Magazin'Art

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Claude Lafortune

Une âme d’enfant

Formes, volume et espace

Un grand créateur

Associé à jamais et rendu célèbre grâce à L’Évangile en papier, émission mythique de Radio-Canada, Claude Lafortune a également contribué aux décors des émissions télévisuelles La Souris verte, La Ribouldingue et de Sol et Gobelet. En tant que directeur artistique, il a signé les décors du film culte IXE-13 produit en 1972 et conçu des décors de spectacles au théâtre et pour la scène musicale.

Il a mis sur pied La Très belle histoire de Noël et orchestré le visuel du défilé de la St-Jean de 1981. Il fut associé à la télévision pendant plus de 26 ans jusqu’en l’an 2000. Le nombre de livres édités à partir de ses émissions ou de ses œuvres ne se comptent plus. Ses expositions Colle, papier, ciseaux et L’arche de Noé sont actuellement en tournée à travers le Québec. Au mois d’avril 2018, le Lieutenant-gouverneur du Québec lui a décerné la médaille d’or et il participe activement à un portrait de carrière en cours de réalisation.

Ara le merveilleux perroquet, papier et colle, 2017

Ara le merveilleux perroquet, papier et colle, 2017

Qu’est-ce qui fait courir Claude Lafortune ?

L’Évangile en papier, diffusée en 1973-74, fut sans contredit le tremplin d’un parcours unique. Cette émission, devenue légendaire dans un Québec en proie à la laïcisation de la société, propulsa au-devant de la scène ce créateur d’exception qui a su multiplier des créations uniques pendant plus de 50 ans.

La majorité des émissions qu’il a animées au cours de sa carrière à Radio-Canada est le résultat de ses propres concepts. À titre d’exemple, on se souviendra, outre L’Évangile en papier, des émissions L’église en papier, La bible en papier, Québékio et de Parcelles de soleil qui restera à l’antenne pendant 14 ans jusqu’en 2000.

Noé et la colombe de la paix, papier et colle, 2005, Collection du Musée des religions du monde

Noé et la colombe de la paix, papier et colle, 2005, Collection du Musée des religions du monde

Jeune diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1961, Claude Lafortune poursuit le rêve de devenir décorateur de théâtre. Boursier, il part à Paris poursuivre sa formation dans le domaine. Bien qu’il ait signé plusieurs conceptions théâtrales à titre de directeur artistique, ce sont ses personnages et décors télévisuels qui demeurent gravés dans l’imaginaire collectif québécois.

À ses débuts comme professeur d’art plastique à Sherbrooke, il utilise déjà le papier comme outil de conception avec ses élèves. Les deux piliers de sa longue carrière sont alors déjà bien ancrés : l’utilisation du papier comme véhicule de création et la mise en place de zones de rencontres avec les enfants.

Gens de pêcheries, char allégorique, défilé de la Saint-Jean, Montréal, 1981

Gens de pêcheries, char allégorique, défilé de la Saint-Jean, Montréal, 1981

Un philosophe avec une âme d’enfant

Claude Lafortune dit qu’il a inventé son propre monde. Ses personnages de papier ont tendu la main au public afin de le lui faire partager. Chaque création constitue une nouvelle aventure. Unique. N’utilisant pas ou peu le crayon pour l’étape du croquis, la sculpture de papier en 3D prend forme dans sa pensée et le créateur entame sa réalisation du bout d’un pied ou d’une patte. Toujours par le bas. Formidable pédagogue, il comprend très tôt l’importance de l’impact visuel et de la création en direct dans l’art de traiter d’un sujet. L’univers des enfants est un puissant moteur d’inspiration qui trouve écho dans sa volonté de s’exprimer d’abord puis de traduire l’importance de comprendre, pour les nouvelles générations, d’où elles viennent afin de leur permettre de mieux s’ancrer dans l’avenir. Les histoires narratives autant que les personnages célèbres ou les animaux, sont pour lui, un genre à part entière : une méditation poétique, historique ou dramatique.

