Magazin'Art

À découvrir

Pierre Poulin

L’outsider de l’art

À découvrir

La petite histoire de l’art brut

Le terme « art brut » a été utilisé en 1945 par l’artiste peintre français Jean Dubuffet pour désigner les œuvres de personnes exemptes de culture artistique.

Il prolongeait ainsi les découvertes et les travaux du Dr. Hans Prinzhorn realizes dans les années 1920 sur « l’art des fous » (aussi appelé l’art asilaire) et l’étude du Dr. Walter Morgenthaler consacrée en 1921 à un interné psychiatrique, Adolf Wölfli, le plus emblématique représentant de l’art brut. Très vite, en parcourant les instituts psychiatriques de Suisse et de France, il s’est constitué une vaste collection d’œuvres qui sera administrée par la Compagnie de l’art brut, à laquelle André Breton sera associé pendant un moment. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte d’Hélène Caroline Fournier

Le terme « art brut » a été utilisé en 1945 par l’artiste peintre français Jean Dubuffet pour désigner les œuvres de personnes exemptes de culture artistique…

Carole Doucet

Quand la parole prend forme

À découvrir

Bien que les œuvres de Carole Doucet soient fortes et techniquement accomplies, elles demeurent avant tout des messagers spirituels au service d’un dessein humanitaire allant bien au-delà de l’univers artistique d’où elles émergent.

S’appuyant d’abord sur des propos de sagesse universelle, ses tableaux se construisent autour d’une palette chaude et minérale venant exprimer l’intention radieuse des Psaumes de David, du Cantique de Salomon, ou encore des proverbes sensés ou des phrases averties qui les ont fait naître. « Il s’agit en fait de connecter l’émotion avec l’idée, sans souci de performance, en la laissant aller librement. Le spectateur prolongera cette action en interprétant ce qu’il ressent, à partir des liens issus de sa réalité unique, » poursuit-elle. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Lisanne LeTellier

Bien que les œuvres de Carole Doucet soient fortes et techniquement accomplies, elles demeurent avant tout des messagers spirituels au service d’un dessein humanitaire…

L’OR

Peindre les recoins de son esprit

À découvrir

Le thème de la prochaine exposition solo de L’OR « Des recoins de mon esprit  », qui se tiendra à la Galerie 3440 de la rue Fleury à Montréal-Nord, s’est élaboré sur 375 années. Il célèbre le lien historique qui unit Chicago et Montréal. L’OR a visité Chicago en 2013, pour y présenter une exposition à succès d’art figuratif et aussi pour se familiariser avec la ville de son époux, James.

Ayant à l’esprit les futures célébrations du 375e  anniversaire de Montréal en 2017, à la suggestion de son mari, l’artiste prend l’audacieuse décision de dévier de sa trajectoire habituelle et délaisser les nus figuratifs pour créer un ensemble de tableaux représentant des scènes urbaines de sa ville natale de Montréal et de Chicago.

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Texte de James Wise

L’exposition « Des recoins de mon esprit » se tiendra à Montréal, du 23 au 29 mai prochains, à la Galerie 3440, située au 3440, rue Fleury est.

Le vernissage aura lieu le vendredi 27 mai, de 19 h à 20 h. Visiter : www.aavnm.org.

 

Le thème de la prochaine exposition solo de L’OR « Des recoins de mon esprit », qui se tiendra à la Galerie 3440 de la rue Fleury à Montréal-Nord, s’est élaboré sur 375 années…

Nathalie Voisine

Le mystère et l’émotion

À découvrir

« Je crois fermement que l’art est une merveilleuse façon d’exprimer mes émotions, mes humeurs. Il n’y a rien de plus motivant pour moi que de me retrouver en studio, dans mon propre espace, avec mes pinceaux et mes tubes de peinture, où je peux peindre et me dépasser. »

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Texte de Valerie Kent

Nathalie Voisine est représentée par :
Galerie Q
1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0
Tél. : (705) 944-8888
www.galerie-q.com

Je crois fermement que l’art est une merveilleuse façon d’exprimer mes émotions, mes humeurs. Il n’y a rien de plus motivant…

Diane Coudé

Le rendez-vous

À découvrir

Plonger dans les toiles de Diane Coudé, c’est comme prendre un petit sentier tranquille à côté de la cohue. Ses intérieurs intimistes, baignés d’une lumière enveloppante, sont des lieux de quiétude et de contemplation. On entend presque le tic-tac de l’horloge et le ronronnement du chat.

