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patrimoine

ÉDITORIAL Magazin'Art HIVER 2020

En matière d’œuvres d’art,

ne rien laisser au hasard !

Éditorial

La prévoyance comme en toute chose a sa place en Art… Navrante histoire que celle-ci : au décès des parents, les enfants se sont partagé les tableaux de la succession. Jusqu’ici tout va bien. Des œuvres de belles valeurs. Des artistes de renom, des pointures imposantes. Puis, survint ce sinistre. Un incendie chez l’un des héritiers. Les tableaux sont détruits. Spoliés à jamais. Le légataire réclame à sa compagnie d’assurance, 40 000 $ pour ce Suzor-Côté, 20 000 $ pour ce Cosgrove, 15 000 $ pour un René-Richard et 37 000 $ se partageant entre Francesco Iacurto, Claude Picher et René Gagnon. « Papa disait qu’il l’avait payé 40 000 $, » dit le fils en parlant du Suzor-Côté, mais sans preuve à l’appui.

Alors, en somme, on parle de plus de 122 000 $ en œuvres d’art envolées en fumée ! Sans compter la valeur de la perte patrimoniale et historique de ces actifs. Or, la maison incendiée était évaluée à 259 000 $, et assurée pour couvrir ce montant. Le hic… c’est que les tableaux n’étaient pas assurés. Commencent alors les problèmes, les tracas ouvrant toute grande la porte aux manœuvres des compagnies d’assurance. Y-avait-il des certificats d’évaluation fournis par un évaluateur indépendant? Non. Les images des œuvres ont-elles été remises à l’assureur avant le sinistre ? Non. Alors tout se « perdra » ou se confondra dans la section « biens et meubles » en pure perte. Ce qui serait innommable. D’où la grande importance de faire évaluer vos œuvres par un spécialiste, car la valeur des œuvres est fluctuante selon de nombreux critères et paramètres mais de façon prépondérante par l’offre et la demande sur le marché.

Cela dit, les factures de l’achat de ces œuvres, certes, peuvent aider. Mais en partie. Car les assureurs feront leur propre évaluation avec leur logique de profit ou si vous préférez… payer le moins possible… et ce, en faisant la tournée des galeries pour savoir à combien se détaillent à ce jour vos œuvres. Ce sinistre manège pourrait mener à une sous-évaluation de vos biens, être vraiment plus basse voire erronée ! Chaque compagnie d’assurance a sa politique à ce sujet. À vous d’y voir clair pour ne pas y perdre gros !

Le proverbe « vaut mieux prévenir que guérir » est tellement à propos.
Qu’en dites-vous ?

Michel Bois


Merci à monsieur Claude Belley pour sa collaboration. Galerie LeBelley, 91, rue Saint-Paul, Québec, QC, 418 694-0995

 

Hiver 2020

La prévoyance comme en toute chose a sa place en Art…

SOREL-TRACY

Région de la Montérégie

Le Centre des Arts Contemporains du Québec à Sorel-Tracy présente l’exposition événement D’une Rive à l’autre – Coast to Coast, dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Sorel-Tracy et de Canada 150e. Treize artistes très impliqués dans leur communauté interpellent le spectateur, l’invitant à voyager, à s’interroger sur hier, aujourd’hui et demain. Ce projet est une intervention en art actuel de six volets, développés dans l’optique de faire l’éloge des patrimoines historique, culturel et naturel de la ville de Sorel-Tracy et de ses envi­rons immédiats. Sur le Quai Richelieu, cinq œuvres signalétiques éphémères symboli­sant les « bateaux blancs » de la Canada Steamship Lines qui avaient autrefois Sorel pour port d’attache, rappellent un pan de notre histoire. Une œuvre permanente d’Euclide Cormier a aussi été installée au parc Regard sur le Fleuve et cinq œuvres monumentales sont disposées le long des rives de la rivière Richelieu, premier  jalon d’une collection d’art qui reliera Sorel-Tracy à St-HiIaire. Une exposition regroupant des œuvres de tous les artistes impliqués dans l’événement est également en cours à la Maison des Gouverneurs, jusqu’au 31 oc­tobre 2017.

Automne 2017

Le Centre des Arts Contemporains du Québec à Sorel-Tracy présente…