Madame Noé et ses gentils singes, papier et colle, 2016

Madame Noé et ses gentils singes, papier et colle, 2016

Des œuvres éphémères

Le papier et le carton sont-ils des matériaux moins nobles pour un créateur que la pierre, le bois, le métal, le textile ou le verre ? Prière de ne pas en douter. Le créateur est toutefois conscient du passage du temps sur ses œuvres qu’il considère à son image, de passage sur la terre, uniques et éphémères. Du papier, il en apprécie la flexibilité, la maniabilité, le mouvement, la légèreté et les mille et une possibilités du mélange des textures et des couleurs.

Jeanne d’Arc la pucelle, papier et colle, 2007, Collection du Musée des religions du monde

Jeanne d’Arc la pucelle, papier et colle, 2007, Collection du Musée des religions du monde

Créateur, sculpteur, artisan et bricoleur, Claude Lafortune est tout ça. À travers ses sculptures, l’artisan-sculpteur de papier s’attarde à transmettre une âme à chacune de ses créations. Érudit et humaniste, il connaît par cœur l’histoire de ses personnages et transmet par ses pliages et ses coups de ciseaux, une atmosphère singulière qui caractérise chacune de ses sculptures. Il s’intéresse aux émotions des personnages à un moment charnière de leur vie. Au sein de l’exposition Colle, papier, ciseaux le visiteur est entouré de cette atmosphère particulière qui émane de chaque personnage où un Beethoven est empreint de colère aux prises avec sa surdité, un Mozart s’affiche serein en pleine création ou encore une Jeanne d’Arc domine, chevaleresque et déterminée mais enfantine et pure. Quant à sa dernière exposition L’arche de Noé, elle raconte à sa manière, ce mythe célèbre à travers les sculptures de papier et fait découvrir cette histoire millénaire sur un mode poétique, ludique et participatif. Les animaux y tiennent une place d’honneur.

Ludwing van Beethoven, papier et colle, 2006, Collection du Musée des religions du monde

Ludwing van Beethoven, papier et colle, 2006, Collection du
Musée des religions du monde

La démarche de Claude Lafortune contraste avec celle de ses contemporains tant par le choix du matériau que le véhicule télévisuel longtemps utilisé comme mode de diffusion de son travail de créateur. Secouant à sa manière, les paradigmes de la peinture et de la sculpture, il n’a de cesse d’exploiter la tridimensionnalité du papier, repoussant ses limites dans le domaine de la sculpture tout en exprimant le sublime des êtres vivants à l’aide d’un matériau éphémère. La pratique pédagogique et l’engagement conceptuel de Claude Lafortune à l’égard des œuvres de papier ont profondément influencé cette forme d’art au Québec. Son travail demeure encore aujourd’hui, unique et inédit, magistral et fragile mais combien vibrant et accessible à tous.


Texte de Marie-France Bégis

L’exposition L’arche de Noé est présentée au Musée des religions du monde à Nicolet jusqu’au 31 mars 2019.

L’exposition Colle, papier, ciseaux sera présentée à La pulperie de Chicoutimi du 2 février au 12 mai 2019.

19 septembre 2018

Associé à jamais et rendu célèbre grâce à L’Évangile en papier…

Off Galerie

Bienvenue chez l’artiste

Portrait de galerie

En suivi de l’éditorial du numéro de l’automne de votre Magazin’Art, voici un modèle d’affaires novateur pour la mise en marché des œuvres par les créateurs eux-mêmes. Belle initiative pour ne pas tomber sous le joug des galeristes vraiment trop gourmands… et indépendants.

Ni « galerie coopérative » avec des parts et pas plus « galerie communautaire ». Parlons d’un regroupement de neuf artistes ayant pignon sur une rue achalandée via un espace d’exhibition unique et moult projets d’expositions, d’évènements et d’ateliers itinérants. La totale, quoi ! Le 113, rue Saint-Paul à Québec est l’adresse. L’accueil y est chaleureux. Sans prétention aucune. D’un savoir-faire empreint de convivialité et pour cause puisqu’il s’agit de l’un des artistes de la galerie qui vous reçoit.

