Magazin'Art

L’art au féminin

Gail Descoeurs

À la frontière du mysticisme

L’art au féminin

Tenter de décrire l’artiste peintre Gail Descoeurs n’est pas tâche facile, tant elle possède d’attributs. L’on pourrait dire qu’elle est déterminée et disciplinée, bien sûr, mais tout aussi bien mystique et alerte, ce qui peut paraître à priori contradictoire.

Sa création artistique s’oriente vers le réalisme contemporain. Elle peint presqu’exclusivement des paysages où l’eau et les ciels splendides volent souvent la vedette. « Ce que je préfère peindre par-dessus tout sont les ciels, les arbres, les paysages, les marais, les grands espaces et l’eau. J’aime la lumière. Même dans mes tableaux sombres la lumière est présente. »

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Texte de Noel Meyer

Gail Descoeurs est membre de L’association des artistes de Lakeshore et membre associée de la Société des artistes canadiens. Elle a gagné de nombreux premiers prix en compétition. On peut voir ses œuvres sur le site www.gaildescoeurs.com. Elle est représentée par la Galerie Iris à Baie-Saint-Paul et par la Westmount Gallery à Toronto.

Tenter de décrire l’artiste peintre Gail Descoeurs n’est pas tâche facile, tant elle possède d’attributs. L’on pourrait dire qu’elle…

Marie-Claude Courteau

La lumière, source vitale

L’art au féminin

Lorsqu’une idée s’enracine dans la tête de Marie-Claude Courteau, le besoin impérieux de peindre se manifeste. L’artiste n’éprouve alors qu’une envie, soit d’attaquer son projet pour matérialiser sa vision et trouver comment elle va parvenir, cette fois encore, à y faire éclater la lumière.

« Il n’y a pas de couleur sans lumière, c’est elle qui change tout ! », s’exclame-t-elle. Ce souci constant de luminosité encadre toute sa démarche, devenant le moteur de ses gestes pour réussir à magnifier la sublime beauté de la nature qu’elle aime tant. Il lui importe d’ailleurs grandement d’en faire valoir la richesse inégalable, beaucoup plus profitable à ses yeux que n’importe quel bien matériel. « La nature, il n’y a que ça de vrai, » conclut-elle avec passion. Sa visite à Paris en 1983, notamment aux jardins de Monet à Giverny, change à jamais sa façon d’aborder son art, travaillant depuis lors par taches de couleurs, avec une palette plus vive et un rendu moins flatté laissant plus de place à l’imagination. Ses sessions de cours avec Chui Wang transforment aussi peu à peu son regard, lui permettant de percevoir des teintes plus subtiles l’amenant vers des tons plus nuancés. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Lisanne LeTellier

Lorsqu’une idée s’enracine dans la tête de Marie-Claude Courteau, le besoin impérieux de peindre se manifeste. L’artiste n’éprouve alors qu’une envie, soit d’attaquer son projet…

Lyse Paquette

Douce évasion

L’art au féminin

Depuis quatorze ans, Lyse Paquette a mis son talent au service de la douceur et de la beauté. Empreintes de sensualité et d’émotion, ses toiles sont reconnaissables par leur punch graphique et leur sujet récurrent, le visage féminin.

Lyse Paquette se souvient d’avoir toujours dessiné. La mère de l’artiste a montré les rudiments de l’art à ses deux filles à un jeune âge. « Je rêvais des Beaux-Arts » se remémore la peintre Lavalloise. « Mon père, un diplômé du HEC, voyait d’un mauvais œil que sa fille se lance dans l’art. Il me suggéra de me diriger dans ce qu’on appelait alors le dessin commercial. » La rencontre avec l’art graphique a été un véritable coup de foudre. Travailler en créant, malgré le stress et la pression inhérente à cette occupation, la passionnait. « J’y ai passé 30 années merveilleuses, où j’avais le sentiment d’être exactement où je devais être. »

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Texte d’Isabelle Gauthier

L’artiste est représentée par : Galerie Céleste, Saint-Sauveur; Galerie d’art Royale et associés, Québec; Galerie d’art Beauchamp, Baie-Saint Paul; Beauchamp Art Gallery, Toronto; Galerie Rimawi, Rosemère