Ce monde que l’artiste crée, il est le résultat de son cheminement à elle et la somme du baguage des expériences de sa vie. On ne sera donc pas surpris d’apprendre qu’elle vient du monde du théâtre et qu’elle y a oeuvré pendant 25 ans comme créatrice de décors, qu’elle a réalisé des peintures scéniques, des costumes et des marionnettes, bref une artiste en tout point capable de créer avec plusieurs types de matières. Nous ne sommes pas surpris parce que ses intérieurs ont cette qualité scénographique, cette attention à la lumière et ce sens de la tension entre ombres et lumières. Mais Diane Coudé se donne désormais un rendez-vous avec la peinture, un rendez-vous trop longtemps retardé, remis, négligé. L’appel se fait urgent !

Native du Saguenay, Diane Coudé est la troisième enfant d’une famille habitant la banlieue de Chicoutimi. Seule artiste de la famille, elle rêve alors de devenir actrice. Ses études en arts de la scène et arts plastiques la conduiront vers Montréal, où ses enseignants reconnaissent plutôt ses talents plastiques, une réalité qu’elle devra elle-même accepter. Très adaptable, elle se fraie dans le monde de la scène et y fait carrière pendant de longues années. Mais toujours, ce désir de peindre pas très loin de la surface. « En tournée, j’achetais toujours du matériel dans le but de m’y mettre. Je me faisais en quelque sorte une promesse. » Le mode de vie de pigiste en tournée étant ce qu’il est, c’est avec difficulté qu’elle peut se consacrer à cette discipline.

Au travers des contrats de scène, elle enseigne les arts plastiques à temps partiel. Au fil des ans, ce travail lui offre une occasion de finalement se poser en devenant permanent. Cette occasion de prendre racine sera le début du rendez-vous tant attendu que Diane Coudé se donnait. Mais juste avant ce changement, un autre élément influencera son destin : un stage de peinture en 2004 chez l’artiste français Christoff Debusschere. Sans aucune expérience et avec une amie passionnée de peinture, elle se lance dans l’aventure abruptement, inspirée par la lumière splendide qui se dégage des tableaux du maître. « C’était passionnant et éprouvant. La troisième journée j’ai compris et j’ai pu évoluer dans l’instant présent. » Un an plus tard, elle répètera exactement la même démarche sans avoir peint au cours de l’année, autrement que dans sa tête. « C’était le même modèle, j’ai eu le choc de me retrouver au même point. J’ai versé quelques larmes. Lorsque je regarde ces toiles aujourd’hui, je vois très clairement l’état dans lequel j’étais. »

Le vase d'Anduze

Le vase d’Anduze

Après ces apprentissages, la peinture occupera une place régulière à son horaire. Sa source d’inspiration est la lumière qui habille des lieux connus et aimés, des ilots de quiétude où il fait bon se poser. « Je me raconte des histoires, je trouve que les objets et les intérieurs possèdent une charge émotive que je tente de rendre par coups de pinceau pas trop précis. Je cherche un rendu énergique, je veux sentir la vitalité dans le geste. » Pour Diane Coudé, chaque tableau est une aventure, une occasion de laisser un peu de soi derrière. « J’ai toujours aimé la patine, le mystère. Je suis émue par les vieilles affaires. L’idée que quelqu’un trouve une de mes oeuvres dans une brocante, dans cent ans, et puisse s’y intéresser me séduit. »

Voilà donc dix ans qu’elle produit des tableaux en suivant son intuition et en faisant confiance à son talent. Le plus important pour elle est de rester authentique, de suivre sa quête artistique sans trop se soucier du regard d’autrui. Elle souhaite se commettre encore plus et l’artiste aux multiples talents qu’elle est prend un joyeux plaisir à créer des objets dérivés de ces oeuvres. « Je suis une petite artiste tranquille en quête de beauté et de paix. » Créer à temps plein est évidemment un objectif, un objectif qu’elle sait tout à fait possible puisque la vie de théâtre lui a réussi malgré les difficultés inhérentes à cette occupation. « J’ai un fort instinct de survie. Je suis une contemplative-active. » Cette lancée vers l’extérieur est donc actuellement en cours avec sa première exposition solo qui vient tout juste d’avoir lieu cet été à la Maison Lacombe.

Les pots anciens

Les pots anciens

Pour réaliser son rêve, ne reste donc que de continuer à peindre. Lors de séjours à sa maison de campagne de Calixa-Lavallée, elle s’adonne à peindre la vie de village. Devantures de maison, bégonias luxuriants et animaux paresseux, Diane Coudé est interpelée par la quiétude et honore désormais son rendez-vous avec la peinture.


