Sorti du bois - Exposition
Magazin'Art

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Momentum, 48 x 72 po

Gisèle Boulianne

La vie et rien d’autre

Grande rencontre

« Impudique ou publique, mère, épouse, créatrice et voyeuse, je suis éprise de ce fou qui habite en moi. Ce double magique qui me poursuit depuis l’enfance. » – Sonia Rykiel

En poussant la porte du 55, rue du Sault-au-Matelot, une expérience en arts visuels peu commune s’offre à vous. Il s’agit de l’univers de Gisèle Boulianne, boule d’énergie contagieuse, dompteuse de faisceaux lumineux, artiste caressant les illusions du merveilleux.

Tout ce que touche Gisèle Boulianne s’avère un succès. Rien ne tient du hasard. C’est par essai et erreur qu’elle fait son petit bonhomme de chemin pour en arriver à ce succès conféré ici comme ailleurs à l’étranger.

Secret, acrylique sur toile, 72 x 30 po

Secret, acrylique sur toile, 72 x 30 po

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Texte de Michel Bois

Galerie d’art – Loft de création Gisèle Boulianne 55, rue Sault-au-Matelot, Vieux port de Québec, G1K 3Y7 418 692-2505 ou 418 802-2505

5 mai 2018

En poussant la porte du 55, rue du Sault-au-Matelot, une expérience en arts visuels…

Pop, acrylique sur toile, 24 x 48 po

Les généreuses

d’Isabelle Desrochers

Profil d’artiste

« J’adore peindre ces femmes tout en rondeur ! » Le ton est donné par Isabelle Desrochers qui s’installe à son atelier et ne voit plus le temps passer. L’artiste a bâti son travail autour de personnages féminins qu’elle appelle ses « généreuses ». Elles sont le sujet principal et central de son art.

C’est suite au visionnement du film Laura Cadieux que l’artiste trouve son sujet de prédilection. « J’ai voulu m’inspirer de ces belles femmes heureuses », des femmes qui s’assument pleinement, qui expriment la joie de vivre. C’est donc avec ses pinceaux qu’elle a développé ses « généreuses », devenues les nouveaux canons de la beauté, loin de l’image contemporaine de la femme parfaite imposée par les magazines de mode qui s’adressent de moins en moins aux « vraies » femmes d’aujourd’hui.

Perles et vin rouge, acrylique sur toile, 40 x 30 po

Perles et vin rouge, acrylique sur toile, 40 x 30 po

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Texte de HeleneCaroline Fournier

Aujourd’hui, l’artiste expose également de façon permanente à la Galerie Christine Genest et à la Galerie des Éditions Galerie l’Imagerie (EGI). www.isabelledesrochers.com

5 mai 2018

« J’adore peindre ces femmes tout en rondeur ! » Le ton est donné par Isabelle Desrochers…

Piece of Mind, papier tissé, 20 x 20 po

Diamant d’orient

I-Chun Jenkins

Artiste venue d’ailleurs

« La vocation, c’est avoir pour métier sa passion. » – Stendhal.

Sur les cimaises de la Galerie Québec Art, rue Notre-Dame à Québec, un véritable bijou de création s’offre à vous. Les Chinois, les Vietnamiens, les Japonais comme les Américains, les Français, les Canadiens, bref un large public sait reconnaître l’originalité et le célèbre.

Parlons ici d’œuvres plus que formidables : soit d’un esthétisme, d’une ingéniosité et d’un savoir-faire louvoyant sur les frontières des métiers d’art et de l’art visuel. Le tout au profit d’une vision et d’une sensibilité extrême venue d’ailleurs, s’entend.

Grudge, papier tissé, 7 x 5 po

Grudge, papier tissé, 7 x 5 po

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Texte de Michel Bois

I-Chun Jenkins est représentée par la Galerie Québec Art, 40, rue Notre-Dame, Québec (Québec) 418 692-8200

5 mai 2018

Sur les cimaises de la Galerie Québec Art, rue Notre-Dame à Québec…

Série TDAH

Nancy Létourneau

Branchée sur son instinct créateur

À découvrir

Si les créations de Nancy Létourneau empruntent une multitude de directions dont il peut paraître ardu d’en déceler les liens, cette variété trouve son sens quand on s’attarde à sa démarche artistique. Profitant d’une formation en design graphique sur laquelle elle pourrait s’appuyer, elle choisit plutôt d’aborder la peinture en faisant taire le rationnel afin de céder la place à l’hémisphère cérébral gauche pour orienter chacun de ses gestes.

