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bande dessinée

Boudro

Quand l’art fait «Pop» et «Boum»

Le Pop Art

Boudro a déjà peint la splendeur des paysages de Charlevoix. Or, depuis son cœur bat pour la démesure et l’effervescence de New York. Plus précisément pour le Pop Art dont il a retenu le côté expressif des supers héros, des bandes dessinées et des logos publicitaires.

Boudro est né en 1967 à Sept-Îles, mais il a vécu à Montréal depuis l’enfance. Beaucoup plus tard, il migre et aménage son atelier sur la Rive-Sud de l’île. Et de là ses œuvres se promènent un peu partout sur la planète.

C’est son boulot « nourricier » dans les années 1980 à titre de guide touristique, alors qu’il étudiait en design industriel, qui l’a conduit à vivre l’effervescence de la démesure visuelle des panneaux publicitaires de Times Square. Ébahi par le plan cartésien de la grosse pomme avec ses rues à angle droit, l’expérience visuelle lui a permis de saisir l’harmonie et l’équilibre des diverses juxtapositions des symboles et des logos réparties de manière à former une mosaïque où nous retrouverons en son centre, une cible, clin d’œil à Jasper Johns, histoire de happer le regard du spectateur. Aussi ses œuvres sont des plus expressives. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Michel Bois

En permanence à la Galerie Perreault 205, rue Saint-Paul, Ville de Québec. Tél. : 418 692-4772

 

Boudro a déjà peint la splendeur des paysages de Charlevoix. Or, depuis son cœur bat pour la démesure et l’effervescence de New York…

La cage, je resterai en vie, 24 x 70 po, 2016

Sandra Chevrier

Héroïsme au féminin

Sur le Web, présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

L’artiste articule sa démarche sur la quête de liberté identitaire de la femme contemporaine : « Une réalité où le rôle de la femme est préconçu et où celle-ci se doit d’être à la fois aimante, puissante, passionnée et travailleuse, tout en respectant les diktats que la société dans laquelle elle évolue lui impose. »

Après plusieurs esquisses préparatoires, l’artiste transpose avec assurance sur le canevas ses personnages mélancoliques et énigmatiques. Dans sa dernière série « Les Cages Super Héros », les femmes de Chevrier sont muselées par des masques graphiques extraits de bande dessinée américaine. Pour l’artiste, ce mimétisme symbolise ces prisons sociales où elles cachent leur véritable identité. Dans ses œuvres, Sandra Chevrier confronte le dynamisme tiré des onomatopées, des couleurs vives et de la victoire face à la grisaille de la défaite et l’émouvante fragilité. Elle évoque ainsi la lutte quotidienne de ces femmes, nourries par les fausses attentes qu’elles se font de la beauté et de la perfection. « Si les Super-Héros tombent et se relèvent, alors nous devrions nous aussi accepter nos faiblesses et garder courage face à l’épreuve. Réalisons que nous sommes humains. »

Originaire des Laurentides et Bachelière en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, Sandra Chevrier vit et travaille actuellement à Montréal. Ses œuvres voyagent au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Norvège, aux États-Unis et en Chine.

Parlez-nous de votre médium ?

S. C. : J’utilise plusieurs médiums : acrylique, aquarelle, pastel, graphite et parfois le collage. Je peux produire de très grands formats sur canevas ou concevoir de plus petites œuvres sur papier. J’aime aussi travailler avec le bois; avec celui-ci je peux jouer avec des formes atypiques.

Si vous aviez à écrire un tweet de moins de 140 caractères décrivant votre travail artistique, quel serait ce tweet (mots-clics inclus) ?

S. C. : Portraits portant des masques. Cages symbolisant nos prisons quotidiennes. Valse entre réel et imaginaire, vrai et faux, remède et poison.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

S. C. : Les réseaux sociaux sont devenus les meilleurs outils dont peut bénéficier un artiste. L’art devient maintenant accessible aux humains aux quatre coins du monde en quelques clics seulement. Il voyage lui-même sans effort. Les galeries en souffrent beaucoup; les artistes n’ont plus nécessairement besoin d’une galerie ou d’un agent car ils peuvent eux-mêmes promouvoir leur travail, et ce, sans débourser le moindre sou. Je suis très active sur les réseaux sociaux et ils sont la principale raison de mon succès à l’international.

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

S. C. : Il y a plusieurs façons de promouvoir gratuitement son travail. Instagram serait mon premier choix, ensuite viennent les sites comme Facebook, Ello, les forums d’art tels que Banksy Forum et Espresso Beans, LinkedIn, Pinterest….

