
Formes volume et espace
Tels de petits écrins précieux, l’art délicat de Sandra Veillette capture l’éphémère beauté de la nature. Recueillies avec émotion et assemblées avec sensibilité, ces œuvres organiques uniques sont montées sur des aimants, permettant de les exposer de façon originale et modulable.
Dès son enfance en Abitibi, Sandra Veillette côtoie une nature immense. Celle des cartes postales du Canada : la forêt, les cieux, la faune. Élevée par ses grands-parents, elle accompagne son grand-père, homme de nature, à la pêche et fait de la motoneige sous la pleine lune. Le silence et la lenteur l’obligent à apprendre l’observation. Elle collectionne déjà des pierres et boutons de fleurs séchées. À l’âge de onze ans elle déménage à Montréal et entre au pensionnat. Sous la guidance des religieuses, elle touche à diverses formes d’art appliqué : poterie, émail, fusain. Elle se défend bien en dessin et considère brièvement le dessin de mode.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Isabelle Gauthier
Représentée chez :
Galerie Québec Art (exclusivité pour Québec)
Balcon d’Art, Saint-Lambert
Musée Colby-Curtis, Stanstead
Tels de petits écrins précieux, l’art délicat de Sandra Veillette…

Les gens qui font l’événement
Après une exposition au Carrousel du Louvre, avec la délégation du Canada en décembre 2016, voici que la lumineuse peintre Sylvia Audet sera tout le mois d’octobre à la Galerie Taillon Carpe Diem. Fruit de nombreuses années vers la maîtrise de son art, celui-ci se dévoile tout en douceur. Grâce à son talent, nous pourrons voir des tableaux habités et changeants qui captivent inlassablement notre regard. De plus, les tableaux de Mme Sylvia Audet sont d’une grande finesse et d’une dextérité de maître. Témoins de portes qui donnent dans d’autres espaces-temps. Madame Nicole Taillon invite le public à venir ressentir la beauté de la nature interprétée par le talent de Mme Audet, du 1er au 30 octobre, à la Galerie Taillon Carpe Diem, 160, Chemin Roy, Magog, 819 868-1372.
Vernissage le 1er octobre 2017, de 13 h à 17 h.
« En effet, je suis influencée par l’environnement naturel dans lequel l’eau et ses vapeurs, qu’elles soient brume, glace, neige ou nuages, baignent mes tableaux, » affirme Sylvia Audet.
Notons aussi que sa production artistique récente s’est méritée de nombreux prix et reconnaissances par les pairs au Québec, au Canada, en France, en Espagne, au Vatican, en Belgique et en Italie.
Automne 2017
Après une exposition au Carrousel du Louvre, avec la délégation du Canada…

L’art au féminin
Lorsqu’une idée s’enracine dans la tête de Marie-Claude Courteau, le besoin impérieux de peindre se manifeste. L’artiste n’éprouve alors qu’une envie, soit d’attaquer son projet pour matérialiser sa vision et trouver comment elle va parvenir, cette fois encore, à y faire éclater la lumière.
« Il n’y a pas de couleur sans lumière, c’est elle qui change tout ! », s’exclame-t-elle. Ce souci constant de luminosité encadre toute sa démarche, devenant le moteur de ses gestes pour réussir à magnifier la sublime beauté de la nature qu’elle aime tant. Il lui importe d’ailleurs grandement d’en faire valoir la richesse inégalable, beaucoup plus profitable à ses yeux que n’importe quel bien matériel. « La nature, il n’y a que ça de vrai, » conclut-elle avec passion. Sa visite à Paris en 1983, notamment aux jardins de Monet à Giverny, change à jamais sa façon d’aborder son art, travaillant depuis lors par taches de couleurs, avec une palette plus vive et un rendu moins flatté laissant plus de place à l’imagination. Ses sessions de cours avec Chui Wang transforment aussi peu à peu son regard, lui permettant de percevoir des teintes plus subtiles l’amenant vers des tons plus nuancés. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more
Texte de Lisanne LeTellier
Lorsqu’une idée s’enracine dans la tête de Marie-Claude Courteau, le besoin impérieux de peindre se manifeste. L’artiste n’éprouve alors qu’une envie, soit d’attaquer son projet…

