Magazin'Art

Magdalena Abakanowicz

MONTREAL JUILLET 2018

MONTRÉAL

Région métropolitaine

Trois sculptures monumentales de l’artiste Magdalena Abakanowicz (1930-2017), Figures marchant, ont fait une entrée remarquée dans la collection du Musée des beaux-arts de Montréal. Ces impressionnantes figures arpentent le Sentier de la Paix, situé dans  le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein, sur la terrasse du niveau 3. Une impressionnante opération technique a dû être mise en branle afin d’installer les trois sculptures sur la terrasse. Les trois silhouettes de l’œuvre Figures marchant symbolisent la démocratie et l’un de ses principes, la liberté d’expression indi- viduelle. Elles sont  tirées d’un ensemble de 16 figures exécutées  entre 2004 et 2006 à la fonderie de Śrem en Pologne, réalisées sous la direction de Magdalena Abakanowicz alors âgée de 76 ans. Toutes sont différentes, chacune ayant été soigneusement conçue comme une œuvre unique.


Le Musée des beaux-arts de Montréal organise la première rétrospective en sol canadien de l’œuvre de l’Américain Alexander Calder : Calder. Le monde mobile d’un inventeur radical. Cette monographie d’envergure met l’accent sur l’ingéniosité de cet artiste qui a mis la sculpture en mouvement avec ses mobiles et ses stabiles. Cette exposition trouve à Montréal une résonance toute particulière, puisque le stabile géant L’Homme, commandé pour Expo 67 et érigé au parc Jean-Drapeau sera restauré en 2018. Du 22 septembre 2018 au 17 février 2019.


Toute première exposition du Musée des beaux-arts de Montréal consacrée aux livres d’heures de l’époque médiévale et de la Renaissance, Lumineuses enluminures offre l’occasion de découvrir un patrimoine méconnu à travers une sélection remarquable d’enluminures et de reliures conservées au Québec, datant du 13e au 16e siècle. Recueils de prières destinés aux laïcs, les livres d’heures sont popularisés auprès des fidèles chrétiens. Ces ouvrages manuscrits étaient pour la plupart personnalisés et enluminés de peintures miniatures – les enluminures – illustrant la vie du Christ, des saints ou de la Vierge. Au Centre des arts graphiques, Pavillon Jean-Noël Desmarais, niveau 2. Jusqu’au 6 janvier 2019.


La France est à l’honneur au Musée Stewart – Pour sa saison  2018-2019, le Musée offre une fascinante incursion dans la Ville Lumière avec un riche programme culturel qui met en vedette des historiens internationaux et célèbre la culture française sous toutes ses formes. L’exposition Paris en vitrine – Les boutiques au 18e siècle nous transporte dans la capitale en pleine effervescence commerciale, artistique et intellectuelle. Proposant un livret de visite rédigé à la manière d’une guide de voyage du 18e siècle, l’exposition nous fait traverser trois quartiers de l’époque situés de part et d’autre de la Seine : La Cité, La Ville et l’Université. Ils concentrent de nombreuses boutiques révélant tout le savoir-faire des artisans français, ainsi que le goût raffiné et exotique des marchands parisiens. Près de 400 artéfacts français des  collections du Musée Stewart recréent l’univers de ces boutiques réputées par les voyageurs et l’aristocratie française qui les fréquentaient. Jusqu’au 24 mars 2019.


Le Musée Stewart célébrera l’Halloween an proposant une activité spéciale originale qui repousse les limites d’une visite classique. Munis d’une lampe de poche, les plus petits pourront parcourir l’exposition permanente Histoire et Mémoires, plongée dans le noir avec ambiance sonore et décorée pour l’occasion. Grâce au jeu de piste « Où se cachent les intrus ? » les familles partiront à la recherche de créatures et d’objets d’Halloween dissimulés dans l’exposition. Ceux et celles ayant repéré tous les personnages auront droit à une  surprise sucrée à la fin du parcours. Les visiteurs de tous âges sont aussi invités à se présenter costumés au Musée. Le week-end du 27 et 28 octobre 2018, de 10 h à 17 h.


La Galerie d’art Stewart Hall accueille Trajectoires, une exposition itinérante du Conseil des arts de Montréal en tournée, qui regroupe trois artistes montréalaises nées ailleurs et qui ont vécu le processus d’immigration. Khadija Baket (Syrie), Dorothée Nowak (France-Pologne) et Lysette Yoselevitz (Mexique) ont des pratiques artistiques qui, sans être axées sur les questions de l’immigration, en reflètent certainement l’influence. Ces déplacements vécus d’un pays à l’autre sont ancrés dans leurs démarches. Au 176, Chemin du Bord-du-Lac à Pointe-Claire, jusqu’au 14 octobre 2018.


Candidate au doctorat en sociologie à l’UQAM, Annabelle Ponsin s’intéresse aux questions de mobilité, d’immigration et d’immersion. Elle interroge les manières dont les identités se forment dans le mouvement. Son projet de résidence Entre !, qu’elle investira sur place durant 4 semaines, vous invite à co-créer un antre réflexif du sentiment de chez-soi. En complémentarité à l’exposition Trajectoires, Annabelle Ponsin interroge nos manières d’habiter dans le mouvement :   qu’est-ce qui forme nos trajectoires de vie, nos mobilités quotidiennes, qu’est-ce que nos cartographies subjectives disent de nous, de notre rapport à l’espace, au « chez soi » ?  Profiter de sa présence à la Galerie d’art Stewart Hall, jusqu’au 29 septembre 2018, pour en découvrir davantage.

 

Automne 2018

Trois sculptures monumentales de l’artiste Magdalena Abakanowicz…