Magazin'Art

Exclusif aux abonnés

Michel LeRoux

Féerie et scintillements

Grande rencontre

« Le rôle social du peintre paysagiste? Montrer la beauté de la nature afin d’inciter les humains à l’apprécier au point de vouloir la protéger pour éviter sa destruction.  »Martial Raysse

Il y a des peintres qui nous surprennent par l’angle du sujet présenté ou encore par l’habileté déployée pour le livrer. D’autres comme Michel LeRoux savent nous surprendre en nous livrant ces deux aspects en toute fluidité. Oui, tout bouge et danse à l’intérieur de l’espace d’un tableau de LeRoux. L’œil est largement sollicité. Tout s’y fait mouvement. Voici des œuvres qui, pour notre plus grand plaisir, débordent du premier regard.

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Texte de Michel Bois

Michel LeRoux est représenté par les galeries suivantes : Adele-Campbell Fine Art Gallery, Whisler, Bc, Canada; Dimension Plus, Montréal, Qc, Canada; Edward Montgomery Fine Art, Carmel-by-the Sea, California, USA; Galerie d’art Iris, Baie-Saint-Paul, Qc, Canada; Galerie d’art Michel-Ange, Montréal, Qc, Canada; Galerie d’Art Michel Bigué, Saint-Sauveur, Qc, Canada; Harbour Gallery, Mississauga, On, Canada

Il y a des peintres qui nous surprennent par l’angle du sujet présenté ou encore par l’habileté déployée pour le livrer. D’autres comme Michel LeRoux savent nous surprendre en nous livrant…

Véronique III , huile, 73 x 60 cm

Maria Lluis

Dans son atelier – Perpignan, janvier 2016

Artiste venue d’ailleurs

Une rencontre avec l’artiste peintre Maria Lluis, c’est comme faire un voyage sur une île de sérénité, loin du bruit qui perturbe la pensée.

Au cours d’un vernissage ou dans son atelier, Maria Lluis reste la même, habitée par un univers intérieur fait de savoir et d’expérience, de sensibilité et d’intuition. J’allais ajouter de spiritualité, mais Maria Lluis ne parle pas vraiment de spiritualité. Elle parle de philosophie, de sagesse, de vérité. « J’ai la foi du charbonnier, » déclare l’artiste. La foi du charbonnier … définition du Petit Robert : Nous sommes tous invités à une foi vraie et non pas naïve, c’est-à-dire une foi qui est une véritable démarche de liberté et pas une solution simpliste.

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Texte de Ch. Frenay

Une rencontre avec l’artiste peintre Maria Lluis, c’est comme faire un voyage sur une île de sérénité, loin du bruit qui perturbe la pensée. Au cours d’un vernissage ou dans son atelier, Maria Lluis reste la même…

Lyse Paquette

Douce évasion

L’art au féminin

Depuis quatorze ans, Lyse Paquette a mis son talent au service de la douceur et de la beauté. Empreintes de sensualité et d’émotion, ses toiles sont reconnaissables par leur punch graphique et leur sujet récurrent, le visage féminin.

Lyse Paquette se souvient d’avoir toujours dessiné. La mère de l’artiste a montré les rudiments de l’art à ses deux filles à un jeune âge. « Je rêvais des Beaux-Arts » se remémore la peintre Lavalloise. « Mon père, un diplômé du HEC, voyait d’un mauvais œil que sa fille se lance dans l’art. Il me suggéra de me diriger dans ce qu’on appelait alors le dessin commercial. » La rencontre avec l’art graphique a été un véritable coup de foudre. Travailler en créant, malgré le stress et la pression inhérente à cette occupation, la passionnait. « J’y ai passé 30 années merveilleuses, où j’avais le sentiment d’être exactement où je devais être. »

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Texte d’Isabelle Gauthier

L’artiste est représentée par : Galerie Céleste, Saint-Sauveur; Galerie d’art Royale et associés, Québec; Galerie d’art Beauchamp, Baie-Saint Paul; Beauchamp Art Gallery, Toronto; Galerie Rimawi, Rosemère

Depuis quatorze ans, Lyse Paquette a mis son talent au service de la douceur et de la beauté. Empreintes de sensualité et d’émotion, ses toiles sont reconnaissables par leur punch…

France Jodoin

L’autre paysage

Réalisme contemporain

Organiques et évocatrices, intemporelles et oniriques, les toiles de France Jodoin font figure de fenêtres sur le subconscient. Celui de l’artiste et celui de l’observateur, car la palette de ciel et d’eau laisse tout le loisir au spectateur d’imaginer un scénario à sa guise. C’est d’ailleurs l’intention de l’artiste. (suite…)

Organiques et évocatrices, intemporelles et oniriques, les toiles de France Jodoin font figure de fenêtres sur le subconscient…

Yolande Valiquette

Diversification prolifique

Formes, volume et espace

Grande aventurière lorsqu’il s’agit d’exploration artistique, Yolande Valiquette a investigué quantité de techniques et de médiums au cours de son riche parcours professionnel. Fusain, pastels, huile, acrylique, aquarelle autant qu’argile, porcelaine ou bois, tout concourt d’abord à lui offrir des sentiers vierges appelant moult découvertes. Durant sa trajectoire composite, elle fonde l’entreprise Yo Design, spécialisée en expositions thématiques et éducatives, qui la fera oeuvrer auprès d’agences gouvernementales fédérales et provinciales ainsi que d’associations professionnelles.

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Texte de Lisanne LeTellier

 

Grande aventurière lorsqu’il s’agit d’exploration artistique, Yolande Valiquette a investigué quantité de techniques et de médiums au cours de son riche parcours professionnel…

Dage

Place aux hasards heureux

Clin d’œil

« Toute oeuvre se situe au confluent d’une réalité perçue, d’un sentiment et d’une énergie à rendre sur la toile.  »George Perec

Tantôt d’une sensibilité toute en douceur. Tantôt d’une énergie, extrême. Magistral est le terme qui vient à l’esprit devant les tourbillons de couleur sur les toiles grand format de Dage. Une épithète qui ne s’applique qu’aux réels créateurs. Surtout que l’artiste contribue de manière personnelle à la démonstration effervescente de notre époque si liée à la vitesse, au mouvement et à l’instantanéité du moment. D’ailleurs ses personnages et autres sujets sont choisis en fonction de l’émotion et de l’énergie que la peintre saura faire rayonner bien au-delà de l’illustration servile et du confort de la technique d’une automate.

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Texte de Michel Bois

Présente au sein de collections privées au Québec, au Canada, en Australie, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis, Dage est représentée par la Galerie Québec Art, 40 rue Notre-Dame, Québec, Canada. Tél : 418-692-8200

 

 

Tantôt d’une sensibilité toute en douceur. Tantôt d’une énergie, extrême. Magistral est le terme qui vient à l’esprit devant les tourbillons de couleur sur les toiles grand format de Dage…

Claude Picher (1927-1998)

Comme un diamant brut des profondeurs

Grande rencontre

« Je vois la pratique de l’art comme une véritable incarnation de la vie, comme un excès, une folie, un infini, une liberté, une chose organique qui peut nous emmener plus loin que tous les voyages » — Clémentine Célarié

Un artiste de la dimension de Claude Picher, cela ne s’invente pas. Le peintre a connu le succès professionnel dès la fin de l’adolescence. Autant apprécié par les collectionneurs que Jean Paul Lemieux à travers le Canada, rapidement il aura obtenu la notoriété nationale. De caractère volontaire, spontané, primesautier, il est aussi connu pour son implication politique ainsi que ses critiques acerbes face aux systèmes établis encadrant le domaine des arts visuels. Regard sur un géant de l’art aujourd’hui presque oublié, mais tellement d’actualité.

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Texte de Michel Bois

Claude Picher est représenté par :

Galerie Douce Passion, 42 rue Notre-Dame, à Québec

Galerie Perreault, 205 rue Saint-Paul, à Québec

 

La rédaction remercie ces deux galeries pour les images fournies pour illustrer ce texte.

 

Un artiste de la dimension de Claude Picher, cela ne s’invente pas. Le peintre a connu le succès professionnel dès la fin de l’adolescence. Autant apprécié par les collectionneurs que…

Juan Cristobal Pinochet Araya

Il reste tant à faire !

Sur la cimaise

« Je suis devenu artiste sans trop m’en rendre compte, » dit Juan Cristobal Pinochet Araya. L’art faisait en effet partie intégrante de sa vie à Québec, où il était arrivé adolescent en provenance du Chili. Sa mère était artiste peintre, voilà comment il s’intéressa à l’art, fasciné qu’il était, tout silencieux, à la regarder peindre. Celle-ci ayant établi son studio dans la demeure familiale, la voir travailler, les pinceaux dans des bocaux, les tables et les tiroirs remplis de tubes de couleur, lui paraissait tout naturel. Enfant déjà, il savait ne pas toucher à quoi que ce soit qui pouvait être couvert de peinture fraîche. Ce qui fait qu’aujourd’hui, des années plus tard, lors de démonstrations il peut porter une chemise blanche et un veston qui demeurent en parfait état de propreté.

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Texte de Valerie Kent

Juan Cristobal Pinochet Araya est représenté par :

Galerie Q

1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0

Tél. : (705) 944-8888

www.galerie-q.com

« Je suis devenu artiste sans trop m’en rendre compte, » dit Juan Cristobal Pinochet Araya. L’art faisait en effet partie intégrante de sa vie à Québec, où il était arrivé…

Louise Léveillé

Apprendre à voir au-delà…

L’art au féminin

Le lien intime qui unit Louise Léveillé à la nature représente assurément la porte d’entrée qui lui permet d’éprouver un sentiment de béatitude lorsqu’elle s’y branche de tout son être, dans une paix profonde. Ayant depuis longtemps la certitude que le monde est bien plus vaste que ce que l’on en perçoit, l’artiste parvient à s’y connecter entièrement et à ressentir un état de grâce lui donnant accès à un plan spirituel dont la dimension dépasse les limites de son environnement purement physique.

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Texte de Lisanne LeTellier

Le lien intime qui unit Louise Léveillé à la nature représente assurément la porte d’entrée qui lui permet d’éprouver un sentiment de béatitude lorsqu’elle s’y branche de tout son être…

Goran Hamsic

Je peins parce que je ne suis pas un peintre

Artiste venu d’ailleurs

« La peinture est la face visible de l’iceberg qui m’habite.  » – Dali

Au moment d’écrire ces lignes, Paris est le siège d’attentats meurtriers. Des bombes. Des fusillades à partir d’un véhicule sur des gens attablés à la terrasse d’un café. Puis une rasade de balles sur l’audience entière d’une salle de spectacle prise en otage. Des morts. Cela sans que chacun ne comprenne pourquoi. Goran Hamsic a connu la guerre. À tous les jours, les douleurs de trois balles dans son corps le ramènent constamment à l’incompréhension et à l’urgence de vivre le moment présent. L’homme dit avoir perdu ses illusions face au sens de la vie. Il a vu des gens mourir autour de lui. Les massacres. Dit ne pas avoir peur de mourir. Seul exutoire : la peinture. Le temps de se sentir revivre à nouveau. Rencontre avec un personnage revenu du bout de la nuit.

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Texte de Michel Bois

L’artiste est représenté par la Galerie Douce Passion,
42, rue Notre-Dame, Québec.

Au moment d’écrire ces lignes, Paris est le siège d’attentats meurtriers. Des bombes. Des fusillades à partir d’un véhicule sur des gens attablés à la terrasse d’un café. Puis une rasade de balles…

Ginet Leblond

Une peinture aux notes musicales

Profil d’artiste

Quelle qualité magique fait que les œuvres de certains artistes peintres se distinguent de celles des autres ? Qu’est-ce qui rend leurs tableaux uniques et identifiables ?

