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Shokichi Sato

Quand l’essentiel est de réaliser les formes que l’on sent

Formes, volume et espace

« Il faut se contenter de découvrir, mais toujours se garder d’expliquer. » – Georges Braque.

Le bronze, matériau traditionnel et de vieille tradition. Ce médium est l’un de ceux qui attirent le plus les sculpteurs du fait de pouvoir y juxtaposer dans UN même élan l’éclat des surfaces lisses à la finesse minutieuse des détails en relief. Cela étant écrit, à notre époque, la volonté de produire des oeuvres en bronze est intéressante puisqu’elle nous montre comment cette matière s’adapte admirablement aux expressions contemporaines.

De fait, autrefois, le bronze servait principalement à concrétiser les symboles religieux et autres monuments de personnages incontournables de l’histoire. Or, poussé par d’autres motivations dont celle non plus de représenter mais de s’exprimer, le sculpteur Shokichi Sato entretient avec le bronze des rapports d’actualité. Pensons à un véritable dialogue où les possibilités éloquentes de la plasticine entrent pour beaucoup dans l’élaboration de ses oeuvres.

Sur la route du devenir

Shokichi Sato est né à Kitamé, au Japon, en 1937. Or, c’est dans la foulée des bourses accordées par les Etats-Unis au peuple japonais, en guise d’actions réparatrices d’après-guerre, que Sato arrive au Wisconsin afin de parfaire un savoir en matière de production laitière. Cette formation devant le ramener au Japon avec l’acquisition de connaissances visant la mise en marché d’une industrie laitière viable. Sauf qu’il en fut autrement ! Artiste dans l’âme, Shokichi Sato fit des pieds et des mains pour émigrer au Canada « terre promise de tous les possibles et du respect des libertés ». C’est grâce à une détermination assidue et un labeur exemplaire au quotidien qu’on accordera à ce Japonais, réfugié d’un pays chamboulé par la guerre, de devenir citoyen canadien. Ainsi le retrouverons-nous du côté de Drummondville, au sein d’un élevage industriel de poulets. Il y trouvera une sécurité financière afin de fonder une famille. Et la vie étant ce qu’elle est, deux enfants naîtront.

La femme au berceau

La femme au berceau

Banal que tout cela ? Certainement pas sous l’angle de la création d’un sculpteur de très grand talent en devenir. En effet, le sculpteur a découvert la joie qu’apporte la sculpture permettant aux spectateurs de pouvoir toucher une nouvelle réalité. « Un tableau, dit-il, donne l’illusion de la vérité. Mais devant une sculpture, vous pouvez toucher la réalité. Si je peins un personnage, il s’agit d’une représentation. C’est une image. Mais si je sculpte ce personnage, la sensation de pouvoir toucher cet objet issu de mon esprit permet une joie spéciale au désir de toucher avec la main. »

Albert Rousseau

Installé au Québec depuis 1968, voici qu’en 1972 il se met à la pratique du dessin sous les enseignements du vénéré Albert Rousseau. Succéderont des ateliers avec Montagutelli, fondeur français de passage au Québec, expert du coulage du bronze, qui l’initiera aux techniques de la cire perdue et à la magie des patines. Notons ici, qu’à titre d’autodidacte dans l’âme, Sato aura su garder une réelle distance avec les enseignements, histoire de personnaliser ce qui pouvait nourrir le style de sa propre originalité.

L'oeuf ou la poule

L’oeuf ou la poule

Alors

Les sculptures de Sato demeurent complices des formes morphologiques animales et humaines. Elles sont de notre temps comme elles sont de tous les temps. Je ne saurais oublier de souligner au passage qu’une vie parallèle habite ces objets semblables à des évocations défiant la mort, porteuses, parfois comme des oeufs, des énergies de vie. Ses oeuvres, émanant d’une technique impeccable, découlent d’intuitions communiquant avec la notion du sacré. Créateur, le sculpteur Sato n’est pas seulement un ouvrier du bronze, car c’est par cette matière qu’il touche et définit sa propre expérience de vivre en tant qu’homme devant les mystères de la résurgence de la vie, encore et encore. Sato s’exprime totalement dans toutes ses réalisations. Il fait corps par le touché avec elles. Chacune de ses sculptures est une rencontre privilégiée avec la nature, la vie animale et la fusion de sa vision de la vie dont il traduit la force naturelle de l’instinct, primitive.

Coquine

Coquine

Anne Marrec

Lors de ma visite à l’atelier de Sato, installé dans un Moulin construit autour de 1760 en Bellechasse, quel plaisir de rencontrer la peintre Anne Marrec, conjointe de Shokichi Sato. Quelle fougue exprimée sur la toile ! Fusain, et acrylique jouant du coude à coude afin d’obtenir l’ultime expression du mouvement. Cela sans redevance à aucune école. Dessinatrice naturelle et de grand talent, le mouvement de ses chevaux répond à la vivacité de sa vision, ne laissant surtout pas indifférent.


