Galerie Jeannine Blais
Magazin'Art

Hommage

L’observatrice, 3/8 21 x 23 po

Hommage à Gérard Bélanger

(1936 – 2019)

La nouvelle est tombée comme une tonne de briques. Gérard Bélanger n’est plus. On pouvait s’y attendre en considérant ses 83 ans. Mais on le croyait éternel tellement il avait de l’énergie et ce sens inné pour s’adjoindre l’énergie de la vie. Rappelons que le sculpteur a été un pionnier de la fonderie d’art au Québec. On pense à la mise en fonction de la fonderie d’Inverness au moment où les sculpteurs québécois devaient se rendre en Ontario ou aux États-Unis pour réaliser leurs œuvres. On retiendra de l’œuvre de Gérard Bélanger ce sens unique de la beauté défiant les tensions et les élans vers l’équilibre de personnages truculents, ciselés à la manière d’un diamant des profondeurs. Son savoir. Sa générosité. Son enthousiasme, mais surtout son dynamisme nous manque déjà. Merci pour tout, Maître Bélanger !

La mère et l’enfant, 6/8 15 x 11 po

La mère et l’enfant, 6/8 15 x 11 po

Un remerciement spécial à la Galerie Richelieu, 7903, rue Saint-Denis, Montréal, QC – 514 381-2247, pour la gracieuseté des images de la création de Gérard Bélanger, qu’elle représente.

La nouvelle est tombée comme une tonne de briques…

Noel Julian Meyer

13 avril 1954 – 31 décembre 2018

Hommage

Noel Julian Mayer est né à Ottawa, mais sa famille s’établit rapidement à Montréal où il passera le reste de sa vie. Une ville qu’il aimera et détestera à la fois. Il aimait les musées et les galeries, la montagne et le fleuve, les cafés et les bistros, le Jardin botanique et la diversité des styles architecturaux. Il n’aimait pas l’étalement, la congestion, ni la propension de la municipalité à détruire de petits joyaux architecturaux au nom du progrès et du développement.

Diplômé du Collège Dawson, il entreprend des études universitaires à Concordia où il obtient son baccalauréat en arts en 1978. À l’université Concordia, Noel écrit pour la revue étudiante Loyola News, faisant la critique de livres, de disques et de spectacles. Il fut également disc-jockey pour Radio Loyola, animant une émission de musique de blues, une de ses grandes passions.

Noel a travaillé comme rénovateur et entrepreneur durant l’été alors qu’il poursuivait ses études, et pendant quelques années suivant sa graduation. Au début des années 80, il commença à écrire sur ses expériences de rénovateur. Il contribua à la rédaction de deux volumes, Lighting and Electricity et Doors and Windows, publiés chez St. Remi Press pour Time Life Books. En 1984, il participe à la traduction et l’adaptation de Traditional Windows, un manuel technique dédié à la préservation et la reconstruction de fenêtres traditionnelles, publié chez Heritage Québec. Toujours en 1984, il signe une rubrique hebdomadaire pour la Montréal Gazette sur la rénovation et la construction résidentielle, tout en gardant l’œil sur la préservation des édifices patrimoniaux. Cette rubrique aura cours jusqu’en 2001.

En 1986, il joint l’équipe de rédacteurs d’Habitabec, un hebdomadaire bilingue consacré à l’immobilier, ses textes portant sur divers aspects de la question du logement à Montréal. Il y demeura deux années. De 1991 à 1993, il fut l’éditeur de The Downtowner, une publication communautaire hebdomadaire ayant un tirage de 60 000. De 1993 à 1999, il couvre la télévision par câble et par satellite, ses articles étant diffusés à New York et en Europe. Simultanément, il rédige des communiqués de presse, des blogues d’entreprises et divers autres travaux pour une variété de compagnies.

C’est en 1992 qu’il rédige sont premier profil d’artiste pour Magazin’Art. Car il était également un grand amateur d’art. Dès l’âge de dix ans, il passait ses matinées du samedi au Musée des beaux-arts de Montréal à esquisser les œuvres de maîtres, accompagné de son ami de longue date, Brian Black.

Un de ces matins au musée, un étranger demanda à Noel de lui prêter papier et fusain. L’homme dessina rapidement le portrait d’un garde de sécurité ainsi que des phoques sur un rocher, puis, lui remis la feuille et s’éloigna. Après avoir demandé aux garçons s’ils savaient qui était cet homme, le garde de sécurité leur suggéra de lui demander de signer le dessin. Noel s’élança donc vers lui et lui demanda sa signature. L’homme apposa alors ses initiales sur les deux esquisses, soit A L. Il s’agissait de nul autre que le peintre Arthur Lismer, membre du Groupe des Sept d’origine.