Tout perfectionniste tributaire d’un contrôle constant de sa volonté se verrait affronter un défi de taille suivant ce mode de fonctionnement. Pour elle, ses émotions, même les plus secrètes, constituent un puits d’idées dans lequel elle plonge pour atteindre une profondeur propre à exprimer ce qui habite son âme. Au départ, une simple attirance pour explorer un nouveau matériau ou une nouvelle technique l’amène à s’avancer sur cette voie, mais toujours d’après une approche intuitive délivrée de toute attente. Bien sûr, une intention générale peut être à l’origine de ses envies, mais Nancy Létourneau ne s’enferme dans aucune limite, encore moins celle du vouloir. « Je cherche à éviter d’être préoccupée par l’espoir d’un résultat précis, ce qui empêcherait la libre circulation de l’énergie en moi. C’est un acte de confiance et de lâcher-prise qui m’amène toujours à une destination répondant à mon unicité, même si à priori, j’en ignore le point d’arrivée, » précise-t-elle.

Fusion (Série Au jardin)

Fusion (Série Au jardin)

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Texte de Lisanne Le Tellier

Site de l’artiste : www.studiopixels.net

5 mai 2018

Si les créations de Nancy Létourneau empruntent une multitude de directions…

Maia

Rébellion

Quand la créativité se fait mode de vie

Portrait

« La créativité est la plus grandiose forme de rébellion dans ce monde. » – Anonyme.

C’est de cette affirmation que découle la dénomination des œuvres produites par Nathalie Plourde et Alain Cossette sous l’appellation « Rébellion ».

D’une part nous avons le débosseleur, le peintre magicien et le mécano complètement investi dans la réfection, les modifications et la reconstruction complète de motos anciennes. Alain Cossette accuse plus de 20 ans de métier au compteur. On lui doit des restaurations savantes de modèles d’époque plus que prestigieuses aujourd’hui. Son travail lui a valu les éloges des plus grands connaisseurs et lui a permis de décrocher les contrats des meilleurs ateliers spécialisés. D’autre part, Nathalie Plourde détient une maîtrise en bio-agronomie. À titre de chargée de projet, elle travaille toujours dans ce domaine, source substantielle de revenus pour le bon fonctionnement de la maisonnée, mais tout autant pour vivre sa création en toute liberté. Or, elle possède également un diplôme de graphiste. Les études les plus libératrices selon elle, car les couleurs, les images et les mots l’animent depuis toujours. Aussi a-telle vécu le labeur des mises en pages, pesant la valeur des mots. Nathalie connaît l’impact des couleurs et l’espace à donner pour faire respirer une image. Perfectionniste, rien ne lui échappe. Elle aime ou refuse. Pareil pour « l’homme de sa vie » face aux œuvres créées en tandem.

Table Coyote

Table Coyote

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Texte de Michel Bois

On trouve les œuvres de Rébellion en exclusivité à la Galerie d’art Nob Hill, 31 Sault-au-Matelot, Vieux-Port de Quéec. 418 264-9588, cell : 418 576-7968

info@galerienobhill.com

5 mai 2018

« La créativité est la plus grandiose forme de rébellion dans ce monde…

Louis Saulnier, Violon-pochette, bois : épicéa, érable, ébène, 58,6 x 11,8 cm, 1989 - Crédit photo : Michel Gauvin

Sorti du bois

Formes, volume et espace

Sorti du bois est un événement ponctuel qui propose durant tout l’été 2018, une exposition et des activités de médiation culturelle en réunissant 20 créateurs dans les lieux patrimoniaux de Deschambault-Grondines soit le Vieux Presbytère et le Moulin de la Chevrotière. C’est un hommage au bois qui se présente sous différentes formes : la matière depuis son état brut en passant par la transformation jusqu’à la récupération, qu’elle provienne d’un contexte naturel ou industriel.