Texte de Michel Bois

Shokichi Sato est représenté par : Galerie Jean-Pierre Valentin, Montréal ; Galerie Michel-Ange, Montréal ; Galerie Yvon Desgagnés, Baie-Saint-Paul ; Galerie Dimension Plus, Montréal ; Galerie d’art du Mont-Ste-Anne, Beaupré

 

Le bronze, matériau traditionnel et de vieille tradition. Ce médium est l’un de ceux qui attirent le plus les sculpteurs du fait de pouvoir y juxtaposer dans…

Paul Simard

L’étain l’allume, 40 ans à porter le feu sacré

Dinanderie d’art

Val-David, village effervescent où vivent et passent quantité d’artistes et d’artisans aux incroyables talents. Val-David, c’est le coeur et l’âme d’un peuple inventif.

C’est un village d’irréductibles créateurs et créatrices allumés par leur passion. Village de mains qui façonnent la matière avec pratiquement toutes les techniques et tous les matériaux que l’on puisse imaginer.

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 Texte de Robert Lafontaine

 

Val-David, village effervescent où vivent et passent quantité d’artistes et d’artisans aux incroyables talents. Val David, c’est le coeur et l’âme d’un peuple inventif…

Suzan Édith Baron Lafrenière

Hommage aux femmes

À découvrir

Amour et chaleur humaine, que du bonheur ! C’est dans une atmosphère de grande fête que je suis accueilli à la Galerie Baron Lafrenière à Québec en cet après-midi d’automne.

Quelle chance de rencontrer cette grande dame des arts, Suzan Édith Baron Lafrenière, et ses deux fils, Nikolas-Samuel Bernier, directeur de la galerie et François David Bernier, avocat et propriétaire de cette magnifique galerie d’art située dans l’ancienne banque Molson, près du Vieux-Port de Québec. Suzan Édith Baron Lafrenière a quatre garçons qui font activement la promotion de son oeuvre auprès du public et des collectionneurs.

Suzan Édith est née un 8 mars, Journée internationale de la femme, sur la rue Ste-Anne dans le Vieux-Québec. Aînée d’une famille de six enfants, elle est la fille de Robert Baron Lafrenière, juge à la Cour Supérieure du Québec. Elle a vécu une enfance heureuse, dans une famille qui valorisait les arts. Sa mère aimait jouer du piano et son père adorait chanter.

Son amour de la peinture a débuté très tôt lorsque sa mère, qui peignait les murs de sa demeure, lui a mis un pinceau entre les mains. Son père, pour sa part, lui donnait des cartes postales dont elle reproduisait les images en dessin ; elle a commencé à peindre à l’âge de 10 ans, quand il lui a offert sa première toile. Ses parents l’ont ainsi beaucoup encouragé à poursuivre sa vocation artistique. Fort douée et jusqu’alors autodidacte, elle commença à suivre des cours de dessin avec son mentor, le peintre figuratif québécois Francesco Iacurto. Plus tard, dans la quarantaine, elle fera un baccalauréat en arts plastiques à l’université Laval et une année en histoire de l’art. Elle terminera ce baccalauréat dans les locaux de la Dominion Corset à Québec où oeuvraient plusieurs couturières, ce qui laissera une empreinte féminine sur toute son oeuvre qui rend hommage aux femmes et à leurs talents. Suzan Édith peint en effet souvent des femmes qui travaillent dans des ateliers ; elle aime raconter la transmission du savoir mère fille, comme c’est souvent le cas des couturières. En plus des beaux-arts, Suzan Édith s’intéresse aussi à la gérontologie, au ballet classique, au cinéma et à la nage synchronisée.

Jusqu'à Toi, Québec 2008 (Hommage aux Filles du Roy), acrylique, 55 x 110 po

Jusqu’à Toi, Québec 2008 (Hommage aux Filles du Roy), acrylique, 55 x 110 po

L’oeuvre

Les tableaux de Suzan Édith Baron Lafrenière sont d’une rare beauté qui traverse le temps. Elle peint maintenant surtout à l’acrylique, mais a par le passé déjà utilisé l’huile et la technique du papier marouflé ainsi que peint sur du bois.

Véritable alchimiste des couleurs et des dégradés, elle nous donne le goût de toucher à ses toiles. Comme le dit si bien son fils Nikolas-Samuel : « Ma mère réussit à réconcilier l’abstrait et le figuratif. Les personnages de ses toiles semblent parfois émerger, de façon harmonieuse, d’une réorganisation des mêmes couleurs. Grâce à sa technique unique de couches superposées et d’entrelacements chromatiques par translucidité, elle fait de la couleur bleue une couleur chaude. L’ambiance chaleureuse et la lueur tamisée qui émanent de ses tableaux injectent dans les veines de celui qui les contemple, par les regards furtifs ou ombragés des êtres de l’autre côté du cadre, le courage de revoir l’Histoire sous l’angle du pouvoir intemporel des Femmes. »

Il n’y a pas de violents contrastes de couleurs, qui sont essentiellement chaudes. Ces tableaux semblent éclairés par des bougies. Les chatoiements de couleurs y sont contradictoires. L’humeur des personnages change selon l’éclairage. Ils nous charment ; ils nous regardent avec tendresse ; ils nous apaisent. Ce qui est fabuleux dans l’oeuvre de Suzan Édith Baron Lafrenière, c’est que les personnages prennent vie. On n’achète pas ces toiles, on les adopte ! Les collectionneurs new-yorkais et du Maine en raffolent. Elle a même un tableau au siège de l’UNESCO.