Céline Martel, Après tant d’efforts, techniques mixtes, 36 x 60 po

Céline Martel, Après tant d’efforts, techniques mixtes, 36 x 60 po

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Texte de Michel Bois

Off galerie, 113, rue Saint-Paul, Québec, 418 569-3316  Off.galerie.info@gmail.com

19 septembre 2018

En suivi de l’éditorial du numéro de l’automne de votre Magazin’Art…

Bâtisseurs de la Nation

Notre série d’articles au sujet des pionniers et bâtisseurs du Canada se poursuit. Voici donc les portraits de quatre autres premiers ministres, résumant leurs parcours, défis et réussites, et d’un artiste qui se dit heureux de participer au projet « Les bâtisseurs de la nation » gérée par la Galerie Q.

 

John G. Diefenbaker (1957-1963)

John G. Diefenbaker

John G. Diefenbaker

John G. Diefenbaker fut le 13e Premier ministre du Canada et le resta pendant onze ans. Il a servi le pays durant une période de ralentissement économique. Avec les besoins de la population du Canada en tête, il s’est concentré sur le développement des Territoires du Nord, la revitalisation du système de protection sociale et ensuite l’expansion de l’agriculture en Occident. Il a travaillé pour améliorer le commerce avec la Chine et a facilité la vente de blé à ce pays. Après une longue période de retard, il a accordé le droit de vote aux peuples autochtones du Canada, il a été le premier à nommer un sénateur autochtone et le premier à nommer une femme ministre au cabinet. En politique étrangère, il adopta une ligne dure contre l’apartheid en Afrique du Sud et, toujours considérée comme une décision impopulaire, Diefenbaker a mis fin au projet CF-105 d’Avro, le Arrow. Sa réalisation la plus importante fut la Déclaration canadienne des droits qui garantit les libertés fondamentales de chacun, en particulier les droits des accusés. Il appliqua sa politique d’un seul Canada, visant à l’égalité de tous les Canadiens.

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Texte de Christine McCulloch

80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus.  Précommandez votre copie via la presse Q  ou au 705-944-8888. Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q :  Galerie Q, Cavana, ON.

19 septembre 2018

Notre série d’articles au sujet des pionniers et bâtisseurs du Canada…

Bâtisseurs de la Nation

Nous poursuivons ici notre dossier sur les Bâtisseurs de la Nation en vous présentant 4 premiers ministres et une artiste.

 

Sir Wilfrid Laurier (1896-1911)

Susan Statham, Sir Wilfred Laurier, huile sur toile, 36 x 24 po

Susan Statham, Sir Wilfrid Laurier, huile sur toile, 36 x 24 po

 

 

Sir Wilfrid Laurier a été le 7e Premier ministre du Canada. Son mandat s’est déroulé à une époque où l’industrie était en plein essor et l’économie a montré de la croissance et de la prospérité. Sous son règne, il a vu deux nouveaux chemins de fer transcontinentaux se construire, en plus de la création de la Marine royale canadienne. La Confédération s’est améliorée avec l’entrée de la Saskatchewan et de l’Alberta comme 8e et 9e provinces du Canada. Il a travaillé avec diligence pour une réconciliation entre les Anglais et les Français afin de faciliter la réalisation de l’unité nationale. Ce fut un politicien habile, ce qui lui a valu le plus long mandat sans interruption en tant que Premier ministre et il fut le premier francophone à occuper ce poste. Il tenait fermement à l’autonomie canadienne contre l’emprise des Britanniques. Laurier était contre la conscription, même s’il encourageait les gens à s’enrôler. C’est une question qui a divisé le Parti libéral, mettant à l’épreuve les relations internationales pendant les disputes sur la frontière de l’Alaska avec les Américains. En échange de quatre îles, il a permis aux Américains de garder la plupart de leurs terres du nord-ouest. L’immigration au Canada a été sanctionnée par son gouvernement, par la Loi sur le passage continu, exigeant que tous les immigrants, peu importe leur origine, se rendent au Canada sans arrêt. Par conséquent, les immigrants d’Asie et d’Inde n’ont pas pu immigrer au pays. Le ministère des Affaires extérieures fut créé à cette époque pour délivrer des passeports aux voyageurs canadiens.

