Magazin'Art

hiver 2014

Dreamscape (Ancestor series), conté, 58,5 x 39 po, 1975

Capteur d’âmes

L’art de John Gould

L’art du dessin

Les grandes oeuvres d’art dégagent une forte présence. Elles ont un impact visuel indéniable. Elles attirent le regard et le retient, en partie grâce au style adopté par l’artiste, en partie par leur sujet. 

L’artiste canadien John Gould (1929- 2010) est reconnu surtout pour la constante haute qualité de ses fascinants dessins, sa technique de choix. « Les techniques de peinture et de sculpture sont plus ardues et tellement moins directes, » écrit-il dans John Gould Journals , 1996. « Le matériel requis est encombrant et complexe, et parfois complique le travail. Y mettre autant d’efforts est évidemment noble, mais votre lancée s’en trouve ralentie. Voilà pourquoi j’ai dessiné toute ma vie ! Il n’y a que moi et le papier. Tracer la première ligne sur ce papier active instantanément cerveau et muscles. Dessiner se fait en temps réel. »

Jeune adulte, en plus de son travail de dessinateur, comme caricaturiste pour un quotidien par exemple, Gould a occupé divers autres emplois, incluant musicien accompagnateur pour effeuilleuses et chiens savants. Il mit également à profit un réel talent d’acteur, qu’il tenait, disait-t-il, de ses parents, mais aimait surtout jouer du saxophone dans des bars. Toutes ces expériences de travail, en plus de traverser le Canada en autostop et voyager au Mexique, au Pérou, en Espagne, au Japon et ailleurs, lui offrirent d’innombrables opportunités d’observer les gens de toutes races, de disséquer leurs gestes, d’absorber leurs états d’âme et d’interagir avec eux. Ainsi devint-il un fabuleux interprète du comportement humain, transposant ses connaissances avec une dextérité sans faille sur papier, sur panneau isorel et autres supports.

 « Le musicien de jazz se définit lui-même dans l’improvisation, dit-on, » écrit Gould. « Il en va de même pour le graphiste qui se dévoile tous les jours et se lie intimement à son matériel. S’il s’agit d’un papier Japonais fait main, il doit se familiariser instantanément avec les fils, copeaux, fragments incrustés dans sa surface. Avant de commencer un dessin, je scrute la feuille de papier. Il s’agit d’une collaboration. Si j’ai de la chance, le papier me dira où il veut aller; alors seulement, je peux me joindre à lui. »

The Pearly, collage et crayons de couleur, 72 x 48 po, 1978

The Pearly, collage et crayons de couleur, 72 x 48 po, 1978

Kay Kritzwiser, qui fut critique d’art du Globe and Mail  de Toronto, fait mention de l’énoncé de Gould à l’effet que le graphiste « se dévoile » chaque jour, dans la préface qu’elle signe dans John Gould : The Drawn Images , 1979. « Les dessins de Gould sont une extension de lui-même. Il ressemble à ses dessins. Ses mains bougent, avec économie de mouvement, comme si elles tenaient un crayon en permanence. Il est mince, filiforme tel les fines lignes tracées sur le papier donnant vie à l’un des acteurs Kabuki de sa série de dessins japonais, » écrit-elle. Dans Bunraku Puppet Play , par exemple, encre sur papier de riz, où les acteurs vêtus de leurs robes sont enveloppés de contours sinueux. « Sa méthode de travail est tout aussi disciplinée que le sont ses dessins. Les dessins et l’homme semblent se sustenter l’un l’autre. Sa continuelle exploration de la ligne tracée coïncide avec son évaluation silencieuse des êtres humains qu’il dessine. » Kritzwiser fait particulièrement mention de ses portraits d’indiens de Guanajuato et Oaxaca au Mexique, « ces visages pleins de dignité, reflétant leur héritage ancestral » dessinés par Gould « en toute sensibilité, avec économie de traits. »

Ainsi, dans Mexican Couple , dessin au crayon conté, circa 1965, l’artiste a su capter la tension existant entre un mari et son épouse. L’homme aux larges épaules, tête légèrement élevée sous son chapeau à grand rebord, surplombe sa frêle épouse, tête couverte d’un foulard, qui se tient debout devant son bras gauche. Les yeux baissés, elle regarde vers la gauche. Serait-ce de la gêne ? Quoi qu’il en soit, il est clair qu’elle préférerait ne pas faire partie de l’image. De fait, les deux partenaires s’y tiennent rigides, sérieux, visages sévères, bouches serrées, comme s’ils posaient pour encore un autre touriste muni d’un appareil photo.

Gould ne se contente pas de capter l’essence de l’être humain; dans Sleeping Cat , 1974, crayon conté et gesso sur panneau rigide, il évoque la squelettique flexibilité d’un chat. L’animal est en boule, molletonné tel un douillet coussin, un pli légèrement ondulé au centre du corps délimitant la jonction de l’omoplate et de la hanche, la queue repliée sous le ventre, la tête abaissée bien serrée sur le corps. Comment peut-il se contorsionner ainsi ? C’est la question que l’on se pose. Mais, après tout, il s’agit bien d’un chat ! Gould a brillamment positionné la tête de l’animal, un oeil ouvert, un peu railleur, observant le spectateur, les yeux duquel sont guidés par Gould à rendre ce regard. Lors d’une rétrospective à la Roberts Gallery de Toronto en septembre dernier, ce dessin, jouissant d’une grande popularité, a été décrit par un amateur d’art comme étant « serein ». Il l’est effectivement !

