Galerie Jeannine Blais
Magazin'Art

Sur le web

La cage, je resterai en vie, 24 x 70 po, 2016

Sandra Chevrier

Héroïsme au féminin

Sur le Web, présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

L’artiste articule sa démarche sur la quête de liberté identitaire de la femme contemporaine : « Une réalité où le rôle de la femme est préconçu et où celle-ci se doit d’être à la fois aimante, puissante, passionnée et travailleuse, tout en respectant les diktats que la société dans laquelle elle évolue lui impose. »

Après plusieurs esquisses préparatoires, l’artiste transpose avec assurance sur le canevas ses personnages mélancoliques et énigmatiques. Dans sa dernière série « Les Cages Super Héros », les femmes de Chevrier sont muselées par des masques graphiques extraits de bande dessinée américaine. Pour l’artiste, ce mimétisme symbolise ces prisons sociales où elles cachent leur véritable identité. Dans ses œuvres, Sandra Chevrier confronte le dynamisme tiré des onomatopées, des couleurs vives et de la victoire face à la grisaille de la défaite et l’émouvante fragilité. Elle évoque ainsi la lutte quotidienne de ces femmes, nourries par les fausses attentes qu’elles se font de la beauté et de la perfection. « Si les Super-Héros tombent et se relèvent, alors nous devrions nous aussi accepter nos faiblesses et garder courage face à l’épreuve. Réalisons que nous sommes humains. »

Originaire des Laurentides et Bachelière en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, Sandra Chevrier vit et travaille actuellement à Montréal. Ses œuvres voyagent au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Norvège, aux États-Unis et en Chine.

Parlez-nous de votre médium ?

S. C. : J’utilise plusieurs médiums : acrylique, aquarelle, pastel, graphite et parfois le collage. Je peux produire de très grands formats sur canevas ou concevoir de plus petites œuvres sur papier. J’aime aussi travailler avec le bois; avec celui-ci je peux jouer avec des formes atypiques.

Si vous aviez à écrire un tweet de moins de 140 caractères décrivant votre travail artistique, quel serait ce tweet (mots-clics inclus) ?

S. C. : Portraits portant des masques. Cages symbolisant nos prisons quotidiennes. Valse entre réel et imaginaire, vrai et faux, remède et poison.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

S. C. : Les réseaux sociaux sont devenus les meilleurs outils dont peut bénéficier un artiste. L’art devient maintenant accessible aux humains aux quatre coins du monde en quelques clics seulement. Il voyage lui-même sans effort. Les galeries en souffrent beaucoup; les artistes n’ont plus nécessairement besoin d’une galerie ou d’un agent car ils peuvent eux-mêmes promouvoir leur travail, et ce, sans débourser le moindre sou. Je suis très active sur les réseaux sociaux et ils sont la principale raison de mon succès à l’international.

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

S. C. : Il y a plusieurs façons de promouvoir gratuitement son travail. Instagram serait mon premier choix, ensuite viennent les sites comme Facebook, Ello, les forums d’art tels que Banksy Forum et Espresso Beans, LinkedIn, Pinterest….

Sur un le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

S. C. : Tous les jours je tente de publier au moins une photo ou quelques photos sur Instagram. Les gens qui suivent mes profils aiment voir les work in progress, des esquisses, ma vie dans l’atelier, certains moments de ma vie… Ainsi ils réalisent le travail derrière une œuvre. Ils m’accompagnent dans mes voyages autour du monde et lors de mes expositions. Ils apprennent à connaître un peu qui je suis, comme personne, comme maman, femme d’affaires et artiste.

 

La cage tout ce que je suis

La cage tout ce que je suis

 

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

S. C. : J’ai maintenant des clients dont je n’aurais d’aucune autre façon pu acquérir les contacts : des célébrités, des investisseurs milliardaires. Par exemple, je suis maintenant amie avec la chanteuse Alicia Keys et le rappeur Swizz Beatz, fondateur de la « The Dean Collection ». Cette prestigieuse collection s’est enrichie de plusieurs œuvres d’artistes émergents et reconnus.

Votre page Facebook a près de 19 000 abonnés. Utilisez-vous cette plateforme pour faire la promotion de votre travail artistique ?