Texte d’Isabelle Gauthier

Plonger dans les toiles de Diane Coudé, c’est comme prendre un petit sentier tranquille à côté de la cohue. Ses intérieurs intimistes, baignés d’une lumière enveloppante…

Manon Potvin

Le pinceau enchanté

À découvrir

« L’artiste ne doit pas copier la nature, mais prendre les éléments de la nature et créer un nouvel assemblage pour atteindre à l’imaginable des gens. »Magritte

Nul besoin de trouver la clé des oeuvres de Manon Potvin. Animaux, personnages, éléments de la nature, forêts, se révèlent aux spectateurs à travers une dimension fabulatrice et visionnaire qui nous atteint bien au-delà de tout entendement. Pénétrer l’univers de Manon Potvin est suave, puisqu’il nous oblige à plonger de plain-pied dans le surréalisme et le symbolisme.

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Texte de Michel Bois

On communiquera avec l’artiste par le biais de son site : www.manonpotvin.com

Nul besoin de trouver la clé des oeuvres de Manon Potvin. Animaux, personnages, éléments de la nature, forêts, se révèlent aux spectateurs…

Miguel Forest

Sentir ou rien

À découvrir

« Représentation servile d’un paysage…Impossible! L’artiste paysagiste crée toujours, et avant tout, à partir de ce qu’il est à l’intérieur ! » – Fabienne Verdier, philosophe.

Chers paysagistes pour qui la vérité a le bleu du ciel et de l’eau, le blanc de la neige, le vert des conifères et l’orangé des ondulations du foin brûlé; que je vous aime, vous qui savez dire votre amour à la vie par la nature qui vous entoure ! Véritable découverte en ce qui me concerne, la création sentie de Miguel Forest en est l’heureux témoignage le plus probant.

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 Texte de Michel Bois

Miguel Forest est représenté par : Art et Style, Montréal et Baie-Saint-Paul; Galerie Internationale, Québec; Galerie Richelieu, Montréal

Chers paysagistes pour qui la vérité a le bleu du ciel et de l’eau, le blanc de la neige, le vert des conifères et l’orangé des ondulations du foin brûlé…

Suzan Édith Baron Lafrenière

Hommage aux femmes

À découvrir

Amour et chaleur humaine, que du bonheur ! C’est dans une atmosphère de grande fête que je suis accueilli à la Galerie Baron Lafrenière à Québec en cet après-midi d’automne.

Quelle chance de rencontrer cette grande dame des arts, Suzan Édith Baron Lafrenière, et ses deux fils, Nikolas-Samuel Bernier, directeur de la galerie et François David Bernier, avocat et propriétaire de cette magnifique galerie d’art située dans l’ancienne banque Molson, près du Vieux-Port de Québec. Suzan Édith Baron Lafrenière a quatre garçons qui font activement la promotion de son oeuvre auprès du public et des collectionneurs.

Suzan Édith est née un 8 mars, Journée internationale de la femme, sur la rue Ste-Anne dans le Vieux-Québec. Aînée d’une famille de six enfants, elle est la fille de Robert Baron Lafrenière, juge à la Cour Supérieure du Québec. Elle a vécu une enfance heureuse, dans une famille qui valorisait les arts. Sa mère aimait jouer du piano et son père adorait chanter.

Son amour de la peinture a débuté très tôt lorsque sa mère, qui peignait les murs de sa demeure, lui a mis un pinceau entre les mains. Son père, pour sa part, lui donnait des cartes postales dont elle reproduisait les images en dessin ; elle a commencé à peindre à l’âge de 10 ans, quand il lui a offert sa première toile. Ses parents l’ont ainsi beaucoup encouragé à poursuivre sa vocation artistique. Fort douée et jusqu’alors autodidacte, elle commença à suivre des cours de dessin avec son mentor, le peintre figuratif québécois Francesco Iacurto. Plus tard, dans la quarantaine, elle fera un baccalauréat en arts plastiques à l’université Laval et une année en histoire de l’art. Elle terminera ce baccalauréat dans les locaux de la Dominion Corset à Québec où oeuvraient plusieurs couturières, ce qui laissera une empreinte féminine sur toute son oeuvre qui rend hommage aux femmes et à leurs talents. Suzan Édith peint en effet souvent des femmes qui travaillent dans des ateliers ; elle aime raconter la transmission du savoir mère fille, comme c’est souvent le cas des couturières. En plus des beaux-arts, Suzan Édith s’intéresse aussi à la gérontologie, au ballet classique, au cinéma et à la nage synchronisée.

