Magazin'Art

Musée des beaux-arts de Sherbrooke

SHERBROOKE

Région de l’Estrie

Au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, l’exposition Henry Wanton Jones. Démasqué ! présente une soixantaine d’œuvres picturales et une dizaine de sculptures. Il s’agit de la toute première rétrospective consacrée au travail d’un artiste québécois qui séduit le public et les collectionneurs depuis plus de 40 ans. Né en 1925 à Waterloo dans les Cantons-de-l’Est, Henry Wanton Jones a fait partie des « rebelles » qui, en 1950, exposaient en marge du Salon du Printemps du Musée des beaux-arts de Montréal. De la même génération que les peintres Jean-Paul Riopelle, Marcelle Ferron et Pierre Gauvreau, il a marqué notre quête de la modernité. Le langage plastique de l’artiste, qui dénote une tendance pour le surréalisme, demeure unique dans l’histoire de la peinture canadienne. Jones met en scène des situations souvent équivoques, représentant autant des chevaux accompagnés de nus sensuels, des portraits masqués, des autoportraits et des natures mortes. Véritable poésie visuelle, son œuvre témoigne d’un humour et d’une sensibilité qui marquent l’imaginaire. Jusqu’au 17 février 2018.

Hiver 2018

Au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, l’exposition Henry Wanton Jones…

SHERBROOKE

Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente l’exposition Jean Soucy, peintre clandestin. Il s’agit de la dernière présentation de cette exposition itinérante organisée par le Centre d’exposition Lethbridge. Une soixantaine d’œuvres, de nombreux documents et plusieurs artefacts convient le public à la découverte de la riche carrière artistique de Jean Soucy (1915-2003). Grâce au travail exhaustif et minutieux d’archi- vistes, d’historiens de l’art et de proches de Jean Soucy, l’exposition promet une incur

sion au cœur des grands moments qui ont marqué le parcours exceptionnel du peintre, autant que les anecdotes et l’abondante correspondance qui offrent un portrait fidèle de cet artiste méconnu. Ce parcours se dévoile au fil de quatre périodes marquantes correspondant aux années 40 à 60, où les artistes s’affranchissent de l’académisme classique pour embrasser de nouveau sujets, langages et moyens plastiques au gré de leur subjectivité. Du 28 janvier au 26 mars 2017.

Hiver 2017

 

Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente l’exposition Jean Soucy, peintre clandestin.

Jeannine Blais

(1930-2016)

Hommage

Hommage à une galeriste d’exception

Lorsque l’on est confronté au décès d’un membre indispensable à la synergie de la famille des arts, galeriste qui plus est, il est difficile de savoir comment se comporter, de trouver les mots justes à pro- noncer pour apporter du réconfort aux proches, aux artistes qu’elle défendait comme aux collectionneurs. Indéniablement, Jeannine Blais aura su implanter sur la carte du pays, à partir de sa galerie établie à North Hatley, un lieu incontournable de diffusion et de promotion dédié à l’expression de l’Art naïf.

Collectionneuse aguerrie et galeriste engagée au-delà d’un métier ou d’une profession, Jeannine Blais vivait intensément sa passion depuis le début des années 80. Rieuse, colorée et amoureuse de la vie, la dame a fait sans aucune mesure pour plusieurs organismes de l’Estrie. À commencer par la création et la direction du Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Puis de la galerie portant son nom dont le succès retentissant a su mobiliser les amateurs d’art d’ici comme d’ailleurs à l’étranger. Travailleuse infatigable, elle aura eu le plaisir de voir naître, à la suite de ses efforts, la reconnaissance et la défense de l’art naïf québécois. Le Musée international d’art naïf de Magog fut ce berceau. Un évènement en soi venant nous dire que notre amie, malgré son départ, restera ancrée en nos mémoires. Son altruisme continuera de nous éblouir par son abnégation, elle qui ne vivait que pour la réussite de ses artistes. En sa mémoire, et en guise d’hommage, Jeannine Blais souhaiterait que vous fassiez un don au Musée international d’art naïf de Magog, ou au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Il est clair que sa gentillesse, sa vivacité d’esprit et sa volonté à dire et à défendre la pratique de l’art vont nous manquer ! Une pensée toute spéciale pour Mireille, sa fille déjà rompue au service de l’art avec la plus grande sensibilité.

La rédaction de Magazin’Art

Lorsque l’on est confronté au décès d’un membre indispensable à la synergie de la famille des arts…