Galerie Jeannine Blais
Magazin'Art

Couleurs

Jean-Guy Desrosiers

Symposium Cap-Santé

riche en couleurs

Les gens qui font l’événement

La 16e édition du Symposium de peinture « Cap-Santé riche en couleurs » se tiendra au cœur du beau village de Cap-Santé les 25 et 26 juin 2016. Plus d’une soixantaine d’artistes y présenteront leurs œuvres sous la présidence d’honneur de monsieur Jean-Guy Desrosiers.

Été 2016

La 16e édition du Symposium de peinture « Cap-Santé riche en couleurs » se tiendra…

La tourmente des couleurs, 36 x 36 po

Festival de peinture de Mascouche

Une 28e édition aux couleurs de Joan Dumouchel

Les gens qui font l’événement

Fidèle à sa mission de faire connaître différents styles et courants artistiques et certains des meilleurs peintres québécois, le Festival de peinture de Mascouche convie cette année les festivaliers à entrer dans un univers circassien, onirique, peuplé d’échassières et de chevaux. Place à l’imaginaire de Joan Dumouchel ! Présentée du 3 au 5 septembre dans le lumineux petit pavillon du Parc du Grand-Coteau, l’exposition réunira une vingtaine d’œuvres affichant les thèmes chers à l’artiste.

En parallèle, près de 100 artistes seront réunis sous un chapiteau érigé au cœur du majestueux parc mascouchois ainsi qu’au pavillon du Grand-Coteau. Beau temps, mauvais temps, allez rencontrer des artistes fabuleux et faire le plein de couleurs.

Détails au festivalpeinturemascouche.com

Été 2016

Fidèle à sa mission de faire connaître différents styles et courants artistiques…

Alain Bédard

Couleurs de vie

Les livres

Voici le genre d’ouvrage que l’on laisse trainer sur la table à café, histoire de se plonger dans les images par pur plaisir de les regarder. Peintre de Québec plutôt connu au Canada, chacune des pages nous fait découvrir des lieux visités et les émotions qui y sont rattachées. « Une terrasse, un café, la mer, les villes, l’architecture et les gens sont des sujets remplis de couleur. » dit-il. On aimera cette manière de peindre si proche de Claude-A Simard, mentor et ami de longue date.

www.alainbedard.com

Printemps 2016

Voici le genre d’ouvrage que l’on laisse trainer sur la table à café, histoire de se plonger dans les images par pur plaisir de les regarder. Peintre de Québec plutôt connu…

Élène Gamache

Artiste d’un essor supérieur

L’art au féminin

« Le parfum des fleurs comme les effluves d’une oeuvre fleurant bon la joie de créer, sont pleins de stratagèmes. Si vous traitez vos fleurs et vos oeuvres d’art avec négligence, sachez qu’elles éparpilleront tout de même leurs secrets aux quatre vents. » Louise de Vilmorin

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 Texte de Michel Bois

Élène Gamache est représentée par : Galerie Jean-Pierre Valentin, Montréal, Québec ; L’Harmatan, Baie-Saint-Paul, Québec ; West-End Gallery, Edmonton, Alberta ; Roberts Gallery, Toronto, Ontario ; Galerie Saint-Laurent + Hill, Ottawa, Ontario

 

Élène Gamache. Quel exemple de sensibilité et de persévérance ! Du domaine de la tapisserie monumentale à la pratique de la peinture, tout procède dans sa…

Yvon St-Aubin

Une galerie de pigments survoltés !

Peindre un pays

Il y a trente ans, c’était inhabituel de voir un arbre rose bonbon ou franchement mauve, les éléments de la composition se contentant plutôt de reproduire la réalité sans trop de fantaisie. S’il est moins rare aujourd’hui que les propositions picturales des peintres paysagistes éclatent de couleur, Yvon St-Aubin n’en a pas moins été l’un des premiers à oser l’emploi de valeurs fortes pour illustrer les décors d’ici à sa manière, insufflant du coup un certain modernisme dans ce créneau essentiellement lié aux traditions.