Les Natures revitalisées, acrylique, 72 x 48 po

Les Natures revitalisées, acrylique, 72 x 48 po

Parlons-en des femmes dans l’oeuvre de cette artiste peintre ! Elles sont omniprésentes, elles nous interpellent du regard. Ayant eu quatre garçons, l’artiste peintre qui voulait avoir une fille a sublimé ce désir dans ses toiles par une présence féminine constante.

Dans ces scènes de rassemblement féminin, de foule, de rues, on peut admirer l’abondance, la famille, la coquetterie et la féminité de ces dames qui se retrouvent en secret pour changer le monde.

L’espace-temps se replie pour nous faire voyager en rêve, à une époque lointaine, indéfinie. Teintes de vert, sa couleur préférée, et de bleu magnifiques ; des dégradés qui créent la lumière et la profondeur ! On peut percevoir l’influence d’un Jean-Paul Lemieux, des impressionnistes et, en particulier, de Goya.

Suzan Édith s’inspire des femmes, des enfants, de la foule, des scènes de rue et du quotidien. Elle voit le magnifique partout, nous fait découvrir la splendeur dans les choses du quotidien qui peuvent nous paraître banales. Le décor féerique du Vieux-Québec est présent dans son oeuvre. Elle réconcilie l’ancien et le nouveau.

Dans son gigantesque et magnifique tableau intitulé « Jusqu’à Toi, Québec 2008 », Suzan Édith Baron Lafrenière rend hommage aux Filles du Roy afin de célébrer le 400e anniversaire de la ville de Québec. Bien sûr, les premières Filles du Roy, dont nous venons de souligner le 350e anniversaire, ne sont arrivées qu’en 1663. Mais ce que cette oeuvre cherche à faire réaliser, c’est que, sans elles, nous n’aurions tout simplement pas été là pour fêter le 400e de Québec, où tout a commencé, ou presque. Dans une lumière chaleureuse, les personnages féminins et les éléments du décor – table et boustifaille, récipients prometteurs d’abondance, chaises en bois – sont fondus les uns dans les autres. Tout devient ocre, d’une même nature, d’une même terre.

Suzan Édith aimerait revenir à la tempera et s’oriente de plus en plus vers l’abstraction. « Ce qui m’habite, c’est de créer constamment quelque chose de nouveau », renchérit-elle. Elle n’aime pas tout dire, elle aime laisser place à l’imagination du spectateur.

Son message: « Je veux rendre les gens heureux ! Et cela, dans la création. »

Voilà une artiste et des oeuvres vraiment magnifiques à découvrir lors d’une exposition spéciale qui lui sera consacrée le 8 mars 2015, Journée internationale de la femme, à la Galerie Baron Lafrenière, 66, Sault-au-Matelot, Québec.


Texte de Frédéric-Marc Gagné

Amour et chaleur humaine, que du bonheur ! C’est dans une atmosphère de grande fête que je suis accueilli à la Galerie Baron Lafrenière…

Edith Jolicoeur

Des techniques mixtes aux nouveaux médias

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Edith Jolicoeur est une artiste gaspésienne dont les oeuvres furent exposées au Musée d’Histoire naturelle du Parc National de Miguasha et au Musée de la Gaspésie ainsi que dans divers lieux d’expositions reconnus.

Ses pièces font partie de collections publiques et privées en Amérique. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec pour des projets en recherche et création et diplômée de l’académie Internationale du Design, l’artiste s’appuie sur un style narratif. Durant près de 15 ans, elle a transformé de vieilles portes en véritables tableaux. Actuellement, sa pratique s’oriente plutôt vers les nouveaux médias, intégrant la photo, la vidéo et l’impression délaissant ainsi progressivement les supports volumineux et lourds utilisés durant les dernières années.

Edith Jolicoeur a tenu durant 13 ans une galerie d’art personnelle estivale située à Carleton-sur-Mer, dans la Baie-des-Chaleurs. Parallèlement à sa pratique artistique, elle travaille comme consultante et sa mission vise à aider les artistes et organismes culturels à tirer profit du Web et des réseaux sociaux.

 


 

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

E.J. : S’appuyant sur un style narratif, ma démarche artistique marie les arts visuels aux nouveaux médias. #Art #Storytelling #Techno #POM

 

Selon vous, quelle est l’importance d’avoir un site Internet comme artiste, comme galeriste ?

E.J. : Comme artiste, mon site Internet me permet d’avoir une vitrine accessible en tout temps tant à mon public qu’à moi-même. Aujourd’hui, les gens ne veulent plus toujours devoir se déplacer pour avoir accès à l’art, ils veulent en consommer directement depuis chez eux et c’est possible avec le Web.

 

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

E.J. : Non. J’ai suivi mes premiers cours de HTML en 1998 et j’ai toujours réalisé mes sites moi-même.

 

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

E.J. : Un site Internet (responsive !) est impératif, à mon avis. On peut toujours en faire un gratuitement sans nom de domaine. Sinon, on peut avoir un site avec nom de domaine et sans publicité pour une centaine de dollars par année.