Depuis quatorze ans, Lyse Paquette a mis son talent au service de la douceur et de la beauté. Empreintes de sensualité et d’émotion, ses toiles sont reconnaissables par leur punch…

Louise Léveillé

Apprendre à voir au-delà…

L’art au féminin

Le lien intime qui unit Louise Léveillé à la nature représente assurément la porte d’entrée qui lui permet d’éprouver un sentiment de béatitude lorsqu’elle s’y branche de tout son être, dans une paix profonde. Ayant depuis longtemps la certitude que le monde est bien plus vaste que ce que l’on en perçoit, l’artiste parvient à s’y connecter entièrement et à ressentir un état de grâce lui donnant accès à un plan spirituel dont la dimension dépasse les limites de son environnement purement physique.

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Texte de Lisanne LeTellier

Le lien intime qui unit Louise Léveillé à la nature représente assurément la porte d’entrée qui lui permet d’éprouver un sentiment de béatitude lorsqu’elle s’y branche de tout son être…

Élène Gamache

Artiste d’un essor supérieur

L’art au féminin

« Le parfum des fleurs comme les effluves d’une oeuvre fleurant bon la joie de créer, sont pleins de stratagèmes. Si vous traitez vos fleurs et vos oeuvres d’art avec négligence, sachez qu’elles éparpilleront tout de même leurs secrets aux quatre vents. » Louise de Vilmorin

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 Texte de Michel Bois

Élène Gamache est représentée par : Galerie Jean-Pierre Valentin, Montréal, Québec ; L’Harmatan, Baie-Saint-Paul, Québec ; West-End Gallery, Edmonton, Alberta ; Roberts Gallery, Toronto, Ontario ; Galerie Saint-Laurent + Hill, Ottawa, Ontario

 

Élène Gamache. Quel exemple de sensibilité et de persévérance ! Du domaine de la tapisserie monumentale à la pratique de la peinture, tout procède dans sa…

Nicole Coulombe

L’artiste joyeuse

L’art au féminin

Énergique et vibrante, colorée et joyeuse. Lorsque l’on peut décrire l’artiste de la même façon que ses toiles, c’est que celle-ci atteint un niveau d’authenticité qui dépasse la signature. Nicole Coulombe marche vers ses rêves, armée de ses pinceaux et la tête pleine de couleurs.

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 Texte d’Isabelle Gauthier

Représentée par la Galerie Symbol’Art, Montréal

Énergique et vibrante, colorée et joyeuse. Lorsque l’on peut décrire l’artiste de la même façon que ses toiles, c’est que celle-ci atteint…

Nathalie Lapointe

L’art de se libérer

L’art au féminin

Dans les eaux noires qui ceinturent la cité, les tours et bâtiments miroitants déposent leurs reflets chatoyants. Ce jaillissement de l’obscurité ; ces couleurs vives et puissantes traduisent le pouls de la vie urbaine avec toutes ses trépidations.

Cette luminosité atmosphérique décrit bien l’oeuvre de l’artiste Nathalie Lapointe, pour qui les contrastes abruptes et les cités imaginaires sont une prescription contre la course folle de la vie.

L’artiste, native de Lanaudière, a laissé sa carrière d’enseignante, qu’elle exerçait depuis onze ans, pour l’art. « J’aime les gens, j’ai beaucoup aimé travailler auprès des enfants, mais ma passion pour la peinture m’appelait. » Ce saut périlleux dans le vide a eu lieu après mûre réflexion, animée par le désir d’être son propre guide.

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Texte d’Isabelle Gauthier

Représentée à la Galerie Le Bourget, Montréal

 

Dans les eaux noires qui ceinturent la cité, les tours et bâtiments miroitants déposent leurs reflets chatoyants…

Éole et Annabelle

Annabelle Marquis

Art au féminin

Voici une analogie peu commune : se sentir aspiré et simultanément soufflé en contemplant une œuvre. Le souffle d’une toile ! On la qualifierait d’aérienne mais peu importe, car l’expérience des sens est complète et ne requiert guère plus d’explications.