L’oeuvre de Ginet Leblond s’imprègne d’une douce lumière, qui se veut joyeuse au crépuscule. Cette œuvre peut aussi sembler frigide et solennelle quand la froide lumière transperce les os et que le repas chaud quotidien cuit sur une flamme nue. Grâce à leur thème historique et fascinant, ses toiles prennent vie et perdurent naturellement.

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Texte de Valerie Kent

Ginet Leblond est représentée par :

Galerie Q

1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0

Tél. : (705) 944-8888

www.galerie-q.com

Quelle qualité magique fait que les œuvres de certains artistes peintres se distinguent de celles des autres ? Qu’est-ce qui rend leurs tableaux uniques et identifiables…

Yvon Lemieux

Mon art, mon cheminement

Peindre un pays

Né dans la petite paroisse de Saint-Pascal à Québec, Yvon Lemieux a commencé à peindre à l’âge de 16 ans; il peint maintenant depuis 50 ans. Comme le temps passe vite quand on s’amuse ! C’est en esquissant au crayon les personnes rassemblées sur la place municipale que débute le cheminement artistique d’Yvon. Par chance, son professeur de huitième année est aussi un artiste et celui-ci expose ses toiles sur les murs de la classe. Yvon s’applique alors à copier ce qu’il voit, jouant de couleurs et de formes sur la toile. L’observation attentive, le dessin, la composition et l’harmonie des couleurs lui procureront quelques difficultés d’apprentissage.

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Texte de Valerie Kent

Yvon Lemieux est représenté par:

Galerie Q

1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0

Tél. : (705) 944-8888

www.galerie-q.com

 

 

Né dans la petite paroisse de Saint-Pascal à Québec, Yvon Lemieux a commencé à peindre à l’âge de 16 ans; il peint maintenant depuis 50 ans. Comme le temps passe vite…

Nathalie Voisine

Le mystère et l’émotion

À découvrir

« Je crois fermement que l’art est une merveilleuse façon d’exprimer mes émotions, mes humeurs. Il n’y a rien de plus motivant pour moi que de me retrouver en studio, dans mon propre espace, avec mes pinceaux et mes tubes de peinture, où je peux peindre et me dépasser. »

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Texte de Valerie Kent

Nathalie Voisine est représentée par :
Galerie Q
1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0
Tél. : (705) 944-8888
www.galerie-q.com

Je crois fermement que l’art est une merveilleuse façon d’exprimer mes émotions, mes humeurs. Il n’y a rien de plus motivant…

Hélène Laplante

présence naturelle

Formes, volume et espace

Les sculptures animalières de l’artiste Hélène Laplante ne font pas que prendre l’apparence de leurs égaux de chair et de poils. Faites de résine blanche aux contours vaporeux, elles évoquent leur présence furtive, presque fantomatique, dans les milieux naturels qui sont leurs demeures. L’artiste pluridisciplinaire cherche ainsi à exprimer l’esprit des animaux à partir d’une matière inerte.

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Texte d’Isabelle Gauthier

Les sculptures animalières de l’artiste Hélène Laplante ne font pas que prendre l’apparence de leurs égaux de chair et de poils. Faites de résine blanche…

Galerie Q

L’art est transformateur

Portrait

La Galerie Q est située aux quatre coins de Cavan, Ontario. Elle offre une collection unique d’œuvres traditionnelles et contemporaines d’expressions stylistiques variées. Depuis son ouverture, la Galerie Q de Cavan a représenté des artistes canadiens de talent et recherchés, en particulier des artistes de renom très prisés dans leur province natale du Québec. Parmi ces artistes, certains peignent sur le motif, d’autres peignent des vignettes historiques de la vie et de la culture québécoise, d’autres encore explorent le monde diversifié de la peinture moderne.

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Texte de Valerie Kent

La collection complète de Galerie Q est visible en ligne à www.galerie-q.com.

Galerie Q

1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0

Tél. : (705) 944-8888

La Galerie Q est située aux quatre coins de Cavan, Ontario. Elle offre une collection unique d’œuvres traditionnelles et contemporaines d’expressions stylistiques variées…

Valerie Kent

Son art est sa route de la soie

Réalisme contemporain

« La peinture est ma vocation et une des grandes passions de ma vie. Peindre ne m’a jamais paru un travail, mais plutôt un très grand plaisir et un défi à relever, une série d’énigmes à résoudre. Je suis d’avis que la Police de l’art n’existe pas et que je peux expérimenter, improviser et créer à ma guise et, quel que soit le résultat, c’est le processus qui compte vraiment, alors tout va très bien pour moi. Je crois également qu’il n’y a pas de mauvais tableaux : ils ne sont tout simplement pas encore terminés. » – Valerie Kent.

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La peinture est ma vocation et une des grandes passions de ma vie. Peindre ne m’a jamais paru un travail, mais plutôt un très grand plaisir et un défi à relever…

Cantin

Mémoire en superposition

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Originaire de Jonquière, Patrice Cantin obtiendra son Baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2002. Durant ses études, l’artiste explore la peinture via une approche interdisciplinaire intégrant parfois la musique et la performance. De ces recherches académiques naîtront les prémices de son corpus actuel.

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts accumulés au fil du temps et emmagasinés à travers les canaux de sa mémoire créative. « Je ne prends pas de notes. Les formes, les ambiances, les couleurs, les contrastes se superposent dans ma tête ». L’artiste démarre un tableau sans réel plan d’exécution, faisant confiance à son instinct. Le narratif surgit au fil de l’exécution et c’est à partir de ces mouvements, de ces superpositions de matière, de cette distinctive gestuelle que nait un Cantin.

Oily Selfie

Oily Selfie

Parlez-nous de votre médium ?

C. : Je travaille présentement à l’huile et avec les bâtons à l’huile. Je n’utilise pratiquement pas d’outils mis à part mes mains et la spatule.

Décrivez votre travail en un tweet de 140 caractères, motsclics inclus ?

C. : #Cantin artiste peintre #portraits abstraits, travail semi-figuratif portant sur la lumière et les jeux d’ombres et de taches.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

C. : Être branché sur le web aujourd’hui est très important, voire même essentiel. Ma carte de visite, c’est mon site ! Pour tous les gens que je ne rencontre pas ou qui ne se présentent pas à mon atelier, le site Internet est une belle façon de faire voir mon travail. Les réseaux sociaux permettent de partager mon travail et de le faire connaître à des gens qui sont en dehors de notre cercle d’amis.

Pablo Picasso

Pablo Picasso

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

C. : Je suis moi-même webmestre et programmeur. C’est ce qui me permet d’arrondir mes fins de mois. Je conçois et design mes trucs comme je le veux !

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

C. : Il y a plusieurs plateformes qui existent aujourd’hui pour réaliser un site sans avoir les connaissances nécessaires. Par contre, il faut y mettre le temps. Prendre des bonnes photos est essentiel.

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

C. : Chaque fois que j’ai un nouveau tableau, je fais une mise à jour.

Sur le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

C. : Hum… Je vais paraître accro, mais je passe énormément de temps devant mon écran à faire la promo de mes tableaux. C’est constant. Si j’aligne le temps passé dans une journée, je dirais entre 3 et 5 heures.

Neon Boss

Neon Boss

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

C. : Je vends 90 % de mon travail sur le web. 75 % par Facebook. C’est une plateforme très puissante lorsque l’on sait bien s’en servir.

Si vous aviez un seul site Internet d’inspiration à recommander aux artistes, quel serait-il ?

C. : Pour m’inspirer, je vais parfois sur Etsy.com. Beaucoup de créateurs y sont et c’est une belle fenêtre pour se rafraîchir le côté créatif du cerveau lorsqu’il est en panne !

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidence d’artiste ? Formations ?

C. : Je travaille présentement sur des triptyques grand format, très épurés et mouvementés. J’exposerai à Toronto en septembre lors de la foire « Toronto Outdoor Art ». En 2016 je serai à la Galerie Carte Blanche pour une expo solo.


 Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Cantin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

Site Internet officiel : galeriecantin.com

Facebook : facebook.com/galeriecantin

Twitter : twitter.com/lecantin

Instagram : instagram.com/lecantin

YouTube : youtube.com/user/lecantin

 

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts…

Luc Archambault MAGAZINART

Luc Archambault

Le Passeur

Grande rencontre

« La fonction de l’artiste est essentiellement d’être un canal pour dire l’humanité. »Jean Cocteau

Il fait très chaud en ce vendredi de juillet. Au bout du champ, le soleil est à son zénith. Les meules de foin s’accumulent aux abords de l’atelier-résidence en retrait du village, de la route et du temps. Monet, le peintre de la lumière, serait ravi.

Luc Archambault ne reçoit jamais en sa tanière. Il contourne ses propres règles pour me recevoir. J’en conserve les souvenirs heureux d’une conversation féconde et, au final, le sentiment d’une connivence partagée.

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Texte de Michel Bois

 

Il fait très chaud en ce vendredi de juillet. Au bout du champ, le soleil est à son zénith. Les meules de foin s’accumulent aux abords de l’atelier-résidence…

Le Métallurgisme artistique,

un nouveau mouvement artistique

Sur la cimaise

Maurice Louis est un artiste autodidacte canadien d’origine française qui s’affirme par la liberté. Loin de l’académisme rigoureux, il ne s’impose rien, il ne s’interdit rien, il n’utilise aucune règle pour obtenir le rendu qu’il désire.

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 Texte d’Hélène Caroline Fournier

 www.mauricelouis.com

 

Maurice Louis est un artiste autodidacte canadien d’origine française qui s’affirme par la liberté. Loin de l’académisme rigoureux, il ne s’impose rien…

Élène Gamache

Artiste d’un essor supérieur

L’art au féminin

« Le parfum des fleurs comme les effluves d’une oeuvre fleurant bon la joie de créer, sont pleins de stratagèmes. Si vous traitez vos fleurs et vos oeuvres d’art avec négligence, sachez qu’elles éparpilleront tout de même leurs secrets aux quatre vents. » Louise de Vilmorin

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 Texte de Michel Bois

Élène Gamache est représentée par : Galerie Jean-Pierre Valentin, Montréal, Québec ; L’Harmatan, Baie-Saint-Paul, Québec ; West-End Gallery, Edmonton, Alberta ; Roberts Gallery, Toronto, Ontario ; Galerie Saint-Laurent + Hill, Ottawa, Ontario

 

Élène Gamache. Quel exemple de sensibilité et de persévérance ! Du domaine de la tapisserie monumentale à la pratique de la peinture, tout procède dans sa…

Yvon St-Aubin

Une galerie de pigments survoltés !

Peindre un pays

Il y a trente ans, c’était inhabituel de voir un arbre rose bonbon ou franchement mauve, les éléments de la composition se contentant plutôt de reproduire la réalité sans trop de fantaisie. S’il est moins rare aujourd’hui que les propositions picturales des peintres paysagistes éclatent de couleur, Yvon St-Aubin n’en a pas moins été l’un des premiers à oser l’emploi de valeurs fortes pour illustrer les décors d’ici à sa manière, insufflant du coup un certain modernisme dans ce créneau essentiellement lié aux traditions.

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 Texte de Lisanne LeTellier

Yvon St-Aubin est représenté par les galeries Beauchamp de Québec et de Baie-St-Paul, ainsi que par la galerie Céleste de St-Sauveur, la Galerie O en art de St-Hyacinthe, la Chase Art Gallery de Beaconsfield et la Galerie du Coin, à Salaberry-de-Valleyfield.