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Texte de Christine McCulloch

80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus.
Précommandez votre copie via la presse Q à www.galerie-q.com ou au 705-944-8888.
Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q : Cavana, ON.

25 juillet 2018

Nous poursuivons ici notre dossier sur les Bâtisseurs de la Nation…

Marc Grandbois

Vivre la nature

Grande rencontre

« Dans un tableau, je cherche le vrai, le senti et le réconfortant. » – Marc Grandbois

Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre m’a séduit. En personne, il a le détachement et l’attitude rieuse des plus grands. Celle de ceux qui savent et peignent pour le dire en alliant sensibilité et sensualité qu’ils étalent sur la toile par gestes assurés, sans retenue, ni soumis par la raison et le convenu de la représentation.

La puissance évidente qui se dégage des tableaux de l’artiste, nous laisse percevoir sa fascination pour la peinture. Tout d’une pièce, heureux, passionné et confiant, l’homme est d’une humilité bienfaisante.

Pour Marc Grandbois comme pour tous les grands peintres, la peinture « est tout, sauf chose mentale », mais indiciblement chose sentie, « jeu de l’esprit », combinaison de gestes farouches et intrépides. Mais chez Grandbois, elle se fait davantage véhémente. C’est-à-dire que lorsqu’il se retrouve en un lieu unique dans les bois, il doit satisfaire sur l’heure le désir de s’exprimer sur la toile.

Souvenir d’Essex, MA , 20 x 16 po

Souvenir d’Essex, MA , 20 x 16 po

La nature

Dès la tendre enfance, toute la vie de Marc Grandbois témoigne de sa fascination pour la nature qui l’a guidée et qui est toujours pour lui sa muse, son esprit et sa force. D’où peut-être ce pouvoir ultime de nous reconstituer ses visions. Né en 1969 à Saint-Jean-sur-Richelieu, lieu de villégiature par excellence, la petite famille filera vers la Mauricie, à Sainte-Anne-de-la Pérade plus exactement, là où été comme hiver la communauté vit au rythme de la forêt et de l’eau avec les bateaux et la pêche même au plus froid de l’hiver. En effet, enfant, Marc Grandbois est entré directement en contact avec la nature. Et tout autant avec les enseignements de sa mère Denise Grandbois, aquarelliste de talent. Marc adore l’aquarelle. Tout comme envers la nature, il se laisse toucher par sa beauté et son mystère. Or, je crois fermement que la pratique de l’art a contribué à développer chez le gamin une approche sensorielle où l’essentiel est de partager afin de nous faire découvrir peu à peu comment elle folâtre, batifole, papillonne, marivaude !

Pêche blanche dans l’Anse-St-Jean, 24 x 36 po

Pêche blanche dans l’Anse-St-Jean, 24 x 36 po

Le trajet

Se sachant d’avance étudiant atypique aux enseignements dispensés par le département des arts visuels de l’Université Concordia, il complète ses études en 1991. Il dira de cette période que cela lui aura permis de rencontrer des théoriciens, Peter Krausz, paysagiste nommément, qui lui auront permis de déconstruire ses images pour mieux les refaire à sa manière. La théorie de la couleur de Johannes Itten, il connait. Kandinsky, aussi. Suivra une période de création active à titre d’aquarelliste entre 1992 et 2002. Et comme pour plusieurs artistes, il donne des cours de peinture et de dessin sans parler des multiples participations à des symposiums à travers le Québec. Toutefois, voilà que soudain, il met fin à ses activités d’artiste.

Port-Gloucester, 30 x 30 po

Port-Gloucester, 30 x 30 po

Il est clair que des revenus modestes empêchaient le développement de ses projets tels que celui de fonder une famille en un lieu naturel et sain. Aussi, après une décennie à vivoter de petits boulots (alimentaires), il part s’installer à l’Anse-Saint-Jean, là où le fjord du Saguenay se fait plus que majestueux. Il s’achète un bateau. Fait des contrats de mesure de bois en dilettante. Sauf que la beauté exceptionnelle du paysage sera le déclencheur à un retour en création, son premier amour, celui de toujours. Toutefois l’acrylique sera dorénavant sa technique de prédilection.