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 Texte de Lisanne LeTellier

Yvon St-Aubin est représenté par les galeries Beauchamp de Québec et de Baie-St-Paul, ainsi que par la galerie Céleste de St-Sauveur, la Galerie O en art de St-Hyacinthe, la Chase Art Gallery de Beaconsfield et la Galerie du Coin, à Salaberry-de-Valleyfield.

Il y a trente ans, c’était inhabituel de voir un arbre rose bonbon ou franchement mauve, les éléments de la composition se contentant plutôt de reproduire…

Gordon Harrison

Mon seul désir est de peindre !

Grande rencontre

Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les plus en vue du moment. 

En septembre il a remporté le Premier prix lors de l’exposition-concours Rêves d’automne 2014 de Baie Saint-Paul en Charlevoix, où 140 artistes de renom exposaient quelque 251 oeuvres, chacun espérant se mériter le titre du Meilleur peintre paysagiste du Canada. Ses oeuvres furent également exposées à la galerie que l’on pourrait surnommer demeure spirituelle des oeuvres paysagistes canadiennes, la McMichael Gallery de Kleinberg près de Toronto, où tous les membres du Groupe des Sept, sauf un, sont inhumés.

Pour ceux qui ne seraient pas au fait de la spectaculaire beauté de la région de Charlevoix, il s’agit d’une contrée captivante qui passionne l’imaginaire des artistes peintres paysagistes québécois et canadiens, depuis le Groupe des Sept jusqu’à aujourd’hui. Notons qu’Harrison a d’ailleurs occasionnellement été surnommé le huitième membre du Groupe des Sept.

La peinture d’Harrison est audacieuse et éclatante. Difficile de croire qu’il est largement autodidacte vu ses incomparables habiletés de coloriste et son sens aigu du dessin. De fait, sa formation académique en art s’est résumée à quelques cours suivis ici et là. Quant à sa palette, les tableaux d’Harrison ressemblent quelque peu aux oeuvres récentes de l’artiste britannique David Hockney où, au premier regard, des couleurs improbables parsèment les paysages qui, lorsqu’on intériorise l’oeuvre, se révèlent très appropriées. Les deux oeuvres qui lui ont mérité le premier prix à Baie-Saint-Paul, par exemple, mettent en scène des montagnes en hiver largement peintes en teintes de rouge et des conifères au bleu très présent.

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po

Harrison est un amoureux de la couleur; il semble avoir créé son propre vocabulaire chromatique pour décrire le paysage canadien. Certains aspects de son oeuvre peuvent rappeler le Groupe des Sept, mais il est difficile de les identifier spécifiquement. Peut-être s’agit-il de l’élan d’émotions suscité par ses oeuvres d’art exceptionnelles ou de leur complexité graphique.

Ses scènes d’automne sont, évidemment, des plus éclatantes, vibrantes et de tonalités complexes ; tellement complexes que nous pouvons nous demander comment il peut arriver à peindre près de 200 oeuvres par année. Ses scènes estivales, quant à elles, se rapprochent des teintes traditionnellement utilisées pour les paysages. L’artiste décrit ainsi son propre style : « Une forme d’impressionnisme contemporain. Les tableaux sont fortement texturés avec de vigoureux coups de pinceau. J’aime que mes coups de pinceau soient apparents et je crois que la plupart des gens qui regardent mes tableaux apprécient cet aspect de ma peinture ainsi que l’application de couleur par empâtements. La combinaison texture et coups de pinceau visibles, joue un rôle important dans mon oeuvre. »

Commentant l’évolution de son style au cours des ans, Harrison déclare : « Ce que j’accomplissait en quatre ou cinq coups de pinceau, je le fais maintenant avec un seul en simplifiant contour et forme. Je ne veux pas utiliser le mot ‘stylisé’, mais c’est un peu ça. J’ai une confiance accrue en mon travail et je crois que ça se sent. »

Règne de la beauté, coll. 35, 18 x 18 po

Règne de la beauté, coll. 35, 18 x 18 po

De bien des façons Harrison ressemble à plusieurs autres artistes canadiens, mais en même temps il se démarque. Il fait en effet partie de ces artistes introvertis parce qu’atteints d’une affliction débilitante, ce qui souvent favorise la créativité artistique. Pour sa part, Gordon Harrison, né avec un frein de la langue l’empêchant de parler et de communiquer adéquatement, n’a recouvré la parole qu’à l’âge de six ans suite à une intervention chirurgicale corrective.

