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Réseaux sociaux

Cantin

Mémoire en superposition

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Originaire de Jonquière, Patrice Cantin obtiendra son Baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2002. Durant ses études, l’artiste explore la peinture via une approche interdisciplinaire intégrant parfois la musique et la performance. De ces recherches académiques naîtront les prémices de son corpus actuel.

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts accumulés au fil du temps et emmagasinés à travers les canaux de sa mémoire créative. « Je ne prends pas de notes. Les formes, les ambiances, les couleurs, les contrastes se superposent dans ma tête ». L’artiste démarre un tableau sans réel plan d’exécution, faisant confiance à son instinct. Le narratif surgit au fil de l’exécution et c’est à partir de ces mouvements, de ces superpositions de matière, de cette distinctive gestuelle que nait un Cantin.

Oily Selfie

Oily Selfie

Parlez-nous de votre médium ?

C. : Je travaille présentement à l’huile et avec les bâtons à l’huile. Je n’utilise pratiquement pas d’outils mis à part mes mains et la spatule.

Décrivez votre travail en un tweet de 140 caractères, motsclics inclus ?

C. : #Cantin artiste peintre #portraits abstraits, travail semi-figuratif portant sur la lumière et les jeux d’ombres et de taches.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

C. : Être branché sur le web aujourd’hui est très important, voire même essentiel. Ma carte de visite, c’est mon site ! Pour tous les gens que je ne rencontre pas ou qui ne se présentent pas à mon atelier, le site Internet est une belle façon de faire voir mon travail. Les réseaux sociaux permettent de partager mon travail et de le faire connaître à des gens qui sont en dehors de notre cercle d’amis.

Pablo Picasso

Pablo Picasso

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

C. : Je suis moi-même webmestre et programmeur. C’est ce qui me permet d’arrondir mes fins de mois. Je conçois et design mes trucs comme je le veux !

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

C. : Il y a plusieurs plateformes qui existent aujourd’hui pour réaliser un site sans avoir les connaissances nécessaires. Par contre, il faut y mettre le temps. Prendre des bonnes photos est essentiel.

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

C. : Chaque fois que j’ai un nouveau tableau, je fais une mise à jour.

Sur le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?

C. : Hum… Je vais paraître accro, mais je passe énormément de temps devant mon écran à faire la promo de mes tableaux. C’est constant. Si j’aligne le temps passé dans une journée, je dirais entre 3 et 5 heures.

Neon Boss

Neon Boss

Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?

C. : Je vends 90 % de mon travail sur le web. 75 % par Facebook. C’est une plateforme très puissante lorsque l’on sait bien s’en servir.

Si vous aviez un seul site Internet d’inspiration à recommander aux artistes, quel serait-il ?

C. : Pour m’inspirer, je vais parfois sur Etsy.com. Beaucoup de créateurs y sont et c’est une belle fenêtre pour se rafraîchir le côté créatif du cerveau lorsqu’il est en panne !

Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidence d’artiste ? Formations ?

C. : Je travaille présentement sur des triptyques grand format, très épurés et mouvementés. J’exposerai à Toronto en septembre lors de la foire « Toronto Outdoor Art ». En 2016 je serai à la Galerie Carte Blanche pour une expo solo.


 Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Cantin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

Site Internet officiel : galeriecantin.com

Facebook : facebook.com/galeriecantin

Twitter : twitter.com/lecantin

Instagram : instagram.com/lecantin

YouTube : youtube.com/user/lecantin

 

L’artiste identifie son désir de peindre par la réminiscence d’une composition et d’une couleur. Ces abstractions transportent une charge d’idées, de concepts…

Raphaëlle Séguin

Nouveaux visages

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Si un jour vous croisez Raphaëlle Séguin, il est possible qu’elle capte un aspect de votre physionomie faciale pour la création de l’un de ses joyeux personnages.

Les tableaux de l’artiste sont effectivement peuplés de personnages aux grands yeux intrigants et lunettes discrètes. Qu’ils se nomment Colin, Fabrice ou Sacha, les sujets nous fixent candidement et semblent parfois nous questionner du regard. Sur sa page Facebook, qu’elle alimente avec régularité, Raphaëlle Séguin partage généreusement sa passion, son travail en atelier et son quotidien d’artiste. Au printemps 2015, elle fut finaliste au provincial à ExpoPlus, un concours qui se déroulait exclusivement sur Internet et les médias sociaux. L’artiste connaît actuellement un bel accueil pour son travail pictural. Il est possible d’apprécier ses oeuvres d’acryliques et de pastels dans diverses galeries du Québec ainsi qu’aux États-Unis.

Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?

R.S. : Selon moi, il est primordial pour un artiste d’avoir son propre site Internet afin de lui permette de toucher directement le public et dans un but d’obtenir une bonne visibilité pour la reconnaissance de son travail. Les amateurs d’art peuvent ainsi découvrir mon travail créatif sans avoir à se déplacer en galerie. L’utilisation des plateformes de réseaux sociaux s’avère également fort stimulante pour rejoindre des acheteurs potentiels. Ces plateformes m’offrent la possibilité de me connecter avec d’autres artistes qui exposent en galeries et d’échanger sur leurs expériences, projets, démarches, etc. C’est aussi via les réseaux sociaux que j’ai eu l’occasion de discuter avec des amateurs provenant de la France, de l’Espagne, des États-Unis et du Mexique. Comme quoi Internet est sans frontière !

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

R.S. : Tableaux au style contemporain créés avec #passion et brin de folie. #ludiques, sensibles, naïfs, candides, introspectifs, colorés. BOUM !

Fabrice, 48 x 40 po.

Fabrice, 48 x 40 po.

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

R.S. : J’ai tout fait moi-même. De nos jours, il est facile (mais exigeant) de concevoir son propre site Internet sans être un spécialiste dans le domaine. Il suffit de prendre le temps et de s’informer un peu. Pour ma part, j’ai monté mon site à l’aide de la plateforme Wix (http://fr.wix.com).

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

R.S. : Si possible de manière hebdomadaire, sinon encore plus fréquemment. C’est selon mon temps disponible que je sois en période de création ou non.

Combien de temps investissez-vous sur votre page Facebook ?

R.S. : J’y suis présente de manière quasi quotidienne. Durant mes pauses à travers mon processus de création, je prends mes messages ou diffuse de l’information.

Est-ce que les médias sociaux ont eu un impact marquant dans votre carrière? Avez-vous un exemple concret ?

R.S. : Absolument ! Le printemps dernier, une de mes oeuvres a remporté le concours ExpoPlus organisé par Abribus et Québecor média. Le public devait voter, via leur site Internet, pour une oeuvre de leur choix parmi 10 finalistes. Ils étaient aussi invités à partager leur choix sur les réseaux sociaux. C’est grâce à cette reconnaissance que mon oeuvre intitulée « Harry » fût projetée sur des panneaux lumineux de sept pieds de haut, et ce dans une vingtaine d’Abribus du grand Montréal.

Selon vous, si vous aviez un seul site Internet à recommander aux artistes, quel serait-il ?

R.S. : Je trouve que le site Internet fubiz.com est très intéressant. Il présente quotidiennement le meilleur de la culture créative contemporaine : graphisme, culture, produits, clips et arts numériques.

Avez-vous des projets d’exposition ?

R.S. : Je prépare une exposition solo à Rosemère. Les détails seront partagés sur ma page Facebook et mon site Internet. J’ai 1001 projets en tête et n’aurai probablement pas assez de toute une vie pour les réaliser !


Texte d’Isabelle Gagné

Tous les liens pour suivre Raphaëlle Séguin sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste :

www.raphaelleseguin.com

www.facebook.com/creationras

ExpoPlus : abribus.ca/concours/expo-plus/exposition/grandpublic/oeuvre/raphaelle-seguin

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Si un jour vous croisez Raphaëlle Séguin, il est possible qu’elle capte un aspect de votre physionomie faciale pour la création…

Edith Jolicoeur

Des techniques mixtes aux nouveaux médias

Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.

Edith Jolicoeur est une artiste gaspésienne dont les oeuvres furent exposées au Musée d’Histoire naturelle du Parc National de Miguasha et au Musée de la Gaspésie ainsi que dans divers lieux d’expositions reconnus.

Ses pièces font partie de collections publiques et privées en Amérique. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec pour des projets en recherche et création et diplômée de l’académie Internationale du Design, l’artiste s’appuie sur un style narratif. Durant près de 15 ans, elle a transformé de vieilles portes en véritables tableaux. Actuellement, sa pratique s’oriente plutôt vers les nouveaux médias, intégrant la photo, la vidéo et l’impression délaissant ainsi progressivement les supports volumineux et lourds utilisés durant les dernières années.