Toujours plus haut le miroir de nos vies boréales, 24 x 36 po

Toujours plus haut le miroir de nos vies boréales, 24 x 36 po

Âme d’explorateur

Pour Grandbois on pense atmosphère. Ses coups de pinceaux donnent la vitalité et la richesse aux coloris. Il adore peindre sur le motif. Et pas question de terminer le tableau en studio. Le tableau s’arrête sur le motif. En hiver, il peint à bord de son camion pour contourner le froid. Certains jours il part sur un « nowhere » juste pour découvrir sur son chemin. Il adore les lumières de la fin de l’après-midi. Ce qui ne l’empêche guère d’aller peindre avec Guy Legaré les lueurs de l’aube. De façon générale, aucun personnage dans ses œuvres à moins que cela fasse partie du sujet principal du tableau. Son plus grand plaisir : les contrastes texturés et lumineux.

Un trou dans les nuages, 16 x 20 po

Un trou dans les nuages, 16 x 20 po

À la question comment reconnaître un tableau terminé, il dira : lorsque le tableau devient le patron, soit lorsque l’on ne peut ajouter ni enlever un élément. Ultime objectif du peintre : que cela soit un ultime repos pour l’œil.

Depuis les origines de l’humanité c’est la totalité de notre personne qui est en relation avec la nature, et c’est en nous plaçant dans la nature, avec tous nos sens ouverts et nos émotions que nous pouvons vraiment la connaître, en faire l’expérience. Merci Grandbois!

Septembre étang caché

Septembre étang caché


Texte de  Michel Bois

Marc Grandbois est un fleuron de la galerie Douce Passion42A, rue Notre-Dame, Québec Qc. 418 648-9292 
On retrouve également les œuvres de monsieur Grandbois en Alberta à la galerie Stephen Lowe, à Calgary. Notons que ses œuvres font parties de collections publiques et privées au Canada comme à l’étranger.

19 juillet 2018

Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre…

Lyse Marsan

Hommage à la vie et à la paix

Sur la cimaise

« Si chaque personne jetait une fleur sur le chemin de sa vie, l’expérience humaine serait tellement plus belle. » – Michel Bois

Voir les œuvres de Lyse Marsan est une expérience qui s’imprègne longuement dans la mémoire et la chair tellement elle dispense de l’énergie par la volupté des coloris, la sensualité et la subtilité du propos.

L’artiste est d’une passion aigue et intense. Toujours à explorer les possibilités de la peinture, voilà comment elle en arrive à plus de quarante ans de carrière avec une œuvre picturale personnelle, soutenue et ré-énergisante. Pour ce faire, elle a d’abord étudié avec des professeurs en ateliers privés puis au sein d’écoles dans plusieurs pays d’Europe. Ce qui lui permit d’obtenir une médaille d’or décernée en 2000 par la France pour la qualité de sa création et son engagement à promouvoir les arts visuels. Va sans dire que sa persévérance, ses compétences et son savoir-faire lui ont permis d’ouvrir toute grande les portes ici au pays, au sein d’organismes provinciaux, nationaux, mais aussi internationaux.

Au parfum d’un fruit de la passion, 24 x 24 po

Au parfum d’un fruit de la passion, 24 x 24 po

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Texte de Michel Bois

Lyse Marsan est représentée par la Galerie Douce-Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec. 418-684-9292

19 juillet 2018

Voir les oeuvres de Lyse Marsan est une expérience…

Sur les traces de

René Lemay (1934-2015)

Réalisme contemporain

Alors que tout semble éphémère et paraît passer de plus en plus rapidement de la vie à l’oubli, persiste parfois au fond de soi l’envie de faire durer les choses. Une fois les êtres devenus poussière, il ne reste que bien peu d’empreintes de leur passage, mis à part leur descendance directe. Souvent, ne perdurent que les traces laissées par les réalisations humaines, pour peu qu’elles soient assez durables et qu’elles parviennent à éviter une détérioration les menant à disparaître, elles aussi.