 

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

E.J. : En période de création, je peux faire des mises à jour quotidiennes. Sinon, ça va au gré de mes billets de blogue. Dans un monde idéal, je le mettrais à jour au moins une fois par semaine.

 

Traces, extrait d'oeuvre

Traces, extrait d’oeuvre

Sur un aspect professionnel, combien de temps investissez vous dans vos médias sociaux ?

E.J. : Si on ne parle que de mes activités artistiques, entre 4 et 10 heures par semaine selon la période.

 

Comment les médias sociaux vous ont-ils aidés dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret ?

E.J. : Je préfère considérer l’ensemble du Web (incluant infolettre et site Internet) que de considérer uniquement les réseaux sociaux. Dans l’ensemble, plus de 80 % de mon chiffre d’affaires est attribuable à ma présence ACTIVE sur le Web et les réseaux sociaux.

 

Avez-vous un blogue comme artiste professionnel ? Quels sont les sujets que vous abordez et à quelle fréquence publiez-vous ?

E.J. : Oui, j’ai une section blogue intégrée à mon site professionnel. J’y publie des billets dans différentes rubriques : tranche de vie d’artiste, projets spéciaux, douces montées de lait, etc. La fréquence varie selon que je sois en période de création ou non. Dans un monde idéal, j’aimerais produire au moins un billet par mois.

 

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ? Si oui, quelle place les transactions en ligne occupent-elles dans vos revenus ? Sentez-vous une réticence de la part des artistes à vendre leurs pièces en ligne ?

E.J. : Mon site n’est pas transactionnel et je ne le souhaite pas. Principalement parce que je fais partie d’un petit nombre d’artistes « crinqués » qui exigent un contrat de vente pour chaque œuvre vendue. Tous les prix de mes oeuvres à vendre sont indiqués sur mon site et une note mentionne que je privilégie le contact humain en invitant les gens intéressés à me contacter par courriel ou par téléphone pour discuter des modalités de vente, de paiement et de livraison. Une fois une oeuvre vendue, je m’empresse de retirer le prix et je le remplace par la mention « VENDU » par discrétion et respect envers ma clientèle.

 


 

Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels)

Tous les liens pour suivre Edith Jolicoeur sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste.

Site Internet officiel : edithjolicoeur.com

Twitter : twitter.com/edithjolicoeur

Facebook : facebook.com/edithjolicoeur

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Edith Jolicoeur est une artiste gaspésienne dont les oeuvres furent exposées au Musée…

Dans mes rêves

Gérard Dansereau

dans tous ses états

Grande rencontre

« Il faut que les gens s’habituent à voir par eux-mêmes et sans demander avis. » – Renoir

Défendre la peinture d’une imagination spontanée est une liberté à laquelle plusieurs demeurent hostiles. Pourtant, l’osmose irrationnelle de l’art et de la vie, l’épanchement lyrique, l’intuition du mystère et les trouvailles inattendues, permettent le plus large enrichissement possible à l’ensemble du tableau, définissant ainsi l’état intérieur du créateur.

Par l’imagerie de ses oeuvres, depuis toujours, Gérard Dansereau nous a habitué à se fendre le sourire d’une oreille à l’autre. Relevant du style Pop Art, le peintre invite au jeu le spectateur en désacralisant l’espace de la toile pour y inscrire, coller et peindre des signes, des symboles, de l’écriture, mais aussi un bestiaire loufoque toujours enjoué. Son but étant de raconter une histoire dont il ne connaît ni le début ni la finalité.

Du graphisme à l’art pictural

Gérard Dansereau est né à Montréal dans un quartier populaire. Il dessine depuis l’âge de 13 ans les animaux (son chat) et les objets tout autour jusqu’au moment où son frère, étudiant à l’École des beaux-arts de Montréal, lui prête des livres sur l’art savant des Warhol, Raushenberg, Rosenquist et autres maîtres du Pop Art. Le frère aura quitté le domaine des arts visuels, mais pas lui. Bien au contraire !

Après des études à l’Institut des Arts Appliqués en aménagement intérieur, puis en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal, Dansereau précisera son chemin en allant décrocher un baccalauréat en design graphique de l’Université du Québec à Montréal et un autre en infographie et communication du côté de l’Université de Sherbrooke. Depuis, il s’est fait sérigraphe, photographe, enseignant à temps plein, illustrateur d’affiches pour plusieurs grandes maisons de publicité et peintre simultanément. Voyez l’énergie du personnage : tout de la sphère de la création l’intéresse. Et il y excelle ! D’ailleurs, soulignons ici, en 1988, l’obtention du Coq d’or du Publicité Club pour l’affiche Hergé à Montréal.

Le couple

Le couple

Le Dansereau nouveau

Tel un vin de grand cru, la création de Dansereau s’est encore bonifiée avec le temps. Dès sa première exposition, il trouva l’engouement du public. Oeuvre joyeuse, colorée, savante dans sa mise en image et superficielle pour les historiens de l’art essayant de se faire un nom à titre de petits pigistes à travers les médias écrits. Sauf que Gérard Dansereau aura su ouvrir l’oeil du spectateur devant une toile qui ne demande qu’à s’offrir telle un jeu optique.