Il y a trente ans, c’était inhabituel de voir un arbre rose bonbon ou franchement mauve, les éléments de la composition se contentant plutôt de reproduire…

Carpe Diem,

le credo de Nicole Taillon

Formes, volume et espace

Le temps. Précieuse ressource s’il en est une. Il glisse entre les doigts de certains tandis que d’autres n’en ont que faire. Et pourtant… l’existence de tout un chacun n’est qu’éphémère en ce bas monde où l’on nous promet de gagner du temps grâce à la technologie, mais, paradoxalement, jamais l’Homme n’en a autant manqué, jamais n’a-t-il été si essoufflé, tant pressé.

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 Texte de Dominic Villeneuve

Au Québec, Nicole Taillon est représentée par la Galerie Richelieu (rue Saint-Denis, Montréal), par la Galerie Jeannine-Blais (North Hatley) ainsi que par la Galerie Carpe Diem (Magog).

 

Le temps. Précieuse ressource s’il en est une. Il glisse entre les doigts de certains tandis que d’autres n’en ont que faire. Et pourtant…

Diane Coudé

Le rendez-vous

À découvrir

Plonger dans les toiles de Diane Coudé, c’est comme prendre un petit sentier tranquille à côté de la cohue. Ses intérieurs intimistes, baignés d’une lumière enveloppante, sont des lieux de quiétude et de contemplation. On entend presque le tic-tac de l’horloge et le ronronnement du chat.

Ce monde que l’artiste crée, il est le résultat de son cheminement à elle et la somme du baguage des expériences de sa vie. On ne sera donc pas surpris d’apprendre qu’elle vient du monde du théâtre et qu’elle y a oeuvré pendant 25 ans comme créatrice de décors, qu’elle a réalisé des peintures scéniques, des costumes et des marionnettes, bref une artiste en tout point capable de créer avec plusieurs types de matières. Nous ne sommes pas surpris parce que ses intérieurs ont cette qualité scénographique, cette attention à la lumière et ce sens de la tension entre ombres et lumières. Mais Diane Coudé se donne désormais un rendez-vous avec la peinture, un rendez-vous trop longtemps retardé, remis, négligé. L’appel se fait urgent !

Native du Saguenay, Diane Coudé est la troisième enfant d’une famille habitant la banlieue de Chicoutimi. Seule artiste de la famille, elle rêve alors de devenir actrice. Ses études en arts de la scène et arts plastiques la conduiront vers Montréal, où ses enseignants reconnaissent plutôt ses talents plastiques, une réalité qu’elle devra elle-même accepter. Très adaptable, elle se fraie dans le monde de la scène et y fait carrière pendant de longues années. Mais toujours, ce désir de peindre pas très loin de la surface. « En tournée, j’achetais toujours du matériel dans le but de m’y mettre. Je me faisais en quelque sorte une promesse. » Le mode de vie de pigiste en tournée étant ce qu’il est, c’est avec difficulté qu’elle peut se consacrer à cette discipline.

Au travers des contrats de scène, elle enseigne les arts plastiques à temps partiel. Au fil des ans, ce travail lui offre une occasion de finalement se poser en devenant permanent. Cette occasion de prendre racine sera le début du rendez-vous tant attendu que Diane Coudé se donnait. Mais juste avant ce changement, un autre élément influencera son destin : un stage de peinture en 2004 chez l’artiste français Christoff Debusschere. Sans aucune expérience et avec une amie passionnée de peinture, elle se lance dans l’aventure abruptement, inspirée par la lumière splendide qui se dégage des tableaux du maître. « C’était passionnant et éprouvant. La troisième journée j’ai compris et j’ai pu évoluer dans l’instant présent. » Un an plus tard, elle répètera exactement la même démarche sans avoir peint au cours de l’année, autrement que dans sa tête. « C’était le même modèle, j’ai eu le choc de me retrouver au même point. J’ai versé quelques larmes. Lorsque je regarde ces toiles aujourd’hui, je vois très clairement l’état dans lequel j’étais. »

Le vase d'Anduze

Le vase d’Anduze

Après ces apprentissages, la peinture occupera une place régulière à son horaire. Sa source d’inspiration est la lumière qui habille des lieux connus et aimés, des ilots de quiétude où il fait bon se poser. « Je me raconte des histoires, je trouve que les objets et les intérieurs possèdent une charge émotive que je tente de rendre par coups de pinceau pas trop précis. Je cherche un rendu énergique, je veux sentir la vitalité dans le geste. » Pour Diane Coudé, chaque tableau est une aventure, une occasion de laisser un peu de soi derrière. « J’ai toujours aimé la patine, le mystère. Je suis émue par les vieilles affaires. L’idée que quelqu’un trouve une de mes oeuvres dans une brocante, dans cent ans, et puisse s’y intéresser me séduit. »

Voilà donc dix ans qu’elle produit des tableaux en suivant son intuition et en faisant confiance à son talent. Le plus important pour elle est de rester authentique, de suivre sa quête artistique sans trop se soucier du regard d’autrui. Elle souhaite se commettre encore plus et l’artiste aux multiples talents qu’elle est prend un joyeux plaisir à créer des objets dérivés de ces oeuvres. « Je suis une petite artiste tranquille en quête de beauté et de paix. » Créer à temps plein est évidemment un objectif, un objectif qu’elle sait tout à fait possible puisque la vie de théâtre lui a réussi malgré les difficultés inhérentes à cette occupation. « J’ai un fort instinct de survie. Je suis une contemplative-active. » Cette lancée vers l’extérieur est donc actuellement en cours avec sa première exposition solo qui vient tout juste d’avoir lieu cet été à la Maison Lacombe.

Les pots anciens

Les pots anciens

Pour réaliser son rêve, ne reste donc que de continuer à peindre. Lors de séjours à sa maison de campagne de Calixa-Lavallée, elle s’adonne à peindre la vie de village. Devantures de maison, bégonias luxuriants et animaux paresseux, Diane Coudé est interpelée par la quiétude et honore désormais son rendez-vous avec la peinture.


Texte d’Isabelle Gauthier

Plonger dans les toiles de Diane Coudé, c’est comme prendre un petit sentier tranquille à côté de la cohue. Ses intérieurs intimistes, baignés d’une lumière enveloppante…

30 Ans, Le Balcon d’art

la belle histoire

Portrait

Une galerie d’art, une histoire de famille, une entreprise de passion ! Le Balcon d’art fête ses 30 ans avec fierté et avec raison : ne réussit pas qui veut la délicate équation de la sensibilité, du sens des affaires et des arts.

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 Texte d’Isabelle Gauthier

 

Une galerie d’art, une histoire de famille, une entreprise de passion ! Le Balcon d’art fête ses 30 ans avec fierté et avec raison : ne réussit pas qui veut la…

Clémence DesRochers

Vivre, sans plus ni moins !

Grande rencontre

« Sachons mettre l’art dans la vie, et la vie dans l’art. »Marie D’Agoult, 1849.

Beaucoup de tendresse, beaucoup d’amour, beaucoup de générosité et de vérité. Que cela soit par l’humour, la chanson, l’écriture ou le dessin, Clémence DesRochers demeure toujours fidèle à elle-même, puisque l’autocensure de sa personnalité comme de son talent n’existe pas.

Or, depuis le 23 avril 2015, les dessins de Madame DesRochers sont entrés par la Grande porte du Musée. Les oeuvres méconnues de l’artiste font partie d’une donation d’objets offerts par le collectionneur René Jacob, ami de longue date avec lequel la dessinatrice a collaboré à imager divers écrits du poète, écrivain et éditeur, aussi pharmacien. Cela fait 15 ans que Clémence entretient en toute liberté, une amitié féconde. Il a écrit. Elle a dessiné. L’ensemble réalisé à partir des photographies de la famille de René Jacob, dresse en quelque sorte un portrait de la société québécoise d’une époque dont nous sommes les héritiers.

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Texte de Michel Bois 

On contactera Louise Collette ou Clémence par le biais du site clemencedesrochers.ca pour l’achat d’oeuvres dont les sous profiteront à l’organisme Les Impatients.

Beaucoup de tendresse, beaucoup d’amour, beaucoup de générosité et de vérité. Que cela soit par l’humour, la chanson, l’écriture…

Rosa Serra

et Xavier Carbonell

Formes, volume et espace

THUIR (Catalogne en France), hiver 2011

La Tramontane, ce vent terrible venu des Pyrénées, souffle quasi de toute sa force sur la vieille ville. Dans un coin de la place j’attends mon conjoint, à l’abri derrière une sculpture en bronze, ronde, chaleureuse, maternelle, à côté d’un palmier.

En face, un peu plus loin sur ce même coin de pelouse, à côté d’un olivier, une deuxième sculpture en bronze d’une grande puissance représente Saint Georges terrassant le Dragon. « Sant Jordi », l’illustre patron de la Catalogne du Sud au Nord. Je n’y trouve pas de signature, pas de nom, seulement un sigle. Après investigations, j’obtiens enfin le nom de l’auteur de ces deux superbes sculptures en bronze : Rosa Serra. Les jours passent et j’oublie ce moment vécu entre ces deux sculptures.

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Texte de Christiane Frenay
BIBLIOGRAPHIE (Hors des nombreux articles de presse et de revues.)

« Rosa Serra, Una visió monumental » (Livre d’art, 238 pages) D’Antoni Garrido, écrivain, éditeur, critique d’art et fondateur de la « Fundació de la PREMSA COMARCAL de Catalunya ». Aux éditions « Edicions el Bassegoda, Olot, 2008 ».

« Rosa Serra » (Livre d’art, 238 pages) Introduction d’Arcadi Calzada, éditeur. Texte de Josep Valls, philologue, écrivain, critique d’art. Aux éditions « Galeria d’Art Arcadi Calzada, Olot, 2008 ».

« Suite Olympique Rosa Serra » (Livre d’art, 128 pages) Texte de Andreu Mercé Varela, journaliste sportif (Barcelone 1918-2011). Aux éditions « Musée Olympique de Lausanne, Suisse ».

« Xavier Carbonell MANHATTAN » (Livre d’art, 216 pages) De Ed McCormack, collaborateur à la rédaction des éditions « Editors of Andy Warhol’s », qui a beaucoup écrit sur les Arts et Culture Populaire pour Rolling Stone et The Village Voice, entre autres. Actuellement, avec son épouse Jeannie McCormack, il publie The New York Art Journal Gallery & Studio. Aux éditions « Jadite Gallery, New York, 2010 ».

« Xavier Carbonell STILL LIFE » (Livre d’art, 200 pages) De K. Mitchell Snow, auteur et critique d’art et d’essais et littérature. Aux éditions « Jacqueline Rothschild Fine Art, New York, 2001 ».

« Xavier Carbonell VIATGE I PINTURA » (Livre d’art, 224 pages) De Josep Valls, écrivain, biographe, critique d’art. Aux éditions « Jadite Gallery, New York, 2014 ».

La Tramontane, ce vent terrible venu des Pyrénées, souffle quasi de toute sa force sur la vieille ville. Dans un coin de la place…

Hélène Caron

Bestiaire allégorique

Portrait d’artiste

La sphère du dressage canin ayant longtemps occupé une partie de la vie d’Hélène Caron, c’est avec une tristesse infinie qu’elle a dû se résoudre à abandonner l’idée de partager son quotidien avec un animal de compagnie, à cause des allergies de ses proches.

Privée du bonheur de pouvoir interagir avec un chat ou un chien, elle transpose alors ce besoin dans la représentation visuelle d’animaux, choisissant ceux qui ne rouvrent pas la plaie du manque. « C’est un deuil qui a été difficile à faire, parce que la relation avec les bêtes m’est essentielle. Il fallait que je trouve un moyen pour les garder autour de moi. »

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Texte de Lisanne Le Tellier

Hélène Caron est représentée dans les 3 galeries Beauchamp de Québec, Baie-St-Paul et Toronto, ainsi qu’à la galerie Luxart dans le Vieux-Montréal

La sphère du dressage canin ayant longtemps occupé une partie de la vie d’Hélène Caron, c’est avec une tristesse infinie qu’elle a dû se…

Nicole Coulombe

L’artiste joyeuse

L’art au féminin

Énergique et vibrante, colorée et joyeuse. Lorsque l’on peut décrire l’artiste de la même façon que ses toiles, c’est que celle-ci atteint un niveau d’authenticité qui dépasse la signature. Nicole Coulombe marche vers ses rêves, armée de ses pinceaux et la tête pleine de couleurs.