Dans un déploiement de couleurs et de contrastes, les toiles d’Annabelle Marquis véhiculent avec harmonie des qualificatifs opposés : aériennes et pourtant sombres et colorées, douceur et force, tranquillité et agitation. Loin de se soucier de ses antinomies, l’artiste laisse libre cours à son inspiration et suit volontiers le flot du geste créateur. « Je débute mes toiles avec la composition. Une fois ses éléments en place, le tableau se révèle peu à peu. »

L’artiste de 34 ans a pris le milieu artistique par surprise en incluant du collage dans ses œuvres. Subtilement au début, puis carrément à l’avant-plan par la suite, les papiers de magazines ou de confection participent à l’aspect pictural d’étonnante façon. Virevoltant sur un fond nébuleux ou graciant un sujet figuratif, l’œil se déroute devant cette information imprimée et juxtaposée. Un effet de papillonnement, de mouvement décliné en couleurs intenses crée un univers où il fait bon se perdre.

Graphiste de formation, Annabelle Marquis était malheureuse dans son travail. Lors de son congé de maternité, elle tâte la peinture et retrouve avec bonheur le contact avec la matière, absent de son emploi largement centré sur l’ordinateur. Par plaisir, elle organise un vernissage pour son entourage où tout sera vendu. Les gens viennent vers elle et l’encouragent à poursuivre sur cette voie. « Pour moi, être artiste peintre n’était pas vraiment un métier. Je ne croyais pas que c’était possible. » On lui suggère de contacter une autre artiste afin de valider son questionnement.

Regard royal, technique mxte sur toile, 2013, 48 x 48 po.

Regard royal, technique mxte sur toile, 2013, 48 x 48 po.

« Dans ma chasse au trésor, vous êtes mon prochain indice » dit- elle au téléphone à l’artiste Sophie Lambert, qui éclate de rire. Les deux femmes se découvrent des atomes crochus et cette dernière l’incite à continuer tout en soulignant l’importance d’être proactive. « Va le chercher ton métier », lui dira-t-elle.

D’un naturel fonceur et passionnée de marketing, Annabelle se lance avec assurance et se retrouve bientôt dans plusieurs galeries à travers le pays. « J’ai inscrit des toiles dans des concours et mon nom s’est mis à circuler. Ma toile Les ailes d’Icare a remporté le premier prix du concours Gala International Arts Visuels en 2009 et mon téléphone s’est mis à sonner. » Malgré l’excitation de toute cette effervescence, il faut réfléchir au parcours artistique souhaité et éviter les pièges d’un marché assoiffé de nouveauté. Mais la jeune artiste a les pieds sur terre et garde son rêve bien au chaud. « Peu à peu j’ai commencé à voir comment je voulais travailler et avec quelles galeries. Il me faut aussi du temps pour me ressourcer. »

L’Empereur Dragon, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 60 po.

L’Empereur Dragon, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 60 po.

Elle s’autorise du temps libre lorsqu’elle en a besoin et feuillette des magazines pour s’inspirer. « Le sujet arrive souvent par le choix des découpages. Parfois j’ai une pile destinée à un animal et je l’exécute lorsque le matériel me semble assez abondant. D’autres fois, l’amalgame des papiers sur la toile dictent le sujet.» Dragon, taureau, poisson, sa formation graphique se révèle par des compositions et des choix de sujets dynamiques.

Être social et enthousiaste, Annabelle Marquis craignait quelque peu l’isolement de l’atelier. « J’ai vite trouvé la balance entre ma vie sociale et mon travail de création. J’ai désormais besoin de me retrouver seule en face de mes toiles. » Ce tête-à-tête quotidien est d’ailleurs riche en enseignements : « J’apprends plein de choses sur la vie en peignant seule. Les toiles sont comme des enfants, ils ont leur individualité. Tu as des espoirs et une idée de ce qu’ils seront. Mais ce n’est jamais comme tu penses et c’est bien comme ça! » Des réalisations plus philosophiques, comme les bienfaits des accidents, cultivent chez cette artiste une mentalité axée sur le positif et l’ouverture sur l’inconnu. « Je me mets fréquemment des bâtons dans les roues pour me pousser hors de mes zones de confort. Plus je suis déstabilisée et plus j’apprends. »

La floraison de Chloris, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 48 po.