Gould écrit à ce sujet : « Ma déficience de perception entre le rouge et le vert m’a finalement bien servi au cours des années subséquentes. J’ai du apprivoiser la glorieuse richesse de l’échelle de gris, chercher les subtiles gradations de tonalité et apprendre à apprécier l’imprimé, la photographie et la cinématographie. Cela m’incita à m’intéresser au dessin. » 

Sa série Ancestors  est probablement celle qui attire le plus l’attention. David Balzer, dans la brochure reliée à la rétrospective de 2013, la situe au sommet de la carrière de Gould. Quant à lui, l’artiste en dit : « J’avais eu l’occasion d’admirer les oeuvres des Expressionnistes abstraits lors de l’exposition Albright Knox de 1951. J’étais remué et fort excité, mais je savais que ne pourrais jamais travailler de cette façon. Il me fallait chercher à mettre à profit ma maîtrise du dessin en fusion avec l’abstraction sur une seule et même surface. J’ai donc appliqué à main libre trois flaques de gouache sur carton – en totale abstraction  – puis les ai en partie compartimentées et détaillées finement. Il s’agissait donc alors de ‘dessins peints’. Cette idée me plait encore énormément. »

The Comedians, conté, 40 x 60 po, 1975

The Comedians, conté, 40 x 60 po, 1975

De cette série, Summertime , 1974, crayon conté, exploite la fascination de Gould pour le mouvement, le jeu d’ombre et de lumière et la cinématographie. Gould a de fait produit six pièces cinématographiques, dont Little Monday, présentée pour la première fois à la Biennale de Venise en 1966, John Gould on Drawing et The Spain of John Gould . Summertime est constitué d’images multiples : au coin supérieur gauche, une mouche au corps sombre, ailes déployées ; au centre droit, un femme nue passant un pull over ; au coin inférieur gauche, un homme en sous-vêtements, faisant dos au spectateur, apparaît en trois images alignées en ordre décroissant de grandeur et simulant un variation de mouvements, tels les bras grands ouverts ou la jambe gauche relevée ; au coin inférieur droit, une anomalie peut-être, une religieuse en habit fait face au spectateur les mains ramenées au-dessus de sa tête formant un triangle isocèle, comme pour se protéger. Mais de quoi ?

« Il y a des recoupements, » commente Gould à propos de Summertime, « des fondues en entrée et en sortie, des intervalles, des effets de montage, des changements d’angles et de point de vue qui sont dûs en grande partie à notre degré d’acceptation des conventions cinématographiques. »

La série Buster Keaton’s Journey , 1974, crayon conté, est également remplie de mouvement. Coin inférieur gauche, un homme chauve soulève une femme en extase, seins exposés et jambes très écartées soulevant sa jupe comme par un coup de vent ; au centre droit, trois visages tristes du grand comédien du cinéma muet, Buster Keaton, se recoupent ; au centre, cinq têtes de Gould lui-même à intervalles bougent de gauche à droite, fidèle à son crédo : « le graphiste se dévoile lui-même chaque jour. » 

Looking at You, conté sur papier, 11,25 x 8,75 po, 1980

Looking at You, conté sur papier, 11,25 x 8,75 po, 1980

Dans la foulée de grands artistes classiques tels Durer, Rembrandt et van Gogh, Gould a dessiné son autoportrait au naturel ou jouant un personnage, vu son affection pour les effets théâtraux. Looking at you , circa 1980, crayon conté sur papier, nous montre exclusivement son visage et son cou, couronné de lames de cheveux dressées. Il a cependant dessiné son oeil droit – ou est-ce son oeil gauche vu dans un miroir ? – grand ouvert, alors que son oeil gauche est à demi fermé et assombri. Ainsi, le spectateur est forcé de se concentrer sur l’oeil droit qui le regarde.

Quixote One, 1978, dessin au crayon conté, que Gould a lui-même décrit comme « une étude de mouvement et autoportrait, » présente l’artiste de front, de la tête à la taille. L’emphase n’est plus sur un oeil mais plutôt sur la pose, formelle voire hautaine du modèle. Gould ici se ‘dévoile’ en Don Quichotte.

Sleeping Cat, conté et gesso sur panneau, 9,5 x 11, 75 po, 1974

Sleeping Cat, conté et gesso sur panneau, 9,5 x 11, 75 po, 1974

L’artiste Kristin Basso de Consecon, Ontario, ayant hérité de sa mère d’un dessin de Gould, cette dernière possédant « quelques pièces de Gould », aime beaucoup Quixote One . « J’ai toujours admiré le geste qui capte l’essence d’un sujet en quelques traits. J’ai toujours aimé le style de Gould, sa délicatesse, sa douceur, qui exprime une certaine mélancolie. »

Le galeriste Paul Wildridge, de la Roberts Gallery, a eu l’occasion d’admirer les dessins de Gould pour la première fois alors qu’adolescent, il travaillait à la galerie. « J’ai vu son exposition sur Marcel Marceau en 1971. Plusieurs années plus tard, j’ai fait l’acquisition de ma première oeuvre d’art, un dessin de Gould intitulé The Conjuror . Cette pièce a agrémenté ma vie tout au long des 35 dernières années et j’en tire encore énormément d’agrément. Il était étonnant de voir comment les expositions de Gould attiraient un grand nombre d’artistes et d’étudiants en art. Tous débordaient d’admiration, pour ne pas dire d’envie, pour cette habileté qu’avait Gould de dessiner une simple ligne remplie d’expression. »

Les dessins de Gould font partie de grandes collections de musée, incluant le Musée des beaux-arts du Canada, ainsi que de nombreuses collections privées en Amérique du Nord, Grande-Bretagne et au Mexique.

Il nous a légué une oeuvre incomparable, incluant une compagnie de personnages d’envergure internationale que nous ne pouvons faire autrement qu’aimer. À travers eux, il nous montre notre propre humanité et nous n’en sommes que plus riches.


Texte par John Norris
Les photos sont une gracieuseté de la Roberts Gallery

Les grandes oeuvres d’art dégagent une forte présence. Elles ont un impact visuel indéniable…

Visage rose, albâtre

Chantal Gauvreau

De pierre et de lumière

Forme, volume et espace

Installée à Weedon, en Estrie, personnalité généreuse et enthousiaste, la sculpteure Chantal Gauvreau est sans doute l’une des artistes les plus réputées de la Montérégie et au-delà.