Pour un créateur comme René Lemay, les éclats de pigments étalés sur toiles témoignent de chacun de ses petits bonheurs personnels captés sur le vif, chaque sujet ayant trouvé sa source au cœur d’une joie jaillie du moment présent. En retrouvant ses œuvres, ce sont tous les arrêts ayant jalonné son parcours de peintre qui revivent passagèrement sous les yeux de ses deux fils, lesquels sont les instigateurs d’une vaste recherche visant à rassembler tout ce que leur père a produit durant sa carrière artistique. D’abord un geste d’amour pour ranimer des souvenirs donnant accès par la bande au disparu, mais aussi une façon de le découvrir davantage et de continuer à faire rayonner son talent, tel un hommage posthume en constante évolution.

Le poisson d'or - 33 x 25 po, 2007

Le poisson d’or – 33 x 25 po, 2007

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Texte de Lisanne Le Tellier

L’ensemble de la collection se trouve sur le site renelemay.ca et la galerie d’art Michel-Ange possède encore quelques œuvres.

19 juillet 2018

Alors que tout semble éphémère et paraît passer de plus en plus…

Alain Massicotte

Le peintre à bonne mine

Peindre un pays

Au sein de chaque discipline artistique, il y a toujours des créateurs et des créatrices qui font l’unanimité chez leurs pairs quand vient le temps de parler de la qualité de leur production. Alain Massicotte fait partie de cette poignée d’individus.

Creusant le puits de leurs ressources, cheminant sur les sentiers de l’émerveillement, arpentant des forêts uniques, ces êtres d’exception imprègnent chaque œuvre d’épices au goût envoûtant. Le temps et les efforts investis, ainsi que le talent, sont les ingrédients de leur recette parfaite.

Alain est illustrateur de métier, l’un des pionniers de l’Association des Illustrateurs et Illustratrices du Québec. Il a fait des études en sciences pures au Cégep Bois-de-Boulogne avant de se diriger dans le domaine de l’architecture à l’Université de Montréal. Après deux années passées dans ce département, il réoriente son cheminement professionnel et se retrouve en communications graphiques à l’université Laval. C’est là qu’il prend conscience que la carrière d’illustrateur est taillée à sa mesure.

Sans titre, huile, 8 x 12 po

Sans titre, huile, 8 x 12 po

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Texte de  Robert Lafontaine

La galerie Tommy Zen est située au 1452, rue Sherbrooke Ouest à Montréal

19 juillet 2018

Au sein de chaque discipline artistique, il y a toujours…

Jocelyne Ménard

Le temps d’une paix

Formes, volume et espace

Vivantes et colorées, les fresques en trois dimensions de Jocelyne Ménard ont ce charme unique qui décoche un sourire aux observateurs. Scènes de ruelles, maisons d’autrefois ou commerces d’époque, ils représentent une tranche de vie Made in Québec en voie de disparition. Teintées d’humour bon enfant, on aimerait s’y attarder et laisser libre cours à notre imaginaire.

Voici neuf ans déjà que Jocelyne Ménard s’est lancée dans l’aventure du 3D. « J’ai toujours aimé bricoler, j’achetais des antiquités que je prenais plaisir à rafistoler, » raconte l’artiste native de Montréal. Construites autour d’une toile, les objets qu’elle y ajoute dépassent le cadre de celle-ci. « Je veux que mes pièces demeurent abordables pour tous, elles ne sont pas faites pour être encadrées, une étape qui rajoute des coûts parfois élevés. » Ce souci pécuniaire a bonne raison d’être : Jocelyne Ménard a travaillé pendant 36 ans en tant que fonctionnaire au Chômage et Bien-Être Social.