La floraison de Chloris, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 48 po.

Consciente que son style est ancré dans sa technique, elle aime se renouveler avec des thématiques : portraits de femme, animaux et abstraits. Le plus important pour elle est de créer dans l’authenticité et l’intégrité. Chaque toile se voit garantir son élan créatif, par éthique professionnelle de l’artiste mais aussi par respect pour l’acheteur.

« C’est le standard qualité Marquis », confirme en souriant l’adepte de marketing.

Annabelle Marquis pense avant de poser son pinceau sur la toile. Elle peint à l’écoute de son instinct et reconnaît l’achèvement d’une pièce. « Quand elle est finie, elle est monumentale ! » Naviguer les eaux parfois troubles d’une carrière créative semble être une deuxiè- me nature pour cette artiste qui insuffle un vent de nouveauté.

Annabelle Marquis est représentée par :

Galerie Perreault, 122, Côte de la Montagne, Québec, G1K 9C6. Tél.: 418.692.4773               www.galerie-perreault.com

Galerie d’art Iris, 30, St-Jean-Baptiste, Baie Saint-Paul, Québec, G3Z 1L9 Tél.: 418.435.5768 www.galerieiris.com

West End Gallery, 1203, Broad Street, Victoria, British Columbia, Tél.: 250-388-0009 www.westendgalleryltd.com

West End Gallery, 12308, Jasper ave., Edmonton, Alberta Tél.: 780-488-4892 www.westendgalleryltd.com


Texte d’Isabelle Gauthier

Voici une analogie peu commune : se sentir aspiré et simultané- ment soufflé en contemplant une œuvre…

Patricia Kramer

Accord des contrastes

L’art au féminin

La pulsion de création a toujours habité Patricia Kramer, qui a emprunté toutes sortes d’avenues avant que son imaginaire ne trouve sa véritable expression dans la peinture.

Du design de mode à la réalisation de bijoux, en passant par la fabrication de lampes, l’artiste n’a jamais manqué d’idées pour faire avancer sa passion inventive. Créant ses propres opportunités, elle a toujours exploré ses envies de manière à les faire vivre concrètement, mais les contraintes commerciales briment son besoin d’expansion et elle souhaite plus de liberté. D’une expérience à l’autre, son parcours se précise et la confiance s’installe, jusqu’à ce que son projet de vie ne se définisse que dans l’exécution de tableaux. Ayant consacré les derniers 18 mois exclusivement à son art, cette Hollandaise d’origine, dotée d’un BAC en arts plastiques de l’Université du Québec à Trois-Rivières et d’un DEC en dessin de mode du collège Lasalle, parvient enfin à actualiser son plein potentiel et à trouver réellement qui elle est.

Si auparavant, l’art représente pour elle une simple façon de s’exprimer pouvant prendre plusieurs formes, c’est plutôt devenu un désir profond de participer à la grande oeuvre de l’univers en créant de la beauté pour les gens. « Je peins pour trouver une harmonie personnelle, pour produire quelque chose de serein qui me procure du bien-être afin d’en proposer ainsi aux autres. » Ses toiles invitent à un onirisme intime témoignant de l’unicité de chaque âme, dans une rencontre intérieure et vraie.

Ayant évolué au fil du temps, son style semi-abstrait suggère aujourd’hui des paysages naturels ou urbains dont l’horizon large fait respirer et donne un sentiment de liberté à l’esprit. Les éléments ne sont qu’évoqués afin de permettre un espace d’interprétation vaste pouvant correspondre à une multitude de visions. « Avec le figuratif, le cerveau intervient inévitablement en analysant pour comprendre. C’est plus limitatif. Mon approche est principalement instinctive, j’essaye juste d’être à l’écoute de ce qui se passe en contrôlant le moins possible de manière à laisser émerger ce qui monte. » Tout est dans l’ouverture et la présence, d’abord à soi-même, puis à l’énergie en mouvement qui s’actualise peu à peu dans la matière. Trouver l’équilibre pour sentir quand faire jaillir et quand retenir, reste un défi à relever sans cesse grâce à l’union du geste et du mental.