L’art au féminin
Le lien intime qui unit Louise Léveillé à la nature représente assurément la porte d’entrée qui lui permet d’éprouver un sentiment de béatitude lorsqu’elle s’y branche de tout son être, dans une paix profonde. Ayant depuis longtemps la certitude que le monde est bien plus vaste que ce que l’on en perçoit, l’artiste parvient à s’y connecter entièrement et à ressentir un état de grâce lui donnant accès à un plan spirituel dont la dimension dépasse les limites de son environnement purement physique.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Lisanne LeTellier
Le lien intime qui unit Louise Léveillé à la nature représente assurément la porte d’entrée qui lui permet d’éprouver un sentiment de béatitude lorsqu’elle s’y branche de tout son être…

Peindre un pays
Né dans la petite paroisse de Saint-Pascal à Québec, Yvon Lemieux a commencé à peindre à l’âge de 16 ans; il peint maintenant depuis 50 ans. Comme le temps passe vite quand on s’amuse ! C’est en esquissant au crayon les personnes rassemblées sur la place municipale que débute le cheminement artistique d’Yvon. Par chance, son professeur de huitième année est aussi un artiste et celui-ci expose ses toiles sur les murs de la classe. Yvon s’applique alors à copier ce qu’il voit, jouant de couleurs et de formes sur la toile. L’observation attentive, le dessin, la composition et l’harmonie des couleurs lui procureront quelques difficultés d’apprentissage.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Valerie Kent
Yvon Lemieux est représenté par:
Galerie Q
1521 County Road 10, Cavan, Ontario, L0A 1C0
Tél. : (705) 944-8888
Né dans la petite paroisse de Saint-Pascal à Québec, Yvon Lemieux a commencé à peindre à l’âge de 16 ans; il peint maintenant depuis 50 ans. Comme le temps passe vite…

Peindre un pays
« Pour le peintre, le véritable voyage des découvertes ne consiste pas à trouver de nouveaux paysages, mais d’amener le spectateur à voir avec de nouveaux yeux. » – Marcel Proust
Les photographes britanniques et américains l’appellent « Golden Hour » : L’heure dorée. Alors, parlons ici d’une véritable découverte (pour moi) que m’a réservée le peintre Raymond Quenneville. J’adore toujours apprendre des choses qui poussent à la réflexion. D’où le plaisir de vous la livrer en retour.
Aussi désigne-t-on « l’heure dorée » les premiers moments du lever du soleil et tout autant les minutes prises par le soleil à se coucher en deçà de la réalité visible de la ligne d’horizon. Cela pour obtenir des effets lumineux plus doux et plus chauds, pour notre grand ravissement. Sans oublier l’effet dynamique et linéaire des ombres obtenues ; les unes venant répondre aux autres, de manière à inciter le spectateur à plonger à l’intérieur du tableau vers l’invisible à définir par-delà son imagination.
Raymond Quenneville
Le peintre est autodidacte. Son plaisir à dessiner dès l’enfance, le fit passer de la caricature, à la bande dessinée, à l’art animalier minutieux et délicat, puis à l’expression personnelle du paysage. Lors de la rencontre, il tient à préciser qu’il a fait « ses devoirs » par l’exploration de divers médiums, virevoltant de l’aquarelle à la fluidité de l’encre, à la gouache, sans repentir aucun, jusqu’à l’onctuosité de l’huile. Manuels et ouvrages didactiques lui auront permis d’acquérir plus solidement les rudiments de la composition et de la portée fondamentale des lignes de perspective. Mais plus encore à ce qui a trait au recours des superpositions des couleurs complémentaires afin de se rapprocher le plus possible de « l’heure dorée » : le thème par excellence de ses tableaux.
Le formidable terreau
Dès 1975, en exposant ses oeuvres ici et là dans les boutiques d’art, il est enfin remarqué et invité à relever le défi d’une aventure majeure de création, soit la réalisation d’illustrations de panneaux d’interprétation de la nature et de la faune ailée pour le compte du gouvernement québécois.
Par la suite, à compter des années 1980 donc, la Société des Parcs nationaux du Canada l’amènera à vivre sa magie en divers endroits où le spectacle de la nature se fait grandiose, notamment en Mauricie, en Gaspésie, et du côté des Rocheuses. Ce qui lui fournira l’occasion de parfaire ses connaissances par l’exploration de diverses techniques et médiums capables de rendre la singularité de ces paysages à des fins éducatives.
Continuation plus qu’heureuse
Au fil des événements, Raymond Quenneville donnera libre cours, en 1992, à la poursuite de sa créativité propre, en toute confiance, à titre de peintre professionnel. Mille et un croquis exécutés sur le motif serviront alors d’inspiration aux multiples compositions recrées et largement réinventées en atelier ; le but étant de trouver le point d’équilibre entre la couleur et les formes amenant à toucher l’horizon de la sérénité à l’intérieur de soi.
Le peintre utilise l’huile et joue des effets complémentaires superposés afin d’accentuer les portées lumineuses. Cela au point d’instiller l’illusion que la lumière provient de l’intérieur même du tableau. Raymond Quenneville s’exprime intégralement dans ses toiles. Il fait corps avec elles. Chacune de ses oeuvres est une rencontre privilégiée avec sa vision de la nature dont il traduit l’énergie naturelle sous un éclairage particulier provenant du ciel. Encore une fois, parlons d’un peintre représentant non pas ce que l’on voit, mais ce que l’on projette à partir du vécu et du senti. Va sans dire que nous sommes devant des oeuvres étincelantes dont les effets lumineux et fugaces invitent, tel un songe, à la méditation.
L’art de Raymond Quenneville possède sa signature distinctive bien à lui. D’un tableau à l’autre, c’est le même univers que l’on retrouve. Bergson, le philosophe de renom, a écrit : « qu’un peintre digne de cette appellation, ne peint tout au long de sa vie qu’une seule chose : sa vision, résultat d’un savant travail ». Voilà Raymond Quenneville dans son entièreté singulière pour notre plus grand ravissement !
Texte de Michel Bois
Raymond Quenneville est représenté par : Fallen Leaf Gallery, 102, Main Street, Canmore, Alberta ; Galerie d’art Céleste, 285, rue Principale, St Sauveur, Québec ; Galerie Michel-Ange, 430, rue Bonsecours, Montréal, Québec ; Galeries Beauchamp, à Québec et à Baie-St-Paul, Québec ; New Masters Gallery, Carmel, California, USA ; Oceanside Art Gallery, 172, Second West ave, Qualicum Beach, B.C.
Les photographes britanniques et américains l’appellent « Golden Hour » : L’heure dorée. Alors, parlons ici d’une véritable découverte…