Sur un le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

S. C. : Tous les jours je tente de publier au moins une photo ou quelques photos sur Instagram. Les gens qui suivent mes profils aiment voir les work in progress, des esquisses, ma vie dans l’atelier, certains moments de ma vie… Ainsi ils réalisent le travail derrière une œuvre. Ils m’accompagnent dans mes voyages autour du monde et lors de mes expositions. Ils apprennent à connaître un peu qui je suis, comme personne, comme maman, femme d’affaires et artiste.

 

La cage tout ce que je suis

La cage tout ce que je suis

 

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

S. C. : J’ai maintenant des clients dont je n’aurais d’aucune autre façon pu acquérir les contacts : des célébrités, des investisseurs milliardaires. Par exemple, je suis maintenant amie avec la chanteuse Alicia Keys et le rappeur Swizz Beatz, fondateur de la « The Dean Collection ». Cette prestigieuse collection s’est enrichie de plusieurs œuvres d’artistes émergents et reconnus.

Votre page Facebook a près de 19 000 abonnés. Utilisez-vous cette plateforme pour faire la promotion de votre travail artistique ?

S. C. : Je vous avoue que depuis ma découverte d’Instagram, je préconise cette plateforme plutôt que Facebook. Pour un artiste visuel qui travaille avec des images, Instagram semble plus efficace et m’aide à rejoindre un plus large public. Je compte maintenant plus de 40 000 abonnés sur cette plateforme. Cependant, pour un meilleur contrôle de mes médias et une gestion plus efficace, je relie mon compte Instagram à mes comptes Twitter et Facebook.

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ? Si oui, quelle place les transactions en ligne occupent-elles dans vos revenus ? Sentez-vous une réticence de la part des artistes à vendre leurs pièces en ligne ?

S. C. : J’ai vendu par moi-même durant plusieurs années jusqu’à ce que ma carrière prenne un virage international. J’expose aux quatre coins du globe, j’ai donc des clients de partout. Mon partenaire d’affaire et gérant d’artiste Jean-Pascal Fournier a ouvert la Galerie C.O.A et une galerie marchande en ligne dans le but de disposer d’un lieu physique à Montréal et, du coup, nous donner une certaine crédibilité. Maintenant je peux faire imprimer une édition de 350 giclées ou sérigraphies qui se vendront en moins de 15 secondes sur le site. J’y vends aussi des originaux. Le site Internet et la galerie nous ont également permis d’acquérir une liste de contacts et de clients qui se sont ajoutés à notre infolettre. Ils sont avisés dès qu’il y a des œuvres disponibles. Après quelques essais et erreurs, nous travaillons maintenant avec des compagnies de transport de confiance et qui acheminent les œuvres partout dans le monde. Évidemment il peut arriver des pépins, mais les gens nous font confiance et sont conscients des risques. Nous offrons un bon service après-vente en cas de problème.

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?

S. C. : Je reviens tout juste d’une exposition à Hong Kong et à New York. Je me lance dans la production de ma prochaine exposition solo qui aura lieu à Los Angeles à l’automne. J’exposerai également en Norvège, en Australie et à Miami d’ici la fin de l’année.


Texte de Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Sandra Chevrier sur le Web afin de rester connecté avec cette artiste :

Site internet officiel : sandrachevrier.com

Facebook : Facebook.com/sandra.chevrier

Instagram : instagram.com/sandrachevrier

Sandra Chevrier est représentée par la Galerie C.O.A à Montréal : coagallery.com

 

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L’artiste articule sa démarche sur la quête de liberté identitaire de la femme contemporaine…

Raymond Quenneville

L’heure dorée

Peindre un pays

« Pour le peintre, le véritable voyage des découvertes ne consiste pas à trouver de nouveaux paysages, mais d’amener le spectateur à voir avec de nouveaux yeux. » – Marcel Proust

Les photographes britanniques et américains l’appellent « Golden Hour » : L’heure dorée. Alors, parlons ici d’une véritable découverte (pour moi) que m’a réservée le peintre Raymond Quenneville. J’adore toujours apprendre des choses qui poussent à la réflexion. D’où le plaisir de vous la livrer en retour.

Aussi désigne-t-on « l’heure dorée » les premiers moments du lever du soleil et tout autant les minutes prises par le soleil à se coucher en deçà de la réalité visible de la ligne d’horizon. Cela pour obtenir des effets lumineux plus doux et plus chauds, pour notre grand ravissement. Sans oublier l’effet dynamique et linéaire des ombres obtenues ; les unes venant répondre aux autres, de manière à inciter le spectateur à plonger à l’intérieur du tableau vers l’invisible à définir par-delà son imagination.

