le premier à nommer un sénateur autochtone et le premier à nommer une femme ministre au cabinet. En politique étrangère, il adopta une ligne dure contre l’apartheid en Afrique du Sud et, toujours considérée comme une décision impopulaire, Diefenbaker a mis fin au projet CF-105 d’Avro, le Arrow. Sa réalisation la plus importante fut la Déclaration canadienne des droits qui garantit les libertés fondamentales de chacun, en particulier les droits des accusés. Il appliqua sa politique d’un seul Canada, visant à l’égalité de tous les Canadiens.

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Texte de Christine McCulloch

80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus.  Précommandez votre copie via la presse Q  ou au 705-944-8888. Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q :  Galerie Q, Cavana, ON.

19 septembre 2018

Notre série d’articles au sujet des pionniers et bâtisseurs du Canada…

BATISSEUR DE NATION

Bâtisseurs de la Nation

Nous poursuivons ici notre dossier sur les Bâtisseurs de la Nation en vous présentant 4 premiers ministres et une artiste.

 

Sir Wilfrid Laurier (1896-1911)

Susan Statham, Sir Wilfred Laurier, huile sur toile, 36 x 24 po

Susan Statham, Sir Wilfrid Laurier, huile sur toile, 36 x 24 po

 

 

Sir Wilfrid Laurier a été le 7e Premier ministre du Canada. Son mandat s’est déroulé à une époque où l’industrie était en plein essor et l’économie a montré de la croissance et de la prospérité. Sous son règne, il a vu deux nouveaux chemins de fer transcontinentaux se construire, en plus de la création de la Marine royale canadienne. La Confédération s’est améliorée avec l’entrée de la Saskatchewan et de l’Alberta comme 8e et 9e provinces du Canada. Il a travaillé avec diligence pour une réconciliation entre les Anglais et les Français afin de faciliter la réalisation de l’unité nationale. Ce fut un politicien habile, ce qui lui a valu le plus long mandat sans interruption en tant que Premier ministre et il fut le premier francophone à occuper ce poste. Il tenait fermement à l’autonomie canadienne contre l’emprise des Britanniques. Laurier était contre la conscription, même s’il encourageait les gens à s’enrôler. C’est une question qui a divisé le Parti libéral, mettant à l’épreuve les relations internationales pendant les disputes sur la frontière de l’Alaska avec les Américains. En échange de quatre îles, il a permis aux Américains de garder la plupart de leurs terres du nord-ouest. L’immigration au Canada a été sanctionnée par son gouvernement, par la Loi sur le passage continu, exigeant que tous les immigrants, peu importe leur origine, se rendent au Canada sans arrêt. Par conséquent, les immigrants d’Asie et d’Inde n’ont pas pu immigrer au pays. Le ministère des Affaires extérieures fut créé à cette époque pour délivrer des passeports aux voyageurs canadiens.

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Texte de Christine McCulloch

80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus.
Précommandez votre copie via la presse Q à www.galerie-q.com ou au 705-944-8888.
Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q : Cavana, ON.

25 juillet 2018

Nous poursuivons ici notre dossier sur les Bâtisseurs de la Nation…

Lac de la souris, 12 x 18 po

Marc Grandbois

Vivre la nature

Grande rencontre

« Dans un tableau, je cherche le vrai, le senti et le réconfortant. » – Marc Grandbois

Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre m’a séduit. En personne, il a le détachement et l’attitude rieuse des plus grands. Celle de ceux qui savent et peignent pour le dire en alliant sensibilité et sensualité qu’ils étalent sur la toile par gestes assurés, sans retenue, ni soumis par la raison et le convenu de la représentation.

La puissance évidente qui se dégage des tableaux de l’artiste, nous laisse percevoir sa fascination pour la peinture. Tout d’une pièce, heureux, passionné et confiant, l’homme est d’une humilité bienfaisante.

Pour Marc Grandbois comme pour tous les grands peintres, la peinture « est tout, sauf chose mentale », mais indiciblement chose sentie, « jeu de l’esprit », combinaison de gestes farouches et intrépides. Mais chez Grandbois, elle se fait davantage véhémente. C’est-à-dire que lorsqu’il se retrouve en un lieu unique dans les bois, il doit satisfaire sur l’heure le désir de s’exprimer sur la toile.

