Magazin'Art

Galerie Douce Passion

Jacques Hamel

Profil d’artiste

« La valeur d’un artiste se mesure non seulement à la qualité de ses œuvres, mais tout autant au degré d’amour et de persévérance qu’il met pour les accomplir. » – Cécile Fortier Keays

Près de 40 ans de carrière. Des parents qui ont fait l’École des Beaux-Arts de Québec du temps des Jean-Paul Lemieux, Dallaire, et Paul Lacroix. Il baigne dans un univers artistique et dessine depuis l’âge de 5 ans tel un grand curieux de son environnement. Sa main est assurée et se développe sans cesse. Les décors comme les atmosphères heureuses défilent dans sa tête à la manière des « polaroids » livrant instantanément l’image au photographe dès le déclic de l’appareil.

Influencé par le mode de vie de ses parents, mais largement dérouté par ceux-ci quant à la perspective de faire carrière en art. Le voilà tout de même inscrit à la fin de l’adolescence à l’École des Beaux-Arts de Québec qui deviendra l’École des arts visuels de l’Université Laval. Un peu déçu et aigri de ne pas apprendre à sa guise les rudiments et les bases de la peinture, il se tournera vers les théories et les savoirs de la communication graphique. Antoine Dumas et Claude A. Simard seront ses professeurs chevronnés.

Parc des Gouverneurs, 16 x 20 po

Parc des Gouverneurs, 16 x 20 po

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Texte de Michel Bois

Jacques Hamel est représenté par la prestigieuse Galerie Douce-Passion 42A, rue Notre-Dame, Québec.

« La valeur d’un artiste se mesure non seulement à la qualité…

Marc Grandbois

Vivre la nature

Grande rencontre

« Dans un tableau, je cherche le vrai, le senti et le réconfortant. » – Marc Grandbois

Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre m’a séduit. En personne, il a le détachement et l’attitude rieuse des plus grands. Celle de ceux qui savent et peignent pour le dire en alliant sensibilité et sensualité qu’ils étalent sur la toile par gestes assurés, sans retenue, ni soumis par la raison et le convenu de la représentation.

La puissance évidente qui se dégage des tableaux de l’artiste, nous laisse percevoir sa fascination pour la peinture. Tout d’une pièce, heureux, passionné et confiant, l’homme est d’une humilité bienfaisante.

Pour Marc Grandbois comme pour tous les grands peintres, la peinture « est tout, sauf chose mentale », mais indiciblement chose sentie, « jeu de l’esprit », combinaison de gestes farouches et intrépides. Mais chez Grandbois, elle se fait davantage véhémente. C’est-à-dire que lorsqu’il se retrouve en un lieu unique dans les bois, il doit satisfaire sur l’heure le désir de s’exprimer sur la toile.

Souvenir d’Essex, MA , 20 x 16 po

Souvenir d’Essex, MA , 20 x 16 po

La nature

Dès la tendre enfance, toute la vie de Marc Grandbois témoigne de sa fascination pour la nature qui l’a guidée et qui est toujours pour lui sa muse, son esprit et sa force. D’où peut-être ce pouvoir ultime de nous reconstituer ses visions. Né en 1969 à Saint-Jean-sur-Richelieu, lieu de villégiature par excellence, la petite famille filera vers la Mauricie, à Sainte-Anne-de-la Pérade plus exactement, là où été comme hiver la communauté vit au rythme de la forêt et de l’eau avec les bateaux et la pêche même au plus froid de l’hiver. En effet, enfant, Marc Grandbois est entré directement en contact avec la nature. Et tout autant avec les enseignements de sa mère Denise Grandbois, aquarelliste de talent. Marc adore l’aquarelle. Tout comme envers la nature, il se laisse toucher par sa beauté et son mystère. Or, je crois fermement que la pratique de l’art a contribué à développer chez le gamin une approche sensorielle où l’essentiel est de partager afin de nous faire découvrir peu à peu comment elle folâtre, batifole, papillonne, marivaude !

Pêche blanche dans l’Anse-St-Jean, 24 x 36 po

Pêche blanche dans l’Anse-St-Jean, 24 x 36 po

Le trajet

Se sachant d’avance étudiant atypique aux enseignements dispensés par le département des arts visuels de l’Université Concordia, il complète ses études en 1991. Il dira de cette période que cela lui aura permis de rencontrer des théoriciens, Peter Krausz, paysagiste nommément, qui lui auront permis de déconstruire ses images pour mieux les refaire à sa manière. La théorie de la couleur de Johannes Itten, il connait. Kandinsky, aussi. Suivra une période de création active à titre d’aquarelliste entre 1992 et 2002. Et comme pour plusieurs artistes, il donne des cours de peinture et de dessin sans parler des multiples participations à des symposiums à travers le Québec. Toutefois, voilà que soudain, il met fin à ses activités d’artiste.