Raymond Quenneville

Le peintre est autodidacte. Son plaisir à dessiner dès l’enfance, le fit passer de la caricature, à la bande dessinée, à l’art animalier minutieux et délicat, puis à l’expression personnelle du paysage. Lors de la rencontre, il tient à préciser qu’il a fait « ses devoirs » par l’exploration de divers médiums, virevoltant de l’aquarelle à la fluidité de l’encre, à la gouache, sans repentir aucun, jusqu’à l’onctuosité de l’huile. Manuels et ouvrages didactiques lui auront permis d’acquérir plus solidement les rudiments de la composition et de la portée fondamentale des lignes de perspective. Mais plus encore à ce qui a trait au recours des superpositions des couleurs complémentaires afin de se rapprocher le plus possible de « l’heure dorée » : le thème par excellence de ses tableaux.

Les blues, huile sur toile, 36 x 18 po

Les blues, huile sur toile, 36 x 18 po

Le formidable terreau

Dès 1975, en exposant ses oeuvres ici et là dans les boutiques d’art, il est enfin remarqué et invité à relever le défi d’une aventure majeure de création, soit la réalisation d’illustrations de panneaux d’interprétation de la nature et de la faune ailée pour le compte du gouvernement québécois.

Par la suite, à compter des années 1980 donc, la Société des Parcs nationaux du Canada l’amènera à vivre sa magie en divers endroits où le spectacle de la nature se fait grandiose, notamment en Mauricie, en Gaspésie, et du côté des Rocheuses. Ce qui lui fournira l’occasion de parfaire ses connaissances par l’exploration de diverses techniques et médiums capables de rendre la singularité de ces paysages à des fins éducatives.

Retrouvailles, huile sur toile, 18 x 36 po

Retrouvailles, huile sur toile, 18 x 36 po

Petite-Rivière-St-François, huile sur toile, 18 x 36 po

Petite-Rivière-St-François, huile sur toile, 18 x 36 po

Continuation plus qu’heureuse

Au fil des événements, Raymond Quenneville donnera libre cours, en 1992, à la poursuite de sa créativité propre, en toute confiance, à titre de peintre professionnel. Mille et un croquis exécutés sur le motif serviront alors d’inspiration aux multiples compositions recrées et largement réinventées en atelier ; le but étant de trouver le point d’équilibre entre la couleur et les formes amenant à toucher l’horizon de la sérénité à l’intérieur de soi.

Le peintre utilise l’huile et joue des effets complémentaires superposés afin d’accentuer les portées lumineuses. Cela au point d’instiller l’illusion que la lumière provient de l’intérieur même du tableau. Raymond Quenneville s’exprime intégralement dans ses toiles. Il fait corps avec elles. Chacune de ses oeuvres est une rencontre privilégiée avec sa vision de la nature dont il traduit l’énergie naturelle sous un éclairage particulier provenant du ciel. Encore une fois, parlons d’un peintre représentant non pas ce que l’on voit, mais ce que l’on projette à partir du vécu et du senti. Va sans dire que nous sommes devant des oeuvres étincelantes dont les effets lumineux et fugaces invitent, tel un songe, à la méditation.

Dernier arrêt, huile sur toile, 18 x 36 po

Dernier arrêt, huile sur toile, 18 x 36 po

L’art de Raymond Quenneville possède sa signature distinctive bien à lui. D’un tableau à l’autre, c’est le même univers que l’on retrouve. Bergson, le philosophe de renom, a écrit : « qu’un peintre digne de cette appellation, ne peint tout au long de sa vie qu’une seule chose : sa vision, résultat d’un savant travail ». Voilà Raymond Quenneville dans son entièreté singulière pour notre plus grand ravissement !


Texte de Michel Bois

Raymond Quenneville est représenté par : Fallen Leaf Gallery, 102, Main Street, Canmore, Alberta ; Galerie d’art Céleste, 285, rue Principale, St Sauveur, Québec ; Galerie Michel-Ange, 430, rue Bonsecours, Montréal, Québec ; Galeries Beauchamp, à Québec et à Baie-St-Paul, Québec ; New Masters Gallery, Carmel, California, USA ; Oceanside Art Gallery, 172, Second West ave, Qualicum Beach, B.C.

Les photographes britanniques et américains l’appellent « Golden Hour » : L’heure dorée. Alors, parlons ici d’une véritable découverte…