Magazin'Art

Galerie d’art Iris

Michel LeRoux

Féerie et scintillements

Grande rencontre

« Le rôle social du peintre paysagiste? Montrer la beauté de la nature afin d’inciter les humains à l’apprécier au point de vouloir la protéger pour éviter sa destruction.  »Martial Raysse

Il y a des peintres qui nous surprennent par l’angle du sujet présenté ou encore par l’habileté déployée pour le livrer. D’autres comme Michel LeRoux savent nous surprendre en nous livrant ces deux aspects en toute fluidité. Oui, tout bouge et danse à l’intérieur de l’espace d’un tableau de LeRoux. L’œil est largement sollicité. Tout s’y fait mouvement. Voici des œuvres qui, pour notre plus grand plaisir, débordent du premier regard.

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Texte de Michel Bois

Michel LeRoux est représenté par les galeries suivantes : Adele-Campbell Fine Art Gallery, Whisler, Bc, Canada; Dimension Plus, Montréal, Qc, Canada; Edward Montgomery Fine Art, Carmel-by-the Sea, California, USA; Galerie d’art Iris, Baie-Saint-Paul, Qc, Canada; Galerie d’art Michel-Ange, Montréal, Qc, Canada; Galerie d’Art Michel Bigué, Saint-Sauveur, Qc, Canada; Harbour Gallery, Mississauga, On, Canada

Il y a des peintres qui nous surprennent par l’angle du sujet présenté ou encore par l’habileté déployée pour le livrer. D’autres comme Michel LeRoux savent nous surprendre en nous livrant…

Dans mes rêves

Gérard Dansereau

dans tous ses états

Grande rencontre

« Il faut que les gens s’habituent à voir par eux-mêmes et sans demander avis. » – Renoir

Défendre la peinture d’une imagination spontanée est une liberté à laquelle plusieurs demeurent hostiles. Pourtant, l’osmose irrationnelle de l’art et de la vie, l’épanchement lyrique, l’intuition du mystère et les trouvailles inattendues, permettent le plus large enrichissement possible à l’ensemble du tableau, définissant ainsi l’état intérieur du créateur.

Par l’imagerie de ses oeuvres, depuis toujours, Gérard Dansereau nous a habitué à se fendre le sourire d’une oreille à l’autre. Relevant du style Pop Art, le peintre invite au jeu le spectateur en désacralisant l’espace de la toile pour y inscrire, coller et peindre des signes, des symboles, de l’écriture, mais aussi un bestiaire loufoque toujours enjoué. Son but étant de raconter une histoire dont il ne connaît ni le début ni la finalité.

Du graphisme à l’art pictural

Gérard Dansereau est né à Montréal dans un quartier populaire. Il dessine depuis l’âge de 13 ans les animaux (son chat) et les objets tout autour jusqu’au moment où son frère, étudiant à l’École des beaux-arts de Montréal, lui prête des livres sur l’art savant des Warhol, Raushenberg, Rosenquist et autres maîtres du Pop Art. Le frère aura quitté le domaine des arts visuels, mais pas lui. Bien au contraire !

Après des études à l’Institut des Arts Appliqués en aménagement intérieur, puis en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal, Dansereau précisera son chemin en allant décrocher un baccalauréat en design graphique de l’Université du Québec à Montréal et un autre en infographie et communication du côté de l’Université de Sherbrooke. Depuis, il s’est fait sérigraphe, photographe, enseignant à temps plein, illustrateur d’affiches pour plusieurs grandes maisons de publicité et peintre simultanément. Voyez l’énergie du personnage : tout de la sphère de la création l’intéresse. Et il y excelle ! D’ailleurs, soulignons ici, en 1988, l’obtention du Coq d’or du Publicité Club pour l’affiche Hergé à Montréal.

Le couple

Le couple

Le Dansereau nouveau

Tel un vin de grand cru, la création de Dansereau s’est encore bonifiée avec le temps. Dès sa première exposition, il trouva l’engouement du public. Oeuvre joyeuse, colorée, savante dans sa mise en image et superficielle pour les historiens de l’art essayant de se faire un nom à titre de petits pigistes à travers les médias écrits. Sauf que Gérard Dansereau aura su ouvrir l’oeil du spectateur devant une toile qui ne demande qu’à s’offrir telle un jeu optique.