Récolte d’hiver, technique mixte, 24 x 24 po

Récolte d’hiver, technique mixte, 24 x 24 po

Très attirée par le côté brut du land art qui fait résonner son appartenance à la Terre, elle commence à intégrer roches, bouts de bois, écorces, brindilles, bouts de foin ou même morceaux de ciment dans ses oeuvres, qui viendront donner la direction à la composition. « J’aime utiliser les vrais objets au lieu de les représenter, car la vibration est plus authentique. Au gré de mes balades, je ramasse encore des pièces dont je veux me servir, mais mon entourage me rapporte maintenant une variété d’éléments provenant de partout dans le monde, au point où je n’ai plus besoin d’en trouver d’autres. Je les prépare en les faisant sécher, je les nettoie, les sable et les protège parfois à l’aide d’un vernis pour éviter leur dégradation. » Parallèlement à son thème de prédilection en lien avec la nature, coexiste une dimension urbaine qui représente l’action, les tendances, la modernité et le contact avec les autres. Ces deux univers se croisent et s’entremêlent à l’occasion, tout comme dans la réalité.

Bien que quelques touches de couleur comme le rouge ou les ocres éclatent parfois ici et là, sa palette plutôt neutre génère une atmosphère douce et apaisante propice à l’introspection. L’ensemble  ne manque cependant pas de caractère, jouant habilement avec les contrastes. La luminosité du blanc perlé s’oppose ainsi souvent au noir, qui ancre le sujet et lui procure de la force, agrémenté de tonalités de gris. Le mat côtoie le lustré, le relief et les textures voisinent le plat et le lisse, dans un souci global de simplicité et d’épuration. Comme son emploi de techniques mixtes implique une série d’étapes de séchage, elle travaille par juxtaposition sur plusieurs toiles à la fois, chacune en étant à un stade différent. Ce recul lui permet de renouveler son regard de façon à repérer les zones à exploiter par la suite, en évitant toutefois la surcharge. « Je dois faire attention à ne pas aller trop loin pour que le tout demeure zen. C’est un apprentissage que de savoir s’arrêter, d’en mettre moins, comme une sorte de lâcher-prise.»

Latence et abondance, technique mixte, 24 x 18 po

Latence et abondance, technique mixte, 24 x 18 po

Pour traiter l’acrylique, elle se sert de pinceaux, bâtons, spatules ou guenilles, pour autant de résultats différents, tout en subtilité mais conservant une certaine vivacité. Si pendant un temps, Patricia Kramer a surtout développé le format horizontal, elle s’aventure depuis peu dans la verticalité et s’enthousiasme devant ces nouveaux possibles qui se prêtent aussi bien à sa démarche artistique. Ayant fait beaucoup de soudure lors de sa formation académique, ses affinités avec le métal lui font rêver de couler un jour de petits fragments de bronze qui pourraient être intégrés dans ses tableaux, notamment pour leur aspect de rusticité.

Établie dans la Mauricie, elle s’active depuis un certain temps à se faire connaître davantage dans sa région et prend les devants afin de mettre sur pied des événements propres à accroître sa visibilité et son succès. En décembre prochain, l’artiste présentera une vingtaine de tableaux au Bistro de Trois-Rivières, une maison ancestrale de deux étages située au centre-ville qui lui fera office de galerie privée durant quelques mois. On peut s’attendre qu’après cette exposition sur mesure, elle ne restera pas à attendre que quelque chose se passe. Il ne reste alors qu’à surveiller où elle resurgira. On retrouve les oeuvres de Patricia Kramer à la galerie Ambiance, dans le Vieux-Montréal, ainsi qu’à la galerie Baron Lafrenière, à Québec.


Texte de Lisanne Le Tellier

La pulsion de création a toujours habité Patricia Kramer, qui a emprunté toutes sortes d’avenues avant que son imaginaire ne trouve sa véritable expression dans la peinture…