Grande rencontre
« L’intérêt dans une toile est multiple. Le sujet, le motif, doit toujours être rendu d’une façon simple, compréhensible, mais saisissante pour le spectateur. Celui-ci doit être amené – par l’élimination des détails superflus – à suivre le chemin que le peintre lui indique et voir tout d’abord ce qui a empoigné l’exécutant. » – Alfred Sisley
Fils d’agriculteur épris de liberté, René Gagnon voulait être un coureur des bois. Or, les aléas de la vie et la douce contagion de l’art en aura décidé autrement. Et pour le mieux ! En effet, les plus grands de cette époque lui auront transmis la passion tumultueuse et fulgurante de l’art. Les René Richard, Cosgrove, Ayotte, Albert Rousseau, Marc-Aurèle Fortin et autres, ont été de ceux-là.
Simplement du fait qu’il était le neveu de René Bergeron, important agent d’artistes et que celui-ci invitait ses protégés à venir peindre sur ses terres au Saguenay. Ainsi, l’autodidacte René Gagnon aura reçu les meilleures leçons d’art et de vie de la bouche même de ces passionnés, épris de grande liberté. En entrevue, et à son âge avancé, il aime se rappeler ces moments de fin de journée, où chacun appréciait le travail des autres, souvent par des critiques constructives. Mais toujours dans la joie de constater ce que le collègue avait su capter du paysage et des lumières fugaces du moment.
Texte de Michel Bois
66, chemin de la Pointe à Gagnon, Anse de roche, Sacré-Cœur, QC
Musée René Gagnon, 203, rue Notre-Dame Ouest, Montréal, QC
Hiver 2020