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 Texte d’Isabelle Gauthier

Représentée par la Galerie Symbol’Art, Montréal

Énergique et vibrante, colorée et joyeuse. Lorsque l’on peut décrire l’artiste de la même façon que ses toiles, c’est que celle-ci atteint…

Nathalie Frenière

Parlons impressions

Clin d’œil

« Avant de juger une peinture, cherchez ce que le peintre a voulu et ne le condamnez pas sur les sacrifices qu’il a dû faire pour mieux rendre sa pensée. Le génie consiste surtout à oser les efforts nécessaires, si grands qu’ils soient. » Anatole France

Études en communication graphique à l’époque où tout se faisait à la main. Quinze ans de labeur et d’efforts soutenus pour produire des logos de prestige tels « Adidas » et « SNC Lavalin ». Puis vint une autre étape d’apprentissage à l’arrivée du numérique, entre autre le fameux logiciel « Photoshop », pour être en tête de file de la concurrence.

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Texte de Michel Bois

Nathalie Frenière est représentée par : Ward-Nasse Gallery, New York, USA – Westmont Gallery, Toronto, ON – Galerie d’art Vigneault, Repentigny, QC

Études en communication graphique à l’époque où tout se faisait à la main. Quinze ans de labeur et d’efforts soutenus pour produire…

Manon Potvin

Le pinceau enchanté

À découvrir

« L’artiste ne doit pas copier la nature, mais prendre les éléments de la nature et créer un nouvel assemblage pour atteindre à l’imaginable des gens. »Magritte

Nul besoin de trouver la clé des oeuvres de Manon Potvin. Animaux, personnages, éléments de la nature, forêts, se révèlent aux spectateurs à travers une dimension fabulatrice et visionnaire qui nous atteint bien au-delà de tout entendement. Pénétrer l’univers de Manon Potvin est suave, puisqu’il nous oblige à plonger de plain-pied dans le surréalisme et le symbolisme.

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Texte de Michel Bois

On communiquera avec l’artiste par le biais de son site : www.manonpotvin.com

Nul besoin de trouver la clé des oeuvres de Manon Potvin. Animaux, personnages, éléments de la nature, forêts, se révèlent aux spectateurs…

Le musée Zénon Alary

Un musée hors de l’ordinaire

Portrait

Lors de ma première visite au musée Zénon Alary à Mont-Rolland, j’ai été surpris de constater qu’une telle qualité d’établissement, qui défie l’ordre muséal, pouvait être aussi méconnue dans la région des Laurentides.

Sans le dévouement d’une extraordinaire équipe de bénévoles et l’acharnement de Simone Constantineau, la fondatrice, il y aurait belle lurette que ce projet se serait envolé en fumée.

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 Texte de Robert Lafontaine

Lors de ma première visite au musée Zénon Alary à Mont-Rolland, j’ai été surpris de constater qu’une telle qualité d’établissement…

Raphaëlle Séguin

Nouveaux visages

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Si un jour vous croisez Raphaëlle Séguin, il est possible qu’elle capte un aspect de votre physionomie faciale pour la création de l’un de ses joyeux personnages.

Les tableaux de l’artiste sont effectivement peuplés de personnages aux grands yeux intrigants et lunettes discrètes. Qu’ils se nomment Colin, Fabrice ou Sacha, les sujets nous fixent candidement et semblent parfois nous questionner du regard. Sur sa page Facebook, qu’elle alimente avec régularité, Raphaëlle Séguin partage généreusement sa passion, son travail en atelier et son quotidien d’artiste. Au printemps 2015, elle fut finaliste au provincial à ExpoPlus, un concours qui se déroulait exclusivement sur Internet et les médias sociaux. L’artiste connaît actuellement un bel accueil pour son travail pictural. Il est possible d’apprécier ses oeuvres d’acryliques et de pastels dans diverses galeries du Québec ainsi qu’aux États-Unis.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

R.S. : Selon moi, il est primordial pour un artiste d’avoir son propre site Internet afin de lui permette de toucher directement le public et dans un but d’obtenir une bonne visibilité pour la reconnaissance de son travail. Les amateurs d’art peuvent ainsi découvrir mon travail créatif sans avoir à se déplacer en galerie. L’utilisation des plateformes de réseaux sociaux s’avère également fort stimulante pour rejoindre des acheteurs potentiels. Ces plateformes m’offrent la possibilité de me connecter avec d’autres artistes qui exposent en galeries et d’échanger sur leurs expériences, projets, démarches, etc. C’est aussi via les réseaux sociaux que j’ai eu l’occasion de discuter avec des amateurs provenant de la France, de l’Espagne, des États-Unis et du Mexique. Comme quoi Internet est sans frontière !

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

R.S. : Tableaux au style contemporain créés avec #passion et brin de folie. #ludiques, sensibles, naïfs, candides, introspectifs, colorés. BOUM !

Fabrice, 48 x 40 po.

Fabrice, 48 x 40 po.

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

R.S. : J’ai tout fait moi-même. De nos jours, il est facile (mais exigeant) de concevoir son propre site Internet sans être un spécialiste dans le domaine. Il suffit de prendre le temps et de s’informer un peu. Pour ma part, j’ai monté mon site à l’aide de la plateforme Wix (http://fr.wix.com).

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

R.S. : Si possible de manière hebdomadaire, sinon encore plus fréquemment. C’est selon mon temps disponible que je sois en période de création ou non.

Combien de temps investissez-vous sur votre page Facebook ?

R.S. : J’y suis présente de manière quasi quotidienne. Durant mes pauses à travers mon processus de création, je prends mes messages ou diffuse de l’information.

Est-ce que les médias sociaux ont eu un impact marquant dans votre carrière? Avez-vous un exemple concret ?

R.S. : Absolument ! Le printemps dernier, une de mes oeuvres a remporté le concours ExpoPlus organisé par Abribus et Québecor média. Le public devait voter, via leur site Internet, pour une oeuvre de leur choix parmi 10 finalistes. Ils étaient aussi invités à partager leur choix sur les réseaux sociaux. C’est grâce à cette reconnaissance que mon oeuvre intitulée « Harry » fût projetée sur des panneaux lumineux de sept pieds de haut, et ce dans une vingtaine d’Abribus du grand Montréal.

Selon vous, si vous aviez un seul site Internet à recommander aux artistes, quel serait-il ?

R.S. : Je trouve que le site Internet fubiz.com est très intéressant. Il présente quotidiennement le meilleur de la culture créative contemporaine : graphisme, culture, produits, clips et arts numériques.

Avez-vous des projets d’exposition ?

R.S. : Je prépare une exposition solo à Rosemère. Les détails seront partagés sur ma page Facebook et mon site Internet. J’ai 1001 projets en tête et n’aurai probablement pas assez de toute une vie pour les réaliser !


Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Raphaëlle Séguin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

www.raphaelleseguin.com

www.facebook.com/creationras

ExpoPlus : abribus.ca/concours/expo-plus/exposition/grandpublic/oeuvre/raphaelle-seguin

Nous vous invitons aussi à rester connecté avec Magazin’Art sur nos différents médias :

Site Internet officiel : magazinart.com

Twitter : twitter.com/magazinart

Facebook : facebook.com/magazinart

Pinterest : pinterest.com/magazinart

Si un jour vous croisez Raphaëlle Séguin, il est possible qu’elle capte un aspect de votre physionomie faciale pour la création…

Vendre

une oeuvre d’art

Les affaires

En tant qu’amateur d’art, vous prenez plaisir à visiter des expositions dans les galeries, ou à déambuler dans l’un ou l’autre des nombreux symposiums qui ont lieu annuellement partout au Québec.

Peut-être que vous furetez également sur le web afin de vous tenir informé du marché. Vos murs affichent quelques-uns de vos coups de coeur et l’art fait partie de votre quotidien.

Pourtant, un jour, vous devez vous rendre à l’évidence : vos goûts ont changé, vous déménagez, le tableau hérité de vos parents vous laisse indifférent, ou encore, les toiles que vous possédez vous retiennent d’en acheter d’autres. Bref, c’est décidé, le temps est venu de se départir d’une oeuvre. Oui, mais… de quelle façon ?

Trois choix s’offrent à vous.

1. Vous vous adressez à la galerie d’art qui a vendu le tableau à l’origine, si elle existe toujours, ou à une autre galerie. À votre étonnement, vous constatez que la galerie n’est pas très empressée, ou carrément pas intéressée à prendre votre tableau en consignation. Si elle le fait, ce sera moyennant une commission d’au moins 30 % du prix de vente. Le galeriste vous expliquera qu’il préfère promouvoir les artistes qu’il représente avec une production plus récente.

2. Vous contactez l’une ou l’autre des maisons d’encan qui organise des ventes, principalement à Montréal. Vous vous résignez alors à fixer un prix plancher qui est bien inférieur à vos attentes. Vous devrez payer une commission sur le prix de vente, et l’éventuel acheteur également (par exemple, 20 % chacun).

3. Pas convaincu ? Il vous reste les petites annonces. Malgré une bonne photo, votre tableau risque de se retrouver dans la section « arts et antiquités » à côté d’une enseigne d’huile à moteur des années 50, ou voisin d’une oeuvre peinte par un amateur. Si votre toile est d’un certain intérêt, il y a des chances qu’un chasseur d’aubaines s’y intéresse… et vous offre un prix dérisoire.

Il existe maintenant une quatrième option, moins connue : les sites Internet sur lesquels vous pouvez afficher l’oeuvre que vous souhaitez vendre. Certains sites gratuits sont en quelque sorte un vaste marché aux puces où se côtoient art professionnel et art amateur, et sur lesquels la quantité l’emporte sur la qualité. D’autres, payants et plus sélectifs, aspirent d’abord à offrir des oeuvres d’artistes professionnels de qualité. Parmi eux, Consign’art, un site distinctif qui offre bien plus qu’une vitrine, moyennant des frais d’inscription minimes.

Consign’art.ca : l’art mis en valeur

Conçu par un passionné d’art et ancien galeriste, le site de Consign’art est un outil entièrement dédié à la qualité des oeuvres d’art mises en marché sur son site, et dont le but premier est de développer une clientèle soucieuse de cette qualité, tant vendeurs qu’acheteurs. Il vise en priorité les véritables amateurs d’art, qu’ils soient simples amateurs ou collectionneurs.

Le faible coût d’inscription sert de premier filtre pour les oeuvres qui y sont présentées. Ces frais d’inscription sont entièrement réinvestis en publicité afin de faire connaître le site à un plus grand nombre d’amateurs.

Celui qui vend une oeuvre d’art doit tenir compte de l’abondance de l’offre… de là l’importance pour lui de cibler la bonne plate-forme, afin que l’oeuvre qu’il propose soit mise en valeur. L’acheteur bénéficie aussi d’une offre centralisée, puisqu’un même site lui donne accès à des oeuvres de qualité. Consign’art vise à devenir une référence fiable et incontournable sur le marché de l’art, autant pour les vendeurs que les acheteurs.

Vous souhaitez vendre une oeuvre d’art ? Pensez Consign’art !