Le bois employé à l’origine comme matière utilitaire au quotidien, est également matière à explorer et à transformer pour les créateurs qui l’utilisent tantôt comme matériau, tantôt comme sujet symbolique ou conceptuel. Le titre de l’exposition qui évoque l’écosystème, la forêt et la matière se veut une expression qui image un état de transition vers la civilisation.

Viatour-Berthiaume, Contes en pantoufles, bois, acrylique et métal, 15 cm x 30 cm x 13 cm, 2012 - Crédit photo : Gaétan Berthiaume

Viatour-Berthiaume, Contes en pantoufles, bois, acrylique et métal, 15 cm x 30 cm x 13 cm, 2012 – Crédit photo : Gaétan Berthiaume

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Texte de Marie-France Bégis avec la collaboration de Carole Baillargeon

Les artistes exposants : Johanne Benedetti, Claudia Côté, Guillaume Côté Roux, Richard Cyr et Mathieu Venière Cyr, Mathieu Fecteau, Guy Laramée, Fred Lebrasseur, Alan Meredith, Yves Paré, Anne-Marie Rébillard, Pierre Robitaille, Sylvie Sainte-Marie, Louis Saulnier, Catherine Sheedy, Karen Trask, Claire-Alexie Turcot, Viatour-Berthiaume, Bill Vincent.

Du 16 juin au 30 septembre 2018 Au Vieux Presbytère de Deschambault et au Moulin de la Chevrotière Deschambault-Grondines, Région de la Capitale-Nationale

4 mai 2018

Sorti du bois est un événement ponctuel qui propose…

Bâtisseurs de la Nation

Bâtisseurs de la Nation

Voici une nouvelle série d’articles au sujet des pionniers et des bâtisseurs du Canada, d’hier à aujourd’hui. Dans ce numéro du printemps et dans les publications subséquentes, vous découvrirez le portrait des politiciens qui ont édifié le pays. Leurs parcours truffés d’embûches, de déceptions, de déboires, mais surtout de fulgurantes réussites.


INTRO

Monsieur Farsad Kiani est le concepteur et idéateur du projet sur cette série concernant les « Bâtisseurs de la Nation ». Il est aussi le propriétaire de la prestigieuse Galerie Q à Cavan, Ontario. Admiratif depuis longtemps de l’accomplissement des figures de proue du peuple canadien et soucieux de ne pas laisser passer sous silence leurs remarquables contributions, le projet vise l’importance des parcours respectifs de l’histoire personnelle de chacun, entremêlée à l’Histoire publique du pays.

Susan Statham, John A. MacDonald, huile sur toile 36 x 30 po

Susan Statham, John A. MacDonald, huile sur toile 36 x 30 po

M. Farsad Kiani a cru que ces faits historiques documentés se devaient d’être présentés au grand public. Et ce, sous les facettes factuelles, visuelles et artistiques. L’exposition « Les Bâtisseurs de la Nation » présente des artistes de renom qui ont travaillé avec détermination pendant plusieurs années à ce projet. Les voici : Juan Cristobal, Masoud Habibyan, Ginet LeBlond, Olga Muzychko et Susan Statham.

Monsieur Farsad Kiani et Galerie Q ont demandé aux artistes de peindre des portraits de premiers ministres présélectionnés en incluant dans chacun des tableaux des illustrations de faits historiques largement reconnus afin d’attester l’importance des réalisations de chacun d’eux. Par la suite, plusieurs tableaux ont été sélectionnés et assemblés sous le vocable « Collection des Bâtisseurs de la Nation ». Pour leur part, les artistes ont été choisis sur la base de l’originalité créative et leurs qualités esthétiques en art visuel. Aussi ont-ils fait étalage d’une expressivité toute naturelle en réussissant à démontrer la portée capitale du projet, tous soucieux de partager avec le public comment ces premiers ministres ont contribué à la vie du peuple canadien. C’est pourquoi ils sont identifiés à juste titre comme les « Bâtisseurs de la Nation ».

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Texte de Valérie Kent

4 mai 2018

Voici une nouvelle série d’articles au sujet des pionniers et des bâtisseurs du Canada…

Bouleaux 50, 30 x 48 po

Chantal Malek

Forger sa bonne étoile

Grande Rencontre

Quand Chantal Malek a quelque chose en tête, rien ne peut l’arrêter sur sa lancée. Une fois sa cible fixée, cette étincelante comète catalyse ses efforts vers l’accomplissement de son rêve et surmonte avec aplomb tout ce qui obstrue sa course.