Port-Gloucester, 30 x 30 po

Port-Gloucester, 30 x 30 po

Il est clair que des revenus modestes empêchaient le développement de ses projets tels que celui de fonder une famille en un lieu naturel et sain. Aussi, après une décennie à vivoter de petits boulots (alimentaires), il part s’installer à l’Anse-Saint-Jean, là où le fjord du Saguenay se fait plus que majestueux. Il s’achète un bateau. Fait des contrats de mesure de bois en dilettante. Sauf que la beauté exceptionnelle du paysage sera le déclencheur à un retour en création, son premier amour, celui de toujours. Toutefois l’acrylique sera dorénavant sa technique de prédilection.

Toujours plus haut le miroir de nos vies boréales, 24 x 36 po

Toujours plus haut le miroir de nos vies boréales, 24 x 36 po

Âme d’explorateur

Pour Grandbois on pense atmosphère. Ses coups de pinceaux donnent la vitalité et la richesse aux coloris. Il adore peindre sur le motif. Et pas question de terminer le tableau en studio. Le tableau s’arrête sur le motif. En hiver, il peint à bord de son camion pour contourner le froid. Certains jours il part sur un « nowhere » juste pour découvrir sur son chemin. Il adore les lumières de la fin de l’après-midi. Ce qui ne l’empêche guère d’aller peindre avec Guy Legaré les lueurs de l’aube. De façon générale, aucun personnage dans ses œuvres à moins que cela fasse partie du sujet principal du tableau. Son plus grand plaisir : les contrastes texturés et lumineux.

Un trou dans les nuages, 16 x 20 po

Un trou dans les nuages, 16 x 20 po

À la question comment reconnaître un tableau terminé, il dira : lorsque le tableau devient le patron, soit lorsque l’on ne peut ajouter ni enlever un élément. Ultime objectif du peintre : que cela soit un ultime repos pour l’œil.

Depuis les origines de l’humanité c’est la totalité de notre personne qui est en relation avec la nature, et c’est en nous plaçant dans la nature, avec tous nos sens ouverts et nos émotions que nous pouvons vraiment la connaître, en faire l’expérience. Merci Grandbois!

Septembre étang caché

Septembre étang caché


Texte de  Michel Bois

Marc Grandbois est un fleuron de la galerie Douce Passion42A, rue Notre-Dame, Québec Qc. 418 648-9292 
On retrouve également les œuvres de monsieur Grandbois en Alberta à la galerie Stephen Lowe, à Calgary. Notons que ses œuvres font parties de collections publiques et privées au Canada comme à l’étranger.

Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre…

Lyse Marsan

Hommage à la vie et à la paix

Sur la cimaise

« Si chaque personne jetait une fleur sur le chemin de sa vie, l’expérience humaine serait tellement plus belle. » – Michel Bois

Voir les œuvres de Lyse Marsan est une expérience qui s’imprègne longuement dans la mémoire et la chair tellement elle dispense de l’énergie par la volupté des coloris, la sensualité et la subtilité du propos.

L’artiste est d’une passion aigue et intense. Toujours à explorer les possibilités de la peinture, voilà comment elle en arrive à plus de quarante ans de carrière avec une œuvre picturale personnelle, soutenue et ré-énergisante. Pour ce faire, elle a d’abord étudié avec des professeurs en ateliers privés puis au sein d’écoles dans plusieurs pays d’Europe. Ce qui lui permit d’obtenir une médaille d’or décernée en 2000 par la France pour la qualité de sa création et son engagement à promouvoir les arts visuels. Va sans dire que sa persévérance, ses compétences et son savoir-faire lui ont permis d’ouvrir toute grande les portes ici au pays, au sein d’organismes provinciaux, nationaux, mais aussi internationaux.

Au parfum d’un fruit de la passion, 24 x 24 po

Au parfum d’un fruit de la passion, 24 x 24 po

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Texte de Michel Bois

Lyse Marsan est représentée par la Galerie Douce-Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec. 418-684-9292

Voir les oeuvres de Lyse Marsan est une expérience…

France Marcotte

Femme d’art et de passion

Portrait de galerie

« Le plus beau des métiers, c’est de vivre de sa passion. » – François Salvat de Montfort

Il y a vingt-sept ans, France Marcotte faisait sans grande curiosité la visite d’une galerie d’art lorsque survient sur les cimaises un coup de cœur pour un tableau de Normand Hudon. Il s’agissait d’un prêtre prenant plaisir à glisser avec des enfants sur une pente enneigée.