Jusqu'à Toi, Québec 2008 (Hommage aux Filles du Roy), acrylique, 55 x 110 po

Jusqu’à Toi, Québec 2008 (Hommage aux Filles du Roy), acrylique, 55 x 110 po

L’oeuvre

Les tableaux de Suzan Édith Baron Lafrenière sont d’une rare beauté qui traverse le temps. Elle peint maintenant surtout à l’acrylique, mais a par le passé déjà utilisé l’huile et la technique du papier marouflé ainsi que peint sur du bois.

Véritable alchimiste des couleurs et des dégradés, elle nous donne le goût de toucher à ses toiles. Comme le dit si bien son fils Nikolas-Samuel : « Ma mère réussit à réconcilier l’abstrait et le figuratif. Les personnages de ses toiles semblent parfois émerger, de façon harmonieuse, d’une réorganisation des mêmes couleurs. Grâce à sa technique unique de couches superposées et d’entrelacements chromatiques par translucidité, elle fait de la couleur bleue une couleur chaude. L’ambiance chaleureuse et la lueur tamisée qui émanent de ses tableaux injectent dans les veines de celui qui les contemple, par les regards furtifs ou ombragés des êtres de l’autre côté du cadre, le courage de revoir l’Histoire sous l’angle du pouvoir intemporel des Femmes. »

Il n’y a pas de violents contrastes de couleurs, qui sont essentiellement chaudes. Ces tableaux semblent éclairés par des bougies. Les chatoiements de couleurs y sont contradictoires. L’humeur des personnages change selon l’éclairage. Ils nous charment ; ils nous regardent avec tendresse ; ils nous apaisent. Ce qui est fabuleux dans l’oeuvre de Suzan Édith Baron Lafrenière, c’est que les personnages prennent vie. On n’achète pas ces toiles, on les adopte ! Les collectionneurs new-yorkais et du Maine en raffolent. Elle a même un tableau au siège de l’UNESCO.

Les Natures revitalisées, acrylique, 72 x 48 po

Les Natures revitalisées, acrylique, 72 x 48 po

Parlons-en des femmes dans l’oeuvre de cette artiste peintre ! Elles sont omniprésentes, elles nous interpellent du regard. Ayant eu quatre garçons, l’artiste peintre qui voulait avoir une fille a sublimé ce désir dans ses toiles par une présence féminine constante.

Dans ces scènes de rassemblement féminin, de foule, de rues, on peut admirer l’abondance, la famille, la coquetterie et la féminité de ces dames qui se retrouvent en secret pour changer le monde.

L’espace-temps se replie pour nous faire voyager en rêve, à une époque lointaine, indéfinie. Teintes de vert, sa couleur préférée, et de bleu magnifiques ; des dégradés qui créent la lumière et la profondeur ! On peut percevoir l’influence d’un Jean-Paul Lemieux, des impressionnistes et, en particulier, de Goya.

Suzan Édith s’inspire des femmes, des enfants, de la foule, des scènes de rue et du quotidien. Elle voit le magnifique partout, nous fait découvrir la splendeur dans les choses du quotidien qui peuvent nous paraître banales. Le décor féerique du Vieux-Québec est présent dans son oeuvre. Elle réconcilie l’ancien et le nouveau.

Dans son gigantesque et magnifique tableau intitulé « Jusqu’à Toi, Québec 2008 », Suzan Édith Baron Lafrenière rend hommage aux Filles du Roy afin de célébrer le 400e anniversaire de la ville de Québec. Bien sûr, les premières Filles du Roy, dont nous venons de souligner le 350e anniversaire, ne sont arrivées qu’en 1663. Mais ce que cette oeuvre cherche à faire réaliser, c’est que, sans elles, nous n’aurions tout simplement pas été là pour fêter le 400e de Québec, où tout a commencé, ou presque. Dans une lumière chaleureuse, les personnages féminins et les éléments du décor – table et boustifaille, récipients prometteurs d’abondance, chaises en bois – sont fondus les uns dans les autres. Tout devient ocre, d’une même nature, d’une même terre.

Suzan Édith aimerait revenir à la tempera et s’oriente de plus en plus vers l’abstraction. « Ce qui m’habite, c’est de créer constamment quelque chose de nouveau », renchérit-elle. Elle n’aime pas tout dire, elle aime laisser place à l’imagination du spectateur.