Paul Carbonneau

En tant qu’amateur d’art, vous prenez plaisir à visiter des expositions dans les galeries, ou à déambuler dans l’un ou l’autre…

 

Les livres

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Le regard d’un artiste sur la culture québécoise,de 1935 à 1960 Marcel Dargis – artiste et conteur

Auteur : Louis E. Leprohon

Ouvrage de 158 pages

Format : 9,5 x 6 po

Reproduction couleur de 126 oeuvres

Couverture souple, impression 4 couleurs

Prix : 20,00 $

Parution : 29 mai 2015

Marcel Dargis se dit conteur, travaillant avec les pinceaux plutôt qu’un stylo. L’artiste peintre naïf, dont la contribution au patrimoine culturel du Québec est considérable, est né au Cap-de-la- Madeleine en décembre 1928 et y a vécu toute sa vie, soit dans les paroisses de Saint-Lazare, Sainte-Madeleine et Sainte-Bernadette. À travers ses 750 oeuvres, il raconte en images la vie des Québécois francophones, telle qu’il l’a lui-même vécue et perçue au cours des années 30, 40 et 50, qui se veut le reflet de la vie dans les autres paroisses Québécoises de même acabit.

Cet ouvrage présente en une perspective historique les oeuvres de l’artiste peintre selon ses cinq thèmes de prédilection : La vie familiale, La vie sociale, La vie religieuse, Les contes et légendes et Des scènes de chantier en Mauricie. L’auteur, Louis E. Leprohon, vit lui-même à Saint-Lazare. Son amour de l’art et surtout de l’art naïf l’a amené à faire la connaissance du peintre Marcel Dargis. Le Musée international d’art naïf de Magog présente, cet été, une rétrospective des oeuvres de l’artiste peintre, soit du 17 juin au 6 septembre 2015. Cet ouvrage est le catalogue de l’événement. Il existe dans les deux langues, français et anglais.

 


 

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Le Meilleur de l’art

Auteurs : Andy Pankhurst et Lucinda Hawksley

Ouvrage de 224 pages

Format : 7,25 x 5,25 po

Genre : Beaux livres

Collection : Le Meilleur de …

Éditeur : Les éditions Hurtubise Inc.

Prix : 19,95 $

Disponible en librairie

Qu’est-ce qui fait qu’une création artistique est considérée comme un chef-d’oeuvre ? Est-ce le sujet, la composition, la technique, ou plutôt le message et la vision de l’artiste ? Pour tenter de le comprendre, Le Meilleur de l’art propose l’analyse de 80 peintures et sculptures qui ont marqué les esprits à travers l’histoire. Chaque oeuvre présentée est décrite, commentée et resituée dans son contexte historique et social, dévoilant ainsi ce qui fait sont caractère unique. L’ouvrage est divisé en dix sections qui regroupent les oeuvres selon leur thème. De Michel-Ange à Andy Warhol en passant par Goya et Picasso, Le Meilleur de l’art dévoile les coulisses de la création et invite à redécouvrir les plus grands génies artistiques. Un ouvrage de référence qui plaira autant aux passionnés qu’à ceux qui veulent s’initier au fascinant monde de l’art.

Peintre figuratif, Andy Pankhurst est enseignant au Prince’s Drawing School et à la National Portrait Gallery, il est le cofondateur de la London School of Painting and Drawing. Auteure de plus de 20 livres d’art et de plusieurs ouvrages de tourismes primés, Lucinda Hawksley enseigne à l’I.E.S. et à la National Portrait Gallery à Londres.

 


 

Marcel Dargis se dit conteur, travaillant avec les pinceaux plutôt qu’un stylo. L’artiste peintre naïf, dont la contribution au…

René Gagnon

Atteindre l’intemporel

Peindre un pays

« J’ignore si mes tableaux sont surréalistes ou pas, mais je sais qu’ils sont l’expression la plus franche de moi-même. »Frida Kahlo

Devant moi, l’homme se tient droit comme un chêne. Les mains sont immenses. La chevelure hirsute à la Albert Einstein. Un regard profond où l’on débusque les joies les plus grandes et les affres de l’expérience humaine. René Gagnon négocie depuis 86 ans avec les aléas de la vie, dont 67 ans avec les démons de la création.

Sur la table du resto, les photographies contenues dans son livre défilent. Ici, à la pêche avec Riopelle, Paul Rebeyrolle et Stanley Cosgrove. Une autre avec Alfred Pellan, lors d’une exposition à Paris. Merci à la vie d’avoir mis sur ma route la création de René Gagnon ! S’agit-il du secret le mieux gardé de l’histoire de l’art du Québec !

Marc-Aurèle Fortin, Rousseau, Ayotte et autres

Tout en procédant d’un hasard merveilleux, la venue à la création de René Gagnon fut toute simple. Voué sans conviction à prendre a relève sur la ferme natale, au village de Sainte-Anne de Chicoutimi, voici que son oncle, René Bergeron, agent influent du milieu des arts visuels, invite les artistes qu’il représente à peindre le grandiose du Saguenay et de la Côte-Nord. Les Marc-Aurèle Fortin, Cosgrove, Albert Rousseau, René Richard, Rodolphe Duguay, Léo Ayotte, furent les premiers peintres rencontrés par Gagnon à l’Anse-à- Benjamin, près de son village.

« J’adorais les voir capter la lumière, chacun à sa manière, souvent tirée du même paysage mais toujours avec une atmosphère et quelque chose de très personnel. Autour du repas du soir, ils s’autocritiquaient. On y parlait aussi beaucoup de l’avant-garde abstraite de Borduas et de la figuration surréaliste de Pellan. Moi, je me faisais tout petit. J’écoutais. Marc-Aurèle Fortin, il était mon préféré entre tous. La féerie dans le feuillage des arbres, les harmonies lumineuses provenant des supports peints en gris ou en noir ; j’adorais la liberté qu’il prenait à transformer les éléments du paysage pour les rendre encore plus expressifs. »

Baie Sainte-Marguerite sur le Saguenay

Baie Sainte-Marguerite sur le Saguenay

Peindre le pays

« J’aime ce pays, j’en suis plein et ce qui déborde de ce trop plein, c’est ma peinture, mon expression. »

Son père étant persuadé que son fils allait reprendre les rênes de la ferme, la nuit, René Gagnon peint. Acculé à l’évidence, son paternel, résigné, lui offre un coffret de peinture. Dans l’enthousiasme de peindre, sa vie amoureuse turlute ! René se marie et devient rapidement à son tour père de cinq enfants. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il travaille chez Alcan, une entreprise de production d’aluminium à Chicoutimi. Sauf que le désir de peindre à temps plein le ronge toujours. Entre-temps, il dut s’éloigner du clan familial pour dénicher des acheteurs et des collectionneurs à travers le Québec. « Puis je suis parti en aventurier à New York. Des galeristes m’ont propulsé dans le monde de l’art et des célébrités. J’aurais pu y faire carrière et connaître la fortune. Mais je suis revenu au Québec pour mes enfants, même si j’y menais une vie cinq étoiles, sans une cenne en poche. »

Vint par la suite l’aventure d’une galerie à Montréal, puis les voyages à travers le monde. De fait, Gagnon peut se glorifier d’avoir fait connaître l’immensité de nos espaces et la beauté indicible des paysages québécois lors d’expositions présentées aux États-Unis, en France, aux Bahamas, au Maroc, aux Philippines, en Chine, à Taiwan et en Malaisie, avec un succès dépassant la commune mesure.

Aurores Boréales

Aurores Boréales

Son art et retour à l’Anse-de-Roche

Parlons d’une peinture issue de l’incessante recherche permettant d’établir une communauté d’esprit avec les peintres qui se livrent avec enthousiasme à l’abstraction gestuelle et lyrique. Ajoutons cependant qu’à l’étalement instinctif des couleurs à la spatule, on sent chez Gagnon un principe d’organisation liant les masses et les saillies, le ciel et la terre, donc. Or, s’il recourt à l’usage du pinceau de soie pour rehausser l’effet heureux des glacis, devant ses toiles, l’on songe à un monde en mouvance constante et dans lequel des cascades d’eau traceraient sur la terre, dans le froid et la lumière, les sillons de clarté d’un exceptionnel visionnaire. Vivant au jour le jour, après une période de maladie, René Gagnon est de retour en son domaine de L’Anse-De-Roche. Les projets pullulent, dont une toile de dimensions monumentales. Va sans dire que l’artiste peintre et son épouse, Claire-Hélène Hovington, seront ravis de vous recevoir, sous invitation seulement, au Musée René Gagnon. info@renegagnon.com

De rêve et de paysages

Soulignons la sortie de la biographie complète du peintre sous le titre De rêve et de paysages. Il s’agit d’un formidable ouvrage de 200 pages offrant généreusement 48 photographies des oeuvres du peintre, des citations et des clichés de parties de pêche en compagnie des Riopelle, Cosgrove et bien d’autres. Le tout signé Christine Gilliet qui, avec minutie et sensibilité, a su mener à terme ce projet après trois années à recueillir les souvenirs et propos de René Gagnon. Pour acheter le livre, on contactera l’artiste par courriel à info@renegagnon.com ou via la Galerie 203 : 514 439-4203 ou au 514 261-0899


 Texte de Michel Bois

Devant moi, l’homme se tient droit comme un chêne. Les mains sont immenses. La chevelure hirsute à la Albert Einstein…

Gordon Harrison

Mon seul désir est de peindre !

Grande rencontre

Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les plus en vue du moment. 

En septembre il a remporté le Premier prix lors de l’exposition-concours Rêves d’automne 2014 de Baie Saint-Paul en Charlevoix, où 140 artistes de renom exposaient quelque 251 oeuvres, chacun espérant se mériter le titre du Meilleur peintre paysagiste du Canada. Ses oeuvres furent également exposées à la galerie que l’on pourrait surnommer demeure spirituelle des oeuvres paysagistes canadiennes, la McMichael Gallery de Kleinberg près de Toronto, où tous les membres du Groupe des Sept, sauf un, sont inhumés.

Pour ceux qui ne seraient pas au fait de la spectaculaire beauté de la région de Charlevoix, il s’agit d’une contrée captivante qui passionne l’imaginaire des artistes peintres paysagistes québécois et canadiens, depuis le Groupe des Sept jusqu’à aujourd’hui. Notons qu’Harrison a d’ailleurs occasionnellement été surnommé le huitième membre du Groupe des Sept.

La peinture d’Harrison est audacieuse et éclatante. Difficile de croire qu’il est largement autodidacte vu ses incomparables habiletés de coloriste et son sens aigu du dessin. De fait, sa formation académique en art s’est résumée à quelques cours suivis ici et là. Quant à sa palette, les tableaux d’Harrison ressemblent quelque peu aux oeuvres récentes de l’artiste britannique David Hockney où, au premier regard, des couleurs improbables parsèment les paysages qui, lorsqu’on intériorise l’oeuvre, se révèlent très appropriées. Les deux oeuvres qui lui ont mérité le premier prix à Baie-Saint-Paul, par exemple, mettent en scène des montagnes en hiver largement peintes en teintes de rouge et des conifères au bleu très présent.

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po

Harrison est un amoureux de la couleur; il semble avoir créé son propre vocabulaire chromatique pour décrire le paysage canadien. Certains aspects de son oeuvre peuvent rappeler le Groupe des Sept, mais il est difficile de les identifier spécifiquement. Peut-être s’agit-il de l’élan d’émotions suscité par ses oeuvres d’art exceptionnelles ou de leur complexité graphique.