Souvenir d’Essex, MA , 20 x 16 po

Souvenir d’Essex, MA , 20 x 16 po

La nature

Dès la tendre enfance, toute la vie de Marc Grandbois témoigne de sa fascination pour la nature qui l’a guidée et qui est toujours pour lui sa muse, son esprit et sa force. D’où peut-être ce pouvoir ultime de nous reconstituer ses visions. Né en 1969 à Saint-Jean-sur-Richelieu, lieu de villégiature par excellence, la petite famille filera vers la Mauricie, à Sainte-Anne-de-la Pérade plus exactement, là où été comme hiver la communauté vit au rythme de la forêt et de l’eau avec les bateaux et la pêche même au plus froid de l’hiver. En effet, enfant, Marc Grandbois est entré directement en contact avec la nature. Et tout autant avec les enseignements de sa mère Denise Grandbois, aquarelliste de talent. Marc adore l’aquarelle. Tout comme envers la nature, il se laisse toucher par sa beauté et son mystère. Or, je crois fermement que la pratique de l’art a contribué à développer chez le gamin une approche sensorielle où l’essentiel est de partager afin de nous faire découvrir peu à peu comment elle folâtre, batifole, papillonne, marivaude !

Pêche blanche dans l’Anse-St-Jean, 24 x 36 po

Pêche blanche dans l’Anse-St-Jean, 24 x 36 po

Le trajet

Se sachant d’avance étudiant atypique aux enseignements dispensés par le département des arts visuels de l’Université Concordia, il complète ses études en 1991. Il dira de cette période que cela lui aura permis de rencontrer des théoriciens, Peter Krausz, paysagiste nommément, qui lui auront permis de déconstruire ses images pour mieux les refaire à sa manière. La théorie de la couleur de Johannes Itten, il connait. Kandinsky, aussi. Suivra une période de création active à titre d’aquarelliste entre 1992 et 2002. Et comme pour plusieurs artistes, il donne des cours de peinture et de dessin sans parler des multiples participations à des symposiums à travers le Québec. Toutefois, voilà que soudain, il met fin à ses activités d’artiste.

Port-Gloucester, 30 x 30 po

Port-Gloucester, 30 x 30 po

Il est clair que des revenus modestes empêchaient le développement de ses projets tels que celui de fonder une famille en un lieu naturel et sain. Aussi, après une décennie à vivoter de petits boulots (alimentaires), il part s’installer à l’Anse-Saint-Jean, là où le fjord du Saguenay se fait plus que majestueux. Il s’achète un bateau. Fait des contrats de mesure de bois en dilettante. Sauf que la beauté exceptionnelle du paysage sera le déclencheur à un retour en création, son premier amour, celui de toujours. Toutefois l’acrylique sera dorénavant sa technique de prédilection.

Toujours plus haut le miroir de nos vies boréales, 24 x 36 po

Toujours plus haut le miroir de nos vies boréales, 24 x 36 po

Âme d’explorateur

Pour Grandbois on pense atmosphère. Ses coups de pinceaux donnent la vitalité et la richesse aux coloris. Il adore peindre sur le motif. Et pas question de terminer le tableau en studio. Le tableau s’arrête sur le motif. En hiver, il peint à bord de son camion pour contourner le froid. Certains jours il part sur un « nowhere » juste pour découvrir sur son chemin. Il adore les lumières de la fin de l’après-midi. Ce qui ne l’empêche guère d’aller peindre avec Guy Legaré les lueurs de l’aube. De façon générale, aucun personnage dans ses œuvres à moins que cela fasse partie du sujet principal du tableau. Son plus grand plaisir : les contrastes texturés et lumineux.

Un trou dans les nuages, 16 x 20 po

Un trou dans les nuages, 16 x 20 po

À la question comment reconnaître un tableau terminé, il dira : lorsque le tableau devient le patron, soit lorsque l’on ne peut ajouter ni enlever un élément. Ultime objectif du peintre : que cela soit un ultime repos pour l’œil.