Née en Gaspésie au sein d’une famille qui adorait le théâtre, voyageuse curieuse et lectrice passionnée, c’est sans regret – on pourrait dire sans surprise – qu’elle délaisse son diplôme en sciences économiques acquis à l’Université de Sherbrooke pour se tourner tout d’abord vers la joaillerie afin de laisser libre cours à sa créativité. Elle découvre l’oeuvre de l’artiste Patricio Rivera, sculpteur et musicien d’origine chilienne, qui avait dû fuir la dictature militaire de son pays dans les années 70. Établi à Sherbrooke en Estrie, il réalisait des murales en cuivre inspirées de l’art primitif africain. Chantal Gauvreau s’oriente alors vers la sculpture sur métal. Le succès vient rapidement et, en 1990, elle obtient le Grand Prix des métiers d’art de l’Estrie et devient membre de l’Association des sculpteurs de la Montérégie.

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Texte par Catherine Guex

 

Installée à Weedon, en Estrie, personnalité généreuse et enthousiaste, la sculpteure Chantal Gauvreau est sans doute l’une des artistes les plus réputées de la Montérégie et au-delà…

Réflection automnale, 24 x 30 po, 2012

Claude Langevin

Les temps bénis

Peindre un pays

« À cette époque, les gens suivaient les traces de leurs parents, » se souvient Claude Langevin. Comme tant d’autres, il entamera sa route professionnelle sur cette base puis, avec audace et persévérance, il bifurquera sur la sienne. Comme bien peu de gens.

Fils d’un médecin et membre d’une fratrie de cinq, Claude Langevin s’engageait sur le parcours de médecine tracé par son père et parcouru par son frère aîné. « J’ai fait une année de médecine et je me suis aperçu assez vite que ce n’était pas pour moi. Je peignais déjà depuis l’âge de 14 ans et c’était ce que j’aimais. La nouvelle a été dure pour ma famille. » Laisser de côté une option aussi sécuritaire pour un métier perçu comme marginal tenait de la folie. C’était le début des années 1960 et un vent de liberté et de changement allait souffler sur le Québec. Claude Langevin, alors de son vrai nom Paul Viens, allait faire partie de ce renouveau artistique qui célébrait le talent d’ici.

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Claude Langevin est représenté par Multi-Art.

Texte d’Isabelle Gauthier 

 

« À cette époque, les gens suivaient les traces de leurs parents, » se souvient Claude Langevin. Comme tant d’autres, il entamera sa route professionnelle sur cette base puis…

La Côte du Maine, acrylique, 12 x 16 po, 2013,

Louise Calvé

Quand peindre est comme manger et boire

Grande rencontre

 « Il n’est en art qu’une chose valable, celle que l’on ne peut expliquer. » – Georges Braque

Je l’avoue, je suis tombé fou d’amour pour l’oeuvre et la femme, indissociable l’une de l’autre. Le nom de Louise Calvé est inscrit dans l’histoire de la peinture québécoise depuis les années soixante. Et la trajectoire de créativité prise par l’artiste mérite qu’on s’y arrête. Surtout pour en souligner les traits de caractère d’une artiste qui a su rapidement évoluer entre la figuration et l’abstraction omniprésente, presque obligée sous l’influence du mouvement du Refus Global. « L’expression artistique demande une liberté totale,  » explique l’artiste. Passée par Paris, elle dira sans hésiter que c’est là-bas que s’est opéré un « retournement » décisif.

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 On retrouve les oeuvres de Louise Calvé sur les cimaises de la Galerie Michel-Ange, Montréal.

Texte de Michel Bois

Je l’avoue, je suis tombé fou d’amour pour l’oeuvre et la femme, indissociable l’une de l’autre. Le nom de Louise Calvé est inscrit…

Brise océane, 36 x 36 po, 2013

Suzanne Lavigne

Un univers de beauté et de paix intérieure

À découvrir

La peinture se révèle pour Suzanne Lavigne un médium riche en découvertes fantastiques dont le résultat ne cesse de la fasciner, depuis ses débuts en 1992.

Pour elle, la peinture est une expérience profonde et elle s’y sent guidée par l’inspiration créatrice. Le quotidien s’efface et sa sensibilité d’artiste s’éveille. Elle devient spectatrice de la toile naissante qui prend forme sous ses yeux. Dans la spontanéité du geste des expressionnistes abstraits émerge un dialogue entre les outils utilisés, les supports et les pigments de l’acrylique. Le résultat dépasse parfois ses espérances et, la toile encore fraîche, traduit alors un état d’âme et une émotion ressentie.

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 Texte d’Helene Caroline Fournier

 

La peinture se révèle pour Suzanne Lavigne un médium riche en découvertes fantastiques dont le résultat ne cesse de la fasciner, depuis ses débuts en 1992…

Maison à Baie-Saint-Paul, 1946

Maurice Le Bel (1898-1963)

Un parcours légitime – Du terroir à l’abstraction

Sur la cimaise

 « Un artiste d’avant-garde est l’opposant du système existant. » – Ionesco

 « Arrivé sur l’autre rive, fais y arriver les autres. » – Bouddha

Les peintres québécois du début du siècle ont représenté des femmes, des paysages, des scènes du quotidien et des natures mortes par les moyens de la gravure, la peinture et la sculpture. Arrivèrent plus tard quelques rares Cubistes cherchant à donner une représentation géométrique, dépouillée de références. Puis ce fut le tour des Surréalistes, Alfred Pellan en tête, avec des créations tirées de l’imagination et des impressions venues par le rêve. Enfin, les abstractions des Automatistes du mouvement Refus Global, formé par les Borduas, Riopelle, Ferron, Gauvreau, Barbeau et autres, désormais connues ouvriront la voie aux Plasticiens dont Molinari se fera le porte étendard national. Voilà succinctement ce qui constitue l’essence de ce que l’on nomme aujourd’hui l’École de Montréal.

Cinquante ans après sa mort, Maurice Le Bel ressurgit comme un diamant brut dans l’actualité de l’histoire de l’art du Québec, grâce aux recherches du conservateur Richard Foisy, à qui l’on doit une exposition réunissant plus d’une soixantaine d’oeuvres ainsi qu’un incontournable ouvrage de références publié chez Fides.