« J’avais le sourire fendu d’une oreille à l’autre, » aime à se souvenir France Marcotte, encore sous le charme de l’acquisition de cette première œuvre. « Tout était parfait : attitude respectueuse du galeriste pendant qu’il témoignait de son admiration contagieuse pour la création de Normand Hudon. Je n’avais aucune notion d’art. Je me suis mise à lire Magazin’Art et à courir les galeries.

Bruno Côté, Canadian Dreamscape, oil, 24 x 36 po

Bruno Côté, Canadian Dreamscape, oil, 24 x 36 po

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Texte de Michel Bois

Galerie Douce Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec
418-648-9292

Galerie Québec Art, 40, rue Notre-Dame, Québec et 27, rue Notre-Dame (Place Royale), Québec
418-692-8200

Il y a vingt-sept ans, France Marcotte faisait sans grande curiosité…

La chaloupe, 14 x 20 po

Jacques Jourdain

L’un des derniers peintres romantiques

Peindre un pays

« L’œuvre d’art est un arrêt du temps » – Bonnard

Impossible de retrouver un parcours artistique aussi unique en notre époque si compliquée où le créateur doit plaire à sa mère, à son père, aux collectionneurs, au journaliste du canard local comme aux gens du ministère de la culture. OUF ! Aussi Jacques Jourdain, 86 ans, serait peut-être le dernier artiste romantique de toute une époque en ce qui a trait au domaine des arts visuels.

Né en 1931 à Trois-Rivières et diplômé de l’École de Beaux-Arts de Québec en 1956, il a été l’étudiant « chouchou » de Jean Paul Lemieux qui lui a prodigué l’essence de l’art et ses meilleurs conseils. D’abord, ceux pour l’encourager à poursuivre sa création. Puis ceux afin de parfaire sa démarche toute personnelle tout en l’avisant des embûches, des modes éphémères et du « tortueux » marché de l’art.

Ohé ohé au sucre, 32 x 48 po

Ohé ohé au sucre, 32 x 48 po

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Texte de Michel Bois

Jacques Jourdain est représenté par Galerie Douce Passion
42 A, rue Notre-Dame, Québec. 418-648-9292

« L’œuvre d’art est un arrêt du temps » – Bonnard…

Claude Picher (1927-1998)

Comme un diamant brut des profondeurs

Grande rencontre

« Je vois la pratique de l’art comme une véritable incarnation de la vie, comme un excès, une folie, un infini, une liberté, une chose organique qui peut nous emmener plus loin que tous les voyages » — Clémentine Célarié

Un artiste de la dimension de Claude Picher, cela ne s’invente pas. Le peintre a connu le succès professionnel dès la fin de l’adolescence. Autant apprécié par les collectionneurs que Jean Paul Lemieux à travers le Canada, rapidement il aura obtenu la notoriété nationale. De caractère volontaire, spontané, primesautier, il est aussi connu pour son implication politique ainsi que ses critiques acerbes face aux systèmes établis encadrant le domaine des arts visuels. Regard sur un géant de l’art aujourd’hui presque oublié, mais tellement d’actualité.

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Texte de Michel Bois

Claude Picher est représenté par :

Galerie Douce Passion, 42 rue Notre-Dame, à Québec

Galerie Perreault, 205 rue Saint-Paul, à Québec

 

La rédaction remercie ces deux galeries pour les images fournies pour illustrer ce texte.

 

Un artiste de la dimension de Claude Picher, cela ne s’invente pas. Le peintre a connu le succès professionnel dès la fin de l’adolescence. Autant apprécié par les collectionneurs que…

Goran Hamsic

Je peins parce que je ne suis pas un peintre

Artiste venu d’ailleurs

« La peinture est la face visible de l’iceberg qui m’habite.  » – Dali

Au moment d’écrire ces lignes, Paris est le siège d’attentats meurtriers. Des bombes. Des fusillades à partir d’un véhicule sur des gens attablés à la terrasse d’un café. Puis une rasade de balles sur l’audience entière d’une salle de spectacle prise en otage. Des morts. Cela sans que chacun ne comprenne pourquoi. Goran Hamsic a connu la guerre. À tous les jours, les douleurs de trois balles dans son corps le ramènent constamment à l’incompréhension et à l’urgence de vivre le moment présent. L’homme dit avoir perdu ses illusions face au sens de la vie. Il a vu des gens mourir autour de lui. Les massacres. Dit ne pas avoir peur de mourir. Seul exutoire : la peinture. Le temps de se sentir revivre à nouveau. Rencontre avec un personnage revenu du bout de la nuit.

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Texte de Michel Bois

L’artiste est représenté par la Galerie Douce Passion,
42, rue Notre-Dame, Québec.

Au moment d’écrire ces lignes, Paris est le siège d’attentats meurtriers. Des bombes. Des fusillades à partir d’un véhicule sur des gens attablés à la terrasse d’un café. Puis une rasade de balles…