Enfant, il avait toujours un crayon et du papier en sa possession et il était déjà fasciné par la nature, plus spécifiquement par les arbres. Jeune garçon, il passera ses étés au chalet familial à Ste-Marguerite- du-Lac-Masson, dans les Laurentides, où son grand-père avait, en 1902, troqué un piano pour 10 acres de terrain. Et c’est là que Gordon commence à se démarquer ! Il est tellement fasciné par les arbres qu’il fait le tour du lac à répétition à la recherche d’espèces absentes du terrain familial, qu’il transplante. Il désirait acquérir un spécimen de chaque espèce présente dans la contrée.

Harrison a toujours dessiné et peint, même au temps où, étudiant, il travaillait de longues heures à Banff. Comme beaucoup d’autres peintres canadiens, il entreprit une carrière parallèle, comme architecte paysagiste d’abord, puis en planification d’urbanisme pour la ville d’Ottawa.

Sa première exposition eut lieu dans le sous-sol de la demeure de sa mère. Bien que l’on puisse dire qu’il a occupé simultanément deux fonctions durant de nombreuses années, urbaniste et artiste, ce n’est vraiment qu’après avoir officiellement pris sa retraite de la première qu’il est devenu peintre à temps complet. Et, comme vous pouvez l’imaginer, loin d’être pour l’artiste une période de loisir et de repos, cette retraite s’est avérée être une carrière à temps plein des plus chargées.

Règne de la beauté, coll. 38, 48 x 60 po

Règne de la beauté, coll. 38, 48 x 60 po

Harrison possède maintenant sa propre galerie à Ottawa, la « Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery », et est aussi représenté en galerie à travers le pays, de Québec jusqu’à Victoria. Il publiera sous peu un troisième livre. Il enseigne ou, comme il préfère dire, « guide » des artistes de la relève ou reconnus et, de plus, exploite un gîte touristique, où il offre également des ateliers, dans la demeure préalablement destinée à accueillir sa retraite et celle de son partenaire de vie Phil Emond, le « Pine Point Lake House » du Lac Masson.

Il nous serait, de fait, impossible de rédiger un article au sujet de Gordon Harrison sans faire mention de son partenaire Phil Emond. « Phil est mon agent et galeriste. Il est en grande partie responsable du succès que je connais présentement. Il a fait du très bon travail. Chaque artiste devrait avoir un Phil Emond. » Ainsi, c’est Phil qui a pris la décision d’ouvrir leur propre galerie, et c’est Phil qui a eu l’idée d’une fête champêtre estivale annuelle au cours de laquelle, durant trois jours, ils exposent leurs oeuvres à l’extérieur de leur atelier de New Edinburgh, Ottawa, pour attirer l’attention des passants et piquer leur curiosité. Phil a probablement aussi été l’instigateur des publications littéraires, dont le dernier volume en liste intitulé « Gordon Harrison, I just want to paint – my journey as an artist », sortira bientôt. Le second livre : « Gordon Harrison, The Colours of Canada », est disponible au Musée des beaux-arts du Canada.


Texte de Noel Meyer

Gordon Harrison est représenté par les galeries suivantes : Galerie Perreault, 205 rue Saint Paul, Québec, 418-692-4772; L’Express Gourmand, 31 rue Morin, Sainte-Adèle, 450-229-1915; Les Fougères, 783 Route 105, Chelsea Qc, 819-827-8942; Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery, 495 Sussex Drive, Ottawa, 613-746-6853; Petroff Gallery, 1016 Eglington Ave West, Toronto, 416-782-1696; In2Art Gallery, 136 Church St, Oakville, 905-582-6739; Peaks and Rafters Gallery, 162 Medora St., Port Carling, 705-765-6868; Ryan Fine Art Gallery, 3658 Muskoka, Hwy. 118 West, Port  Carling, 705-765-1500; Rouge Gallery, 245 3rd Ave., Unit 200, Saskatoon, 306-955-8882; West End Gallery, 12308 Jasper Ave. NW, Edmonton, 780-488-4892; West End Gallery, 1203 Broad St., Victoria, 250-388-0009.

 

Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les…