Edith Jolicoeur a tenu durant 13 ans une galerie d’art personnelle estivale située à Carleton-sur-Mer, dans la Baie-des-Chaleurs. Parallèlement à sa pratique artistique, elle travaille comme consultante et sa mission vise à aider les artistes et organismes culturels à tirer profit du Web et des réseaux sociaux.

 


 

Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?

E.J. : S’appuyant sur un style narratif, ma démarche artistique marie les arts visuels aux nouveaux médias. #Art #Storytelling #Techno #POM

 

Selon vous, quelle est l’importance d’avoir un site Internet comme artiste, comme galeriste ?

E.J. : Comme artiste, mon site Internet me permet d’avoir une vitrine accessible en tout temps tant à mon public qu’à moi-même. Aujourd’hui, les gens ne veulent plus toujours devoir se déplacer pour avoir accès à l’art, ils veulent en consommer directement depuis chez eux et c’est possible avec le Web.

 

Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?

E.J. : Non. J’ai suivi mes premiers cours de HTML en 1998 et j’ai toujours réalisé mes sites moi-même.

 

Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?

E.J. : Un site Internet (responsive !) est impératif, à mon avis. On peut toujours en faire un gratuitement sans nom de domaine. Sinon, on peut avoir un site avec nom de domaine et sans publicité pour une centaine de dollars par année.

 

À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?

E.J. : En période de création, je peux faire des mises à jour quotidiennes. Sinon, ça va au gré de mes billets de blogue. Dans un monde idéal, je le mettrais à jour au moins une fois par semaine.

 

Traces, extrait d'oeuvre

Traces, extrait d’oeuvre

Sur un aspect professionnel, combien de temps investissez vous dans vos médias sociaux ?

E.J. : Si on ne parle que de mes activités artistiques, entre 4 et 10 heures par semaine selon la période.

 

Comment les médias sociaux vous ont-ils aidés dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret ?

E.J. : Je préfère considérer l’ensemble du Web (incluant infolettre et site Internet) que de considérer uniquement les réseaux sociaux. Dans l’ensemble, plus de 80 % de mon chiffre d’affaires est attribuable à ma présence ACTIVE sur le Web et les réseaux sociaux.

 

Avez-vous un blogue comme artiste professionnel ? Quels sont les sujets que vous abordez et à quelle fréquence publiez-vous ?

E.J. : Oui, j’ai une section blogue intégrée à mon site professionnel. J’y publie des billets dans différentes rubriques : tranche de vie d’artiste, projets spéciaux, douces montées de lait, etc. La fréquence varie selon que je sois en période de création ou non. Dans un monde idéal, j’aimerais produire au moins un billet par mois.

 

Avez-vous une galerie marchande sur Internet ? Si oui, quelle place les transactions en ligne occupent-elles dans vos revenus ? Sentez-vous une réticence de la part des artistes à vendre leurs pièces en ligne ?

E.J. : Mon site n’est pas transactionnel et je ne le souhaite pas. Principalement parce que je fais partie d’un petit nombre d’artistes « crinqués » qui exigent un contrat de vente pour chaque œuvre vendue. Tous les prix de mes oeuvres à vendre sont indiqués sur mon site et une note mentionne que je privilégie le contact humain en invitant les gens intéressés à me contacter par courriel ou par téléphone pour discuter des modalités de vente, de paiement et de livraison. Une fois une oeuvre vendue, je m’empresse de retirer le prix et je le remplace par la mention « VENDU » par discrétion et respect envers ma clientèle.

 


 

Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels)

Tous les liens pour suivre Edith Jolicoeur sur le Web afin de rester connecté avec l’artiste.

Site Internet officiel : edithjolicoeur.com

Twitter : twitter.com/edithjolicoeur

Facebook : facebook.com/edithjolicoeur

Instagram : instagram.com/edithjolicoeur

Vimeo : vimeo.com/edithjolicoeur

LinkedIn : linkedin.com/in/edithjolicoeur

 

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Edith Jolicoeur est une artiste gaspésienne dont les oeuvres furent exposées au Musée…