Peindre un pays
« Peindre, c’est collaborer avec la terre : c’est accepter d’inscrire un sens personnel d’humanité sur un paysage modifié à jamais.» – Marguerite Yourcenar
Quelle rencontre ! Mais surtout quelle œuvre ! J’aurai pris trois jours avant de coucher les premiers mots de ce texte, l’émotion s’étant faite intense au contact de la peintre et de sa création d’exception. Il s’agit d’une paysagiste du calibre des Ayotte, Rousseau, Thompson, et qui encore ? De facture art contemporain, les toiles d’Yvette Boulanger se veulent aussi porteuses d’une conscience « verte »; les thématiques de la peintre reposant sur la sauvegarde des milieux naturels demeurés sauvages. Ce qui place son œuvre dans un créneau de conscience sociale des plus d’actualité. Cela, sans parler de sa prédilection pour la sauve-garde des granges et maisons anciennes du patrimoine bâti. D’ailleurs c’est en sa maison tricentenaire restaurée de ses mains qu’elle m’a reçu, soit l’écrin fabuleux pour l’œuvre qu’elle polit tel un diamant brut, jour après jour, coulante comme rivière.
« La vie d’factrie »
Née en 1932, à Danville dans les Cantons de l’Est, au Québec, ses premiers dessins à l’âge de 9 ans reproduisent les œuvres euro-péennes imprimées sur les calendriers. Elle les dessine et redessine. Mais chaque fois en les bonifiant d’éléments de sa vision personnelle. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more
Yvette Boulanger est représentée par la Galerie Yvon Desgagnés
On pourra se procurer le catalogue Yvette Boulanger ‒ Le paysage dans tous ses états aux Éditions Carte Blanche.
Texte de Michel Bois