S. C. : Je vous avoue que depuis ma découverte d’Instagram, je préconise cette plateforme plutôt que Facebook. Pour un artiste visuel qui travaille avec des images, Instagram semble plus efficace et m’aide à rejoindre un plus large public. Je compte maintenant plus de 40 000 abonnés sur cette plateforme. Cependant, pour un meilleur contrôle de mes médias et une gestion plus efficace, je relie mon compte Instagram à mes comptes Twitter et Facebook.

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ? Si oui, quelle place les transactions en ligne occupent-elles dans vos revenus ? Sentez-vous une réticence de la part des artistes à vendre leurs pièces en ligne ?

S. C. : J’ai vendu par moi-même durant plusieurs années jusqu’à ce que ma carrière prenne un virage international. J’expose aux quatre coins du globe, j’ai donc des clients de partout. Mon partenaire d’affaire et gérant d’artiste Jean-Pascal Fournier a ouvert la Galerie C.O.A et une galerie marchande en ligne dans le but de disposer d’un lieu physique à Montréal et, du coup, nous donner une certaine crédibilité. Maintenant je peux faire imprimer une édition de 350 giclées ou sérigraphies qui se vendront en moins de 15 secondes sur le site. J’y vends aussi des originaux. Le site Internet et la galerie nous ont également permis d’acquérir une liste de contacts et de clients qui se sont ajoutés à notre infolettre. Ils sont avisés dès qu’il y a des œuvres disponibles. Après quelques essais et erreurs, nous travaillons maintenant avec des compagnies de transport de confiance et qui acheminent les œuvres partout dans le monde. Évidemment il peut arriver des pépins, mais les gens nous font confiance et sont conscients des risques. Nous offrons un bon service après-vente en cas de problème.

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?

S. C. : Je reviens tout juste d’une exposition à Hong Kong et à New York. Je me lance dans la production de ma prochaine exposition solo qui aura lieu à Los Angeles à l’automne. J’exposerai également en Norvège, en Australie et à Miami d’ici la fin de l’année.


Texte de Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Sandra Chevrier sur le Web afin de rester connecté avec cette artiste :

Site internet officiel : sandrachevrier.com

Facebook : Facebook.com/sandra.chevrier

Instagram : instagram.com/sandrachevrier

Sandra Chevrier est représentée par la Galerie C.O.A à Montréal : coagallery.com

 

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L’artiste articule sa démarche sur la quête de liberté identitaire de la femme contemporaine…

Laurie Marois

Facebook comme galerie d’art.

Sur le Web, présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

 

Contrairement à beaucoup d’artistes, Laurie Marois découvre la peinture tardivement. Elle développera cet intérêt à travers des études en arts plastiques à Jonquière pour ensuite naturellement se diriger en enseignement des arts à l’Université du Québec à Chicoutimi où elle décroche un baccalauréat.

Originaire de Normandin au Lac Saint-Jean et installée à Québec depuis quelques années, elle assumait jusqu’à tout récemment deux carrières de front, celles d’artiste-peintre et de pédagogue. L’artiste connait un tel succès sur les médias sociaux qu’elle se consacre depuis peu uniquement qu’à son art.

Véritable « touche-à-tout », Laurie Marois s’exprime à la fois dans une démarche figurative et abstraite. Ses oeuvres colorées et énergiques combinent judicieusement ces deux univers. L’artiste privilégie les œuvres de grands formats et sa production artistique se fait par séquence, une œuvre ne nait jamais seule. Les formes animalières sont actuellement au centre de ses recherches picturales. De cette ménagerie se révèle une gestuelle précise aux coups de pinceaux assurés cohabitant harmonieusement avec l’imprévisible technique du dripping. Une dichotomie picturale qui se veut le miroir même de la personnalité de l’artiste, à la fois organisée et imprévisible.

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Parlez-nous de votre médium ?

L. M. : Je peins principalement à l’acrylique, mais parfois, selon un sujet qui demande plus de réalisme, je peins à l’huile. Je maîtrise assez bien les deux médiums donc je crée aléatoirement, selon l’inspiration, divers sujets.

Si vous aviez à écrire un tweet de moins de 140 caractères décrivant votre travail artistique, quel serait ce tweet (mots clics inclus) ?