Son arrière-grand-père travaillait dans une quincaillerie durant les années 1920, alors que les artistes peintres et les peintres en bâtiment s’approvisionnaient de peinture au même endroit. Il n’hésitait pas à glisser un ou deux tubes de peinture gratuitement aux artistes peu nantis. Il avait alors parmi ses clients certains membres du Groupe des Sept. L’intérêt de Noel pour l’art était peut-être génétique. Son père, John Meyer, fut également rédacteur en chef, section anglaise pour Magazin’Art. Après le décès de John, Noel devint l’éditeur anglophone de Magazin’Art, un poste qu’il occupa jusqu’à son propre décès.

Noel peignait des aquarelles, sans talent distinct. Il peignait pour son propre plaisir. Ses toiles sont cependant très prisées par ses enfants adultes, Graham et Robyn, et quelques autres membres de sa famille qui ont la chance d’en posséder une. Il ne faisait pas état de fausse modestie concernant son habileté ou son manque d’habileté. Il peignait simplement par pur plaisir, ce qui s’avère être le rôle de l’art… le plaisir de créer et le plaisir d’admirer, rien de plus et, certainement, rien de moins.

Noel était un homme imposant. Six pieds deux pouces, et 250 livres. C’était un passionné d’art, de musique et de littérature. Un lecteur vorace, de tous les genres, des classiques de Dickens aux fictions fantastiques de Tolkien, de Carl Hiaasen à Larry McMurthy, de Dashiell Hammett à Len Deighton, de Patrick O’Brien à Bernard Cromwell.

C’est avec grand regret que sa famille souligne son décès. Il laisse derrière lui trois frères et une sœur, deux enfants, plusieurs cousins et des milliers d’amis, tous étant dévastés par la nouvelle de son décès à l’âge de 64 ans. Il avait encore tant à nous donner.

Texte de Carl Meyer

Noel Julian Mayer est né à Ottawa…

Louise Lecorre-Kirouac

(1939-2018)

Hommage

Le 27 octobre dernier nous apprenions avec tristesse le décès de la peintre Louise Lecorre-Kirouac, sœur de l’illustre feu Tex Lecor. Dès 1973, elle peint des portraits qu’elle expose, fait de la photo avant de savoir vraiment ce que lui réservait son talent. Quiconque aurait quelques craintes d’avouer être la sœur de Tex Lecor, forte personnalité de la peinture québécoise, mais elle s’en vante volontiers pouvions-nous lire dans le numéro de l’été 1989 de votre Magazin’Art sous la plume de Bernard Théoret. « En fait nous devons reconnaissance à Tex de l’avoir incitée à se libérer de la photo, de lui avoir transmis ses connaissances et de l’avoir trimbalée à travers le Québec en l’encourageant à nous transmettre sa vision. Aujourd’hui, Louise Kirouac est « un gars de la bande à Tex » et, quelques fois par année, elle fait avec lui, Claude Langevin, Umberto Bruni et d’autres, des virées de paysages qui les amènent aux quatre coins du Québec…, » nous livrait alors Théoret. Parlons donc ici d’un mouvement de paysagistes animés par la même passion de peindre pour généreusement nous faire voir la beauté à travers des yeux épris d’amour et de liberté. Et qui disparait peu à peu. Si la carrière en art est ingrate, rappelons que la vie l’est tout autant. À la famille immédiate, veuillez recevoir l’expression de nos condoléances les plus sincères.

La rédaction de Magazin’Art

Hiver 2019

Le 27 octobre dernier nous apprenions avec tristesse…

RICHARD BÉLANGER MAGAZIN'ART

Hommage

à Richard Bélanger


Richard Bélanger, l’aquarelliste de grande renommée, nous a quitté ce vendredi, le 16 juin 2017, à l’âge de 66 ans.

Votre Magazin’art ne pouvait garder sous silence cet événement malheureux. Natif de la Gaspésie, durant près de 40 ans, il aura su faire reculer les limites du réalisme par la vivacité des lumières de son talent audacieux. Soulignons qu’il fut le premier canadien à recevoir la médaille d’or de l’Américan Watercolor Society en 1991 parmi d’autres distinctions prestigieuses obtenues tout au long de sa carrière. À la famille, aux amis, aux collectionneurs amoureux de son art, et aux galeristes qui ont su reconnaître et défendre son talent, veuillez recevoir l’expression de notre support et de nos sentiments les meilleurs.

Équipe de Magazin’Art

Site Internet de l’artiste

Richard Bélanger, l’aquarelliste de grande renommée, nous a quitté.