Sur la rive

Sur la rive

Aucune théorie (même s’il pourrait l’établir). Aucun discours alambiqué pour expliquer au cas où le propos nous aurait échappé. En effet, la peinture de Dansereau permet au public de vivre l’expérience de la création sans se sentir pétri. Ce qui en fait un héritier formidable du Pop Art dont le but premier était de démocratiser l’oeuvre d’art. Or, voici que pour ses tableaux récents, le peintre pousse le geste jusqu’à l’expressionnisme et la forme des objets vers l’abstrait. Il y a encore des lettres, des nombres, des signes, des collages puis ses savoureux effets colorés, mais aussi, surtout, un souffle nouveau.

L’artiste sait faire circuler dans ses tableaux une réelle vibration qui est son sentiment intime, son expression de la joie de créer au moment de la découverte. Dansereau réagit comme un poète et non comme un intellectuel. D’instinct ! C’est une attitude, bien sûr, qui fera sourciller tous les théoriciens de l’art. Peu importe : « Je suis né dans un quartier populaire, j’affectionne le Pop Art (popular art). Je ne m’intéresse qu’aux rapports des couleurs, des signes et des formes pour élaborer le contenu d’un tableau. C’est ainsi ! » précise l’artiste.

Souvenir du futur

Souvenir du futur

Et c’est également de cette façon que nous recevons ces créations; une première tache de grande dimension amène la seconde, les lettres évoquent le mot, les signes tracent une sorte de trajet de lecture, les collages, enfin, font basculer la surface du tableau sur la ligne ténue de l’équilibre entre l’arrière plan et la forme représentée. Facile, devant un tableau de Dansereau, de reconstituer les sensations du peintre : tout agit à la manière d’une féerie développant un feu d’artifice. Pour lui, il ne s’agit pas de faire vrai, mais de communiquer le senti et le vrai. Merci monsieur Dansereau !

Notons que l’artiste était l’invité d’honneur pour la 26e édition du Festival de peinture, à Mascouche, en septembre dernier.


Texte de Michel Bois

Gérard Dansereau est représenté par : Galerie Michel-Ange, Montréal, Galerie d’art Iris, Baie-Saint-Paul, Galerie d’art Vincent, Château-Laurier, Ottawa, Galerie Linda Verge, Québec, Galerie d’art La Corniche, Chicoutimi, Galerie Robert Senneville, Sherbrooke, Galerie Coup de Coeur, Saint Jean-Port-Joli, Liss Gallery, Toronto.

Défendre la peinture d’une imagination spontanée est une liberté à laquelle plusieurs demeurent hostiles…

Éole et Annabelle

Annabelle Marquis

Art au féminin

Voici une analogie peu commune : se sentir aspiré et simultanément soufflé en contemplant une œuvre. Le souffle d’une toile ! On la qualifierait d’aérienne mais peu importe, car l’expérience des sens est complète et ne requiert guère plus d’explications.

Dans un déploiement de couleurs et de contrastes, les toiles d’Annabelle Marquis véhiculent avec harmonie des qualificatifs opposés : aériennes et pourtant sombres et colorées, douceur et force, tranquillité et agitation. Loin de se soucier de ses antinomies, l’artiste laisse libre cours à son inspiration et suit volontiers le flot du geste créateur. « Je débute mes toiles avec la composition. Une fois ses éléments en place, le tableau se révèle peu à peu. »

L’artiste de 34 ans a pris le milieu artistique par surprise en incluant du collage dans ses œuvres. Subtilement au début, puis carrément à l’avant-plan par la suite, les papiers de magazines ou de confection participent à l’aspect pictural d’étonnante façon. Virevoltant sur un fond nébuleux ou graciant un sujet figuratif, l’œil se déroute devant cette information imprimée et juxtaposée. Un effet de papillonnement, de mouvement décliné en couleurs intenses crée un univers où il fait bon se perdre.

Graphiste de formation, Annabelle Marquis était malheureuse dans son travail. Lors de son congé de maternité, elle tâte la peinture et retrouve avec bonheur le contact avec la matière, absent de son emploi largement centré sur l’ordinateur. Par plaisir, elle organise un vernissage pour son entourage où tout sera vendu. Les gens viennent vers elle et l’encouragent à poursuivre sur cette voie. « Pour moi, être artiste peintre n’était pas vraiment un métier. Je ne croyais pas que c’était possible. » On lui suggère de contacter une autre artiste afin de valider son questionnement.