Son message: « Je veux rendre les gens heureux ! Et cela, dans la création. »

Voilà une artiste et des oeuvres vraiment magnifiques à découvrir lors d’une exposition spéciale qui lui sera consacrée le 8 mars 2015, Journée internationale de la femme, à la Galerie Baron Lafrenière, 66, Sault-au-Matelot, Québec.


Texte de Frédéric-Marc Gagné

Amour et chaleur humaine, que du bonheur ! C’est dans une atmosphère de grande fête que je suis accueilli à la Galerie Baron Lafrenière…

Michel Mecteau

Éclat des teintes et formes galbées

À découvrir

Homme de peu de mots, Michel Mecteau n’en a pas moins beaucoup à dire avec ses pinceaux, à l’aide desquels il révèle un univers formé essentiellement de couleurs fulgurantes et d’arabesques gracieuses.

Devant une toile, la verve créatrice de l’artiste devient quasi intarissable, alimentée par un regard captant sans cesse tout ce qui l’entoure en termes de sujets et de valeurs. Bien qu’ils soient figuratifs, ses paysages s’inscrivent  dans une atmosphère aux accents enchantés dont la palette vibrante va au-delà du réel et la composition généreuse aux courbes omniprésentes fait allègrement valser l’œil. Les maisonnettes caractéristiques des petits villages du Québec s’y enfilent en un long collier coloré, bordant un sentier sinueux où se découpent de part et d’autre des montagnes aux flancs imposants.

« L’important, c’est que ça représente la place, même si les éléments sont stylisés et pas  toujours authentiques », affirme l’artiste. La lumière est au cœur de chacune de ses réalisations, où un point focal indique le début du parcours visuel en faisant ressortir un segment du tableau, pour ensuite s’ouvrir vers une promenade plus libre, au gré d’une multitude de volutes et de lignes arrondies. « La forme carrée n’existe pas dans la nature, tout n’est que rondeurs et courbes, » ajoute-t-il.

Né en 1946 à La Sarre, Michel Mecteau part s’établir à Trois-Rivières pour suivre une formation collégiale en dessin d’architecture. Pendant 5 ans, il est ensuite caricaturiste pour le journal Le Nouvelliste, en plus de produire des petites bandes dessinées – des blagues à trois cases – pour plusieurs hebdomadaires locaux des régions de Joliette et de la Mauricie. Il produit aussi des murales pour divers commerces locaux. En 1998, les cours privés qu’il suit avec l’aquarelliste Maurice Domingue lui apprennent à maîtriser plusieurs techniques qu’il réinvestira abondamment tout au long de son évolution personnelle. C’est là qu’il découvre la force des contrastes et leurs jeux d’ombre et de clarté, qui, avec l’intensité de ses tonalités, devien- dront des éléments clés de sa signature.

Petite Rivière St-François, huile, 36 x 48 po.

Petite Rivière St-François, huile, 36 x 48 po.

Lorsqu’il met les pieds au Saguenay, il est instantanément fasciné par les décors accidentés qui diffèrent de l’horizontalité à laquelle il est habitué dans son Abitibi d’origine. Dès sa première visite, il tombe sous le charme de la beauté des scènes qui s’étendent à perte de vue et dont le relief crée des variations de luminosité incroyables qu’il a tout de suite envie d’explorer en peinture, la tête fourmillant d’idées à matérialiser. Ayant acquis une propriété à l’Anse-Saint-Jean, petite municipalité lovée entre le majestueux fjord et les montagnes de l’arrière-pays, il représentera abondamment cette partie du territoire avec force amour et passion.

Carnet de dessin en poche, il parcourt aussi des comtés des Laurentides, des Cantons de l’Est ou de Charlevoix, en quête de panoramas à saisir et à illustrer à sa façon. C’est ainsi qu’il commence par tracer des esquisses sur place, en prenant soin d’y indiquer les nuances appropriées. Une fois de retour dans son atelier situé à même sa demeure, il fait toute sa composition à l’acrylique pour ensuite finir avec l’huile afin d’obtenir les nuances voulues ainsi que davantage d’effets de fondus. Quelques personnages ne manquent jamais de venir animer l’image, son propre chien Biscuit y faisant aussi régulièrement de la figuration. Leurs traits un peu naïfs rappellent vaguement l’approche caricaturale, un héritage s’insérant discrètement par la bande dans son nouveau créneau.

Vue sur Baie-Saint-Paul, huile, 48 x 72 po.

Vue sur Baie-Saint-Paul, huile, 48 x 72 po.

