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Magazin'Art

michel bois

Éditorial :

L’art visuel et l’après confinement

 

L’obligation de rester chez soi a très lourdement touché le milieu de la création et des galeries d’art au moment où tout le monde a besoin de réconfort, d’images libératrices et d’éblouissement. Médicalement, l’art ne peut rien contre le coronavirus. Toutefois, l’humanité à travers les siècles, nous a montré que l’art fut un baume voire un pansement pour calmer les angoisses des âmes tourmentées. Mais, quoi qu’il en soit, serrons-nous les coudes et activons nos talents pour propulser l’art visuel au-delà de ce marasme universel. Or, de plus en plus de galeristes pensent que les collectionneurs viendront à l’art grâce au « boulevard numérique ». Foutaise illusoire… Certes, les clients de ces galeries seront « avisés » par cette technologie froide et pragmatique. Mais jamais les images sur l’écran ne sauront transmettre l’indicible émotion vécue en présence sensuelle de l’oeuvre. Ni ne feront ressentir la trame émotive de l’atmosphère ambiante d’un vernissage en compagnie de l’artiste. Et encore moins par la réductrice description concoctée, ou pire, un gazouillis de 140 caractères au maximum. Dès lors, aucune certitude.

La survie des galeries est compromise par cette crise sanitaire certes, mais les faits d’avant-pandémie demeurent : les impitoyables et souvent trop exorbitants coûts du loyer sans vente aucune. Vous trouvez cela normal de payer un 6 000 $ par mois pour avoir pignon sur rue ? Pas moi. En ce lundi du 4 mai, les galeries d’art de Québec sont à nouveau sur l’échiquier. Charlevoix et les autres régions tout autant. Au moment d’écrire ces lignes, j’ignore l’état de la situation à Montréal, Toronto, Calgary, Vancouver. Mais probablement tout aussi peu reluisante. Sur ce, je souhaite le meilleur à tous dans les plus brefs délais. Car artistes, galeristes et collectionneurs confondus, ne peuvent exister les uns sans les autres. Ici, permettez-moi d’exercer le souhait de découvrir sur ma route, l’émergence de talents nouveaux empreints d’humanité. Un peu comme au sortir de la première guerre mondiale. Moment clé où est né le Surréalisme. De fait, exaspérés par le réalisme des scènes des malades, des mourants et des ruines, les artistes se sont mis à rêver de faire voir autrement le monde. Histoire de voyager émotivement et intellectuellement dans un univers moins bancal. Voilà comment l’art a retrouvé sa vraie et légitime destinée. Qu’en sera-t-il après la quarantaine ? Qu’aimeriez-vous voir ? Une pandémie inédite de chefs-d’oeuvre résultant d’une vision personnelle donnant à voir l’âme ? Il est clair que votre Magazin’Art sera au rendez-vous pour vous dire. Papier glacé. Textes sensibles et fouillés. Témoins de l’art vivant, depuis plus de trente-deux ans. Et avec plus de 700 points de chute à travers le Canada et les États-Unis.

Merci de commenter. Nous publierons.

 

 

Michel Bois

 


 

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L’obligation de rester chez soi a très lourdement touché le milieu de la création…

Andréa Marquis, Taureau

Oeuvres d’art et fiscalité

En cette période incontournable de déclaration d’impôt pour les citoyens québécois et canadiens, Magazin’Art voit l’opportunité d’évoquer et souligner certaines règles concernant l’impact financier de la vente de tableaux de collection, les dons, les héritages ainsi qu’à l’allègement fiscal lors de l’acquisition d’oeuvres d’art par une compagnie. Trop de légendes urbaines circulant à mauvais escient; plusieurs s’improvisent dans ce domaine, y allant à l’aveuglette sans tenir compte des coûts engendrés ultérieurement. Si certaines dispositions de la loi vous indisposent, merci de ne pas tirer sur le messager. Voici quelques illustrations concrètes. Impôt à payer sur la vente d’un tableau de votre collection ?
Seulement si la valeur de la vente dépasse 1 000 $. Ce qui par le fait même devient un gain, s’ajoutant à vos revenus. Donc assujetti selon votre taux marginal d’imposition.
Vous faites un don à un musée ou à organisme public et reconnu et vous aimeriez déduire la somme totale du don sur votre déclaration d’impôt… Impossible, hélas. Notons d’abord que la valeur de l’oeuvre (dessin, estampe, photographie, peinture, sculpture, etc.) ne peut être en-deçà de 200 $. Si tel est le cas, le taux d’amortissement est de 20 % de la valeur de l’oeuvre au fédéral si l’artiste est Canadien et de 331/3 % du côté du ministère du Revenu québécois.