Partant toujours d’une vision claire ancrée dans son instinct, ses désirs se matérialisent les uns après les autres grâce à son audace et sa détermination, arrimées à un tempérament d’entrepreneure. « Chaque fois que j’ai un plan, il se réalise car mes choix sont planifiés à long terme. Il faut croire en ses capacités et savoir aller chercher ce qu’on veut sans attendre après personne, en allant jusqu’au bout de ses idées, » dit-elle avec foi. Elle fait ainsi confiance à la vie en ayant la ferme conviction que tout est accessible et ce principe lui permet d’avancer sans jamais se laisser démonter.

Abstraction 62, 48 x 24 po

Abstraction 62, 48 x 24 po

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Texte de Lisanne Le Tellier

Les œuvres de Chantal Malek se retrouvent à la galerie Céleste, au 285, rue Principale à Saint-Sauveur, à la galerie Vigneault de Repentigny ainsi qu’à la galerie Les plumes de Beyrouth, au Liban.

18 décembre 2017

Quand Chantal Malek a quelque chose en tête, rien ne peut l’arrêter…

La chaloupe, 14 x 20 po

Jacques Jourdain

L’un des derniers peintres romantiques

Peindre un pays

« L’œuvre d’art est un arrêt du temps » – Bonnard

Impossible de retrouver un parcours artistique aussi unique en notre époque si compliquée où le créateur doit plaire à sa mère, à son père, aux collectionneurs, au journaliste du canard local comme aux gens du ministère de la culture. OUF ! Aussi Jacques Jourdain, 86 ans, serait peut-être le dernier artiste romantique de toute une époque en ce qui a trait au domaine des arts visuels.

Né en 1931 à Trois-Rivières et diplômé de l’École de Beaux-Arts de Québec en 1956, il a été l’étudiant « chouchou » de Jean Paul Lemieux qui lui a prodigué l’essence de l’art et ses meilleurs conseils. D’abord, ceux pour l’encourager à poursuivre sa création. Puis ceux afin de parfaire sa démarche toute personnelle tout en l’avisant des embûches, des modes éphémères et du « tortueux » marché de l’art.

Ohé ohé au sucre, 32 x 48 po

Ohé ohé au sucre, 32 x 48 po

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Texte de Michel Bois

Jacques Jourdain est représenté par Galerie Douce Passion
42 A, rue Notre-Dame, Québec. 418-648-9292

18 décembre 2017

« L’œuvre d’art est un arrêt du temps » – Bonnard…

Le vieux pont, 24 x 12 po

Yves Doré

Fantaisie illustrative

Profil d’artiste

Avec ses lignes simples et ses coloris pimpants, l’art d’Yves Doré vient nous décrocher un sourire. Ses sujets bien de chez nous évoquent des souvenirs de temps plus simples et trahissent le sens de l’humour de l’artiste. Un esprit vif et fantaisiste, un style illustratif et une approche graphiste composent la signature visuelle d’Yves Doré.

Né à Montréal en 1942, l’artiste crayonne depuis son plus jeune âge. « Le crayon est rapidement devenu mon meilleur ami. » Sans visées artistiques professionnelles, il s’adonne à son passe-temps par pur plaisir. Son père remarque son talent et lui propose des cours en arts graphiques et en dessin industriel. Il se plaira dans ces fonctions et grimpera rapidement les échelons du monde de la publicité. Il deviendra directeur artistique et travaillera avec de nombreux clients d’envergure. En cette ère pré-ordinateur, le travail est laborieux et les semaines de travail sont chargées. Yves Doré peint occasionellement dans ses temps libres mais ceux-ci sont limités. De la conception à l’exécution, sa carrière de graphisme laissera une marque profonde dans sa façon de s’exprimer. Aujourd’hui retraité depuis cinq ans, il est devenu son propre client et s’octroie mandat et objectifs pour ses propres projets.