L. M. : Tu veux savoir comment je me sens aujourd’hui ? Voilà ma dernière toile … #artdujour #joiedansmoncoeur #cerfcoloré #jexplosedecouleurs #peinture

Quelle est l’importance pour un artiste-peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

L. M. : Pour ma part, je vois Facebook comme ma propre galerie d’art. C’est une visibilité au niveau mondial. Je peux publier tout ce que je produis et le vendre à l’autre bout de la planète en quelques secondes. C’est une vitrine accessible à la fois précieuse et délicate. Il faut faire très attention à ce qu’on diffuse et s’assurer de bien identifier chacune de ses créations pour éviter le plagiat. Il en reste que le plus important est le contact avec le public. En tant que peintre, on fait vivre des émotions aux gens par notre habileté à créer des images, donc inévitablement les gens prennent le temps d’inscrire leurs commentaires et nous écrire en privé. Il est primordial de leur démontrer notre reconnaissance et leur dire que nous sommes touchés par leurs réactions. Il ne suffit pas de publier des œuvres, mais de prendre conscience de l’impact de chacune de nos réalisations sur les émotions des utilisateurs de la plateforme. Il faut aussi diffuser régulièrement tout en respectant sa propre créativité.

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Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

L. M. : Il est important de se concentrer sur ce qui est accessible pour soi. Bien entendu, les médias sociaux sont une excellente option, mais il y a également des endroits publics tels que les bibliothèques, centres d’artistes, cafés, restaurants, etc. qui peuvent accueillir gratuitement des expositions. Il suffit de bien s’informer aux endroits stratégiques.

Sur le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

L. M. : Je consacre la moitié de mon temps à ma page Facebook afin de garder un contact régulier avec mes clients. Que ce soit un dimanche matin ou un mardi soir, il n’y a pas de mauvais moment pour répondre à un client ou publier ma dernière création. C’est à mon avis ce qui fait tout le succès de mon art.

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

L. M. : Ma page Facebook a connu tant de succès dans la dernière année qu’elle m’a apporté plus d’une centaine de commandes. Après avoir exposé un peu partout au Québec et être entrée en galerie d’art, je suis devenue si débordée en terme de production artistique que j’ai dû mettre en veille mon emploi comme enseignante suppléante en arts. Bref, j’ai tout mis de côté pour vivre de mon art grâce aux médias sociaux.

Votre page Facebook a près de 20 000 abonnés. Qu’est-ce que ça vous demande comme temps de gestion de communauté au quotidien ?

L. M. : Ma vie tourne littéralement autour de ma page Facebook. Que ce soit lorsque je suis encore au lit tôt le matin, en déplacement partout au Québec ou en production dans mon atelier, je garde un contact permanent (peut-être abusif) avec ce qui se passe sur ma page. Mon travail est ma passion et ma passion mon travail donc je m’assure d’être à jour sur toutes les notifications, messages ou partage de publication. Malheureusement, il m’arrive de ne pas tout voir étant donné la quantité d’interactions sur ma page quotidiennement. Je commence à songer sérieusement à engager une gestionnaire de communauté !

Êtes-vous sur Instagram ? Si oui, utilisez-vous cette plateforme pour faire la promotion de votre travail artistique ?

Je commence de plus en plus à utiliser cette plateforme pour y présenter les « dessous de mon travail ». C’est la partie plus intime de mon univers, car on y retrouve tout ce qui a trait à la production de mes œuvres, mon état d’esprit ou encore ma vie « hors atelier ». C’est un accès direct à ma vie plus personnelle que professionnelle.

Si vous aviez un seul site Internet d’inspiration à recommander aux artistes, quel serait-il ?

L. M. : Je vais être probablement la personne la moins originale au monde, mais Pinterest est pour moi un incontournable pour regarder des œuvres abstraites. Ça me donne un tel désir de peindre ! Sinon, lorsque je recherche un sujet particulier, je me réfère au site 123rf.com où je me procure des photos libres de droits. J’ai accès à un bon nombre d’images d’excellentes qualités et j’y trouve toujours des sujets inspirants pour peindre ce dont j’ai envie.

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?

L. M. : Malgré tous les rêves que je possède et les milliers de projets qui germent dans ma tête pour mon art, j’ai sincèrement la seule et unique intention d’être capable de vivre de mon art pour le reste de ma vie. Bien sûr, j’aimerais exposer à l’étranger, car j’ai une envie profonde de diffuser mon art partout dans le monde, mais mon objectif à court et long terme serait de conserver ma passion pour la peinture et de pouvoir en vivre. Simple, mais vrai !