Visite d’atelier
Une belle journée d’été, à Longueuil, une rue calme aux maisons entourées de jardins et ombragées par les arbres, on y respire, on s’y sent bien, à mille lieues de la ville pourtant toute proche.
C’est dans cet environnement que Marcel Mussely a choisi de s’établir, en 1973, en choisissant une maison orientée vers la lumière du nord. Essentielle pour son travail, celle-ci baigne son atelier, réaménagé et agrandi il y a quelques années pour y accueillir des oeuvres de grandes dimensions . Car Marcel Mussely est peintre dans l’âme, depuis toujours, même s’il a travaillé plus de 25 ans dans le domaine de la publicité après ses études à la Famous Artist School de Westport (Connecticut) en dessin et illustrations commerciales.
Initié dès l’enfance à la science des pigments par un père artisan en mosaïque et terrazzo, il a manifesté très tôt un talent remarquable pour le dessin. Tout en travaillant, il s’est toujours attaché à peindre très régulièrement, avant qu’il ne décide, en 1988, de se consacrer exclusivement à son art, perfectionné dans les ateliers de Jordi Bonet, Michel Duguay, Marcel Favreau, Catherine Young Bastes, Tom Nicholas et Pierre Tougas. L’étude des anciens maîtres est également pour lui riche d’enseignement.
Chantre de la nature, il en est l’observateur passionné, émerveillé et attentif. Il trouve une inspiration constamment renouvelée dans les paysages, les changements immuables des saisons, les variations subtiles de la lumière qui se déroule sur les reliefs, joue sur les cours d’eaux ou se glisse entre les arbres. Une discrète poésie se dégage de toutes ses oeuvres, quelqu’en soit le sujet ou le format.
L’homme n’est jamais présent, il est parfois évoqué par une trace discrète, brièvement inscrite dans un champ de fleurs qu’il a traversé, une vieille grange rongée par le temps, une barrière de bois, ou les champs plantés de colza ou de blé, bordés de verges d’or ou d’épilobes. Tout l’œuvre de l’artiste est un hommage inlassable à la nature, à sa beauté, une invitation à la contempler, loin de l’univers de béton, de l’agitation et du bruit du monde contemporain.

