Magazin'Art

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Laurie Marois

Facebook comme galerie d’art.

Sur le Web, présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

 

Contrairement à beaucoup d’artistes, Laurie Marois découvre la peinture tardivement. Elle développera cet intérêt à travers des études en arts plastiques à Jonquière pour ensuite naturellement se diriger en enseignement des arts à l’Université du Québec à Chicoutimi où elle décroche un baccalauréat.

Originaire de Normandin au Lac Saint-Jean et installée à Québec depuis quelques années, elle assumait jusqu’à tout récemment deux carrières de front, celles d’artiste-peintre et de pédagogue. L’artiste connait un tel succès sur les médias sociaux qu’elle se consacre depuis peu uniquement qu’à son art.

Véritable « touche-à-tout », Laurie Marois s’exprime à la fois dans une démarche figurative et abstraite. Ses oeuvres colorées et énergiques combinent judicieusement ces deux univers. L’artiste privilégie les œuvres de grands formats et sa production artistique se fait par séquence, une œuvre ne nait jamais seule. Les formes animalières sont actuellement au centre de ses recherches picturales. De cette ménagerie se révèle une gestuelle précise aux coups de pinceaux assurés cohabitant harmonieusement avec l’imprévisible technique du dripping. Une dichotomie picturale qui se veut le miroir même de la personnalité de l’artiste, à la fois organisée et imprévisible.

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Parlez-nous de votre médium ?

L. M. : Je peins principalement à l’acrylique, mais parfois, selon un sujet qui demande plus de réalisme, je peins à l’huile. Je maîtrise assez bien les deux médiums donc je crée aléatoirement, selon l’inspiration, divers sujets.

Si vous aviez à écrire un tweet de moins de 140 caractères décrivant votre travail artistique, quel serait ce tweet (mots clics inclus) ?

L. M. : Tu veux savoir comment je me sens aujourd’hui ? Voilà ma dernière toile … #artdujour #joiedansmoncoeur #cerfcoloré #jexplosedecouleurs #peinture

Quelle est l’importance pour un artiste-peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

L. M. : Pour ma part, je vois Facebook comme ma propre galerie d’art. C’est une visibilité au niveau mondial. Je peux publier tout ce que je produis et le vendre à l’autre bout de la planète en quelques secondes. C’est une vitrine accessible à la fois précieuse et délicate. Il faut faire très attention à ce qu’on diffuse et s’assurer de bien identifier chacune de ses créations pour éviter le plagiat. Il en reste que le plus important est le contact avec le public. En tant que peintre, on fait vivre des émotions aux gens par notre habileté à créer des images, donc inévitablement les gens prennent le temps d’inscrire leurs commentaires et nous écrire en privé. Il est primordial de leur démontrer notre reconnaissance et leur dire que nous sommes touchés par leurs réactions. Il ne suffit pas de publier des œuvres, mais de prendre conscience de l’impact de chacune de nos réalisations sur les émotions des utilisateurs de la plateforme. Il faut aussi diffuser régulièrement tout en respectant sa propre créativité.

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Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

L. M. : Il est important de se concentrer sur ce qui est accessible pour soi. Bien entendu, les médias sociaux sont une excellente option, mais il y a également des endroits publics tels que les bibliothèques, centres d’artistes, cafés, restaurants, etc. qui peuvent accueillir gratuitement des expositions. Il suffit de bien s’informer aux endroits stratégiques.

Sur le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

L. M. : Je consacre la moitié de mon temps à ma page Facebook afin de garder un contact régulier avec mes clients. Que ce soit un dimanche matin ou un mardi soir, il n’y a pas de mauvais moment pour répondre à un client ou publier ma dernière création. C’est à mon avis ce qui fait tout le succès de mon art.

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

L. M. : Ma page Facebook a connu tant de succès dans la dernière année qu’elle m’a apporté plus d’une centaine de commandes. Après avoir exposé un peu partout au Québec et être entrée en galerie d’art, je suis devenue si débordée en terme de production artistique que j’ai dû mettre en veille mon emploi comme enseignante suppléante en arts. Bref, j’ai tout mis de côté pour vivre de mon art grâce aux médias sociaux.

Votre page Facebook a près de 20 000 abonnés. Qu’est-ce que ça vous demande comme temps de gestion de communauté au quotidien ?

L. M. : Ma vie tourne littéralement autour de ma page Facebook. Que ce soit lorsque je suis encore au lit tôt le matin, en déplacement partout au Québec ou en production dans mon atelier, je garde un contact permanent (peut-être abusif) avec ce qui se passe sur ma page. Mon travail est ma passion et ma passion mon travail donc je m’assure d’être à jour sur toutes les notifications, messages ou partage de publication. Malheureusement, il m’arrive de ne pas tout voir étant donné la quantité d’interactions sur ma page quotidiennement. Je commence à songer sérieusement à engager une gestionnaire de communauté !

Êtes-vous sur Instagram ? Si oui, utilisez-vous cette plateforme pour faire la promotion de votre travail artistique ?

Je commence de plus en plus à utiliser cette plateforme pour y présenter les « dessous de mon travail ». C’est la partie plus intime de mon univers, car on y retrouve tout ce qui a trait à la production de mes œuvres, mon état d’esprit ou encore ma vie « hors atelier ». C’est un accès direct à ma vie plus personnelle que professionnelle.