Texte d’Isabelle Gagné

 

Tous les liens pour suivre Laurie Marois sur le Web afin de rester connecté avec cette artiste :

Facebook : Facebook.com/lauriemaroisartiste

Instagram : Instagram.com/mmemarois

 

Laurie Marois est aussi représentée par la Galerie Guylaine Fournier à Baie-Saint-Paul – galerieguylainefournier.com

 

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Contrairement à beaucoup d’artistes, Laurie Marois découvre la peinture tardivement. Elle développera cet intérêt à travers des études en arts plastiques à Jonquière…

Cantin

Mémoire en superposition

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Originaire de Jonquière, Patrice Cantin obtiendra son Baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2002. Durant ses études, l’artiste explore la peinture via une approche interdisciplinaire intégrant parfois la musique et la performance. De ces recherches académiques naîtront les prémices de son corpus actuel.

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts accumulés au fil du temps et emmagasinés à travers les canaux de sa mémoire créative. « Je ne prends pas de notes. Les formes, les ambiances, les couleurs, les contrastes se superposent dans ma tête ». L’artiste démarre un tableau sans réel plan d’exécution, faisant confiance à son instinct. Le narratif surgit au fil de l’exécution et c’est à partir de ces mouvements, de ces superpositions de matière, de cette distinctive gestuelle que nait un Cantin.

Oily Selfie

Oily Selfie

Parlez-nous de votre médium ?

C. : Je travaille présentement à l’huile et avec les bâtons à l’huile. Je n’utilise pratiquement pas d’outils mis à part mes mains et la spatule.

Décrivez votre travail en un tweet de 140 caractères, motsclics inclus ?

C. : #Cantin artiste peintre #portraits abstraits, travail semi-figuratif portant sur la lumière et les jeux d’ombres et de taches.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

C. : Être branché sur le web aujourd’hui est très important, voire même essentiel. Ma carte de visite, c’est mon site ! Pour tous les gens que je ne rencontre pas ou qui ne se présentent pas à mon atelier, le site Internet est une belle façon de faire voir mon travail. Les réseaux sociaux permettent de partager mon travail et de le faire connaître à des gens qui sont en dehors de notre cercle d’amis.

Pablo Picasso

Pablo Picasso

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

C. : Je suis moi-même webmestre et programmeur. C’est ce qui me permet d’arrondir mes fins de mois. Je conçois et design mes trucs comme je le veux !

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

C. : Il y a plusieurs plateformes qui existent aujourd’hui pour réaliser un site sans avoir les connaissances nécessaires. Par contre, il faut y mettre le temps. Prendre des bonnes photos est essentiel.

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

C. : Chaque fois que j’ai un nouveau tableau, je fais une mise à jour.

Sur le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

C. : Hum… Je vais paraître accro, mais je passe énormément de temps devant mon écran à faire la promo de mes tableaux. C’est constant. Si j’aligne le temps passé dans une journée, je dirais entre 3 et 5 heures.

Neon Boss

Neon Boss

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

C. : Je vends 90 % de mon travail sur le web. 75 % par Facebook. C’est une plateforme très puissante lorsque l’on sait bien s’en servir.

Si vous aviez un seul site Internet d’inspiration à recommander aux artistes, quel serait-il ?

C. : Pour m’inspirer, je vais parfois sur Etsy.com. Beaucoup de créateurs y sont et c’est une belle fenêtre pour se rafraîchir le côté créatif du cerveau lorsqu’il est en panne !

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidence d’artiste ? Formations ?

C. : Je travaille présentement sur des triptyques grand format, très épurés et mouvementés. J’exposerai à Toronto en septembre lors de la foire « Toronto Outdoor Art ». En 2016 je serai à la Galerie Carte Blanche pour une expo solo.


 Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Cantin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

Site Internet officiel : galeriecantin.com

Facebook : facebook.com/galeriecantin

Twitter : twitter.com/lecantin

Instagram : instagram.com/lecantin

YouTube : youtube.com/user/lecantin

 

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts…

Raphaëlle Séguin

Nouveaux visages

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Si un jour vous croisez Raphaëlle Séguin, il est possible qu’elle capte un aspect de votre physionomie faciale pour la création de l’un de ses joyeux personnages.