Sur la rive

Sur la rive

Aucune théorie (même s’il pourrait l’établir). Aucun discours alambiqué pour expliquer au cas où le propos nous aurait échappé. En effet, la peinture de Dansereau permet au public de vivre l’expérience de la création sans se sentir pétri. Ce qui en fait un héritier formidable du Pop Art dont le but premier était de démocratiser l’oeuvre d’art. Or, voici que pour ses tableaux récents, le peintre pousse le geste jusqu’à l’expressionnisme et la forme des objets vers l’abstrait. Il y a encore des lettres, des nombres, des signes, des collages puis ses savoureux effets colorés, mais aussi, surtout, un souffle nouveau.

L’artiste sait faire circuler dans ses tableaux une réelle vibration qui est son sentiment intime, son expression de la joie de créer au moment de la découverte. Dansereau réagit comme un poète et non comme un intellectuel. D’instinct ! C’est une attitude, bien sûr, qui fera sourciller tous les théoriciens de l’art. Peu importe : « Je suis né dans un quartier populaire, j’affectionne le Pop Art (popular art). Je ne m’intéresse qu’aux rapports des couleurs, des signes et des formes pour élaborer le contenu d’un tableau. C’est ainsi ! » précise l’artiste.

Souvenir du futur

Souvenir du futur

Et c’est également de cette façon que nous recevons ces créations; une première tache de grande dimension amène la seconde, les lettres évoquent le mot, les signes tracent une sorte de trajet de lecture, les collages, enfin, font basculer la surface du tableau sur la ligne ténue de l’équilibre entre l’arrière plan et la forme représentée. Facile, devant un tableau de Dansereau, de reconstituer les sensations du peintre : tout agit à la manière d’une féerie développant un feu d’artifice. Pour lui, il ne s’agit pas de faire vrai, mais de communiquer le senti et le vrai. Merci monsieur Dansereau !

Notons que l’artiste était l’invité d’honneur pour la 26e édition du Festival de peinture, à Mascouche, en septembre dernier.


Texte de Michel Bois

Gérard Dansereau est représenté par : Galerie Michel-Ange, Montréal, Galerie d’art Iris, Baie-Saint-Paul, Galerie d’art Vincent, Château-Laurier, Ottawa, Galerie Linda Verge, Québec, Galerie d’art La Corniche, Chicoutimi, Galerie Robert Senneville, Sherbrooke, Galerie Coup de Coeur, Saint Jean-Port-Joli, Liss Gallery, Toronto.

Défendre la peinture d’une imagination spontanée est une liberté à laquelle plusieurs demeurent hostiles…

Rivière Moe, 30 x 60 po

Richard Bélanger

Audace et non-conformisme

Profil d’artiste

Faire partie de l’American Watercolor Society constitue sans aucun doute « la » véritable consécration pour un aquarelliste. La plus ancienne et la plus importante organisation artistique en Amérique du Nord existe depuis 1866 et ne compte que quelques canadiens. Depuis avril 2014, un premier québécois a réussi à intégrer la prestigieuse société d’aquarelle. Un honneur grandement mérité et longtemps désiré pour l’artiste Richard Bélanger.

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 Texte de Mélissa Fauteux

Richard Bélanger est représenté par : Galerie West End, Westmount, Montréal, Galerie d’Art Loft, Vieux- Montréal, Tilting at Windmills Gallery, Manchester, Vermont

Faire partie de l’American Watercolor Society constitue sans aucun doute « la » véritable consécration pour un aquarelliste. La plus ancienne et la plus importante organisation artistique…

La clé de fa, huile, 24 x 36 po

Josée La Roche

L’émotion à fleur de peau

L’art au féminin

Josée La Roche est née en 1969 à Québec. Elle est l’aînée d’une famille de trois enfants. Dès son plus jeune âge, elle est fascinée par le dessin. Plusieurs de ses souvenirs de jeunesse se rapportent donc directement au plaisir de dessiner et de créer.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, les arts ont toujours fait partie de sa vie et c’est en art vestimentaire au Campus Notre-Dame-de-Foy qu’elle s’oriente avant de poursuivre en dessin publicitaire. Elle travaille dans le milieu des arts graphiques pendant quelques années, jusqu’en 2009, notamment en tant que spécificateur auprès d’architectes et de designers d’intérieur. Son besoin de s’exprimer par les arts grandit en elle et devient de plus en plus pressant.

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Josée La Roche est née en 1969 à Québec. Elle est l’aînée d’une famille de trois enfants. Dès son plus jeune âge, elle est fascinée par le dessin. Plusieurs de ses souvenirs de jeunesse…

La collection Argillet

Gravures originales de Salvador Dali

À découvrir

« Si j’avais pétri mon limon, peut-être me fussé-je créé femme, en passion d’elles… » – Chateaubriand (Mémoires d’outre-tombe)

Le Dali de la gravure

Au téléphone, la voix est joyeuse et l’accent chantant cannois titille l’ouïe. Il s’agit de Christine Argillet, la fille de Pierre Argillet, collectionneur, éditeur imprimeur de très grand talent des gravures majeures de Salvador Dali (1904 1989). Les anecdotes et les rires complices fusent au bout du fil, et tout autant les mots d’une passion commune pour les oeuvres du Maître qu’elle a bien connu et fréquenté au quotidien jusqu’à ses dix-sept ans.