Jeannine Blais

(1930-2016)

Hommage

Hommage à une galeriste d’exception

Lorsque l’on est confronté au décès d’un membre indispensable à la synergie de la famille des arts, galeriste qui plus est, il est difficile de savoir comment se comporter, de trouver les mots justes à pro- noncer pour apporter du réconfort aux proches, aux artistes qu’elle défendait comme aux collectionneurs. Indéniablement, Jeannine Blais aura su implanter sur la carte du pays, à partir de sa galerie établie à North Hatley, un lieu incontournable de diffusion et de promotion dédié à l’expression de l’Art naïf.

Collectionneuse aguerrie et galeriste engagée au-delà d’un métier ou d’une profession, Jeannine Blais vivait intensément sa passion depuis le début des années 80. Rieuse, colorée et amoureuse de la vie, la dame a fait sans aucune mesure pour plusieurs organismes de l’Estrie. À commencer par la création et la direction du Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Puis de la galerie portant son nom dont le succès retentissant a su mobiliser les amateurs d’art d’ici comme d’ailleurs à l’étranger. Travailleuse infatigable, elle aura eu le plaisir de voir naître, à la suite de ses efforts, la reconnaissance et la défense de l’art naïf québécois. Le Musée international d’art naïf de Magog fut ce berceau. Un évènement en soi venant nous dire que notre amie, malgré son départ, restera ancrée en nos mémoires. Son altruisme continuera de nous éblouir par son abnégation, elle qui ne vivait que pour la réussite de ses artistes. En sa mémoire, et en guise d’hommage, Jeannine Blais souhaiterait que vous fassiez un don au Musée international d’art naïf de Magog, ou au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Il est clair que sa gentillesse, sa vivacité d’esprit et sa volonté à dire et à défendre la pratique de l’art vont nous manquer ! Une pensée toute spéciale pour Mireille, sa fille déjà rompue au service de l’art avec la plus grande sensibilité.

La rédaction de Magazin’Art

Lorsque l’on est confronté au décès d’un membre indispensable à la synergie de la famille des arts…

Paul-Henri Falardeau

(1929-2015)

Hommage

Brillant gestionnaire financier auréolé du plus grand prestige. Devant la majesté des lieux et la qualité de vie ambiante, cet administrateur assigné par ses patrons à résider dans Charlevoix a senti le besoin d’exprimer sa vision des lieux. Homme d’une intelligence et d’une sensibilité inouïe, sa recherche d’authenticité l’amena à s’inscrire aux cours de l’École des beaux-arts de Québec afin de pouvoir dire d’une manière personnelle.

Les peintres Bruno Côté, Iacurto, Rousseau et autres géants lui auront fourni l’occasion de peaufiner son style lors de rencontres en peignant sur le motif. Ambiance idyllique. Nostalgie du mode de vie rural. Visions bucoliques senties. Orchestrateur des lumières fugitives : sous son pinceau, nous retrouvons la dimension champêtre du bonheur de celui qui regarde et exulte !

En terminant, soulignons que Paul-Henri Falardeau est le frère de feu Jean-Charles Falardeau, premier sociologue du Québec et fondateur du Conseil des arts du Canada. Monsieur Falardeau est représenté par la Galerie Symbole-Art à Montréal. À toute sa famille, nos plus sincères condoléances.

La rédaction

Brillant gestionnaire financier auréolé du plus grand prestige. Devant la majesté des lieux et la qualité de vie ambiante, cet administrateur assigné par ses patrons…

Marcel Barbeau

(1925-2016)

Hommage

Ce peintre important du Refus Global aura créé jusqu’à la fin de sa vie. Gavé, mais présent devant le défi de la toile. « Je ne me suis jamais demandé pourquoi je continuais. J’agis. Je crée comme je respire. Je ne me demande pas pourquoi je respire ni pourquoi je crée. En fait, c’est un combat vis-vis de moi-même, face à mes propres intentions, face à mes désirs. » Voici le témoignage qu’il m’a rendu pour l’écriture de mon bouquin, Être Artiste, publié en août.

Les plus grandes distinctions et les prix pullulent. Et tout autant les expositions en des lieux et musées plus que prestigieux à travers le monde. Le domaine des arts visuels vient de perdre un de ses plus grands actifs représentants en matière de renouveau en arts visuels. Que cela soit senti, entendu et partagé !

La rédaction

Site web de l’artiste

Ce peintre important du Refus Global aura créé jusqu’à la fin de sa vie. Gavé, mais présent devant le défi de la toile…

Hommage à

Fernand Gosselin

Hommage

C’est une épée de Damoclès auquel nul artiste ne peut échapper. Lorsque l’on est confronté au décès, on ne sait pas toujours comment se comporter. Et pas plus sans savoir les mots pour exprimer les condoléances. Sauf qu’il est parfois possible d’écrire avec son coeur.