Les tableaux de l’artiste sont effectivement peuplés de personnages aux grands yeux intrigants et lunettes discrètes. Qu’ils se nomment Colin, Fabrice ou Sacha, les sujets nous fixent candidement et semblent parfois nous questionner du regard. Sur sa page Facebook, qu’elle alimente avec régularité, Raphaëlle Séguin partage généreusement sa passion, son travail en atelier et son quotidien d’artiste. Au printemps 2015, elle fut finaliste au provincial à ExpoPlus, un concours qui se déroulait exclusivement sur Internet et les médias sociaux. L’artiste connaît actuellement un bel accueil pour son travail pictural. Il est possible d’apprécier ses oeuvres d’acryliques et de pastels dans diverses galeries du Québec ainsi qu’aux États-Unis.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

R.S. : Selon moi, il est primordial pour un artiste d’avoir son propre site Internet afin de lui permette de toucher directement le public et dans un but d’obtenir une bonne visibilité pour la reconnaissance de son travail. Les amateurs d’art peuvent ainsi découvrir mon travail créatif sans avoir à se déplacer en galerie. L’utilisation des plateformes de réseaux sociaux s’avère également fort stimulante pour rejoindre des acheteurs potentiels. Ces plateformes m’offrent la possibilité de me connecter avec d’autres artistes qui exposent en galeries et d’échanger sur leurs expériences, projets, démarches, etc. C’est aussi via les réseaux sociaux que j’ai eu l’occasion de discuter avec des amateurs provenant de la France, de l’Espagne, des États-Unis et du Mexique. Comme quoi Internet est sans frontière !

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

R.S. : Tableaux au style contemporain créés avec #passion et brin de folie. #ludiques, sensibles, naïfs, candides, introspectifs, colorés. BOUM !

Fabrice, 48 x 40 po.

Fabrice, 48 x 40 po.

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

R.S. : J’ai tout fait moi-même. De nos jours, il est facile (mais exigeant) de concevoir son propre site Internet sans être un spécialiste dans le domaine. Il suffit de prendre le temps et de s’informer un peu. Pour ma part, j’ai monté mon site à l’aide de la plateforme Wix (http://fr.wix.com).

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

R.S. : Si possible de manière hebdomadaire, sinon encore plus fréquemment. C’est selon mon temps disponible que je sois en période de création ou non.

Combien de temps investissez-vous sur votre page Facebook ?

R.S. : J’y suis présente de manière quasi quotidienne. Durant mes pauses à travers mon processus de création, je prends mes messages ou diffuse de l’information.

Est-ce que les médias sociaux ont eu un impact marquant dans votre carrière? Avez-vous un exemple concret ?

R.S. : Absolument ! Le printemps dernier, une de mes oeuvres a remporté le concours ExpoPlus organisé par Abribus et Québecor média. Le public devait voter, via leur site Internet, pour une oeuvre de leur choix parmi 10 finalistes. Ils étaient aussi invités à partager leur choix sur les réseaux sociaux. C’est grâce à cette reconnaissance que mon oeuvre intitulée « Harry » fût projetée sur des panneaux lumineux de sept pieds de haut, et ce dans une vingtaine d’Abribus du grand Montréal.

Selon vous, si vous aviez un seul site Internet à recommander aux artistes, quel serait-il ?

R.S. : Je trouve que le site Internet fubiz.com est très intéressant. Il présente quotidiennement le meilleur de la culture créative contemporaine : graphisme, culture, produits, clips et arts numériques.

Avez-vous des projets d’exposition ?

R.S. : Je prépare une exposition solo à Rosemère. Les détails seront partagés sur ma page Facebook et mon site Internet. J’ai 1001 projets en tête et n’aurai probablement pas assez de toute une vie pour les réaliser !


Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Raphaëlle Séguin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

www.raphaelleseguin.com

www.facebook.com/creationras

ExpoPlus : abribus.ca/concours/expo-plus/exposition/grandpublic/oeuvre/raphaelle-seguin

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Si un jour vous croisez Raphaëlle Séguin, il est possible qu’elle capte un aspect de votre physionomie faciale pour la création…

Claire Desjardins

Peindre le mouvement

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Originaire de Montréal, Claire Desjardins quitte en 2011 sa carrière en design graphique afin de se consacrer pleinement à sa pratique artistique. À travers ses tableaux, elle cherche à recréer le mouvement, bouger la peinture et transformer son propre chaos en quiétude.

Cette intensité est visible par sa gestuelle et l’énergie avec laquelle le pigment est appliqué, mais surtout par cette palette de couleurs vibrantes, si distinctives à l’artiste.