Ses scènes d’automne sont, évidemment, des plus éclatantes, vibrantes et de tonalités complexes ; tellement complexes que nous pouvons nous demander comment il peut arriver à peindre près de 200 oeuvres par année. Ses scènes estivales, quant à elles, se rapprochent des teintes traditionnellement utilisées pour les paysages. L’artiste décrit ainsi son propre style : « Une forme d’impressionnisme contemporain. Les tableaux sont fortement texturés avec de vigoureux coups de pinceau. J’aime que mes coups de pinceau soient apparents et je crois que la plupart des gens qui regardent mes tableaux apprécient cet aspect de ma peinture ainsi que l’application de couleur par empâtements. La combinaison texture et coups de pinceau visibles, joue un rôle important dans mon oeuvre. »

Commentant l’évolution de son style au cours des ans, Harrison déclare : « Ce que j’accomplissait en quatre ou cinq coups de pinceau, je le fais maintenant avec un seul en simplifiant contour et forme. Je ne veux pas utiliser le mot ‘stylisé’, mais c’est un peu ça. J’ai une confiance accrue en mon travail et je crois que ça se sent. »

Règne de la beauté, coll. 35, 18 x 18 po

Règne de la beauté, coll. 35, 18 x 18 po

De bien des façons Harrison ressemble à plusieurs autres artistes canadiens, mais en même temps il se démarque. Il fait en effet partie de ces artistes introvertis parce qu’atteints d’une affliction débilitante, ce qui souvent favorise la créativité artistique. Pour sa part, Gordon Harrison, né avec un frein de la langue l’empêchant de parler et de communiquer adéquatement, n’a recouvré la parole qu’à l’âge de six ans suite à une intervention chirurgicale corrective.

Enfant, il avait toujours un crayon et du papier en sa possession et il était déjà fasciné par la nature, plus spécifiquement par les arbres. Jeune garçon, il passera ses étés au chalet familial à Ste-Marguerite- du-Lac-Masson, dans les Laurentides, où son grand-père avait, en 1902, troqué un piano pour 10 acres de terrain. Et c’est là que Gordon commence à se démarquer ! Il est tellement fasciné par les arbres qu’il fait le tour du lac à répétition à la recherche d’espèces absentes du terrain familial, qu’il transplante. Il désirait acquérir un spécimen de chaque espèce présente dans la contrée.

Harrison a toujours dessiné et peint, même au temps où, étudiant, il travaillait de longues heures à Banff. Comme beaucoup d’autres peintres canadiens, il entreprit une carrière parallèle, comme architecte paysagiste d’abord, puis en planification d’urbanisme pour la ville d’Ottawa.

Sa première exposition eut lieu dans le sous-sol de la demeure de sa mère. Bien que l’on puisse dire qu’il a occupé simultanément deux fonctions durant de nombreuses années, urbaniste et artiste, ce n’est vraiment qu’après avoir officiellement pris sa retraite de la première qu’il est devenu peintre à temps complet. Et, comme vous pouvez l’imaginer, loin d’être pour l’artiste une période de loisir et de repos, cette retraite s’est avérée être une carrière à temps plein des plus chargées.

Règne de la beauté, coll. 38, 48 x 60 po

Règne de la beauté, coll. 38, 48 x 60 po

Harrison possède maintenant sa propre galerie à Ottawa, la « Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery », et est aussi représenté en galerie à travers le pays, de Québec jusqu’à Victoria. Il publiera sous peu un troisième livre. Il enseigne ou, comme il préfère dire, « guide » des artistes de la relève ou reconnus et, de plus, exploite un gîte touristique, où il offre également des ateliers, dans la demeure préalablement destinée à accueillir sa retraite et celle de son partenaire de vie Phil Emond, le « Pine Point Lake House » du Lac Masson.

Il nous serait, de fait, impossible de rédiger un article au sujet de Gordon Harrison sans faire mention de son partenaire Phil Emond. « Phil est mon agent et galeriste. Il est en grande partie responsable du succès que je connais présentement. Il a fait du très bon travail. Chaque artiste devrait avoir un Phil Emond. » Ainsi, c’est Phil qui a pris la décision d’ouvrir leur propre galerie, et c’est Phil qui a eu l’idée d’une fête champêtre estivale annuelle au cours de laquelle, durant trois jours, ils exposent leurs oeuvres à l’extérieur de leur atelier de New Edinburgh, Ottawa, pour attirer l’attention des passants et piquer leur curiosité. Phil a probablement aussi été l’instigateur des publications littéraires, dont le dernier volume en liste intitulé « Gordon Harrison, I just want to paint – my journey as an artist », sortira bientôt. Le second livre : « Gordon Harrison, The Colours of Canada », est disponible au Musée des beaux-arts du Canada.


Texte de Noel Meyer

Gordon Harrison est représenté par les galeries suivantes : Galerie Perreault, 205 rue Saint Paul, Québec, 418-692-4772; L’Express Gourmand, 31 rue Morin, Sainte-Adèle, 450-229-1915; Les Fougères, 783 Route 105, Chelsea Qc, 819-827-8942; Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery, 495 Sussex Drive, Ottawa, 613-746-6853; Petroff Gallery, 1016 Eglington Ave West, Toronto, 416-782-1696; In2Art Gallery, 136 Church St, Oakville, 905-582-6739; Peaks and Rafters Gallery, 162 Medora St., Port Carling, 705-765-6868; Ryan Fine Art Gallery, 3658 Muskoka, Hwy. 118 West, Port  Carling, 705-765-1500; Rouge Gallery, 245 3rd Ave., Unit 200, Saskatoon, 306-955-8882; West End Gallery, 12308 Jasper Ave. NW, Edmonton, 780-488-4892; West End Gallery, 1203 Broad St., Victoria, 250-388-0009.

 

Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les…

Alexi-Martin Courtemanche

Pétrir la lumière

Profil d’artiste

« L’incertitude charme. Tout devient merveilleux et mystérieux dans la brume. » – Oscar Wilde, écrivain

Ciel ! Le peintre déploie une sensitivité extrême en recourant aux modelés vaporeux du sfumato. Une technique remontant aussi loin qu’à l’époque de Léonard De Vinci et qui impose au spectateur à s’obliger de prendre le temps d’apprécier, de ressentir et de voir par soi-même bien au-delà. Rarement utilisé en art contemporain, le sfumato est une méthode de fondu des couleurs procurant un effet vaporeux voir enfumé au sujet dont les contours imprécis évoquent plus qu’ils ne montrent à travers un halo de lumières diffuses et floues.

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 Texte de Michel Bois

Alexi-Martin Courtemanche est représenté par : La galerie d’art du Château Frontenac, Québec; La galerie d’art Courtemanche, Magog; On peut rejoindre l’artiste peintre par son site pour une visite à son atelier-galerie : www.aleximartin.com

Ciel ! Le peintre déploie une sensitivité extrême en recourant aux modelés vaporeux du sfumato. Une technique remontant aussi loin…

Miguel Forest

Sentir ou rien

À découvrir

« Représentation servile d’un paysage…Impossible! L’artiste paysagiste crée toujours, et avant tout, à partir de ce qu’il est à l’intérieur ! » – Fabienne Verdier, philosophe.

Chers paysagistes pour qui la vérité a le bleu du ciel et de l’eau, le blanc de la neige, le vert des conifères et l’orangé des ondulations du foin brûlé; que je vous aime, vous qui savez dire votre amour à la vie par la nature qui vous entoure ! Véritable découverte en ce qui me concerne, la création sentie de Miguel Forest en est l’heureux témoignage le plus probant.

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 Texte de Michel Bois

Miguel Forest est représenté par : Art et Style, Montréal et Baie-Saint-Paul; Galerie Internationale, Québec; Galerie Richelieu, Montréal

Chers paysagistes pour qui la vérité a le bleu du ciel et de l’eau, le blanc de la neige, le vert des conifères et l’orangé des ondulations du foin brûlé…

Jean-Charles Daumas

Battements de coeur et d’ailes

Art animalier

Depuis des siècles, le règne animal nourrit l’imaginaire de l’homme. Qu’on pense seulement aux peintures rupestres ainsi qu’aux nombreuses réalisations artistiques qu’il inspire à des créateurs issus de toutes les cultures.

Au-delà d’une pure association symbolique au service d’un propos, l’art animalier se veut avant tout un vibrant témoignage du lien qui unit tous les êtres vivants se partageant une même planète.

Plusieurs personnes constatent aujourd’hui que l’action humaine ne peut avoir lieu sans prendre conscience de ses effets sur la faune et la flore qui composent son environnement naturel, immédiat ou non. Après des années de développement industriel à grande échelle ayant appliqué une pression énorme sur quantité d’habitats sauvages, les défis de l’époque moderne révèlent la nécessité d’établir un nouvel équilibre dans nos rapports avec la nature pour assurer un avenir sain à la plupart des espèces peuplant la Terre, la nôtre y compris. C’est peut-être cette interdépendance avec l’écologie, ainsi que la fragilité de cette difficile harmonie, qui motive les peintres animaliers à proposer une vision à la fois documentariste et affective des bêtes propre à émouvoir les gens, mais peut-être aussi à inciter un réel désir de protection et de sauvegarde.

Pour Jean-Charles Daumas, c’est la gent aviaire d’Amérique du Nord qui alimente le plus sa passion d’artiste; il ne cesse de s’émerveiller devant la variété de ses beautés dont l’esthétique si parfaite le touche profondément. C’est à la suite d’une invitation de ses amis ornithologues à les accompagner lors d’une de leurs séances d’observation qu’il s’éprend pour toujours des petits volatiles et il pratique l’art animalier depuis la fin de ses études en arts graphiques. Une de ses plus grandes joies réside dans la surprise qu’un oiseau lui réserve au hasard de ses nombreuses promenades, apparaissant sans préavis, comme un souffle éphémère. Attentif, il attend en silence la magie de ces instants furtifs, toujours prêt à capter avec sa caméra l’essence d’une tourterelle triste, d’une buse à queue rousse ou d’une paruline azurée de passage. « Quand on se balade à l’extérieur, de belles rencontres, souvent inattendues, se produisent. Il faut simplement y aller souvent et être dans le moment présent, dans un état d’ouverture et de contemplation. »

Grand héron bleu immature, gouache, 14,5 x 21 po

Grand héron bleu immature, gouache, 14,5 x 21 po

Riche de quantité d’images prises au fil des ans, son bestiaire personnel constitue sa première référence lorsque vient le temps de traduire ces moments de grâce sur canevas. « Je fais presque uniquement ce que je vois pour vrai. J’ai besoin d’enregistrer la physionomie d’une espèce à partir de mes propres sens afin de pouvoir la reproduire plus fidèlement. » Sa démarche implique souvent une recherche préalable afin que le moindre détail soit juste, suivant le mode de vie de l’animal. Outre les ouvrages scientifiques, Daumas a aussi recours à un apprentissage plus direct à partir de spécimens empaillés empruntés à un département universitaire. Élaborant d’abord son idée à l’aide de traits vitement esquissés, il compose peu à peu l’arrière ou l’avant-plan qui mettra le sujet en valeur.  Il puise alors dans sa banque de photos de branches, de feuilles, de buissons, d’arbres, de plans d’eau, d’anses, de baies et autres éléments du décor, tout ce qui pourrait former le site probable de la race choisie.