Artiste pluridisciplinaire

Gravures, dessins, peintures – Naturaliste, cubiste ou abstraite, la création de l’artiste, mais surtout sa mouvance générale, a toujours apparu pour le public dans un étonnant mouvement de marginalité par l’influence du statut critique sous lequel l’oeuvre de Maurice Le Bel s’est inscrite dans les médias. Parlons de propos s’opposant radicalement à un cheminement des plus légitimes. Sauf que de cette marginalité, aujourd’hui surgissent des oeuvres d’exception permettant un nouvel éclairage de réflexions concernant l’évolution de l’École de Montréal ainsi que sur les habitudes plutôt conservatrices des collectionneurs de l’époque.

Rue Sainte-Cécile, 1943

Rue Sainte-Cécile, 1943

De fait, à la lumière du bouquin de Richard Foisy, Maurice Le Bel n’a cessé de repousser les approches techniques des moyens d’expression. Ce qui lui permet, aujourd’hui, de pouvoir s’inscrire dans les échelons supérieurs de notre histoire de l’art. Cette réussite n’est pas miraculeuse. Le tempérament de l’artiste l’explique largement. Sauf que nous sommes en droit de nous demander si ce cheminement d’autodidacte serait possible à notre époque. Du temps de Le Bel, la pratique de l’art commandait aux artistes de progresser afin de dire la condition humaine sous diverses formes et styles. Or, la création de Le Bel imprègne le spectateur d’un esprit de liberté. Le peintre était au parfum des techniques et des pratiques les plus subversives, selon le jugement des autorités en matière d’art d’alors. Censure ? Mainmise des gens du domaine de l’art ? Quoi qu’il en soit, cette exposition plus que formidable, témoigne de l’époque elle-même.

Retour au senti personnel

La petite porte des arts visuels de l’époque se faisant de plus en plus étroite au sein des médias, les peintres ont senti le besoin de pousser la métamorphose vers une interprétation plus inventive des thèmes connus afin de survivre. Stanley Cosgrove se mettra à brosser ses grands arbres sans détail aucun. Jean Dallaire insufflera comme jamais sa magie surréaliste dans ses oeuvres. Paul Vanier Beaulieu exprimera son lyrisme extrême avec cette spatule si détestée. Jean-Paul Lemieux, peintre de la mélancolie et de l’introversion tourné vers soi, ne peindra dorénavant que ses déserts de neige présentés à l’horizontale. OEuvres austères qui trouveront une résonance inattendue à travers les citoyens du Canada tout entier à titre de Maître de l’École de Montréal. Nous pourrions aussi parler ici de la dissidence singulière des Marc-Aurèle Fortin, Muhlstock et Kittie Bruneau nous conviant toujours, et plus que jamais en 2013, à l’intemporalité des symboles et de la dissolution des songes éveillés. L’influence de la critique des médias et les dictats de l’École de Montréal obligeront les artistes à un continuel affrontement. Cet antagonisme amènera les créateurs à une exigence d’authenticité au plus profond de la sensibilité.

Autportrait, 1944

Autportrait, 1944

Maurice Le Bel

Difficile ici en quelques lignes de ramener le propos et les descriptions exhaustives du fascinant bouquin de Richard Foisy. Sauf que prodigieusement doué, Maurice LeBel a su se garder de la complaisance tout en s’efforçant d’atteindre à un maximum d’expression avec un minimum de moyens. Le Bel gravait dans le linoléum et peignait d’instinct comme il respirait, sans idée préconçue et surtout sans les commentaires savants de l’époque. Facile de deviner qu’il embrassait la vie et ses mystères tout en gardant cet esprit créateur capable d’émerveillement. Ses linoléums aux traits si précis et expressifs sont dignes de l’artiste chroniqueur de haut niveau. La recomposition de ses sujets à la manière des Cubistes fait chanter l’harmonie des formes par le choix savant des couleurs à la texture délicate. De ses abstractions, nous dirons qu’il cherchait plutôt à évoquer qu’à dire par la simplification des gestes voulant ajouter une dimension nouvelle à l’optique de l’époque. Cinquante ans après sa mort, Maurice LeBel apporte un souffle d’air frais au sein de l’École de Montréal, solennelle, biaisée par les médias et empesée. Retenons de son oeuvre non seulement un regard tantôt sérieux tantôt amusé mais également une impression de grâce et de grand raffinement.


Texte de Michel Bois

Pour infos : On contactera monsieur Richard Foisy, conservateur de l’exposition au Centre d’exposition Lethbridge, Saint-laurent, et auteur du catalogue publié aux Éditions Fides; ainsi que Céline Le Merlus, Musée des maîtres et artisans du Québec, au 514 747- 7367 poste 7202. – conservation@mmaq.qc.ca

Les peintres québécois du début du siècle ont représenté des femmes, des paysages, des scènes du quotidien et des natures mortes…

LATULIPPE ANDRE_MAGAZINART

André Latulippe

Lumières sur la ville

Visite d’atelier

 Le Vieux-Québec a mis son manteau blanc et a emmitouflé ses bâtiments dans un doux coton d’argent. Au gré de la neige et de la froidure intense, il assouplit sa tendre somnolence dans un calme nonchalant. Lieu de brèves amours éphémères arrachées au délai fatidique, tous respirent au même rythme l’arôme de leurs amours idylliques. André Latulippe

Ces vers sont du peintre. Celui qui se serait fait volontiers écrivain ou poète, s’il n’avait ressenti l’envoûtement de la peinture. Or, si la Ville de Québec le fascine, l’artiste ne fait pas dans la « pop », mais dans le populisme. Né en 1940 dans le quartier ouvrier de Saint-Sauveur, André Latulippe, tel un promeneur, se fait le metteur en scène de figurants anonymes à travers le florilège architectural de la première ville française en Amérique du nord. Pareil à celui qui se sent solidaire de la condition humaine la plus humble devant la dimension de l’histoire, son oeuvre laisse apparaître la détermination de celui qui frotte un bijou ancien d’où jaillit l’étincelle.

Le terreau

Le peintre aime à plonger dans ses souvenirs pour nous dire que sa mère peignait à la gouache sur les cartons des habits du père musicien ramenés par le teinturier. Nulle surprise alors pour les parents d’apprendre l’inscription du fiston, en 1959, à l’École des beaux-arts de Québec. D’autant plus qu’il ambitionnait une carrière en graphisme et les possibilités d’emploi étaient multiples en cette époque fleurissante qui précédera toute l’effervescence culturelle des années 60 et 70. Soulignons que les Benoît East et Bruno Côté auront été ses compagnons en épousant le même cheminement.