Elle fut maintes fois récipiendaire de bourses pour des résidences d’artiste, dont l’une la transportera jusqu’au Da Wang Culture Artist Residency en Chine. Claire Desjardins est une des artistes les plus lucratives sur la plateforme Saatchi Art, un leader mondial de site transactionnel destiné à la vente d’oeuvre d’art. Elle présente aussi son travail en dehors du numérique, de manière plus traditionnelle chez diverses galeries à travers le Canada.

Par sa présence assidue sur Internet et son travail d’une incontestable qualité, Claire Desjardins est régulièrement mentionnée sur un grand nombre de webzines et de blogues influents.


Advice on things, acrylic on canvas, 48 x 72 in

Advice on things, acrylic on canvas, 48 x 72 in

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

C.D. : Artiste peintre qui travaille l’abstraction, inspirée par les expressionnistes des années 50.

Selon vous, quelle est l’importance d’avoir un site Internet comme artiste, comme galeriste ?

C.D. : C’est très important! Tout le monde est sur les médias sociaux, il faut aussi y être !

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

C.D. : Oui, j’ai fait programmer mon site Internet par une compagnie spécialisée dans ce domaine. Le design, par contre, c’est moi qui l’ai fait puisque j’étais designer Web durant plusieurs années.

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

C.D. : Créez votre propre site Internet ! Sinon, inscrivez-vous et affichez-vous sur des sites où vous serez en mesure de vendre votre art. Par exemple : Saatchi Art, Fine Art America, ou Art Finder. Également, ayez une présence sur les médias sociaux…C’est gratuit !

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

C.D. : Idéalement, quotidiennement.

Sur un aspect professionnel, combien de temps investissez-vous dans vos médias sociaux ?

C.D. : Je suis présente et active sur les réseaux sociaux chaque jour. J’exerce une veille tout au long de la journée et surtout durant les pauses de mon atelier.

Comment les médias sociaux vous ont-ils aidés dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret ?

C.D. : Bien sûr ! C’est une excellente façon de promouvoir mes expositions et annoncer mes ateliers à venir. J’ai déjà reçu des étudiants de la Virginie qui avaient parcouru 13 heures en voiture pour assister à un atelier annoncé sur Facebook. D’ailleurs, j’ai aussi des tableaux qui se sont vendus suite à un partage sur Pinterest ou Facebook.

Avez-vous un blogue comme artiste professionnel ? Quels sont les sujets que vous abordez et à quelle fréquence publiez vous ?

C.D. : Sur mon blogue, où je me permets d’émettre des opinions, je parle des évènements entourant ma pratique artistique, par exemple les foires, ateliers, voyages inspirants, résidences d’artiste, etc.

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ?

C.D. : Oui. J’ai une présence essentiellement sur Saatchi Art.

Trouvez-vous complexe de vendre vos oeuvres en ligne surtout au niveau de la livraison ?

C.D. : Lorsqu’on veut vendre sur Internet, il faut absolument être organisé ! Premièrement, équipez-vous de matériaux d’expéditions : papier bulle, cartons, boîtes. Il faut aussi connaître les dimensions et le poids final des paquets. Informez-vous des règlements des douanes : valeur de votre exportation, règlement de NAFTA, règlement des autres pays, etc. Lorsque je possède toutes ces infos, tout devient plus facile !

Selon vous, si vous aviez un seul site Internet à recommander aux artistes, quel serait-il ?

C.D. : Pinterest.

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?

C.D. : Ayant justement terminé la foire d’art The Artist Project a Toronto où j’avais un espace consacré à ma production, je dédie actuellement la majorité de mon temps à rattraper mon travail en studio ! Je donnerai aussi quelques ateliers à Montréal et aux États- Unis. De plus, je prépare une exposition à la galerie Wall Space, à Ottawa.

 


Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels

Tous les liens pour suivre Claire Desjardins sur le Web, afin de rester connecté

avec l’artiste :

Site Internet officiel : clairedesjardins.com

Twitter : twitter.com/clairedj

Facebook : facebook.com/studioclaire

Instagram : instagram.com/claire_desjardins_art

Pinterest : pinterest.com/clairedj/

Saatchi Art : saatchiart.com/clairedj

Tumblr : claire-desjardins-art.tumblr.com/

 

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Originaire de Montréal, Claire Desjardins quitte en 2011 sa carrière en design graphique afin de se consacrer pleinement…

Edith Jolicoeur

Des techniques mixtes aux nouveaux médias

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Edith Jolicoeur est une artiste gaspésienne dont les oeuvres furent exposées au Musée d’Histoire naturelle du Parc National de Miguasha et au Musée de la Gaspésie ainsi que dans divers lieux d’expositions reconnus.