Dans ce type d’art, le réalisme est de mise, car même si une certaine part d’interprétation demeure  possible, la cohérence est incontournable en termes de respect des normes. « Il faut absolument que l’aspect technique se conforme à la réalité, tant en ce qui concerne l’oiseau lui-même que le lieu où il se trouve ainsi que ses attitudes ou les composantes de son environnement. Par contre, je peux m’amuser avec la lumière et l’atmosphère du tableau pour exprimer mon originalité. J’aime beaucoup les jeux d’ambiance créés par la pluie et la brume, car elles génèrent des espaces mystérieux qui amènent le spectateur dans un monde différent. »

Les couleurs, les proportions, les postures et les formes imposent donc une grande rigueur de représentation puisqu’elles doivent être strictement en accord avec la véritable matière, notamment lorsqu’il est question de participer à des concours. Daumas en sait quelque chose, ayant raflé deux premières places pour des pièces de la Monnaie royale canadienne ainsi que pour des timbres de conservation au profit de la Fondation de la faune du Québec. « Ces concours offrent un excellent tremplin pour l’art animalier et permettent à ces gagnants d’acquérir une belle visibilité. Par contre, comme le jury est très spécialisé, il faut s’assurer de répondre avec précision aux attentes spécifiques de chacun, notamment en ce qui a trait à la qualité du dessin dans sa capacité à bien représenter l’espèce illustrée. »

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Monnaie royale canadienne 2014, pièce en or 5 $ et pièce en argent 10 $

Pour siffler comme un merle, Jean-Charles Daumas rêve que ce type d’oeuvres rejoigne éventuellement un segment de marché moins restreint que celui des amateurs de chasse et de pêche, comme c’est davantage le cas en Ontario et aux États-Unis, où les événements d’art animalier jouissent d’une belle popularité comme le Birds in Art, dans le Wisconsin, auquel il souhaite être convié un jour. Après une participation à l’exposition d’automne des Artistes Peintres Affiliés de la Rive-Sud (APAARS), il sera aussi présent à celle qui aura lieu ce printemps. En plus de son site internet privé, on peut voir ses tableaux au Centre multifonctionnel de Boucherville.

La disparition graduelle des forêts et par conséquent, la raréfaction de l’oxygène, la pollution de l’air et des cours d’eau ainsi que la destruction des milieux vierges interpellent sa fibre militantiste, jusqu’à le faire songer à la manière d’intégrer ces préoccupations à son art, selon des mises en scène appelant la réflexion individuelle et collective. Étant en mesure de mettre à profit sa longue carrière en publicité, son regard critique aimerait éveiller en images l’intérêt du public tout en livrant un message environnemental puissant. Ce sera probablement là le défi de ses prochaines années de création.


 Texte de Lisanne LeTellier

Depuis des siècles, le règne animal nourrit l’imaginaire de l’homme. Qu’on pense seulement…

Mance Di

La liberté assumée

Clin d’oeil

Originale. Hors-norme. Lumineuse. Ces qualificatifs décrivent à merveille tant l’artiste, Mance Di (www.mancedi.com), que sa peinture.

Celle-ci peint depuis une vingtaine d’années, sillonnant le Québec de haut en bas et de long en large, d’événement voué aux arts visuels en événement, avec Bob, son fidèle compagnon poilu. Ses oeuvres ne laissent personne indifférent. De par leurs couleurs qui frappent au premier regard, certes, mais également par leur thème peu orthodoxe : des religieuses.

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 Texte de Dominic Villeneuve

 

Originale. Hors-norme. Lumineuse. Ces qualificatifs décrivent à merveille tant l’artiste, Mance Di…

Galerie Céleste

Portrait

Plusieurs amateurs d’art caressent le projet d’ouvrir une galerie. Entre le rêve et la réalité, il y a un espace à conquérir qui n’est pas la tasse de thé de tous.

Ce mélange de culture et du sens des affaires en est un assez rarement trouvé mais quand il se présente, on peut s’assurer de la pérennité du projet. La Galerie Céleste est ainsi constituée, d’une propriétaire artiste à la sensibilité commerciale. Quatorze ans d’existence et une belle croissance en font foi.

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Chantal Malek représentée chez : Galerie Vigneault, Repentigny; Galerie 203, Montréal; Galerie des Arts, Terrebonne; Galerie Les Plumes, Beyrouth

 

Plusieurs amateurs d’art caressent le projet d’ouvrir une galerie. Entre le rêve et la réalité, il y a un espace à conquérir qui…

Claire Desjardins

Peindre le mouvement

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Originaire de Montréal, Claire Desjardins quitte en 2011 sa carrière en design graphique afin de se consacrer pleinement à sa pratique artistique. À travers ses tableaux, elle cherche à recréer le mouvement, bouger la peinture et transformer son propre chaos en quiétude.

Cette intensité est visible par sa gestuelle et l’énergie avec laquelle le pigment est appliqué, mais surtout par cette palette de couleurs vibrantes, si distinctives à l’artiste.

Elle fut maintes fois récipiendaire de bourses pour des résidences d’artiste, dont l’une la transportera jusqu’au Da Wang Culture Artist Residency en Chine. Claire Desjardins est une des artistes les plus lucratives sur la plateforme Saatchi Art, un leader mondial de site transactionnel destiné à la vente d’oeuvre d’art. Elle présente aussi son travail en dehors du numérique, de manière plus traditionnelle chez diverses galeries à travers le Canada.

Par sa présence assidue sur Internet et son travail d’une incontestable qualité, Claire Desjardins est régulièrement mentionnée sur un grand nombre de webzines et de blogues influents.


Advice on things, acrylic on canvas, 48 x 72 in

Advice on things, acrylic on canvas, 48 x 72 in

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

C.D. : Artiste peintre qui travaille l’abstraction, inspirée par les expressionnistes des années 50.

Selon vous, quelle est l’importance d’avoir un site Internet comme artiste, comme galeriste ?

C.D. : C’est très important! Tout le monde est sur les médias sociaux, il faut aussi y être !

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

C.D. : Oui, j’ai fait programmer mon site Internet par une compagnie spécialisée dans ce domaine. Le design, par contre, c’est moi qui l’ai fait puisque j’étais designer Web durant plusieurs années.

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

C.D. : Créez votre propre site Internet ! Sinon, inscrivez-vous et affichez-vous sur des sites où vous serez en mesure de vendre votre art. Par exemple : Saatchi Art, Fine Art America, ou Art Finder. Également, ayez une présence sur les médias sociaux…C’est gratuit !

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

C.D. : Idéalement, quotidiennement.

Sur un aspect professionnel, combien de temps investissez-vous dans vos médias sociaux ?

C.D. : Je suis présente et active sur les réseaux sociaux chaque jour. J’exerce une veille tout au long de la journée et surtout durant les pauses de mon atelier.

Comment les médias sociaux vous ont-ils aidés dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret ?

C.D. : Bien sûr ! C’est une excellente façon de promouvoir mes expositions et annoncer mes ateliers à venir. J’ai déjà reçu des étudiants de la Virginie qui avaient parcouru 13 heures en voiture pour assister à un atelier annoncé sur Facebook. D’ailleurs, j’ai aussi des tableaux qui se sont vendus suite à un partage sur Pinterest ou Facebook.

Avez-vous un blogue comme artiste professionnel ? Quels sont les sujets que vous abordez et à quelle fréquence publiez vous ?

C.D. : Sur mon blogue, où je me permets d’émettre des opinions, je parle des évènements entourant ma pratique artistique, par exemple les foires, ateliers, voyages inspirants, résidences d’artiste, etc.

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ?

C.D. : Oui. J’ai une présence essentiellement sur Saatchi Art.

Trouvez-vous complexe de vendre vos oeuvres en ligne surtout au niveau de la livraison ?

C.D. : Lorsqu’on veut vendre sur Internet, il faut absolument être organisé ! Premièrement, équipez-vous de matériaux d’expéditions : papier bulle, cartons, boîtes. Il faut aussi connaître les dimensions et le poids final des paquets. Informez-vous des règlements des douanes : valeur de votre exportation, règlement de NAFTA, règlement des autres pays, etc. Lorsque je possède toutes ces infos, tout devient plus facile !

Selon vous, si vous aviez un seul site Internet à recommander aux artistes, quel serait-il ?

C.D. : Pinterest.

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?

C.D. : Ayant justement terminé la foire d’art The Artist Project a Toronto où j’avais un espace consacré à ma production, je dédie actuellement la majorité de mon temps à rattraper mon travail en studio ! Je donnerai aussi quelques ateliers à Montréal et aux États- Unis. De plus, je prépare une exposition à la galerie Wall Space, à Ottawa.

 


Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels

Tous les liens pour suivre Claire Desjardins sur le Web, afin de rester connecté

avec l’artiste :

Site Internet officiel : clairedesjardins.com

Twitter : twitter.com/clairedj

Facebook : facebook.com/studioclaire

Instagram : instagram.com/claire_desjardins_art

Pinterest : pinterest.com/clairedj/

Saatchi Art : saatchiart.com/clairedj

Tumblr : claire-desjardins-art.tumblr.com/

 

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Originaire de Montréal, Claire Desjardins quitte en 2011 sa carrière en design graphique afin de se consacrer pleinement…

Claude A. Simard (1943-2014)

Atteindre l’intemporel

Grande rencontre

« Il faut savoir prendre son temps, ralentir s’il le faut, suivre son instinct et goûter la sensualité au quotidien. C’est l’essence même de la vérité d’âme en création. Et de sa prolongation à travers les générations. » – Calvin Klein

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Texte de Michel Bois

Claude-A. Simard est représenté par : Galerie Alan Klinkhoff, Montréal, Québec ; Galerie Perreault, Québec, Québec ; Galerie L’Harmattan, Baie-Saint-Paul, Québec ; Galerie Richard Hevey, Sainte-Adèle, Québec ; Galerie Roberts, Toronto, Ontario ; Galerie Masters, Calgary, Alberta ; Galerie Masters, Vancouver, C.-B. ; Galerie West End, Edmonton, Alberta ; Galerie West End, Victoria, C.-B.

Jamais le décès d’un peintre et professeur universitaire en communication graphique n’aura reçu tel hommage au moyen d’une lettre publiée…

Raymond Quenneville

L’heure dorée

Peindre un pays

« Pour le peintre, le véritable voyage des découvertes ne consiste pas à trouver de nouveaux paysages, mais d’amener le spectateur à voir avec de nouveaux yeux. » – Marcel Proust

Les photographes britanniques et américains l’appellent « Golden Hour » : L’heure dorée. Alors, parlons ici d’une véritable découverte (pour moi) que m’a réservée le peintre Raymond Quenneville. J’adore toujours apprendre des choses qui poussent à la réflexion. D’où le plaisir de vous la livrer en retour.

Aussi désigne-t-on « l’heure dorée » les premiers moments du lever du soleil et tout autant les minutes prises par le soleil à se coucher en deçà de la réalité visible de la ligne d’horizon. Cela pour obtenir des effets lumineux plus doux et plus chauds, pour notre grand ravissement. Sans oublier l’effet dynamique et linéaire des ombres obtenues ; les unes venant répondre aux autres, de manière à inciter le spectateur à plonger à l’intérieur du tableau vers l’invisible à définir par-delà son imagination.

Raymond Quenneville

Le peintre est autodidacte. Son plaisir à dessiner dès l’enfance, le fit passer de la caricature, à la bande dessinée, à l’art animalier minutieux et délicat, puis à l’expression personnelle du paysage. Lors de la rencontre, il tient à préciser qu’il a fait « ses devoirs » par l’exploration de divers médiums, virevoltant de l’aquarelle à la fluidité de l’encre, à la gouache, sans repentir aucun, jusqu’à l’onctuosité de l’huile. Manuels et ouvrages didactiques lui auront permis d’acquérir plus solidement les rudiments de la composition et de la portée fondamentale des lignes de perspective. Mais plus encore à ce qui a trait au recours des superpositions des couleurs complémentaires afin de se rapprocher le plus possible de « l’heure dorée » : le thème par excellence de ses tableaux.

Les blues, huile sur toile, 36 x 18 po

Les blues, huile sur toile, 36 x 18 po

Le formidable terreau

Dès 1975, en exposant ses oeuvres ici et là dans les boutiques d’art, il est enfin remarqué et invité à relever le défi d’une aventure majeure de création, soit la réalisation d’illustrations de panneaux d’interprétation de la nature et de la faune ailée pour le compte du gouvernement québécois.