De fait, André Latulippe a, tout au long de sa vie professionnelle, travaillé à produire des décors dans toutes les boîtes de création télévisuelle, soit de Télé-Québec à Radio-Canada. Cela en passant par l’univers de l’opéra, les commandes du Ministère de la culture et les maisons d’édition privées dirigées par des gens tels Roger Lemelin, romancier de calibre national et éditeur à LaPresse de 1972 à 1981.

André Latulippe est de cette génération d’artistes pour qui le métier de la mise en image pour l’imprimé de la publicité n’a plus de secret. Sauf que, à titre de promeneur privilégié et assidu au coeur des sites historiques de Québec, l’homme demeure l’un des rares peintres à l’oeil aiguisé et clairvoyant voire solidaire de la condition humaine devant la beauté architecturale de la Ville rendue avec grande sensibilité.

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C’était en 1983 à Québec, 36 x 72 po

C’était en 1983 à Québec, 36 x 72 po

Impressions de la ville

Saisir les grandes lignes de l’architecture et l’impact environnemental. Ajouter cette ambiance lui étant toute personnelle, toute humaine. Voilà le propos du peintre avide de dire sa vision aux autres ! Comme spectateur, André Latulippe se promène, regarde, scrute. Lumières sur un mur, ombres projetées sur la brique, ouvrier au boulot, passants et touristes, arbres et bancs de parc : tout cela trouve sa place dans la luminosité du jour de sa toile. Coquin, le peintre peut changer la couleur des édifices pour composer son atmosphère propre.

Opposition des couleurs de la chaleur et de la lumière froide d’un trop long hiver, en fait tout cela correspond au désir de tout faire jaillir. Il s’agit de la poésie propre au peintre. Ses personnages, il les place en solitaire, en couple ou en groupe dans la rue, mais tout le monde semble être en contact les uns avec les autres.

Lors de ma visite à l’atelier, une immense toile s’impose au regard. La scène prend naissance au carrefour de la côte du Palais et de la Fabrique. Le peintre a fait des recherches. Il a trouvé des images du début du 19e siècle. Tout est-là : atmosphère de fin d’après-midi en janvier, luminosité, architecture, devantures des magasins de l’époque, policiers, carrioles d’où sortent les amoureux, les bourgeois faisant les emplettes, bref, un véritable document d’époque pour souligner la vigueur de la vie alors. Là où son père musicien, gagnait sa vie dans les établissements les plus courus.

Saint-Patrice de Beaurivage, 30 x 24 po

Saint-Patrice de Beaurivage, 30 x 24 po

Hantise de la toile blanche

Toute son oeuvre semble se concrétiser sous l’apparence d’une force paisible. Or, il n’en est rien. Le peintre travaille sur plusieurs toiles à la fois pour éviter de se retrouver devant une toile blanche – sa hantise. Aussi, un tableau peut lui demander jusqu’à 3 mois de travail. Le tout afin de trouver les coloris adéquats qui porteront les émanations d’une atmosphère propice à la résonance multiple en chacun de nous. De fait, André Latulippe ne se fie jamais complètement à l’intuition de son talent. Il aime s’en remettre à la connaissance savante des perspectives et du jeu des couleurs pour étayer sa vision. Histoire de se rassurer ! Il aime à dire que tous les peintres rencontrés sur son passage lui ont apporté du savoir. Pourtant, son oeuvre demeure très personnelle et fouillée; photographies d’époque, esquisses et articles de journaux s’ajouteront à la préparation de l’oeuvre historiquement documentée. Cela étant écrit, on devine comment le peintre prend plaisir à inclure dans ses toiles des éléments de sa fantaisie, quel que soit l’éclairage. Une manière propre pour mieux définir l’ambiance à créer. Vibrations froides contre vibrations chaudes. De la froideur du ciment en opposition au vert du feuillage, c’est de cette manière qu’il nous fait spectateur et participant à la poésie de la nature.

Le petit Champlain enchanteur !, 24 x 30 po

Le petit Champlain enchanteur !, 24 x 30 po

Dans les oeuvres d’André Latulippe il y a un espoir toujours présent. Ce même espoir qui permet au peintre de trouver le courage pour continuer. Cela sans pour autant regarder en arrière afin d’explorer une nouvelle création à l’échelle de l’individu avec une intention toute personnelle.

Parmi les réalisations majeures du peintre, soulignons l’illustration de la jaquette du livre, Les filles de Caleb , « best-seller » de la littérature québécoise. Ajoutons, qu’il a été nommé peintre de l’année en Charlevoix (2003-2004). Ses oeuvres figurent au sein de la collection de l’Unesco. Et il a répondu avec la plus grande réceptivité à une commande du Musée des Ursulines de Québec afin de témoigner et ainsi léguer aux générations nouvelles sa vision patrimoniale.

On retrouve les oeuvres d’André Latulippe sur les cimaises de la Galerie Beauchamp, Québec.


Texte par Michel Bois

Le Vieux-Québec a mis son manteau blanc et a emmitouflé ses bâtiments dans un doux coton d’argent. Au gré de la neige et de la froidure intense…

Braise des neiges, technique mixte, 60 x 36 po

Patricia Kramer

Accord des contrastes

L’art au féminin

La pulsion de création a toujours habité Patricia Kramer, qui a emprunté toutes sortes d’avenues avant que son imaginaire ne trouve sa véritable expression dans la peinture.

Du design de mode à la réalisation de bijoux, en passant par la fabrication de lampes, l’artiste n’a jamais manqué d’idées pour faire avancer sa passion inventive. Créant ses propres opportunités, elle a toujours exploré ses envies de manière à les faire vivre concrètement, mais les contraintes commerciales briment son besoin d’expansion et elle souhaite plus de liberté. D’une expérience à l’autre, son parcours se précise et la confiance s’installe, jusqu’à ce que son projet de vie ne se définisse que dans l’exécution de tableaux. Ayant consacré les derniers 18 mois exclusivement à son art, cette Hollandaise d’origine, dotée d’un BAC en arts plastiques de l’Université du Québec à Trois-Rivières et d’un DEC en dessin de mode du collège Lasalle, parvient enfin à actualiser son plein potentiel et à trouver réellement qui elle est.

