Magazin'Art

Gravure

Rodolphe Duguay (1891-1973)

Une mystique de la nature

Maîtres canadiens

« En gravure comme en peinture, l’esquisse, le croquis et le dessin ne sont pas la forme, mais bien une manière de faire voir personnelle afin de cerner la forme. » Edgar Degas (1834-1917)

Passer le seuil de l’atelier de Rodolphe Duguay procède du frisson et de la fascination. WOW ! Une impression surréaliste de se retrouver dans un atelier à Paris au début du 20e siècle. Les relents de l’huile. La palette du peintre. Le béret. L’atelier de gravure. Les gouges bien ordonnées sur le mur. L’immense fenêtre donnant sur la lumière du nord. Puis cette mezzanine, haut-lieu de la poétesse Jeanne L’Archevêque, épouse du peintre. Tout est là ! Plus qu’un joyau patrimonial, parlons pour le visiteur d’un passage senti dans le temps vers l’intemporel de la création. Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Michel Bois

Musée des religions du monde,
900, boulevard Louis-Fréchette, Nicolet, Québec

Maison et atelier Rodolphe-Duguay, 195, rang Saint-Alexis, Nicolet, Québec

Musee de L’Hôtel des postes,
16, rue Laurier Ouest, Victoriaville, Québec

Musée de la culture populaire,
200, rue Laviolette, Trois-Rivières, Québec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passer le seuil de l’atelier de Rodolphe Duguay procède du frisson et de la fascination. WOW ! Une impression surréaliste de se retrouver dans un atelier à Paris au début du 20e siècle…

Une question de signature

L’art et les affaires

On raconte qu’un jour où Picasso se trouve dans un café, il se fait aborder par des admirateurs. Pour leur faire plaisir, il exécute sur place un petit dessin et le leur remet. Les admirateurs, s’extasiant devant l’esquisse, demandent alors au maître de le signer. Picasso reprend aussitôt le dessin et le déchire.

On ne sait pas si cette anecdote est véridique, mais il demeure que sur le marché de l’art, la valeur intrinsèque d’une œuvre et la signature de son créateur sont indissociables, quelle que soit l’époque de son exécution. La signature est donc la marque d’une création unique. Sans celle-ci, une œuvre n’a pas d’identité, comme ces statues grecques qui ne portent que le nom du lieu où on les a découvertes.

Une question de renommée

Certains collectionneurs vous diront fièrement qu’ils possèdent un tableau de tel artiste, de telle période, et qu’il s’agit d’une valeur sûre. Si vous leur demandez s’ils admirent le tableau pour sa beauté ou pour sa valeur marchande, leur réponse fera indéniablement référence à sa signature. Celle-ci confère à l’œuvre une aura qu’on ne saurait remettre en question, surtout quand l’artiste est mort et que ses créations sont exposées dans un musée.

Picasso, Dali, Riopelle, voilà des valeurs sûres, leur signature donnant à leurs œuvres leur notoriété respective. Est-il incongru de se questionner sur la valeur esthétique de certaines créations, même signées par des artistes connus ? Quelle serait la valeur d’un grand tableau monochrome de Barnett Newman qui ne porterait pas sa signature ? Qu’on le veuille ou non, la signature de son créateur donne inévitablement sa pertinence et sa valeur marchande à un tableau.

Une question de production

Certains artistes écoulent toute leur production, y compris des éléments moins réussis. D’autres ne laissent sortir de leur atelier que les créations qu’ils considèrent comme des œuvres accomplies. Un collectionneur avisé se doit donc d’être sélectif quand il veut faire une acquisition d’une certaine importance.

Cette question de signature se pose encore plus quand il s’agit d’œuvres à tirages multiples comme les gravures, les lithographies ou les sérigraphies. La signature de l’artiste sert alors à confirmer qu’il reconnaît chaque épreuve comme étant sa création, héritage d’une époque où les tirages, obtenus par des moyens artisanaux, n’étaient pas parfaitement identiques. Dans ce contexte, une gravure tirée à 20 exemplaires n’a pas la même valeur qu’une autre tirée à 200. La signature de l’artiste peut donc être garante de son authenticité sans pour autant être un gage de sa valeur.

La qualité des reproductions d’œuvres d’artistes connus atteint aujourd’hui un degré de perfection inégalé notamment avec le procédé d’imprimerie à jets d’encre appelé « giclée », lequel peut reproduire plusieurs nuances de couleurs et même de textures. Le résultat est étonnant et très proche de l’original. Ces procédés rendent ainsi accessibles à tous des œuvres qui ne le seraient pas autrement. À l’époque de l’éphémère, l’art n’échappe pas aux tendances de la consommation, où se confondent parfois art et décoration.

Une question de prix

Que devrait-on retenir de tout cela ? Que le coup de cœur devrait être le premier critère à considérer puisque l’œuvre convoitée fera partie de notre vie de tous les jours. Comme dans un rapport amoureux, on n’imagine pas le jour où on pourra s’en lasser. Toutefois, l’éblouissement devant la beauté ou l’émotion que suscite un tableau ne devrait jamais se transformer en aveuglement, quelle que soit la signature de son créateur.

Il y a lieu de considérer la signature d’un artiste non seulement parce qu’on aime sa façon de créer, mais aussi pour déterminer si le prix demandé est justifié par la renommée attachée à cette signature. Certains critères devraient être considérés tels que son âge, son originalité, sa production, sa diffusion et son rayonnement. Pour des achats plus importants, le coup de cœur devrait être appuyé par une recherche auprès de personnes compétentes, capables de donner une opinion éclairée. Certains consultants et galeristes se sont construit une réputation qui dépasse celle du simple commerçant. N’hésitez pas à les consulter !

Texte de Paul Carbonneau

 

 

 

On raconte qu’un jour où Picasso se trouve dans un café, il se fait aborder par des admirateurs. Pour leur faire plaisir, il exécute sur place un petit dessin et le leur remet…

Claude Picher (1927-1998)

Comme un diamant brut des profondeurs

Grande rencontre

« Je vois la pratique de l’art comme une véritable incarnation de la vie, comme un excès, une folie, un infini, une liberté, une chose organique qui peut nous emmener plus loin que tous les voyages » — Clémentine Célarié

Un artiste de la dimension de Claude Picher, cela ne s’invente pas. Le peintre a connu le succès professionnel dès la fin de l’adolescence. Autant apprécié par les collectionneurs que Jean Paul Lemieux à travers le Canada, rapidement il aura obtenu la notoriété nationale. De caractère volontaire, spontané, primesautier, il est aussi connu pour son implication politique ainsi que ses critiques acerbes face aux systèmes établis encadrant le domaine des arts visuels. Regard sur un géant de l’art aujourd’hui presque oublié, mais tellement d’actualité.

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Texte de Michel Bois

Claude Picher est représenté par :

Galerie Douce Passion, 42 rue Notre-Dame, à Québec

Galerie Perreault, 205 rue Saint-Paul, à Québec

 

La rédaction remercie ces deux galeries pour les images fournies pour illustrer ce texte.

 

Un artiste de la dimension de Claude Picher, cela ne s’invente pas. Le peintre a connu le succès professionnel dès la fin de l’adolescence. Autant apprécié par les collectionneurs que…