1408, rue St-Paul

1408, rue St-Paul

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Texte de Isabelle Gauthier

Représenté à la Galerie Robert Senneville, Sherbrooke

18 décembre 2017

Avec ses lignes simples et ses coloris pimpants, l’art d’Yves Doré…

La wéture à patates, 12 x 16 po

Tex Lecor (1933-2017)

Salut Tex ! L’frère de tous.

En mémoire

« Le véritable artiste est celui qui a le sentiment de la vie, qui jouit de toutes choses, qui obéit à l’inspiration sans la raisonner, et qui aime tout ce qui est beau sans faire de catégories. » – George Sand (1846)

L’artiste aux multiples talents – peintre d’exception d’une humanité immense, animateur à la radio et à la télé, humoriste et chansonnier – a rendu l’âme le 9 septembre dernier, 2017, à l’âge de 84 ans. Tex Lecor, de son vrai nom Henri-Paul-Cyrille Lecorre, est né le 10 juin 1933 à Saint-Michel-de-Wentworth dans les Laurentides québécoises.

Il était l’aîné d’une famille de trois enfants. Chansonnier personnifiant un coureur des bois, un authentique « lumberjack », il a su se faire aimer d’un très large public tant par la chanson que par l’animation d’une incontournable émission télévisée, et ce durant plusieurs années. Tex aura été à la tête d’une émission humoristique qui révolutionna le « ronron » des stations de radio montréalaise. Peintre d’abord et avant toute-chose, fort du succès de sa carrière parallèle dans les médias radio et télé, il dira que toute cette énergie humaine et pécuniaire lui aura fourni l’aplomb de vivre (monétairement) sans soucis l’aventure de la peinture. Tex ? La « légende » veut, que l’homme engagé sur des chantiers forestier portait une ceinture sur laquelle était écrit le mot Texas. D’où le diminutif affectueux affublé par les gars lui collant parfaitement à la peau.

Tex dans son atelier

Tex dans son atelier

Nos chemins se croisent…
J’ai eu le très grand plaisir et privilège de rencontrer, à l’automne 2010, ce géant de l’art et de l’âme en son atelier de Terrebonne. J’étais très impressionné. Or, ce fut un accueil mémorable. La chienne Marguerite, si apaisante. Le « Salut mon ti-frère ! » et le « Criss j’t’aime déjà. Juste à te voir, je sais qui tu es… » Ajoutez la valse des œuvres sublimes sur les murs. L’odeur de l’huile. Et ce géant me ramassant le squelette dans sa main immense, offerte pour une rencontre inoubliable. Une assignation de Jacques Latulippe, mon défunt patron, qui aura su me permettre de rencontrer les plus grands, tant et tant de fois.

Du rire aux larmes, 14 x 11 po

Du rire aux larmes, 14 x 11 po

Ayotte, concierge et mentor
Adolescent, il se retrouve chez les Clercs de Saint-Viateur où le concierge de l’école était nul autre que Léo Ayotte, le prestigieux peintre. Sans trop savoir pourquoi, ni comment, Lecor a été happé de plein fouet au cœur par la personnalité d’Ayotte. La fascination du jeune Tex le poussera à se rendre dans l’atelier d’Ayotte en cachette pour le regarder peindre, selon la confidence de Lecor. Anecdote, lorsque j’ai fait un texte sur Ayotte en le qualifiant de « grand-maître », j’ai reçu un coup fil de notre homme pour me dire toute sa joie de lire ce qu’il n’avait jamais lu ni entendu auparavant sur Ayotte. Et que le titre lui était redevable depuis longtemps. Voilà succinctement qui était Tex Lecor : un homme très sensible et à part entière, un amoureux de la vie capable de le traduire par l’art, et malgré ses racines modestes, n’ayant jamais oublié et plein de gratitude envers ceux qui l’auront aidé à développer son plein potentiel à une période tumultueuse où il jouait les « détestables » par ses hilarantes facéties en repoussant les limites de la crédibilité sociale des bien-pensants de l’époque, voire même à bringuebaler les valeurs de la société et de sa vie.