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Texte de Lisanne Le Tellier

La pulsion de création a toujours habité Patricia Kramer, qui a emprunté toutes sortes d’avenues avant que son imaginaire ne trouve sa véritable expression dans la peinture…

Les saisons de Vivaldi

Nicole Deschênes Duval

sculpteure

Les gens qui font l’évènement

Une signature qui dépasse largement les frontières du berceau de tous ses apprentissages. Très jeune, Nicole Deschênes Duval, sculpteure, découvre que le visage et la forme humaine élèvent à la contemplation purement esthétique. Elle comprend promptement que l’expression jaillit au plus fort de sa pureté dans les visages et les jeux de l’enfance. Avec cette thématique, elle élabore sont unité et son harmonie : un art qui prend des assises sur les jeux de l’enfance. Chaque oeuvre est le triomphe du métier, de la virtuosité. Il faut une maîtrise remarquable de son métier pour faire danser l’enfance jusqu’à l’émerveillement de l’âge adulte.

Les oeuvres de Nicole Deschênes Duval ne sont pas qu’un spectacle de l’apparence, elles sont vivantes, attachées à la vie, une mémoire permanente de l’étape la plus cruciale de chacun de nous. La démarche de l’artiste, arrivée au germe de sa maturité, consiste à fixer certains passages de l’âge spontané, scènes qui deviennent immuables sous ses ciseaux. D’une technique élaborée, appuyée d’un talent sans conteste, ses oeuvres qui apparaissent comme faites d’une seule coulée sont exposées à sa Galerie de Saint-Jean-Port-Joli. Madame Nicole Deschênes Duval sera présente au Symposium des Arts UV MUTUELLE  de Drummondville en 2014.

Hiver 2014

Une signature qui dépasse largement les frontières du berceau de tous ses apprentissages…

Un doux clapotis

Christine Nadeau

artiste peintre

Les gens qui font l’évènement

Née à Québec, Christine Nadeau est résidente de la Côte de Beaupré. Elle possède une formation en arts visuels et en psychologie. Après avoir oeuvré dans le domaine des arts graphiques, elle se consacre depuis plusieurs années à la peinture. Après 15 années à manier l’huile, elle privilégie maintenant l’acrylique. Par un colorisme contrôlé, un pont avec les nuances anciennes et des couleurs plus audacieuses, se définit son caractère attaché aux valeurs traditionnelles mais enclines à vivre de nouveautés. Une bonne maîtrise de la composition et du dessin dresse une charpente organisée où peut évoluer une expression libre et harmonieuse. Ses sujets de prédilection sont la nature, les paysages maritimes et la vie en lien avec cette nature.

Membre de l’Institut des Arts figuratifs, Christine Nadeau a participé à de nombreux symposiums et expositions d’envergure. En 2010 elle a fait partie de la délégation canadienne et a exposé au Carrousel du Louvre à Paris. Ses oeuvres se retrouvent dans plusieurs galeries d’art au Québec et au Canada.

Madame Christine Nadeau sera présente au Symposium des Arts UV MUTUELLE  de Drummondville en 2014.

Hiver 2014

Née à Québec, Christine Nadeau est résidente de la Côte de Beaupré. Elle possède une formation en arts visuels et en psychologie…

Médard Bourgault

Maison Musée Médard Bourgault

Saint-Jean-Port-Joli

Les gens qui font l’évènement

Sculpteur sur bois autodidacte, dont les oeuvres sont répertoriées sur les cinq continents, Médard Bourgault a marqué son village et son époque. En plus de raconter l’histoire de sa patrie, il a gravé la vie de ses ancêtres et de sa famille sur les murs et dans le mobilier de sa maison, laquelle est ouverte au public depuis 1980. On peut également admirer de nombreuses sculptures de l’artiste et de ses fils représentant des thèmes bibliques, des scènes du terroir ou l’homme moderne. Cofondateur de la première école de sculpture à Saint-Jean-Port-Joli, région Chaudière Appalaches, l’ensemble de l’oeuvre de Médard Bourgault s’inscrit dans l’histoire de l’art Québécois. Ouvert du 24 juin à la Fête du travail.

La Maison Musée Médard Bourgault sera présente au Symposium des Arts UV MUTUELLE  de Drummondville en 2014.

Hiver 2014

Sculpteur sur bois autodidacte, dont les oeuvres sont répertoriées sur les cinq continents, Médard Bourgault a marqué son village et son époque…

Les patriotes, Pier Cloutier

Musée de sculptures sur bois des Anciens Canadiens

Saint-Jean-Port-Joli

>Les gens qui font l’évènement

Ce musée, le plus grand et le plus prestigieux Musée de sculptures sur bois en Amérique du Nord, est devenu à travers le temps un véritable centre d’interprétation de la sculpture. Ce n’est pas par hasard qu’en 2013, il fut choisi par vote populaire comme étant la plus belle attraction touristique de la région Chaudière-Appalaches et lauréat régional du Grand prix du tourisme québécois. Au-delà de 275 oeuvres de collection permettent aux visiteurs de découvrir les artistes de renom qui ont marqué la région et visualiser leurs oeuvres. Les visiteurs sont, de plus, ravis d’y côtoyer certains personnages célèbres sculptés grandeur nature tels René Lévesque, Pierre E. Trudeau, Félix Leclerc, Jean Béliveau, Louis- Joseph Papineau et même Harry Potter. On peut y voir également les Beatles sur scène et La Joconde sculptée et peinte ainsi qu’une exposition spéciale, réalisée par Louis Lavoie, des scènes du célèbre peintre Normand Rockwell reproduites en sculpture sur bois.

L’on peut voir naître et s’achever une oeuvre sculptée en vidéo présentation d’environ 15 minutes sur les techniques de la sculpture et avoir même l’occasion de voir à l’oeuvre un artiste sculpteur et s’entretenir avec lui. Un musée incontournable lorsque l’on visite la région.