Les souliers de maman, acrylique sur toile et objets recyclés, 26 x 19 x 6,5 po

Les souliers de maman, acrylique sur toile et objets recyclés, 26 x 19 x 6,5 po

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Texte de Isabelle Gauthier

Galerie Zen
1139, rue Saint-Jean, Québec, QC G1R 1S3
581 994-8406

19 juillet 2018

Vivantes et colorées, les fresques en trois dimensions de Jocelyne Ménard…

France Marcotte

Femme d’art et de passion

Portrait de galerie

« Le plus beau des métiers, c’est de vivre de sa passion. » – François Salvat de Montfort

Il y a vingt-sept ans, France Marcotte faisait sans grande curiosité la visite d’une galerie d’art lorsque survient sur les cimaises un coup de cœur pour un tableau de Normand Hudon. Il s’agissait d’un prêtre prenant plaisir à glisser avec des enfants sur une pente enneigée.

« J’avais le sourire fendu d’une oreille à l’autre, » aime à se souvenir France Marcotte, encore sous le charme de l’acquisition de cette première œuvre. « Tout était parfait : attitude respectueuse du galeriste pendant qu’il témoignait de son admiration contagieuse pour la création de Normand Hudon. Je n’avais aucune notion d’art. Je me suis mise à lire Magazin’Art et à courir les galeries.

Bruno Côté, Canadian Dreamscape, oil, 24 x 36 po

Bruno Côté, Canadian Dreamscape, oil, 24 x 36 po

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Texte de Michel Bois

Galerie Douce Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec
418-648-9292

Galerie Québec Art, 40, rue Notre-Dame, Québec et 27, rue Notre-Dame (Place Royale), Québec
418-692-8200

19 juillet 2018

Il y a vingt-sept ans, France Marcotte faisait sans grande curiosité…

Les quarante ans

de diffusion culturelle de Lévis

40 ans en art

L’incontournable Galerie Louise-Carrier

L’année 2018 marque les quarante ans de Diffusion culturelle de Lévis, soit quatre décennies consacrées à la tenue d’expositions d’envergure à la Galerie Louise-Carrier et à la diffusion des arts de la scène à la salle de spectacles L’Anglicane, dans le Vieux-Lévis.

« La Galerie Louise-Carrier est née en 1978 de la volonté des artistes du milieu à vouloir se donner un lieu d’exposition, » raconte Claude Vallières, coordonnateur de la galerie depuis 28 ans. « La communauté anglicane avait mis les immeubles en vente et la Ville de Lévis s’en est porté acquéreur pour en faire des logements sociaux. Ce qui amenait la destruction de l’église et du presbytère qui est devenu la Galerie Louise-Carrier. Or, les citoyens et les artistes se sont mobilisés et ont commencé à tenir des activités culturelles bien avant que les bâtiments soient rénovés.

Louise Carrier

Louise Carrier

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Texte de Michel Bois

« L’Art de nos quarante ans » présentée du 28 juin au 2 septembre 2018, un collectif rappelant les moments forts de la Galerie Louise-Carrier, 33 rue Wolfe, Lévis, 418 838 6001

19 juillet 2018

L’année 2018 marque les quarante ans de Diffusion culturelle de Lévis…

Mouvements de la vie

Pierre-Paul Bertin (1926-2006)

À découvrir

« Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde. » – Bouddha

Ancien bâtiment datant de 1845, voué à la mise en valeur de la richesse du patrimoine artistique de Percé, le Musée Le Chafaud présente des expositions mettant en valeur la splendeur de Percé, source d’inspiration d’une prodigieuse création artistique à l’échelle internationale.

L’œuvre de Pierre-Paul Bertin y sera célébrée tout au long de l’été, tel un bijou s’étalant en splendeur dans le plus merveilleux des écrins.

Marina, huile, 160 x 124 cm

Marina, huile, 160 x 124 cm

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Texte de Michel Bois

Le fleuve et son espace de Pierre-Paul Bertin, du 24 juin au 24 septembre 2018
Musée le Chafaud, 145, Rte 132 Ouest, rue du Quai, Percé, Qc
418 782-5100
www.pierrepaulbertin.com

19 juillet 2018

« Celui qui est le maître de lui-même est plus grand…