Ses pièces font partie de collections publiques et privées en Amérique. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec pour des projets en recherche et création et diplômée de l’académie Internationale du Design, l’artiste s’appuie sur un style narratif. Durant près de 15 ans, elle a transformé de vieilles portes en véritables tableaux. Actuellement, sa pratique s’oriente plutôt vers les nouveaux médias, intégrant la photo, la vidéo et l’impression délaissant ainsi progressivement les supports volumineux et lourds utilisés durant les dernières années.

Edith Jolicoeur a tenu durant 13 ans une galerie d’art personnelle estivale située à Carleton-sur-Mer, dans la Baie-des-Chaleurs. Parallèlement à sa pratique artistique, elle travaille comme consultante et sa mission vise à aider les artistes et organismes culturels à tirer profit du Web et des réseaux sociaux.

 


 

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

E.J. : S’appuyant sur un style narratif, ma démarche artistique marie les arts visuels aux nouveaux médias. #Art #Storytelling #Techno #POM

 

Selon vous, quelle est l’importance d’avoir un site Internet comme artiste, comme galeriste ?

E.J. : Comme artiste, mon site Internet me permet d’avoir une vitrine accessible en tout temps tant à mon public qu’à moi-même. Aujourd’hui, les gens ne veulent plus toujours devoir se déplacer pour avoir accès à l’art, ils veulent en consommer directement depuis chez eux et c’est possible avec le Web.

 

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

E.J. : Non. J’ai suivi mes premiers cours de HTML en 1998 et j’ai toujours réalisé mes sites moi-même.

 

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

E.J. : Un site Internet (responsive !) est impératif, à mon avis. On peut toujours en faire un gratuitement sans nom de domaine. Sinon, on peut avoir un site avec nom de domaine et sans publicité pour une centaine de dollars par année.

 

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

E.J. : En période de création, je peux faire des mises à jour quotidiennes. Sinon, ça va au gré de mes billets de blogue. Dans un monde idéal, je le mettrais à jour au moins une fois par semaine.

 

Traces, extrait d'oeuvre

Traces, extrait d’oeuvre

Sur un aspect professionnel, combien de temps investissez vous dans vos médias sociaux ?

E.J. : Si on ne parle que de mes activités artistiques, entre 4 et 10 heures par semaine selon la période.

 

Comment les médias sociaux vous ont-ils aidés dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret ?

E.J. : Je préfère considérer l’ensemble du Web (incluant infolettre et site Internet) que de considérer uniquement les réseaux sociaux. Dans l’ensemble, plus de 80 % de mon chiffre d’affaires est attribuable à ma présence ACTIVE sur le Web et les réseaux sociaux.

 

Avez-vous un blogue comme artiste professionnel ? Quels sont les sujets que vous abordez et à quelle fréquence publiez-vous ?

E.J. : Oui, j’ai une section blogue intégrée à mon site professionnel. J’y publie des billets dans différentes rubriques : tranche de vie d’artiste, projets spéciaux, douces montées de lait, etc. La fréquence varie selon que je sois en période de création ou non. Dans un monde idéal, j’aimerais produire au moins un billet par mois.

 

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ? Si oui, quelle place les transactions en ligne occupent-elles dans vos revenus ? Sentez-vous une réticence de la part des artistes à vendre leurs pièces en ligne ?

E.J. : Mon site n’est pas transactionnel et je ne le souhaite pas. Principalement parce que je fais partie d’un petit nombre d’artistes « crinqués » qui exigent un contrat de vente pour chaque œuvre vendue. Tous les prix de mes oeuvres à vendre sont indiqués sur mon site et une note mentionne que je privilégie le contact humain en invitant les gens intéressés à me contacter par courriel ou par téléphone pour discuter des modalités de vente, de paiement et de livraison. Une fois une oeuvre vendue, je m’empresse de retirer le prix et je le remplace par la mention « VENDU » par discrétion et respect envers ma clientèle.

 


 

Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels)

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Edith Jolicoeur est une artiste gaspésienne dont les oeuvres furent exposées au Musée…