Est-ce bien clair et compris ? Je continue.
Au décès de son père, Dominique a hérité de la prestigieuse collection d’oeuvres d’art cotées de son paternel. Les oeuvres étant inscrites au testament, la succession a dû régler les impôts du défunt. Dominique « se dit ravi » de cet héritage. Surtout qu’il ne sera pas taxé. Il est héritier. Puis devant un coup dur à affronter, il pense vendre les oeuvres reçues. Bonne idée, mais surprise, ces ventes se transformeront en gain en capital parce que les oeuvres valent plus de 1 000 $, donc imposables ! Comme on dit, un vendeur averti en vaut deux, non ? En terminant, un souhait altruiste et conséquent pour le domaine des arts visuels: que les entreprises se prévalent davantage de l’amortissement accordé pour l’achat d’oeuvres d’art. Une réglementation minutieusement concoctée par le gouvernement pour justement favoriser tous les gens impliqués dans la sphère des arts visuels, de l’artiste à l’agent et au galeriste. Voici comment : l’entreprise aura le choix de réclamer annuellement un pourcentage d’amortissement jusqu’à hauteur complète de la valeur du prix payé
pour acquérir l’oeuvre. Si l’entreprise décide par la suite de vendre l’oeuvre, elle réalisera un gain ou une perte en capital. 50 % de ce gain sera alors imposable pour cette entreprise. Charmant et tortueux méandre de la fiscalité… à vos calculatrices entrepreneurs, galeristes, citoyens et artistes !!! Si ces écrits vous heurtent, merci de contacter votre comptable
fiscaliste.

Dans ce numéro du printemps, une « Grande rencontre » avec Guy Paquet, ce merveilleux peintre rêvassant tout au long de l’infini du ciel. La naissance d’une nouvelle galerie d’art à Québec. Et tout ce qu’il faut savoir sur l’AVQ, cette nouvelle association pour les artistes en arts visuels. Bonne lecture.

 

Michel Bois, rédacteur en chef


 

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En cette période incontournable de déclaration d’impôt pour les citoyens…

Les livres

Être artiste

Livres

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Qu’est-ce qu’être artiste ? Huit créateurs majeurs en arts visuels se prêtent à la confidence en toute simplicité. Ils parlent de vocation et d’engagement, de doute et de ténacité, évoquent l’amour pour leur art, les privations et les polémiques tout autant que les fruits de la persévérance. Entre passion et devoir, leurs témoignages attestent que créer est un besoin impérieux, voire essentiel.

Entrevues menées par Michel Bois et Alexandre Motulsky-Falardeau.

Pour info : Éditions de L’Instant Même. Tél : 418 527-8690 Courriel : info@instantmeme.com

Qu’est-ce qu’être artiste ? Huit créateurs majeurs en arts visuels se prêtent à la confidence en toute simplicité. Ils parlent de vocation et d’engagement…

Marie Montiel

Entre pudeur et aveu

Lʼart au féminin

« Dresser le portrait d’une personne est toujours un autoportrait pour le peintre qui lui prête les vertus qu’il aimerait lire en miroir. » – Patrick Deville

La peintre Marie Montiel a la touche délicate, sensible, et la vision idéalisée de la Renaissance entre les ombres et la lumière. Quel cadeau ! Quelle création ! Toute son oeuvre fait penser à une petite musique de nuit où tout se dissimule en filigrane sous les appa-rences de la grâce du rendu. Pareille à une poésie dont l’ultime qualité réside dans la retenue et la pudeur pour mieux laisser trans-paraître l’aveu de l’expérience humaine. Ni sentimentale. Ni factice. Marie Montiel est de ces peintres à la culture monumentale. La fraîcheur du talent, son acuité, nous comble; tout se joue sur la toile dans une sorte d’intimité délicieuse et silencieuse s’adressant à l’âme. Pour ce faire, Marie Montiel recrute ses modèles avec soin. Le plus souvent parmi la horde des amis acteurs, chanteurs ou peintres. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Michel Bois

On retrouve les œuvres de Marie Montiel à la Galerie dʼart Le Vieil Art, Alma, Québec, à la Galerie du Lac Brome, Knowlton, Québec, ainsi quʼà la Galerie dʼArt Courtemanche, Magog, Québec.

La peintre Marie Montiel a la touche délicate, sensible, et la vision idéalisée de la Renaissance entre les ombres et la…

Yves Ayotte

Création en apesanteur

Grande rencontre

« Peindre un paysage, c’est dégager la part d’énergie et de mouvement qu’il a introduit chez le peintre. » – Henri Bergson

Yves Ayotte est né en 1955 à Bois-des-Filion dans les Laurentides. Peu de temps après, il déménagea avec sa famille aux Trois-Rivières où il passera la majeure partie de sa vie, et ce, jusqu’à l’âge adulte. Épris de peinture depuis sa tendre enfance, c’est en 1978 qu’il décide de relever le défi de la création par l’obtention d’un bacca-lauréat en arts visuels dispensé par l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les études furent brèves, car l’enseignement de l’époque porte sur l’exploration des matériaux et l’abstraction géométrique. Rien à voir avec la technique dont le peintre voulait s’approprier. Ce qui fatalement amènera Yves Ayotte à apprendre à peindre de façon autodidacte, en catimini, réalisant des toiles d’abord comme hobby. Et oui, en cachette! Car il se sentait freiné dans son élan fondamental, toujours sous l’emprise des préjugés de l’époque, au sein d’une famille pour laquelle la pratique de l’art menait obligatoirement à la marginalité, même si le père (policier de son métier) comptait pourtant le maître Léo Ayotte parmi ses cousins germains. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Michel Bois

Yves Ayotte est représenté par la Galerie Iris à Baie-Saint-Paul, Qc, la Galerie Christine Genest, à Cap-Santé, Qc, la Galerie Les règles de lʼart, à Saint-Sauveur, Qc, et la Galerie Lumière au Pinceau, à Grand-Mère, Qc.

yvesayotte.com

 

 

Yves Ayotte est né en 1955 à Bois-des-Filion dans les Laurentides. Peu de temps après, il déménagea avec sa famille aux Trois-Rivières où il passera…