Le Musée de sculptures sur bois des Anciens Canadiens sera présent au Symposium des Arts UV MUTUELLE  de Drummondville en 2014.

Hiver 2014

Ce musée, le plus grand et le plus prestigieux Musée de sculptures sur bois en Amérique du Nord, est devenu à travers le…

Les artistes gagants lors de la 10e exposition de l’AAPARS

Un vernissage remarquable !

Un succès inégalé !

Les gens qui font l’évènement

Les 9 et 10 novembre derniers avait lieu la 10e édition de l’exposition-concours automnale de L’AAPARS. L’association estime à plus de 2 000 visiteurs qui se sont présentés au Centre Marcel Dulude de Saint-Bruno-de-Montarville et qui ont pu admirer environ 500 oeuvres uniques créées par les 72 artistes peintres sélectionnés. Au cours de ce weekend, 104 oeuvres ont été acquises pour une valeur totale de plus de 38 000 $.

Les visiteurs, l’artiste invitée et porte-parole Claudine Mercier ainsi que les juges ont tous souligné la qualité exceptionnelle de l’exposition et la variété des oeuvres exposées. C’est en présence d’une foule impressionnante et de plusieurs organismes partenaires de l’AAPARS qu’un jury indépendant a accordé un total de 2 000 $ en bourse aux 10 artistes gagnants. Dans la catégorie Art Figuratif – 1e  prix : Johanne Blaquière, 2e  prix : Pierre Legendre, 3e  prix : France Godbout. Dans la catégorie Art Non Figuratif – 1e  prix : Louise Grenier, 2e prix : Véronique Besançon. Les 5 gagnants de mentions toutes catégories – Catherine Carbonnel, Hélène Creo, François Gagnon, Myriam Gosselin et Josée Tellier.

Tous les partenaires collaborateurs et participants ont contribué à la réussite de cet événement en permettant d’offrir une exposition d’envergure exceptionnelle, que les visiteurs ont comparé une galerie d’art.

Pour en savoir davantage : www.aapars.com.

Hiver 2014

Les 9 et 10 novembre derniers avait lieu la 10e édition de l’exposition-concours automnale de L’AAPARS…

Andy Wood – Canal Midi

AquaSept International

au Musée Pierre-Boucher de Trois-Rivières

Les gens qui font l’évènement

C’est une ferveur sans pareille envers l’aquarelle qui rassemble sept aquarellistes internationaux pour une remarquable exposition au Musée Pierre Boucher de Trois-Rivières, du 2 mars au 5 avril 2014. Le vernissage, ouvert à tous, aura lieu le dimanche 2 mars à 14 h, sous la présidence d’honneur de Mme Marie-Hélène Lapointe, également présidente de l’Institut des Arts figuratifs. S’ils proviennent de plusieurs pays, l’expression artistique est pour eux et leur large public un langage universel. Ils ont chacun un style très personnel et une maîtrise de leur médium qui en ont fait des artistes estimés, respectés et reconnus internationalement puisqu’ils mènent chacun avec succès une carrière personnelle depuis de nombreuses années et sont représentés dans des galeries réputées.

Ce menu de choix comporte la participation de Odette Feller, SCA (Belgique), Lorraine P. Dietrick, IAF, NEWS, SAC et membre d’honneur SCA, (Québec), Roland Palmaerts, SCA et membre d’honneur IAF, (Belgique et Québec), Andy Wood, RBA, RI, Secrétaire du Royal Institute of Painters in Water Colours (Angleterre), George Politis, IAF, RI, NEWS, AWA et membre signataire de l’American Watercolor Society (Grèce). De plus, plusieurs peintures du regretté Paul Ladouceur, SCA, SCPWC, membre d’honneur IAF et fondateur de la Société Canadienne de l’Aquarelle, seront exposées grâce à la collaboration de sa succession.

C’est donc un rendez-vous avec la passion de la forme, de la couleur transparente, de rendus souvent virtuoses et d’une excellente qualité expressive qui attend les visiteurs.

Hiver 2014

 

C’est une ferveur sans pareille envers l’aquarelle qui rassemble sept aquarellistes internationaux pour une remarquable exposition au…

L’Arche de Michel Blouin

Valorisez votre art

à La Capitale!

Les gens qui font l’évènement

L’artiste peintre Michel Blouin vient de remporter le concours Valorizez votre art !  pour sa toile intitulée L’Arche . Organisé par La Capitale, groupe financier, un appel de dossiers fait aux artistes a permis au jury de sélectionner l’oeuvre qui sera installée dans le hall d’entrée de son nouveau siège social à Québec. Empruntant volontiers au message du récit biblique de l’arche de Noé, l’oeuvre composée par la juxtaposition de plusieurs tableaux suggère l’idée de l’entraide mutuelle permettant de faire face à un avenir où tout demeure possible pour tous, soit l’essence même des activités de La Capitale, groupe financier.

Pour infos : www.lamarchandedetableaux.com

Hiver 2014

L’artiste peintre Michel Blouin vient de remporter le concours Valorizez votre art ! pour sa toile intitulée L’Arche…

Marie_Emond_MAGAZINART_HIVER2014

Une Expérience lumineuse unique!

Les gens qui font l’évènement

C’est sous le titre Obsessions  que les gens du Moulin La Lorraine ont invité le public cet automne à vivre une expérience visuelle peu banale. De fait, c’est à travers un foisonnement intense de rythmes et de couleurs que les personnages, oiseaux et poissons de la peintre Marie Émond évoluent. Ludique à souhait, la visite aura eu le mérite de plonger le spectateur dans la clarté et l’obscurité en alternance, le tout de manière à faire ressortir les qualités phosphorescentes des tableaux toujours aussi lumineux dans la pénombre. Enfin, de petites lampes à rayon ultraviolet ont également permis aux visiteurs d’interagir sur l’effet des couleurs.

Une création inusitée, en somme !