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 Texte de Michel Bois

Galerie Ambiance, 81, rue Saint-Paul Est, Montréal, 514 396-6670, à partir du 18 octobre 2014.

Au téléphone, la voix est joyeuse et l’accent chantant cannois titille l’ouïe. Il s’agit de Christine Argillet, la fille de Pierre Argillet, collectionneur…

Vieux-Montréal

Normand Hudon

Plaisanteries caustiques

Sur la cimaise

Homme aux multiples talents, c’est d’abord pour son ingénieuse raillerie visuelle que Normand Hudon s’est fait apprécier du plus grand nombre, grâce notamment aux caricatures qu’il a faites pour une foule d’hebdomadaires, de périodiques et de quotidiens dont Le Devoir et La Presse.

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 Texte de Lisanne LeTellier

Homme aux multiples talents, c’est d’abord pour son ingénieuse raillerie visuelle que Normand Hudon s’est…

Plein d’espoir,30 x 30 po

Lucie Michel

Effusions lyriques entre le ciel et la terre

Clin d’oeil

« Tous ces gens qui vous rasent sur l’art, allez donc leur apprendre que ce n’est pas seulement une question de métier, mais qu’il faut en plus un certain quelque chose dont aucun professeur n’enseigne le secret… de la finesse…du charme… de la poésie. Et cela on le porte en soi. » – Renoir

D’entrée de jeu, je vous dirai que devant une toile de Lucie Michel j’éprouve une sorte de ravissement indéfinissable. Un sentiment à la fois si tendre et violent, qu’il m’emporte ailleurs par son intensité. Les couleurs savoureuses que Lucie Michel introduit dans ses paysages laissent entendre un chant de liberté sur le chemin des émotions impromptues. Mais qui est donc cette artiste peintre dont j’ai découvert les oeuvres rue Saint-Pierre, à Québec ?

Baccalauréat spécialisé en arts visuels de l’université Concordia à Montréal, en 1983. Maîtrise en enseignement des arts plastiques de la même institution, en 1997. Voici le précieux savoir académique qu’elle a su surpasser avec bonheur. Sa découverte des tableaux de Marc-Aurèle Fortin, Tom Thompson, Jennifer Hornyak, Alex Powers et Virginie Bocaert, l’a irrémédiablement fait basculer dans l’univers de la création pure. L’acrylique, le crayon à l’encre et le fusain demeurent ses médiums préférés.

Mais encore ?

Lucie Michel sait livrer sa passion et sa tendresse pour la nature et les partager d’une manière singulière. Aussi, par le recours aux coloris audacieux et tout autant aux effets lumineux et diffus des formes à la limite de l’abstraction, selon moi, seule une peintre authentique peut évoquer par le paysage des émotions nouvelles d’une telle intensité. À une époque où certains artistes conceptuels en mal d’idées s’en remettent par dépit à la nouvelle technologie, cette paysagiste pour sa part ouvre encore et encore des portes avec désinvolture et grâce.

Enseignante amenée depuis 20 ans à livrer les secrets décantés de la couleur auprès des adolescents du secondaire, sa pratique professorale n’aura d’aucune façon altéré son univers créatif. Ses tableaux décrivent des scènes du Québec et de la Nouvelle-Angleterre, plus précisément les vallons bucoliques de l’état du Maine où elle a passé son enfance à dessiner la position des arbres, les courbes des collines et l’effusion lyrique, lente et suave des couleurs gorgées des sucs de l’été, se déclinant dans la gamme infinie de ses variations pour accueillir l’automne.

Rayon lumineux, 24 x 30 po

Rayon lumineux, 24 x 30 po

Une artiste libre

Noire et mauve, Douceur matinale, Rosée du matin, Soleil couchant, Réconfort – autant de titres, autant d’incitations à jouer avec les taches d’acrylique, les dégoulinades du hasard, les traces d’un pinceau sec, les formes plus évoquées que montrées ou encore la texture matérielle du jute de la toile. Il serait malheureux pour les amateurs de paysage d’ignorer cette artiste véritable par son oeuvre, authentique par l’intention, pure dans le geste créateur sans tricherie aucune. Cette tache dégouline… qu’il en soit ainsi alors ! Lucie Michel projette sur la toile toute l’énergie, la candeur de l’enfance et toutes les forces cachées qui l’animent.

Précipité, 20 x 24 po

Précipité, 20 x 24 po

Ici, un semblant de maison ! Là, des conifères ! Plus loin, la mer… peut-être ! Qu’est-il besoin de parler d’abstraction ou de figuration pour décrire cette oeuvre, vibrante de toutes les sonorités de la terre, de l’eau et du ciel ? L’orangé, le mauve, le vert profond, puis les couleurs de rêve, le bleu céleste et le rose crépusculaire, contribuent à l’atmosphère d’une vision extasiée, irréelle et féerique. Parlons d’une peinture née d’une paix intérieure trouvant son équilibre entre les formes et les couleurs comme suspendues dans l’espace immatériel de la toile.