Regard royal, technique mxte sur toile, 2013, 48 x 48 po.

Regard royal, technique mxte sur toile, 2013, 48 x 48 po.

« Dans ma chasse au trésor, vous êtes mon prochain indice » dit- elle au téléphone à l’artiste Sophie Lambert, qui éclate de rire. Les deux femmes se découvrent des atomes crochus et cette dernière l’incite à continuer tout en soulignant l’importance d’être proactive. « Va le chercher ton métier », lui dira-t-elle.

D’un naturel fonceur et passionnée de marketing, Annabelle se lance avec assurance et se retrouve bientôt dans plusieurs galeries à travers le pays. « J’ai inscrit des toiles dans des concours et mon nom s’est mis à circuler. Ma toile Les ailes d’Icare a remporté le premier prix du concours Gala International Arts Visuels en 2009 et mon téléphone s’est mis à sonner. » Malgré l’excitation de toute cette effervescence, il faut réfléchir au parcours artistique souhaité et éviter les pièges d’un marché assoiffé de nouveauté. Mais la jeune artiste a les pieds sur terre et garde son rêve bien au chaud. « Peu à peu j’ai commencé à voir comment je voulais travailler et avec quelles galeries. Il me faut aussi du temps pour me ressourcer. »

L’Empereur Dragon, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 60 po.

L’Empereur Dragon, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 60 po.

Elle s’autorise du temps libre lorsqu’elle en a besoin et feuillette des magazines pour s’inspirer. « Le sujet arrive souvent par le choix des découpages. Parfois j’ai une pile destinée à un animal et je l’exécute lorsque le matériel me semble assez abondant. D’autres fois, l’amalgame des papiers sur la toile dictent le sujet.» Dragon, taureau, poisson, sa formation graphique se révèle par des compositions et des choix de sujets dynamiques.

Être social et enthousiaste, Annabelle Marquis craignait quelque peu l’isolement de l’atelier. « J’ai vite trouvé la balance entre ma vie sociale et mon travail de création. J’ai désormais besoin de me retrouver seule en face de mes toiles. » Ce tête-à-tête quotidien est d’ailleurs riche en enseignements : « J’apprends plein de choses sur la vie en peignant seule. Les toiles sont comme des enfants, ils ont leur individualité. Tu as des espoirs et une idée de ce qu’ils seront. Mais ce n’est jamais comme tu penses et c’est bien comme ça! » Des réalisations plus philosophiques, comme les bienfaits des accidents, cultivent chez cette artiste une mentalité axée sur le positif et l’ouverture sur l’inconnu. « Je me mets fréquemment des bâtons dans les roues pour me pousser hors de mes zones de confort. Plus je suis déstabilisée et plus j’apprends. »

La floraison de Chloris, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 48 po.

La floraison de Chloris, technique mixte sur toile, 2012, 40 x 48 po.

Consciente que son style est ancré dans sa technique, elle aime se renouveler avec des thématiques : portraits de femme, animaux et abstraits. Le plus important pour elle est de créer dans l’authenticité et l’intégrité. Chaque toile se voit garantir son élan créatif, par éthique professionnelle de l’artiste mais aussi par respect pour l’acheteur.

« C’est le standard qualité Marquis », confirme en souriant l’adepte de marketing.

Annabelle Marquis pense avant de poser son pinceau sur la toile. Elle peint à l’écoute de son instinct et reconnaît l’achèvement d’une pièce. « Quand elle est finie, elle est monumentale ! » Naviguer les eaux parfois troubles d’une carrière créative semble être une deuxiè- me nature pour cette artiste qui insuffle un vent de nouveauté.

Annabelle Marquis est représentée par :

Galerie Perreault, 122, Côte de la Montagne, Québec, G1K 9C6. Tél.: 418.692.4773               www.galerie-perreault.com

Galerie d’art Iris, 30, St-Jean-Baptiste, Baie Saint-Paul, Québec, G3Z 1L9 Tél.: 418.435.5768 www.galerieiris.com

West End Gallery, 1203, Broad Street, Victoria, British Columbia, Tél.: 250-388-0009 www.westendgalleryltd.com

West End Gallery, 12308, Jasper ave., Edmonton, Alberta Tél.: 780-488-4892 www.westendgalleryltd.com


Texte d’Isabelle Gauthier

Voici une analogie peu commune : se sentir aspiré et simultané- ment soufflé en contemplant une œuvre…