Par la suite, à compter des années 1980 donc, la Société des Parcs nationaux du Canada l’amènera à vivre sa magie en divers endroits où le spectacle de la nature se fait grandiose, notamment en Mauricie, en Gaspésie, et du côté des Rocheuses. Ce qui lui fournira l’occasion de parfaire ses connaissances par l’exploration de diverses techniques et médiums capables de rendre la singularité de ces paysages à des fins éducatives.

Retrouvailles, huile sur toile, 18 x 36 po

Retrouvailles, huile sur toile, 18 x 36 po

Petite-Rivière-St-François, huile sur toile, 18 x 36 po

Petite-Rivière-St-François, huile sur toile, 18 x 36 po

Continuation plus qu’heureuse

Au fil des événements, Raymond Quenneville donnera libre cours, en 1992, à la poursuite de sa créativité propre, en toute confiance, à titre de peintre professionnel. Mille et un croquis exécutés sur le motif serviront alors d’inspiration aux multiples compositions recrées et largement réinventées en atelier ; le but étant de trouver le point d’équilibre entre la couleur et les formes amenant à toucher l’horizon de la sérénité à l’intérieur de soi.

Le peintre utilise l’huile et joue des effets complémentaires superposés afin d’accentuer les portées lumineuses. Cela au point d’instiller l’illusion que la lumière provient de l’intérieur même du tableau. Raymond Quenneville s’exprime intégralement dans ses toiles. Il fait corps avec elles. Chacune de ses oeuvres est une rencontre privilégiée avec sa vision de la nature dont il traduit l’énergie naturelle sous un éclairage particulier provenant du ciel. Encore une fois, parlons d’un peintre représentant non pas ce que l’on voit, mais ce que l’on projette à partir du vécu et du senti. Va sans dire que nous sommes devant des oeuvres étincelantes dont les effets lumineux et fugaces invitent, tel un songe, à la méditation.

Dernier arrêt, huile sur toile, 18 x 36 po

Dernier arrêt, huile sur toile, 18 x 36 po

L’art de Raymond Quenneville possède sa signature distinctive bien à lui. D’un tableau à l’autre, c’est le même univers que l’on retrouve. Bergson, le philosophe de renom, a écrit : « qu’un peintre digne de cette appellation, ne peint tout au long de sa vie qu’une seule chose : sa vision, résultat d’un savant travail ». Voilà Raymond Quenneville dans son entièreté singulière pour notre plus grand ravissement !


Texte de Michel Bois

Raymond Quenneville est représenté par : Fallen Leaf Gallery, 102, Main Street, Canmore, Alberta ; Galerie d’art Céleste, 285, rue Principale, St Sauveur, Québec ; Galerie Michel-Ange, 430, rue Bonsecours, Montréal, Québec ; Galeries Beauchamp, à Québec et à Baie-St-Paul, Québec ; New Masters Gallery, Carmel, California, USA ; Oceanside Art Gallery, 172, Second West ave, Qualicum Beach, B.C.

Les photographes britanniques et américains l’appellent « Golden Hour » : L’heure dorée. Alors, parlons ici d’une véritable découverte…

Nathalie Lapointe

L’art de se libérer

L’art au féminin

Dans les eaux noires qui ceinturent la cité, les tours et bâtiments miroitants déposent leurs reflets chatoyants. Ce jaillissement de l’obscurité ; ces couleurs vives et puissantes traduisent le pouls de la vie urbaine avec toutes ses trépidations.

Cette luminosité atmosphérique décrit bien l’oeuvre de l’artiste Nathalie Lapointe, pour qui les contrastes abruptes et les cités imaginaires sont une prescription contre la course folle de la vie.

L’artiste, native de Lanaudière, a laissé sa carrière d’enseignante, qu’elle exerçait depuis onze ans, pour l’art. « J’aime les gens, j’ai beaucoup aimé travailler auprès des enfants, mais ma passion pour la peinture m’appelait. » Ce saut périlleux dans le vide a eu lieu après mûre réflexion, animée par le désir d’être son propre guide.

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Texte d’Isabelle Gauthier

Représentée à la Galerie Le Bourget, Montréal

 

Dans les eaux noires qui ceinturent la cité, les tours et bâtiments miroitants déposent leurs reflets chatoyants…

Marcel Mussely

Visite d’atelier

Une belle journée d’été, à Longueuil, une rue calme aux maisons entourées de jardins et ombragées par les arbres, on y respire, on s’y sent bien, à mille lieues de la ville pourtant toute proche.

C’est dans cet environnement que Marcel Mussely a choisi de s’établir, en 1973, en choisissant une maison orientée vers la lumière du nord. Essentielle pour son travail, celle-ci baigne son atelier, réaménagé et agrandi il y a quelques années pour y accueillir des oeuvres de grandes dimensions . Car Marcel Mussely est peintre dans l’âme, depuis toujours, même s’il a travaillé plus de 25 ans dans le domaine de la publicité après ses études à la Famous Artist School de Westport (Connecticut) en dessin et illustrations commerciales.

Initié dès l’enfance à la science des pigments par un père artisan en mosaïque et terrazzo, il a manifesté très tôt un talent remarquable pour le dessin. Tout en travaillant, il s’est toujours attaché à peindre très régulièrement, avant qu’il ne décide, en 1988, de se consacrer exclusivement à son art, perfectionné dans les ateliers de Jordi Bonet, Michel Duguay, Marcel Favreau, Catherine Young Bastes, Tom Nicholas et Pierre Tougas. L’étude des anciens maîtres est également pour lui riche d’enseignement.

Le jardin d'eau de Monet à Giverny (2) dessin, 18 x 24 po

Le jardin d’eau de Monet à Giverny (2)
dessin, 18 x 24 po

Goélette la MP Emelie L'Accalmie, Baie-Saint-Paul

Goélette la MP Emelie L’Accalmie, Baie-Saint-Paul

Chantre de la nature, il en est l’observateur passionné, émerveillé et attentif. Il trouve une inspiration constamment renouvelée dans les paysages, les changements immuables des saisons, les variations subtiles de la lumière qui se déroule sur les reliefs, joue sur les cours d’eaux ou se glisse entre les arbres. Une discrète poésie se dégage de toutes ses oeuvres, quelqu’en soit le sujet ou le format.

L’homme n’est jamais présent, il est parfois évoqué par une trace discrète, brièvement inscrite dans un champ de fleurs qu’il a traversé, une vieille grange rongée par le temps, une barrière de bois, ou les champs plantés de colza ou de blé, bordés de verges d’or ou d’épilobes. Tout l’œuvre de l’artiste est un hommage inlassable à la nature, à sa beauté, une invitation à la contempler, loin de l’univers de béton, de l’agitation et du bruit du monde contemporain.

Vallons fleuris, région Chaudière-Appalaches, huile, 30 x 24 po « Médaille d’or » Expo-concours internationale du CAPSQ au beffroi de Bruges en Belgique en 2013.

Vallons fleuris, région Chaudière-Appalaches, huile, 30 x 24 po
« Médaille d’or » Expo-concours internationale du CAPSQ au beffroi de Bruges en Belgique en 2013.

Marcel Mussely travaille surtout à l’huile, utilisant son pinceau comme un crayon, précise-t-il. Il peint à la fois avec minutie et rapidité, dévoilant une maîtrise technique admirée autant par ses pairs que par les collectionneurs. Travaillant sur le motif pour capter l‘atmosphère du moment, il prend aussi quelques photos pour ensuite réaliser l’oeuvre dans son atelier.

Dans le rendu objectif de la nature, l’artiste insuffle une dimension beaucoup plus vaste. Les détails se fondent pour laisser toute la place à la grandeur de l’espace, au jeu des nuages dans le ciel, aux vibrations de la lumière selon l’heure de la journée, sur le sommet des arbres ou dans les sous-bois qu’elle nimbe, caressante et légère.

L'automne en Estrie, huile, 36 x 48 po

L’automne en Estrie, huile, 36 x 48 po

Un ciel pommelé de nuages dispute le premier rôle à l’étendue sans fin des arbres et des collines dans la région de Chaudière-Appalaches. La lumière changeante et les ombres de cette fin de journée modifient la perception des reliefs, transforment le paysage et l’atmosphère. On pourrait, sans effort, deviner la fraîcheur du soir qui se rapproche. Un cours d’eau, de grandes pierres plates grises, un arbre mort qui se dresse, dénudé et, en arrière-plan, des arbres aux feuilles dorées, le peintre traduit avec sensibilité, à l’aide d’une palette sobre, le sentiment de la vie minérale et végétale. L’oeil du peintre lui permet de déceler l’extraordinaire dans ce que le passant ne remarque pas. Un simple bosquet, à l’automne, est métamorphosé et devient prétexte à une célébration de cette saison si belle, aux splendeurs trop fugitives. L’artiste, avec la représentation d’une plage à Baie Saint-Paul, parvient à nous donner un sentiment de bout du monde. La grève, dans une tonalité rousse, les collines à l’arrière-plan que recouvre la végétation, les nuages qui s’étirent, toute la scène donne une impression de calme et de liberté. Il n’y a personne. L’eau, le ciel, le sable, l’essentiel est là. On perçoit le silence, à peine rompu par le clapotis de l’eau, on devine un vent léger au goût salin. Grâce à son talent et sa sensibilité, l’artiste parvient à transmettre sa vision de la magie du lieu. Celle-ci pénètre l’esprit du spectateur qui, pendant un temps, se sent transporter dans cet ailleurs auquel, inconsciemment, il aspire pour y trouver l’équilibre qu’apporte la nature dont il est trop souvent coupé.

Esquisse sur papier en préparation pour une future huile (scène d'automne,arbres).

Esquisse sur papier en préparation pour une future huile (scène d’automne,arbres).

À l’automne dernier, lors d’un événement artistique à Tadoussac, auquel participaient cinq artistes membres de l’I.A.F. (Institut des arts figuratifs), Marcel Mussely s’est livré volontiers à quelques démonstrations devant un public de tous âges. Enfants et adultes étaient fascinés de voir surgir, par la magie de quelques coups de pinceau ou de crayon, des arbres, des nuages, ou des champs. Un succès tel que l’artiste n’a guère eu la possibilité de faire autre chose ! Il a été particulièrement touché par le témoignage d’une résidente de la région, émue aux larmes qui l’a remercié de lui avoir permis d’ouvrir à nouveau les yeux sur les magnifiques paysages de sa région qu’elle regardait, sans plus jamais les voir, depuis des années. Un collectionneur de Toronto, séduit lui aussi, est reparti avec un tableau de grandes dimensions.

Marcel Musssely dessine beaucoup, directement à la plume sur le papier, sans esquisse préliminaire, et si la plupart de ses dessins sont en principe préparatoires, il s’agit d’oeuvres parfaitement achevées. Il faut souhaiter qu’un jour une exposition leur soit consacrée.

La croisée des chemins, huile, 30 x 60 po

La croisée des chemins, huile, 30 x 60 po

Les oeuvres de l’artiste, membre de l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec (AIBAQ), font partie de plusieurs collections privées et publiques au Canada. Il a figuré, seul ou avec d’autres peintres, dans de nombreuses expositions au Québec et a participé à différents salons à Barcelone, à Paris, à Rome et à Bruges où il a remporté, en 2013, la médaille d’or dans la catégorie paysages réalistes à l’occasion de la CAPSQ, une exposition-concours internationale. Plusieurs autre prix et mentions lui ont été attribués. Depuis 2000, Marcel Mussely enseigne également la composition, le dessin et la peinture à l‘huile, une autre manière de partager sa passion.


Texte de Catherine Guex

 

Une belle journée d’été, à Longueuil, une rue calme aux maisons entourées de jardins et ombragées par les arbres, on y respire, on s’y sent bien…