Champêtre, 40 x 40 po

Champêtre, 40 x 40 po

Il m’a fait tellement plaisir de vous faire connaître une paysagiste libre et consciente de l’être. Cependant, devant ses toiles, le spectateur ne saura jamais soupçonner tous les efforts déployés afin d’atteindre un rendu dépouillé, zen, en toute simplicité. Sauf qu’ils auront permis à une artiste, généreuse tout autant dans son enseignement aux plus jeunes, de pouvoir enfin se donner à sa véritable vocation artistique. Aujourd’hui, un public de plus en plus large perçoit la magie qui guide sa main dans le récit du paysage recréé, sous le charme duquel je suis tombé. Quel plaisir de pouvoir le partager avec vous !


Texte de Michel Bois

Lucie Michel est représentée par Galerie d’art Internationale à Québec, Galerie Art & Style à Baie-Saint-Paul, Dimension Plus à Montréal et Koyman Galleries à Ottawa. Pour communiquer avec l’artiste par internet : www.luciemichel.ca

D’entrée de jeu, je vous dirai que devant une toile de Lucie Michel j’éprouve une sorte de ravissement indéfinissable. Un sentiment à la fois si tendre et violent, qu’il m’emporte…

Francine Laurin

La recherche de la beauté

Formes, volume et espace

Le dos arqué, les mains tendues vers le ciel, les sculptures de Francine Laurin tendent vers l’aérien. On oublie d’emblée leur confection de bronze pour s’émerveiller de leur grâce et légèreté.

Née à Lachute en 1951, l’artiste a toujours su que les arts seraient sa route. À l’âge de 10 ans, l’oeuvre de bois brûlé d’Armand Vaillancourt l’avait fascinée. Quelques petits essais, une première exposition de personnages en céramique et l’exploration de divers matériaux lui confirment sa passion pour la sculpture. Elle débute ses études artistiques au Cégep en arts plastiques, puis à l’UQAM en peinture, sculpture et céramique.

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 Texte d’Isabelle Gauthier

L’artiste est représentée par : Galerie Symbole Art, Galerie Clarence Gagnon, Galerie d’art du Château Frontenac, Galerie d’art La Marée Montante

 

Le dos arqué, les mains tendues vers le ciel, les sculptures de Francine Laurin tendent vers l’aérien. On oublie d’emblée leur confection de bronze pour s’émerveiller de leur grâce et légèreté…

Dominique Normand

Peintre figurative contemporaine

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Diplômée en art graphique et en photographie, Dominique Normand a travaillé de nombreuses années pour la télévision et le cinéma. C’est tout naturellement que l’artiste s’est mise au pinceau en 2001.

Peindre lui procure un sentiment d’accomplissement nous explique-t-elle : « Quand je peins, j’entre dans le grand jeu magique de la vie. De paysage en paysage, mon cheminement me pousse à vouloir percer les mystères de la nature sans cesse en mouvance et l’évanescence de ses manifestations ».

L’artiste est aussi connue pour ses nombreux pèlerinages en terre sauvage. C’est dans les contrées lointaines au nord du Québec là où le temps dessine les forêts, les rivières, les marécages et les montagnes qu’elle puise l’inspiration pour ses oeuvres. Son intérêt viscéral pour la sagesse, la culture et les moeurs des peuples autochtones lui insuffle les codes qui sont à la base de son corpus créatif et des prémices de son langage pictural. C’est à travers ses peintures qu’elle illustre l’interrelation existentialiste et cette force imperceptible qui la fascine chez ces peuples.

Dominique Normand a participé à plusieurs expositions solos et collectives à travers le Québec dont à la Galerie Richelieu de Montréal, au Manifest’art à St Adolphe d’Howard, et aussi à New York et Los Angeles. L’artiste vit et travaille présentement dans les Laurentides.

Nishiyuuhires

Nishiyuuhires

Si vous aviez à écrire un tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, quel serait ce tweet ?

D.N. : « Mon art s’inspire de mes pèlerinages et séjours en terre autochtone et forêts du nord du Québec et en célèbre l’esprit véritable. » #peinture

Pour un artiste, quelle est l’importance d’avoir un site Internet ?

D.N. : Un site Internet permet de présenter rapidement des oeuvres à distance tout en discutant avec un client potentiel. Il facilite ainsi la vente d’oeuvres. Il me sert de portfolio et permet d’observer mon propre développement en un coup d’oeil. J’utilise mon site pour faire la promotion de mes évènements, expositions. Les informations sur mon site permettent au lecteur de mieux apprendre à connaître mon parcours, ma démarche et mes intentions.

Le site Internet de Dominique Normand

Le site Internet de Dominique Normand

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

D.N. : À peu près aux 2 ou 3 semaines, en fonction de mon rythme de production ou des évènements en cours.

Combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux pour votre travail ?

D.N. : Environ 2 heures par jour

Comment les médias sociaux vous ont-ils aidé dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret?

D.N. : Par l’entremise de contacts ou directement sur Facebook et via mon site web, j’ai fait de nombreuses ventes et j’ai décroché plusieurs commissions de tableaux. LinkedIn et Facebook m’ont permis de reprendre contact avec mes collègues de travail du temps de la postproduction, de créer de nouvelles ventes et de favoriser de nouveaux projets entre artistes et gens de communications.

Avez-vous un blogue ?