Pour infos : www.moulinlaloraine.ca

Hiver 2014

C’est sous le titre Obsessions que les gens du Moulin La Lorraine ont invité le public cet automne à vivre une expérience visuelle peu banale…

De gauche à droite : Mme. Sophie Faucher, comédienne, animatrice et porteparole
du 35e anniversaire de la Collection, M. Paul Langlois chef de la Division
de l’action culturelle et des partenariats à la Direction de la culture du patrimoine,
maisons de la culture de la Ville de Montréal, Mme. Georgia Volpe artiste,
M. Louis Pelletier conservateur Loto-Québec, Mme. Lucie Lamoureux directrice
corporative commandites et engagement social, M. Simon Patenaude, viceprésident
corporatif aux communications et affaires publiques Loto-Québec,
M. René Rozon, directeur et fondateur Festival International du Film sur l’Art,
Mme. Andrée Matte conservatrice Musée d’art contemporain des Laurentides,
Mme. Carolle Villeneuve enseignante faculté environnement Université de
Sherbrooke rassemblés à l’Espace Création Loto-Québec dans le cadre du dévoilement
du nouveau programme : l’art de partager.

Collection Loto-Québec

35 ans et plus que jamais en mouvement!

Les gens qui font l’évènement!

La Collection Loto-Québec a récemment dévoilé son nouveau programme culturel, L’art de partager , pour souligner le 35e  anniversaire de sa collection d’oeuvres d’art contemporain. Des expositions thématiques itinérantes, réalisées en collaboration avec des partenaires chevronnés, et des expositions créées sur mesure partout au Québec et présentées toujours gratuitement permettront à la Collection Loto-Québec de se rapprocher encore davantage de sa mission. Pour l’occasion, la comédienne, animatrice et porte-parole du 35e  anniversaire de la Collection Loto-Québec, Sophie Faucher, a présenté ce nouveau programme au côté de différents partenaires liés à l’aventure.

La porte-parole était fort enthousiaste à l’idée « de faire voyager des oeuvres de la Collection, tout en allant à la rencontre des artistes aux quatre coins de la province », alors que l’exposition itinérante Territoires imaginés par les artistes de la Collection Loto-Québec  sillonnera le Québec pendant 2 ans. Une édition du programme d’expos-ventes Repérage y sera jumelée pour enrichir le corpus de la Collection, qui s’élève aujourd’hui à plus de 4 600 oeuvres. En plus de la présentation d’expositions thématiques en région, la Collection Loto-québec propose à ses partenaires culturels des expositions satellites développées sur mesure pour des lieux ne pouvant accueillir une exposition de grande envergure.

Hiver 2014

La Collection Loto-Québec a récemment dévoilé son nouveau programme culturel, L’art de partager , pour souligner…

Une partie seulement des visiteurs présents lors de l’exposition

Année 2045

Virturéalité de Richard M. à la Galerie Richelieu

Les gens qui font l’évènement

La Galerie Richelieu, du 7903 rue Saint-Denis à Montréal, accueillait en octobre dernier l’exposition Année 2045 – Virturéalité  de l’artiste Richard Morin. Le vernissage tenu le 16 octobre était à l’image de l’artiste et de son oeuvre : haut en couleurs.

Le thème de la nouvelle série d’oeuvres de Richard M. fait écho aux diverses préoccupations que suscite l’époque actuelle. Loin d’être sombre, l’imagination de Morin en donne une image éclatante. Tout aussi éclatant a été ce vernissage en mettant délibérément l’accent sur les aspects « virtuel » et     « réel » de la Virturéalité annoncée. Des écrans en façade renvoyaient aux passants qui se pressaient sous leur parapluie l’effervescence qui régnait à l’intérieur de la Galerie. Tandis que l’entrée en scène d’un coursier et de sa jolie cavalière accentuait la réalité de l’exposition.

Fondateur de l’école Studio Couleur d’art, Richard M. Morin est un artiste pleinement intégré à son époque. C’est aussi un fervent pédagogue et un ardent organisateur soucieux de mobiliser les artistes, professionnels aussi bien qu’amateurs.

Cet événement qui a attiré quelque 150 visiteurs s’inscrivait parfaitement dans l’environnement soigné de la Galerie Richelieu.

Hiver 2014

La Galerie Richelieu, du 7903 rue Saint-Denis à Montréal, accueillait en octobre dernier l’exposition Année 2045…

Photo de Serge Nadeau 
©Pierre Larue

Serge Nadeau

Coup de coeur du public

Les gens qui font l’évènement

L’artiste peintre Serge Nadeau s’est mérité le prix « Coup de coeur du public OR  » lors de la 6e  édition du Rendez-vous des peintres de Nicolet, qui s’est tenu du 22 au 24 novembre derniers, au Centre des arts populaires de Nicolet.

Le coup de coeur est décerné au tableau qui reçoit le plus de votes par les visiteurs du Rendez-vous, exprimant ainsi leur affection envers une oeuvre. L’oeuvre de Serge Nadeau, acrylique de 24 x 8 pouces intitulée Mystères , a su charmer le public. L’artiste s’est dit très flatté de cette reconnaissance du public et des amateurs d’art. Au total 33 artistes peintres, provenant de tous les coins du Québec, ont accueilli les visiteurs tout au long de ce symposium.

Artiste peintre expressionniste et fantaisiste, Serge Nadeau peint depuis plus de 35 ans. Son oeuvre présente une grande maîtrise du dessin dans ses déformations élégantes. Son style distinctif, aussi original qu’humoristique, révèle sa grande maturité. Il a participé à un grand nombre d’événements artistiques d’envergure et a été récipiendaire de nombreux prix et reconnaissances au cours des ans.

Pour connaître les événements futurs auxquels le peintre participera et voir ses créations, consulter son site Internet au Artiste%20peintre expressionniste et fantaisiste, Serge Nadeau peint depuis plus de 35 ans. Son oeuvre présente une grande maîtrise du dessin dans ses déformations élégantes. Son style distinctif, aussi original qu’humoristique, révèle sa grande maturité. Il a participé à un grand nombre d’événements artistiques d’envergure et a été récipiendaire de nombreux prix et reconnaissances au cours des ans. Pour connaître les événements futurs auxquels le peintre participera et voir ses créations, consulter son site Internet au www.sergenadeau.com.

Hiver 2014

L’artiste peintre Serge Nadeau s’est mérité le prix « Coup de coeur du public OR » lors de la 6e édition du Rendez-vous des peintres de Nicolet…