Depuis les origines de l’humanité c’est la totalité de notre personne qui est en relation avec la nature, et c’est en nous plaçant dans la nature, avec tous nos sens ouverts et nos émotions que nous pouvons vraiment la connaître, en faire l’expérience. Merci Grandbois!

Septembre étang caché

Septembre étang caché


Texte de  Michel Bois

Marc Grandbois est un fleuron de la galerie Douce Passion42A, rue Notre-Dame, Québec Qc. 418 648-9292 
On retrouve également les œuvres de monsieur Grandbois en Alberta à la galerie Stephen Lowe, à Calgary. Notons que ses œuvres font parties de collections publiques et privées au Canada comme à l’étranger.

19 juillet 2018

Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre…

Sur les ailes de la liberté, 30 x 40 po

Lyse Marsan

Hommage à la vie et à la paix

Sur la cimaise

« Si chaque personne jetait une fleur sur le chemin de sa vie, l’expérience humaine serait tellement plus belle. » – Michel Bois

Voir les œuvres de Lyse Marsan est une expérience qui s’imprègne longuement dans la mémoire et la chair tellement elle dispense de l’énergie par la volupté des coloris, la sensualité et la subtilité du propos.

L’artiste est d’une passion aigue et intense. Toujours à explorer les possibilités de la peinture, voilà comment elle en arrive à plus de quarante ans de carrière avec une œuvre picturale personnelle, soutenue et ré-énergisante. Pour ce faire, elle a d’abord étudié avec des professeurs en ateliers privés puis au sein d’écoles dans plusieurs pays d’Europe. Ce qui lui permit d’obtenir une médaille d’or décernée en 2000 par la France pour la qualité de sa création et son engagement à promouvoir les arts visuels. Va sans dire que sa persévérance, ses compétences et son savoir-faire lui ont permis d’ouvrir toute grande les portes ici au pays, au sein d’organismes provinciaux, nationaux, mais aussi internationaux.

Au parfum d’un fruit de la passion, 24 x 24 po

Au parfum d’un fruit de la passion, 24 x 24 po

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Texte de Michel Bois

Lyse Marsan est représentée par la Galerie Douce-Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec. 418-684-9292

19 juillet 2018

Voir les oeuvres de Lyse Marsan est une expérience…

Sommes à la recherche de l’acheteur de ce tableau pour en avoir les détails

Sur les traces de

René Lemay (1934-2015)

Réalisme contemporain

Alors que tout semble éphémère et paraît passer de plus en plus rapidement de la vie à l’oubli, persiste parfois au fond de soi l’envie de faire durer les choses. Une fois les êtres devenus poussière, il ne reste que bien peu d’empreintes de leur passage, mis à part leur descendance directe. Souvent, ne perdurent que les traces laissées par les réalisations humaines, pour peu qu’elles soient assez durables et qu’elles parviennent à éviter une détérioration les menant à disparaître, elles aussi.

Pour un créateur comme René Lemay, les éclats de pigments étalés sur toiles témoignent de chacun de ses petits bonheurs personnels captés sur le vif, chaque sujet ayant trouvé sa source au cœur d’une joie jaillie du moment présent. En retrouvant ses œuvres, ce sont tous les arrêts ayant jalonné son parcours de peintre qui revivent passagèrement sous les yeux de ses deux fils, lesquels sont les instigateurs d’une vaste recherche visant à rassembler tout ce que leur père a produit durant sa carrière artistique. D’abord un geste d’amour pour ranimer des souvenirs donnant accès par la bande au disparu, mais aussi une façon de le découvrir davantage et de continuer à faire rayonner son talent, tel un hommage posthume en constante évolution.

Le poisson d'or - 33 x 25 po, 2007

Le poisson d’or – 33 x 25 po, 2007

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Texte de Lisanne Le Tellier

L’ensemble de la collection se trouve sur le site renelemay.ca et la galerie d’art Michel-Ange possède encore quelques œuvres.

19 juillet 2018

Alors que tout semble éphémère et paraît passer de plus en plus…