Depuis sa retraite il y a huit ans, il peut désormais s’adonner plus que jamais à son art, avec une intensité renouvelée qui lui permet de répondre à la demande de plusieurs galeries. Lorsqu’il travaille, Michel Mecteau a besoin de musique, le silence étant peu propice à son inspiration. Une fois dans sa bulle, il se lance dans son monde durant plusieurs heures consécutives, souvent même jusque dans la nuit pour la tranquillité qu’elle lui offre. Parfois, pour sortir de ses propres frontières, il s’adonne à l’abstraction afin de changer de rythme, le temps de s’évader vers un espace sans contraintes, sans but précis et juste pour lui-même.

Adorant le contact tant avec le public qu’avec d’autres artistes, Mecteau espère participer encore à certains symposiums, le rêve ultime étant de pouvoir être invité à un événement du genre en Europe pour peindre les splendeurs de l’Espagne, de l’Italie ou de la France, où la lumière rayonne autrement et appelle de nouveaux coloris. Il souhaite aussi illustrer les beaux endroits de la Beauce ou encore du Maine, avec ses bourgades de bord de mer. Peut-être finira-t-il également par accepter un jour les nombreuses demandes qu’il reçoit pour animer des ateliers de peinture pour les amateurs. Mais pour l’instant, son besoin de créer prédomine et il préfère mettre tout le temps dont il dispose à poursuivre sa propre démarche. Comme il aime aussi faire des portraits et qu’il est habile en la matière, il n’est pas impossible que ses personnages se taillent une plus grande place dans ses réalisations, pour peu que le public veuille bien le suivre dans cette nouvelle voie.

On retrouve les œuvres de Michel Mecteau à la galerie Le Bourget de Montréal, la galerie Céleste de Saint-Sauveur et la galerie Quatre Saisons, à Québec.


 Texte de Lisanne Le Tellier

Homme de peu de mots, Michel Mecteau n’en a pas moins beaucoup à dire avec ses pinceaux, à l’aide desquels il révèle un univers…

Gisèle Rivard

Lumière et goût d’infini

À découvrir

Gisèle Rivard a conscience depuis longtemps qu’il y a en toute chose une dimension plus vaste que celle qui est perçue uniquement par les sens. Littéralement fascinée par le rôle que la lumière joue auprès du monde vivant, elle va jusqu’à analyser le spectre optique pour mieux en saisir les principes, tel un scientifique qui veut comprendre les manifestations des divers phénomènes de son environnement afin de mieux en intégrer les lois. « La lumière vient de loin, elle provient des astres et a une grande influence sur nous. C’est une énergie essentielle car sans elle, on ne peut plus rien distinguer. C’est extraordinairement intéressant ! »

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 Texte de Lisanne LeTellier

On retrouve les oeuvres de Gisèle Rivard sur le site de l’Académie internationale des Beaux-Arts du Québec, le site de la Société canadienne d’aquarelle ainsi que dans sa galerie virtuelle personnelle et à la galerie Vigneault de Repentigny.

Gisèle Rivard a conscience depuis longtemps qu’il y a en toute chose une dimension plus vaste que celle qui est perçue uniquement par les sens. Littéralement fascinée…

José Duclos

Lʼinvisible pour lʼœil

À découvrir

Rendre l’invisible perceptible à d’autres yeux, à d’autres sensibilités, pour partager ce qui l’enchante; José Duclos s’est lancée dans cette voie avec un enthousiasme et un bonheur renouvelés. À l‘aide de ce médium délicat, tout en légèreté qu’est l’aquarelle, elle parvient à exprimer aussi bien l’intimité que la démesure, l’ombre que la lumière, le vide que le plein. Elle adore l’imprévisibilité de l’aquarelle avec le jeu de la couleur et de l’eau, celui du papier humide dans lequel se fondent les tons qui se métamorphosent en séchant. Une forme d’échange s’établit entre le medium et l’artiste qui doit composer avec cette fluidité et travailler rapidement, sans pouvoir se permettre d’ajouter trop de détails ni effectuer des retouches ultérieures. Avec ses contrastes, ses dégradés et sa transparence, à travers laquelle le papier brille, l’aquarelle est un médium exigeant qui Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Catherine Guex

joseduclos.com

*Lire La passagère du vent, une fascinante autobiographie publiée chez Albin Michel (2003)

Rendre l’invisible perceptible à d’autres yeux, à d’autres sensibilités, pour partager ce qui l’enchante; José Duclos s’est lancée dans…