D.N. : Oui, j’y place les informations sur mes expositions, les expéditions en terre Crie, les derniers documentaires réalisés, les dates et détails de conférences, les revues de presse, les articles, les oeuvres en cours et plus encore.

À quelle fréquence publiez-vous sur votre blogue ?

D.N. : Approximativement une fois toutes les semaines ou aux 10 jours.

Quels sont vos projets à court terme ?

D.N. : Une résidence d’artiste en gravure à Lasarre, une exposition collective à la galerie Simon Dupuis en octobre, la réalisation d’un troisième documentaire en terre Crie (Automne 2014) et en avril 2015, une exposition au Luxembourg.

 


 

Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels)

Tous les liens pour suivre Dominique Normand sur le web afin de rester connecté avec l’artiste :

Site Internet officiel: dominiquenormand.ca

Blogue : dominiquenormand.com

Facebook : facebook.com/Truespiritofthenorth

Pinterest : pinterest.com/artdnor/

Saatchi : saatchiart.com/dnormand

YouTube : youtube.com/user/truespiritfilms

Behance : behance.net/dominiquenormand

LinkedIn : bit.ly/Linkedin_dNormand

Flickr : flickr.com/photos/artdominiquenormand/

 

Diplômée en art graphique et en photographie, Dominique Normand a travaillé de nombreuses années pour la télévision et le cinéma. C’est tout naturellement que l’artiste s’est mise au pinceau en 2001…

Les livres

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Léonard de Vinci en 3 minutes

Marina Wallace – 162 pages, 7,25 x 9,25 po, Éditions Hurtubise, 21,95 $ Disponible en librairie

Un zoom au coeur de l’esprit universel de Léonard – Les 50 plus grandes théories, inventions et oeuvres d’art de Léonard de Vinci, le tout expliqué en un rien de temps. L’ouvrage est divisé en sept captivants chapitres, chacun d’eux abordant un aspect phare des activités de Léonard. Chaque sujet se décline sur deux pages incluant un texte de 300 mots et une illustration. Vous découvrirez les talents exceptionnels de ce génie, en plus de recueillir des informations fascinantes sur ses trouvailles scientifiques et son œuvre artistique. Léonard de Vinci incarne l’archétype de l’homme de la Renaissance !

Marina Wallace est conservatrice et directrice d’Artakt au prestigieux Central Saint Martins College of Art and Design de l’Université des arts de Londres.

 


 

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Joseph Giunta : L’alchimie de l’oeuvre

Françoise Le Gris – 352 pages à couverture rigide, 9 x 12 po – 22 x 30 cm, Édition Marcel Broquet, Collection Profils, 95 $ – Parution : Mi-octobre 2014

Un ouvrage qui traite de la carrière exemplaire de l’artiste Joseph Giunta, peintre québécois d’origine sicilienne, né à Montréal en 1911 et décédé en 2001. Son oeuvre complexe montre à la fois le destin heureux et malheureux de l’artiste. Encensé par la critique qui considère l’artiste comme une des figures de proue de l’art québécois et canadien, le succès de Giunta est anéanti par un coup fatal provoqué par la mort de son fils unique, en 1975. La fracture, la béance, incarnent cette blessure centrale dans l’oeuvre de Giunta. L’être gagne alors en profondeur, en justesse, en vérité. La présentation de l’ensemble de son oeuvre, dans le présent ouvrage, contribue à redonner sa place à un artiste dont la contribution reste largement méconnue dans le panorama de l’art québécois et canadien du XXe siècle.

Françoise Le Gris a obtenu un Ph.D Esthétique et arts plastiques à l’Université de Paris 1 – Sorbonne. Elle est professeure associée d’histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal, théoricienne de l’art, commissaire d’expositions et poétesse.

 


 

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Burning Man: Art on Fire

Jennifer Raiser, photographie de Scott London et Sidney Erthal – Plus de 200 photos d’oeuvres d’art, couverture rigide, Race Point Publishing, ouvrage en anglais, 39 $ – Disponible en librairie

Chaque année, au mois d’août, des dizaines de milliers de personnes se rencontrent dans le désert de Black Rock au Nevada pour célébrer l’expression artistique. L’endroit, vaste et inhospitalier, surnommé pour l’occasion The Playa, accueille le festival « Burning Man » au cours duquel, dans un site clôturé de 9 miles de diamètre, des artistes surnommés « Burners » reconstituent une sorte de cité temporaire vouée à l’art et la participation. Bravant les éléments, parfois extrêmes, plus de deux cents oeuvres d’art des plus ambitieuses y sont créées, visant à délecter, provoquer, interpeller ou ébahir. Jamais, jusqu’ici, n’avait-on réuni les plus étonnantes de ces créations en un volume qui permet aux lecteurs de ressentir la magie de cette manifestation artistique survoltée dans le confort de leur foyer.

Burning Man : Art on Fire constitue l’unique collection autorisée des oeuvres les plus remarquables de Burning Man, grâce à d’incroyables photographies captant l’essence même des sculptures, des oeuvres d’art, des narrations et des interviews ayant cours lors de l’événement. Ce magnifique ouvrage permet aux artistes et amateurs de vivre et revivre tout au long de l’année l’expérience unique de Burning Man.

 


Une sélection de trois livres…