André Latulippe
Lumières sur la ville
Visite d’atelier
Le Vieux-Québec a mis son manteau blanc et a emmitouflé ses bâtiments dans un doux coton d’argent. Au gré de la neige et de la froidure intense, il assouplit sa tendre somnolence dans un calme nonchalant. Lieu de brèves amours éphémères arrachées au délai fatidique, tous respirent au même rythme l’arôme de leurs amours idylliques. – André Latulippe
Ces vers sont du peintre. Celui qui se serait fait volontiers écrivain ou poète, s’il n’avait ressenti l’envoûtement de la peinture. Or, si la Ville de Québec le fascine, l’artiste ne fait pas dans la « pop », mais dans le populisme. Né en 1940 dans le quartier ouvrier de Saint-Sauveur, André Latulippe, tel un promeneur, se fait le metteur en scène de figurants anonymes à travers le florilège architectural de la première ville française en Amérique du nord. Pareil à celui qui se sent solidaire de la condition humaine la plus humble devant la dimension de l’histoire, son oeuvre laisse apparaître la détermination de celui qui frotte un bijou ancien d’où jaillit l’étincelle.
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Texte par Michel Bois
Le Vieux-Québec a mis son manteau blanc et a emmitouflé ses bâtiments dans un doux coton d’argent. Au gré de la neige et de la froidure intense…