Vallons fleuris, région Chaudière-Appalaches, huile, 30 x 24 po
« Médaille d’or » Expo-concours internationale du CAPSQ au beffroi de Bruges en Belgique en 2013.
Marcel Mussely travaille surtout à l’huile, utilisant son pinceau comme un crayon, précise-t-il. Il peint à la fois avec minutie et rapidité, dévoilant une maîtrise technique admirée autant par ses pairs que par les collectionneurs. Travaillant sur le motif pour capter l‘atmosphère du moment, il prend aussi quelques photos pour ensuite réaliser l’oeuvre dans son atelier.
Dans le rendu objectif de la nature, l’artiste insuffle une dimension beaucoup plus vaste. Les détails se fondent pour laisser toute la place à la grandeur de l’espace, au jeu des nuages dans le ciel, aux vibrations de la lumière selon l’heure de la journée, sur le sommet des arbres ou dans les sous-bois qu’elle nimbe, caressante et légère.
Un ciel pommelé de nuages dispute le premier rôle à l’étendue sans fin des arbres et des collines dans la région de Chaudière-Appalaches. La lumière changeante et les ombres de cette fin de journée modifient la perception des reliefs, transforment le paysage et l’atmosphère. On pourrait, sans effort, deviner la fraîcheur du soir qui se rapproche. Un cours d’eau, de grandes pierres plates grises, un arbre mort qui se dresse, dénudé et, en arrière-plan, des arbres aux feuilles dorées, le peintre traduit avec sensibilité, à l’aide d’une palette sobre, le sentiment de la vie minérale et végétale. L’oeil du peintre lui permet de déceler l’extraordinaire dans ce que le passant ne remarque pas. Un simple bosquet, à l’automne, est métamorphosé et devient prétexte à une célébration de cette saison si belle, aux splendeurs trop fugitives. L’artiste, avec la représentation d’une plage à Baie Saint-Paul, parvient à nous donner un sentiment de bout du monde. La grève, dans une tonalité rousse, les collines à l’arrière-plan que recouvre la végétation, les nuages qui s’étirent, toute la scène donne une impression de calme et de liberté. Il n’y a personne. L’eau, le ciel, le sable, l’essentiel est là. On perçoit le silence, à peine rompu par le clapotis de l’eau, on devine un vent léger au goût salin. Grâce à son talent et sa sensibilité, l’artiste parvient à transmettre sa vision de la magie du lieu. Celle-ci pénètre l’esprit du spectateur qui, pendant un temps, se sent transporter dans cet ailleurs auquel, inconsciemment, il aspire pour y trouver l’équilibre qu’apporte la nature dont il est trop souvent coupé.
À l’automne dernier, lors d’un événement artistique à Tadoussac, auquel participaient cinq artistes membres de l’I.A.F. (Institut des arts figuratifs), Marcel Mussely s’est livré volontiers à quelques démonstrations devant un public de tous âges. Enfants et adultes étaient fascinés de voir surgir, par la magie de quelques coups de pinceau ou de crayon, des arbres, des nuages, ou des champs. Un succès tel que l’artiste n’a guère eu la possibilité de faire autre chose ! Il a été particulièrement touché par le témoignage d’une résidente de la région, émue aux larmes qui l’a remercié de lui avoir permis d’ouvrir à nouveau les yeux sur les magnifiques paysages de sa région qu’elle regardait, sans plus jamais les voir, depuis des années. Un collectionneur de Toronto, séduit lui aussi, est reparti avec un tableau de grandes dimensions.
Marcel Musssely dessine beaucoup, directement à la plume sur le papier, sans esquisse préliminaire, et si la plupart de ses dessins sont en principe préparatoires, il s’agit d’oeuvres parfaitement achevées. Il faut souhaiter qu’un jour une exposition leur soit consacrée.
Les oeuvres de l’artiste, membre de l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec (AIBAQ), font partie de plusieurs collections privées et publiques au Canada. Il a figuré, seul ou avec d’autres peintres, dans de nombreuses expositions au Québec et a participé à différents salons à Barcelone, à Paris, à Rome et à Bruges où il a remporté, en 2013, la médaille d’or dans la catégorie paysages réalistes à l’occasion de la CAPSQ, une exposition-concours internationale. Plusieurs autre prix et mentions lui ont été attribués. Depuis 2000, Marcel Mussely enseigne également la composition, le dessin et la peinture à l‘huile, une autre manière de partager sa passion.
Texte de Catherine Guex
Une belle journée d’été, à Longueuil, une rue calme aux maisons entourées de jardins et ombragées par les arbres, on y respire, on s’y sent bien…