Magazin'Art

Art populaire

Michel Mandron, 1920-2015, Avion de guerre. Il a reproduit plusieurs centaines d’avions, dont ce biplan de 1927

Regard complice

sur l’art populaire

Art populaire

« Pour vivre, une œuvre d’art n’a pas besoin ni de beauté ni de laideur. Elle a besoin de vivre. » – Elmer Diktonius

Si vraie pour les uns. Et si déconcertante pour les autres. Impossible pour quiconque de rester insensible à cette forme d’art brute de plus en plus présente au sein des collections publiques et privées. Bon d’accord, il reste du chemin à faire pour sortir ces œuvres de la marginalité, mais s’il n’en tenait qu’à moi, il est clair qu’il s’agit d’une expression de l’art que j’aimerais bien faire connaître à toutes les sensibilités.

L’art populaire, aussi désigné par « art des gosseux » ou « des patenteux », semble trouver son origine au Québec chez nos ancêtres cultivateurs qui sculptaient durant les temps libres de l’hiver des pièces de bois « peinturlurées » en guise de jouets pour la marmaille ou encore pour se plonger dans les plaisirs francs de créer, histoire de se remémorer les doux souvenirs et autres événements marquants de la vie rurale.

Joseph-Arthur Bouchard, 1920-2010, Baie St-Paul (Charlevoix), Vache, bois

Joseph-Arthur Bouchard, 1920-2010, Baie St-Paul (Charlevoix), Vache, bois

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Texte de Michel Bois

Rendez-vous des sculpteurs en art populaire du Québec au Musée de la civilisation à Québec les 27 et 28 avril 2019.

On peut se procurer les livres de monsieur Levasseur en téléphonant au 514 386-7946 ou en écrivant à l’adresse courriel adrien@artpopulaire.com

Collection privée : Adrien Levasseur  – © Photo : Philippe Le Scelleur

« Pour vivre, une œuvre d’art n’a pas besoin ni de beauté ni de laideur…

Claudine Hébert

Art indiscipliné et intemporel

Grande rencontre

« La vie est simple pour ceux qui ne cherchent pas à comprendre, soit parce qu’ils sont très naïfs, soit très intelligents. Mais ceux qui ne sont pas assez naïfs, ni assez intelligents, ne trouvent aucune réponse à leurs questions. » – Samuel-Joseph Agnon

Les tableaux de Claudine Hébert démontrent qu’il n’est pas besoin d’aller bien loin sur la planète pour  amener le spectateur ailleurs. L’artiste voyage dans sa tête et dans sa peinture. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas ! Peindre spontanément, sans théorie et connaissances aucunes, inscrit le peintre dans la classification de « l’art naïf ». Peindre l’inconscient collectif ou le quotidien par instinct tout en étant aux faits des effets colorés, des proportions et des règles de composition, lui attribue l’étiquette « d’art populaire ». Graphiste de formation, Claudine Hébert navigue entre les couleurs expressives, l’humour, le savoir et l’émerveillement inattendu des deux classifications. La peintre transcende les genres, donc. Et, comme tous les Naïfs et Populaires, elle veut léguer aux spectateurs des moments qui ont marqué sa vie.

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 Texte de Michel Bois

Claudine Hébert est représentée par la galerie Jeannine Blais, 102 rue Main, North Hatley.

 

Les tableaux de Claudine Hébert démontrent qu’il n’est pas besoin d’aller bien loin sur la planète pour…