Maman et sa progéniture, 18 x 14 po

Maman et sa progéniture, 18 x 14 po

C’est en 1951 qu’il part faire des études vers Montréal à l’École des Beaux-Arts. Tex a 18 ans. Il en a marre des petits boulots. Il est prêt à vivre l’expérience de l’art ; seule chose qu’il sait faire, dira-t-il. Les Jacques de Tonnancour, Jean Simard et Cosgrove auront su transmette chez lui la passion de la peinture. Mais dans le contexte de ces années de vaches maigres, Tex vivra absolument et résolument dans l’insécurité financière et la bohême. Les dessins pour les touristes se ramassent à la pelle. Puis viendra cette opportunité de travailler sur de petits caboteurs en Gaspésie. Voilà comment est apparue l’imagerie singulière du peintre à cette époque !

Mon saumon, rivière Grande-Cascapédia, 24 x 20 po

Mon saumon, rivière Grande-Cascapédia, 24 x 20 po

Son art inoubliable
Il est le peintre des scènes de la vie courante et des paysages qu’il a traversés. Il est amoureux des gens. Tout ce qui ramène le spectateur au terroir en fait. Au point tel que tout ce qui le touche et l’impressionne devient prétexte pour dire sur la toile. Sa grande qualité : trouver l’âme de ses sujets. Un savoir-faire peaufiné dès l’âge de onze ans auprès du caricaturiste de La Presse, Marcel Lanctôt, qui passait ses vacances dans le « nord » chez la famille Lecorre. Il sait capter l’essentiel afin de composer une truculente galerie de personnages rencontrés tout au long des routes. Tout est vrai dans les tableaux de Lecor, mais avec un peu plus de charme et de poésie. Parlons ici d’une idée que se fait le peintre du bonheur, qu’il nous présente chaud, humain, vibrant de couleur et fouillé de détails savoureux, généreux.

Tex, Louise et Jean-Claude, 24 x 36 po

Tex, Louise et Jean-Claude, 24 x 36 po

« De la Gaspésie aux Îles de la Madeleine en passant par les Maritimes et le Grand-Nord, j’aime à dire l’immensité de l’eau, de la terre et de la nature. J’aime les personnages qui travaillent de leurs mains. J’aime peindre les aînés qui ont tant à dire tout en sagesse. Voilà pourquoi mes personnages ont de grosses mains. Celles qui ont connu le labeur de la survie, » confie Tex Lecor. Fils d’une mère amérindienne et d’un père d’origine bretonne, Paul-Tex Lecor nous aura montré l’inconnu d’une nature si riche et de gens qu’il nous enjoint de comprendre et d’aimer comme des membres de notre propre famille. Merci pour tout ti-frère ! Mission accomplie !


Texte de Michel Bois

18 décembre 2017

Le véritable artiste est celui qui a le sentiment de la vie…

Chaises II

Debby Talbot

La relativité de l’image

À découvrir

À l’ère du culte de l’image où les représentations du réel sont constamment revampées, qu’est-ce qui est vrai dans ce qu’on voit ? Peut-être est-ce l’influence de son métier de graphiste spécialisée dans les emballages qui a fait germer la réflexion de Debby Talbot sur le rapport très personnel que chacun entretient avec la beauté et la séduction.

Toujours est-il qu’on peut se demander si l’humain n’est pas devenu lui aussi un produit de consommation à mettre en valeur. Partout, les photos pullulent, enjôleuses voire trompeuses, en une luxuriance infinie et tentaculaire. Retouchées, améliorées ou modifiées, elles présentent des êtres toujours à leur meilleur en un diaporama qui ne connaît pas de ratées, comme si la vie n’était que perfection. C’est ce postulat visuel que questionne Debby Talbot dans sa démarche artistique, en poussant le regard au-delà de la première impression pour ne pas qu’il s’arrête à ce qui est capté lors d’un balayage sommaire de tout ce qui lui saute dessus. Dans cet univers de la fabrication du look où plusieurs ressentent le besoin de s’exposer pour exister, qu’en est-il de la dimension insaisissable de la beauté qui ne relève pas d’un conditionnement social prédéfini ? Pourquoi se conformer aux dictats de l’esthétisme moderne ?

Eliane

Eliane

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Texte de Lisanne le Tellier

Debby Talbot est représentée à la Galerie du Vieux Saint-Jean, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

17 décembre 2017

À l’ère du culte de l’image où les représentations du réel sont…