Fernand Gosselin aura d’abord fait carrière dans la sphère de l’éducation, puis au sein de haute fonction publique du Québec. Artiste dans l’âme, les 25 dernières années de sa vie auront été consacrées à la création de sculptures hors normes par le réalisme et la profusion des détails de la faune ailée. Soulignons la sortie de 2 livres incontournables donnant accès au savoir spécifique et poétique. Va sans dire que les oeuvres de Fernand Gosselin se nichent au sein de collections prestigieuses, publiques et privées.

L’équipe de la rédaction de votre Magazin’Art est touchée par cette triste nouvelle. À la famille, nous vous assurons de notre amitié en ces moments difficiles.

Michel Bois

C’est une épée de Damoclès auquel nul artiste ne peut échapper. Lorsque l’on est confronté…

Une oeuvre comme rivière

Yvette Boulanger (1932-2015)

Hommage

L’artiste peintre de réputation internationale, Yvette Boulanger, s’est éteinte en ce 20 mai dernier. Elle a lutté pendant trois semaines et jusqu’au bout. Madame Boulanger était mon amie. Une amie chère. Cela depuis une entrevue pour un texte senti, il y a deux ans pour votre Magazine. Elle me manquera beaucoup. Et tout autant à tous ceux et celles qui auront eu le privilège de faire sa rencontre. Yvette était particulièrement attachante, d’une intelligence rare, chaleureuse et généreuse, entière, passionnée. Elle aimait parler de l’art, ouverte à toutes les découvertes. Elle portait en elle les colères de la philosophe pour une société meilleure, et le baume de la femme d’action. Les derniers jours, elle m’a demandé des images de mes poules, du papier et un crayon. Elle voulait encore faire voir la vie aux autres. Comme elle aimait à dire, on ne sait jamais quand un tableau est terminé. Elle avait raison, car son oeuvre embrassant plus de quarante ans de carrière lui survivra. Elle préparait une exposition pour le Musée Marius-Barbeau. Elle aura fait les beaux jours des galeries les plus renommées entre Montréal et Toronto. Puis ailleurs à l’étranger. Une touche unique. Une paysagiste du coeur vibrant comme une mousseline à la lumière. À Hélène Masse, son âme soeur et mon amie, tendre, tendre, j’associe le lectorat de Magazin’Art pour te dire que nous serons toujours éblouis par la sensibilité de madame Yvette.

Michel Bois

L’artiste peintre de réputation internationale, Yvette Boulanger, s’est éteinte en ce 20 mai dernier. Elle a lutté pendant trois semaines et jusqu’au bout…

Atteindre l’excellence

Robert Picard (1929–2014)

Hommage

Lorsqu’une personne du calibre de Robert Picard nous quitte, les mots se bousculent et se déclinent afin de lui rendre hommage. Partenaire de la première heure à Magazin’Art, Robert Picard aura fait sa marque dans le domaine des antiquités québécoises et de l’art populaire depuis 1965. Parcours admirable s’il en est un, son amour du patrimoine l’aura amené à prononcer de nombreuses conférences, à dispenser des cours à l’Université de Montréal et à siéger sur divers conseils d’administration, notamment au Musée d’art de Joliette de 1978 à 1989.

Membre du Bureau d’éthique commerciale, collaborateur auprès de diverses revues parmi les plus prestigieuses, son expertise était telle que des sommités du domaine où figurent Michel Lessard et bon nombre de conservateurs à l’emploi d’importantes institutions muséales, auront su faire appel à son érudition. En complémentarité, il a agit au sein de nombreuses compagnies d’assurance à titre d’évaluateur afin de soutenir la cote des oeuvres des collectionneurs en cas de sinistres par le feu ou le vol.

En partenariat avec son épouse Michelle Bourdeau-Picard, il a publié un ouvrage majeur intitulé Cinquante ans de progrès avant de se consacrer corps et âme dans la sauvegarde, la restauration et l’animation de la maison de la vénérable Rosalie Cadron-Jetté, fondatrice des soeurs de Miséricorde. Soulignons que ce lieu est devenu le carrefour incontournable de maintes expositions d’intérêt.

Un véritable monument du domaine du patrimoine nous a quitté. La boutique de Lavaltrie ne sera plus jamais la même. Merci à monsieur Robert Picard pour son exceptionnelle contribution à la culture québécoise et canadienne. De toute l’équipe de Magazin’Art, veuillez madame Bourdeau-Picard, recevoir nos plus sincères condoléances.

La rédaction

Lorsqu’une personne du calibre de Robert Picard nous quitte, les mots se bousculent et se déclinent afin de lui rendre hommage…