Si vous aviez un seul site Internet d’inspiration à recommander aux artistes, quel serait-il ?

L. M. : Je vais être probablement la personne la moins originale au monde, mais Pinterest est pour moi un incontournable pour regarder des œuvres abstraites. Ça me donne un tel désir de peindre ! Sinon, lorsque je recherche un sujet particulier, je me réfère au site 123rf.com où je me procure des photos libres de droits. J’ai accès à un bon nombre d’images d’excellentes qualités et j’y trouve toujours des sujets inspirants pour peindre ce dont j’ai envie.

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?

L. M. : Malgré tous les rêves que je possède et les milliers de projets qui germent dans ma tête pour mon art, j’ai sincèrement la seule et unique intention d’être capable de vivre de mon art pour le reste de ma vie. Bien sûr, j’aimerais exposer à l’étranger, car j’ai une envie profonde de diffuser mon art partout dans le monde, mais mon objectif à court et long terme serait de conserver ma passion pour la peinture et de pouvoir en vivre. Simple, mais vrai !


Texte d’Isabelle Gagné

 

Tous les liens pour suivre Laurie Marois sur le Web afin de rester connecté avec cette artiste :

Facebook : Facebook.com/lauriemaroisartiste

Instagram : Instagram.com/mmemarois

 

Laurie Marois est aussi représentée par la Galerie Guylaine Fournier à Baie-Saint-Paul – galerieguylainefournier.com

 

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Contrairement à beaucoup d’artistes, Laurie Marois découvre la peinture tardivement. Elle développera cet intérêt à travers des études en arts plastiques à Jonquière…

Cantin

Mémoire en superposition

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Originaire de Jonquière, Patrice Cantin obtiendra son Baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2002. Durant ses études, l’artiste explore la peinture via une approche interdisciplinaire intégrant parfois la musique et la performance. De ces recherches académiques naîtront les prémices de son corpus actuel.

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts accumulés au fil du temps et emmagasinés à travers les canaux de sa mémoire créative. « Je ne prends pas de notes. Les formes, les ambiances, les couleurs, les contrastes se superposent dans ma tête ». L’artiste démarre un tableau sans réel plan d’exécution, faisant confiance à son instinct. Le narratif surgit au fil de l’exécution et c’est à partir de ces mouvements, de ces superpositions de matière, de cette distinctive gestuelle que nait un Cantin.

Oily Selfie

Oily Selfie

Parlez-nous de votre médium ?

C. : Je travaille présentement à l’huile et avec les bâtons à l’huile. Je n’utilise pratiquement pas d’outils mis à part mes mains et la spatule.

Décrivez votre travail en un tweet de 140 caractères, motsclics inclus ?

C. : #Cantin artiste peintre #portraits abstraits, travail semi-figuratif portant sur la lumière et les jeux d’ombres et de taches.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

C. : Être branché sur le web aujourd’hui est très important, voire même essentiel. Ma carte de visite, c’est mon site ! Pour tous les gens que je ne rencontre pas ou qui ne se présentent pas à mon atelier, le site Internet est une belle façon de faire voir mon travail. Les réseaux sociaux permettent de partager mon travail et de le faire connaître à des gens qui sont en dehors de notre cercle d’amis.

Pablo Picasso

Pablo Picasso

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

C. : Je suis moi-même webmestre et programmeur. C’est ce qui me permet d’arrondir mes fins de mois. Je conçois et design mes trucs comme je le veux !

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

C. : Il y a plusieurs plateformes qui existent aujourd’hui pour réaliser un site sans avoir les connaissances nécessaires. Par contre, il faut y mettre le temps. Prendre des bonnes photos est essentiel.

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

C. : Chaque fois que j’ai un nouveau tableau, je fais une mise à jour.

Sur le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

C. : Hum… Je vais paraître accro, mais je passe énormément de temps devant mon écran à faire la promo de mes tableaux. C’est constant. Si j’aligne le temps passé dans une journée, je dirais entre 3 et 5 heures.

Neon Boss

Neon Boss

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

C. : Je vends 90 % de mon travail sur le web. 75 % par Facebook. C’est une plateforme très puissante lorsque l’on sait bien s’en servir.

Si vous aviez un seul site Internet d’inspiration à recommander aux artistes, quel serait-il ?

C. : Pour m’inspirer, je vais parfois sur Etsy.com. Beaucoup de créateurs y sont et c’est une belle fenêtre pour se rafraîchir le côté créatif du cerveau lorsqu’il est en panne !

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidence d’artiste ? Formations ?

C. : Je travaille présentement sur des triptyques grand format, très épurés et mouvementés. J’exposerai à Toronto en septembre lors de la foire « Toronto Outdoor Art ». En 2016 je serai à la Galerie Carte Blanche pour une expo solo.


 Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Cantin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

Site Internet officiel : galeriecantin.com

Facebook : facebook.com/galeriecantin

Twitter : twitter.com/lecantin

Instagram : instagram.com/lecantin

YouTube : youtube.com/user/lecantin

 

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts…