Peindre un pays
« J’ignore si mes tableaux sont surréalistes ou pas, mais je sais qu’ils sont l’expression la plus franche de moi-même. » – Frida Kahlo
Devant moi, l’homme se tient droit comme un chêne. Les mains sont immenses. La chevelure hirsute à la Albert Einstein. Un regard profond où l’on débusque les joies les plus grandes et les affres de l’expérience humaine. René Gagnon négocie depuis 86 ans avec les aléas de la vie, dont 67 ans avec les démons de la création.
Sur la table du resto, les photographies contenues dans son livre défilent. Ici, à la pêche avec Riopelle, Paul Rebeyrolle et Stanley Cosgrove. Une autre avec Alfred Pellan, lors d’une exposition à Paris. Merci à la vie d’avoir mis sur ma route la création de René Gagnon ! S’agit-il du secret le mieux gardé de l’histoire de l’art du Québec !
Marc-Aurèle Fortin, Rousseau, Ayotte et autres
Tout en procédant d’un hasard merveilleux, la venue à la création de René Gagnon fut toute simple. Voué sans conviction à prendre a relève sur la ferme natale, au village de Sainte-Anne de Chicoutimi, voici que son oncle, René Bergeron, agent influent du milieu des arts visuels, invite les artistes qu’il représente à peindre le grandiose du Saguenay et de la Côte-Nord. Les Marc-Aurèle Fortin, Cosgrove, Albert Rousseau, René Richard, Rodolphe Duguay, Léo Ayotte, furent les premiers peintres rencontrés par Gagnon à l’Anse-à- Benjamin, près de son village.
« J’adorais les voir capter la lumière, chacun à sa manière, souvent tirée du même paysage mais toujours avec une atmosphère et quelque chose de très personnel. Autour du repas du soir, ils s’autocritiquaient. On y parlait aussi beaucoup de l’avant-garde abstraite de Borduas et de la figuration surréaliste de Pellan. Moi, je me faisais tout petit. J’écoutais. Marc-Aurèle Fortin, il était mon préféré entre tous. La féerie dans le feuillage des arbres, les harmonies lumineuses provenant des supports peints en gris ou en noir ; j’adorais la liberté qu’il prenait à transformer les éléments du paysage pour les rendre encore plus expressifs. »
Peindre le pays
« J’aime ce pays, j’en suis plein et ce qui déborde de ce trop plein, c’est ma peinture, mon expression. »
Son père étant persuadé que son fils allait reprendre les rênes de la ferme, la nuit, René Gagnon peint. Acculé à l’évidence, son paternel, résigné, lui offre un coffret de peinture. Dans l’enthousiasme de peindre, sa vie amoureuse turlute ! René se marie et devient rapidement à son tour père de cinq enfants. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il travaille chez Alcan, une entreprise de production d’aluminium à Chicoutimi. Sauf que le désir de peindre à temps plein le ronge toujours. Entre-temps, il dut s’éloigner du clan familial pour dénicher des acheteurs et des collectionneurs à travers le Québec. « Puis je suis parti en aventurier à New York. Des galeristes m’ont propulsé dans le monde de l’art et des célébrités. J’aurais pu y faire carrière et connaître la fortune. Mais je suis revenu au Québec pour mes enfants, même si j’y menais une vie cinq étoiles, sans une cenne en poche. »
Vint par la suite l’aventure d’une galerie à Montréal, puis les voyages à travers le monde. De fait, Gagnon peut se glorifier d’avoir fait connaître l’immensité de nos espaces et la beauté indicible des paysages québécois lors d’expositions présentées aux États-Unis, en France, aux Bahamas, au Maroc, aux Philippines, en Chine, à Taiwan et en Malaisie, avec un succès dépassant la commune mesure.
Son art et retour à l’Anse-de-Roche
Parlons d’une peinture issue de l’incessante recherche permettant d’établir une communauté d’esprit avec les peintres qui se livrent avec enthousiasme à l’abstraction gestuelle et lyrique. Ajoutons cependant qu’à l’étalement instinctif des couleurs à la spatule, on sent chez Gagnon un principe d’organisation liant les masses et les saillies, le ciel et la terre, donc. Or, s’il recourt à l’usage du pinceau de soie pour rehausser l’effet heureux des glacis, devant ses toiles, l’on songe à un monde en mouvance constante et dans lequel des cascades d’eau traceraient sur la terre, dans le froid et la lumière, les sillons de clarté d’un exceptionnel visionnaire. Vivant au jour le jour, après une période de maladie, René Gagnon est de retour en son domaine de L’Anse-De-Roche. Les projets pullulent, dont une toile de dimensions monumentales. Va sans dire que l’artiste peintre et son épouse, Claire-Hélène Hovington, seront ravis de vous recevoir, sous invitation seulement, au Musée René Gagnon. [email protected]
De rêve et de paysages
Soulignons la sortie de la biographie complète du peintre sous le titre De rêve et de paysages. Il s’agit d’un formidable ouvrage de 200 pages offrant généreusement 48 photographies des oeuvres du peintre, des citations et des clichés de parties de pêche en compagnie des Riopelle, Cosgrove et bien d’autres. Le tout signé Christine Gilliet qui, avec minutie et sensibilité, a su mener à terme ce projet après trois années à recueillir les souvenirs et propos de René Gagnon. Pour acheter le livre, on contactera l’artiste par courriel à [email protected] ou via la Galerie 203 : 514 439-4203 ou au 514 261-0899
Texte de Michel Bois
]]>Grande rencontre
Gordon Harrison a plusieurs cordes à son arc et elles ont toutes contribuées à faire de lui l’un des peintres paysagistes canadiens les plus en vue du moment.
En septembre il a remporté le Premier prix lors de l’exposition-concours Rêves d’automne 2014 de Baie Saint-Paul en Charlevoix, où 140 artistes de renom exposaient quelque 251 oeuvres, chacun espérant se mériter le titre du Meilleur peintre paysagiste du Canada. Ses oeuvres furent également exposées à la galerie que l’on pourrait surnommer demeure spirituelle des oeuvres paysagistes canadiennes, la McMichael Gallery de Kleinberg près de Toronto, où tous les membres du Groupe des Sept, sauf un, sont inhumés.
Pour ceux qui ne seraient pas au fait de la spectaculaire beauté de la région de Charlevoix, il s’agit d’une contrée captivante qui passionne l’imaginaire des artistes peintres paysagistes québécois et canadiens, depuis le Groupe des Sept jusqu’à aujourd’hui. Notons qu’Harrison a d’ailleurs occasionnellement été surnommé le huitième membre du Groupe des Sept.
La peinture d’Harrison est audacieuse et éclatante. Difficile de croire qu’il est largement autodidacte vu ses incomparables habiletés de coloriste et son sens aigu du dessin. De fait, sa formation académique en art s’est résumée à quelques cours suivis ici et là. Quant à sa palette, les tableaux d’Harrison ressemblent quelque peu aux oeuvres récentes de l’artiste britannique David Hockney où, au premier regard, des couleurs improbables parsèment les paysages qui, lorsqu’on intériorise l’oeuvre, se révèlent très appropriées. Les deux oeuvres qui lui ont mérité le premier prix à Baie-Saint-Paul, par exemple, mettent en scène des montagnes en hiver largement peintes en teintes de rouge et des conifères au bleu très présent.

Randonnée vers les montagnes, coll. 2, 24 x 30 po
Harrison est un amoureux de la couleur; il semble avoir créé son propre vocabulaire chromatique pour décrire le paysage canadien. Certains aspects de son oeuvre peuvent rappeler le Groupe des Sept, mais il est difficile de les identifier spécifiquement. Peut-être s’agit-il de l’élan d’émotions suscité par ses oeuvres d’art exceptionnelles ou de leur complexité graphique.
Ses scènes d’automne sont, évidemment, des plus éclatantes, vibrantes et de tonalités complexes ; tellement complexes que nous pouvons nous demander comment il peut arriver à peindre près de 200 oeuvres par année. Ses scènes estivales, quant à elles, se rapprochent des teintes traditionnellement utilisées pour les paysages. L’artiste décrit ainsi son propre style : « Une forme d’impressionnisme contemporain. Les tableaux sont fortement texturés avec de vigoureux coups de pinceau. J’aime que mes coups de pinceau soient apparents et je crois que la plupart des gens qui regardent mes tableaux apprécient cet aspect de ma peinture ainsi que l’application de couleur par empâtements. La combinaison texture et coups de pinceau visibles, joue un rôle important dans mon oeuvre. »
Commentant l’évolution de son style au cours des ans, Harrison déclare : « Ce que j’accomplissait en quatre ou cinq coups de pinceau, je le fais maintenant avec un seul en simplifiant contour et forme. Je ne veux pas utiliser le mot ‘stylisé’, mais c’est un peu ça. J’ai une confiance accrue en mon travail et je crois que ça se sent. »
De bien des façons Harrison ressemble à plusieurs autres artistes canadiens, mais en même temps il se démarque. Il fait en effet partie de ces artistes introvertis parce qu’atteints d’une affliction débilitante, ce qui souvent favorise la créativité artistique. Pour sa part, Gordon Harrison, né avec un frein de la langue l’empêchant de parler et de communiquer adéquatement, n’a recouvré la parole qu’à l’âge de six ans suite à une intervention chirurgicale corrective.
Enfant, il avait toujours un crayon et du papier en sa possession et il était déjà fasciné par la nature, plus spécifiquement par les arbres. Jeune garçon, il passera ses étés au chalet familial à Ste-Marguerite- du-Lac-Masson, dans les Laurentides, où son grand-père avait, en 1902, troqué un piano pour 10 acres de terrain. Et c’est là que Gordon commence à se démarquer ! Il est tellement fasciné par les arbres qu’il fait le tour du lac à répétition à la recherche d’espèces absentes du terrain familial, qu’il transplante. Il désirait acquérir un spécimen de chaque espèce présente dans la contrée.
Harrison a toujours dessiné et peint, même au temps où, étudiant, il travaillait de longues heures à Banff. Comme beaucoup d’autres peintres canadiens, il entreprit une carrière parallèle, comme architecte paysagiste d’abord, puis en planification d’urbanisme pour la ville d’Ottawa.
Sa première exposition eut lieu dans le sous-sol de la demeure de sa mère. Bien que l’on puisse dire qu’il a occupé simultanément deux fonctions durant de nombreuses années, urbaniste et artiste, ce n’est vraiment qu’après avoir officiellement pris sa retraite de la première qu’il est devenu peintre à temps complet. Et, comme vous pouvez l’imaginer, loin d’être pour l’artiste une période de loisir et de repos, cette retraite s’est avérée être une carrière à temps plein des plus chargées.
Harrison possède maintenant sa propre galerie à Ottawa, la « Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery », et est aussi représenté en galerie à travers le pays, de Québec jusqu’à Victoria. Il publiera sous peu un troisième livre. Il enseigne ou, comme il préfère dire, « guide » des artistes de la relève ou reconnus et, de plus, exploite un gîte touristique, où il offre également des ateliers, dans la demeure préalablement destinée à accueillir sa retraite et celle de son partenaire de vie Phil Emond, le « Pine Point Lake House » du Lac Masson.
Il nous serait, de fait, impossible de rédiger un article au sujet de Gordon Harrison sans faire mention de son partenaire Phil Emond. « Phil est mon agent et galeriste. Il est en grande partie responsable du succès que je connais présentement. Il a fait du très bon travail. Chaque artiste devrait avoir un Phil Emond. » Ainsi, c’est Phil qui a pris la décision d’ouvrir leur propre galerie, et c’est Phil qui a eu l’idée d’une fête champêtre estivale annuelle au cours de laquelle, durant trois jours, ils exposent leurs oeuvres à l’extérieur de leur atelier de New Edinburgh, Ottawa, pour attirer l’attention des passants et piquer leur curiosité. Phil a probablement aussi été l’instigateur des publications littéraires, dont le dernier volume en liste intitulé « Gordon Harrison, I just want to paint – my journey as an artist », sortira bientôt. Le second livre : « Gordon Harrison, The Colours of Canada », est disponible au Musée des beaux-arts du Canada.
Texte de Noel Meyer
Gordon Harrison est représenté par les galeries suivantes : Galerie Perreault, 205 rue Saint Paul, Québec, 418-692-4772; L’Express Gourmand, 31 rue Morin, Sainte-Adèle, 450-229-1915; Les Fougères, 783 Route 105, Chelsea Qc, 819-827-8942; Gordon Harrison Canadian Landscape Gallery, 495 Sussex Drive, Ottawa, 613-746-6853; Petroff Gallery, 1016 Eglington Ave West, Toronto, 416-782-1696; In2Art Gallery, 136 Church St, Oakville, 905-582-6739; Peaks and Rafters Gallery, 162 Medora St., Port Carling, 705-765-6868; Ryan Fine Art Gallery, 3658 Muskoka, Hwy. 118 West, Port Carling, 705-765-1500; Rouge Gallery, 245 3rd Ave., Unit 200, Saskatoon, 306-955-8882; West End Gallery, 12308 Jasper Ave. NW, Edmonton, 780-488-4892; West End Gallery, 1203 Broad St., Victoria, 250-388-0009.
]]>
Profil d’artiste
« L’incertitude charme. Tout devient merveilleux et mystérieux dans la brume. » – Oscar Wilde, écrivain
Ciel ! Le peintre déploie une sensitivité extrême en recourant aux modelés vaporeux du sfumato. Une technique remontant aussi loin qu’à l’époque de Léonard De Vinci et qui impose au spectateur à s’obliger de prendre le temps d’apprécier, de ressentir et de voir par soi-même bien au-delà. Rarement utilisé en art contemporain, le sfumato est une méthode de fondu des couleurs procurant un effet vaporeux voir enfumé au sujet dont les contours imprécis évoquent plus qu’ils ne montrent à travers un halo de lumières diffuses et floues.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
Alexi-Martin Courtemanche est représenté par : La galerie d’art du Château Frontenac, Québec; La galerie d’art Courtemanche, Magog; On peut rejoindre l’artiste peintre par son site pour une visite à son atelier-galerie : www.aleximartin.com
]]>À découvrir
« Représentation servile d’un paysage…Impossible! L’artiste paysagiste crée toujours, et avant tout, à partir de ce qu’il est à l’intérieur ! » – Fabienne Verdier, philosophe.
Chers paysagistes pour qui la vérité a le bleu du ciel et de l’eau, le blanc de la neige, le vert des conifères et l’orangé des ondulations du foin brûlé; que je vous aime, vous qui savez dire votre amour à la vie par la nature qui vous entoure ! Véritable découverte en ce qui me concerne, la création sentie de Miguel Forest en est l’heureux témoignage le plus probant.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
Miguel Forest est représenté par : Art et Style, Montréal et Baie-Saint-Paul; Galerie Internationale, Québec; Galerie Richelieu, Montréal
]]>Art animalier
Depuis des siècles, le règne animal nourrit l’imaginaire de l’homme. Qu’on pense seulement aux peintures rupestres ainsi qu’aux nombreuses réalisations artistiques qu’il inspire à des créateurs issus de toutes les cultures.
Au-delà d’une pure association symbolique au service d’un propos, l’art animalier se veut avant tout un vibrant témoignage du lien qui unit tous les êtres vivants se partageant une même planète.
Plusieurs personnes constatent aujourd’hui que l’action humaine ne peut avoir lieu sans prendre conscience de ses effets sur la faune et la flore qui composent son environnement naturel, immédiat ou non. Après des années de développement industriel à grande échelle ayant appliqué une pression énorme sur quantité d’habitats sauvages, les défis de l’époque moderne révèlent la nécessité d’établir un nouvel équilibre dans nos rapports avec la nature pour assurer un avenir sain à la plupart des espèces peuplant la Terre, la nôtre y compris. C’est peut-être cette interdépendance avec l’écologie, ainsi que la fragilité de cette difficile harmonie, qui motive les peintres animaliers à proposer une vision à la fois documentariste et affective des bêtes propre à émouvoir les gens, mais peut-être aussi à inciter un réel désir de protection et de sauvegarde.
Pour Jean-Charles Daumas, c’est la gent aviaire d’Amérique du Nord qui alimente le plus sa passion d’artiste; il ne cesse de s’émerveiller devant la variété de ses beautés dont l’esthétique si parfaite le touche profondément. C’est à la suite d’une invitation de ses amis ornithologues à les accompagner lors d’une de leurs séances d’observation qu’il s’éprend pour toujours des petits volatiles et il pratique l’art animalier depuis la fin de ses études en arts graphiques. Une de ses plus grandes joies réside dans la surprise qu’un oiseau lui réserve au hasard de ses nombreuses promenades, apparaissant sans préavis, comme un souffle éphémère. Attentif, il attend en silence la magie de ces instants furtifs, toujours prêt à capter avec sa caméra l’essence d’une tourterelle triste, d’une buse à queue rousse ou d’une paruline azurée de passage. « Quand on se balade à l’extérieur, de belles rencontres, souvent inattendues, se produisent. Il faut simplement y aller souvent et être dans le moment présent, dans un état d’ouverture et de contemplation. »
Riche de quantité d’images prises au fil des ans, son bestiaire personnel constitue sa première référence lorsque vient le temps de traduire ces moments de grâce sur canevas. « Je fais presque uniquement ce que je vois pour vrai. J’ai besoin d’enregistrer la physionomie d’une espèce à partir de mes propres sens afin de pouvoir la reproduire plus fidèlement. » Sa démarche implique souvent une recherche préalable afin que le moindre détail soit juste, suivant le mode de vie de l’animal. Outre les ouvrages scientifiques, Daumas a aussi recours à un apprentissage plus direct à partir de spécimens empaillés empruntés à un département universitaire. Élaborant d’abord son idée à l’aide de traits vitement esquissés, il compose peu à peu l’arrière ou l’avant-plan qui mettra le sujet en valeur. Il puise alors dans sa banque de photos de branches, de feuilles, de buissons, d’arbres, de plans d’eau, d’anses, de baies et autres éléments du décor, tout ce qui pourrait former le site probable de la race choisie.
Dans ce type d’art, le réalisme est de mise, car même si une certaine part d’interprétation demeure possible, la cohérence est incontournable en termes de respect des normes. « Il faut absolument que l’aspect technique se conforme à la réalité, tant en ce qui concerne l’oiseau lui-même que le lieu où il se trouve ainsi que ses attitudes ou les composantes de son environnement. Par contre, je peux m’amuser avec la lumière et l’atmosphère du tableau pour exprimer mon originalité. J’aime beaucoup les jeux d’ambiance créés par la pluie et la brume, car elles génèrent des espaces mystérieux qui amènent le spectateur dans un monde différent. »
Les couleurs, les proportions, les postures et les formes imposent donc une grande rigueur de représentation puisqu’elles doivent être strictement en accord avec la véritable matière, notamment lorsqu’il est question de participer à des concours. Daumas en sait quelque chose, ayant raflé deux premières places pour des pièces de la Monnaie royale canadienne ainsi que pour des timbres de conservation au profit de la Fondation de la faune du Québec. « Ces concours offrent un excellent tremplin pour l’art animalier et permettent à ces gagnants d’acquérir une belle visibilité. Par contre, comme le jury est très spécialisé, il faut s’assurer de répondre avec précision aux attentes spécifiques de chacun, notamment en ce qui a trait à la qualité du dessin dans sa capacité à bien représenter l’espèce illustrée. »
Pour siffler comme un merle, Jean-Charles Daumas rêve que ce type d’oeuvres rejoigne éventuellement un segment de marché moins restreint que celui des amateurs de chasse et de pêche, comme c’est davantage le cas en Ontario et aux États-Unis, où les événements d’art animalier jouissent d’une belle popularité comme le Birds in Art, dans le Wisconsin, auquel il souhaite être convié un jour. Après une participation à l’exposition d’automne des Artistes Peintres Affiliés de la Rive-Sud (APAARS), il sera aussi présent à celle qui aura lieu ce printemps. En plus de son site internet privé, on peut voir ses tableaux au Centre multifonctionnel de Boucherville.
La disparition graduelle des forêts et par conséquent, la raréfaction de l’oxygène, la pollution de l’air et des cours d’eau ainsi que la destruction des milieux vierges interpellent sa fibre militantiste, jusqu’à le faire songer à la manière d’intégrer ces préoccupations à son art, selon des mises en scène appelant la réflexion individuelle et collective. Étant en mesure de mettre à profit sa longue carrière en publicité, son regard critique aimerait éveiller en images l’intérêt du public tout en livrant un message environnemental puissant. Ce sera probablement là le défi de ses prochaines années de création.
Texte de Lisanne LeTellier
]]>Clin d’oeil
Originale. Hors-norme. Lumineuse. Ces qualificatifs décrivent à merveille tant l’artiste, Mance Di (www.mancedi.com), que sa peinture.
Celle-ci peint depuis une vingtaine d’années, sillonnant le Québec de haut en bas et de long en large, d’événement voué aux arts visuels en événement, avec Bob, son fidèle compagnon poilu. Ses oeuvres ne laissent personne indifférent. De par leurs couleurs qui frappent au premier regard, certes, mais également par leur thème peu orthodoxe : des religieuses.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Dominic Villeneuve
]]>
Portrait
Plusieurs amateurs d’art caressent le projet d’ouvrir une galerie. Entre le rêve et la réalité, il y a un espace à conquérir qui n’est pas la tasse de thé de tous.
Ce mélange de culture et du sens des affaires en est un assez rarement trouvé mais quand il se présente, on peut s’assurer de la pérennité du projet. La Galerie Céleste est ainsi constituée, d’une propriétaire artiste à la sensibilité commerciale. Quatorze ans d’existence et une belle croissance en font foi.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreChantal Malek représentée chez : Galerie Vigneault, Repentigny; Galerie 203, Montréal; Galerie des Arts, Terrebonne; Galerie Les Plumes, Beyrouth
]]>
Sur le web présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.
Originaire de Montréal, Claire Desjardins quitte en 2011 sa carrière en design graphique afin de se consacrer pleinement à sa pratique artistique. À travers ses tableaux, elle cherche à recréer le mouvement, bouger la peinture et transformer son propre chaos en quiétude.
Cette intensité est visible par sa gestuelle et l’énergie avec laquelle le pigment est appliqué, mais surtout par cette palette de couleurs vibrantes, si distinctives à l’artiste.
Elle fut maintes fois récipiendaire de bourses pour des résidences d’artiste, dont l’une la transportera jusqu’au Da Wang Culture Artist Residency en Chine. Claire Desjardins est une des artistes les plus lucratives sur la plateforme Saatchi Art, un leader mondial de site transactionnel destiné à la vente d’oeuvre d’art. Elle présente aussi son travail en dehors du numérique, de manière plus traditionnelle chez diverses galeries à travers le Canada.
Par sa présence assidue sur Internet et son travail d’une incontestable qualité, Claire Desjardins est régulièrement mentionnée sur un grand nombre de webzines et de blogues influents.

Advice on things, acrylic on canvas, 48 x 72 in
Quel serait le tweet de 140 caractères décrivant votre travail artistique, mots-clics inclus ?
C.D. : Artiste peintre qui travaille l’abstraction, inspirée par les expressionnistes des années 50.
Selon vous, quelle est l’importance d’avoir un site Internet comme artiste, comme galeriste ?
C.D. : C’est très important! Tout le monde est sur les médias sociaux, il faut aussi y être !
Avez-vous fait appel à un professionnel pour la conception et la programmation de votre site ?
C.D. : Oui, j’ai fait programmer mon site Internet par une compagnie spécialisée dans ce domaine. Le design, par contre, c’est moi qui l’ai fait puisque j’étais designer Web durant plusieurs années.
Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?
C.D. : Créez votre propre site Internet ! Sinon, inscrivez-vous et affichez-vous sur des sites où vous serez en mesure de vendre votre art. Par exemple : Saatchi Art, Fine Art America, ou Art Finder. Également, ayez une présence sur les médias sociaux…C’est gratuit !
À quelle fréquence faites-vous les mises à jour de votre site Internet ?
C.D. : Idéalement, quotidiennement.
Sur un aspect professionnel, combien de temps investissez-vous dans vos médias sociaux ?
C.D. : Je suis présente et active sur les réseaux sociaux chaque jour. J’exerce une veille tout au long de la journée et surtout durant les pauses de mon atelier.
Comment les médias sociaux vous ont-ils aidés dans votre carrière ? Avez-vous un exemple concret ?
C.D. : Bien sûr ! C’est une excellente façon de promouvoir mes expositions et annoncer mes ateliers à venir. J’ai déjà reçu des étudiants de la Virginie qui avaient parcouru 13 heures en voiture pour assister à un atelier annoncé sur Facebook. D’ailleurs, j’ai aussi des tableaux qui se sont vendus suite à un partage sur Pinterest ou Facebook.
Avez-vous un blogue comme artiste professionnel ? Quels sont les sujets que vous abordez et à quelle fréquence publiez vous ?
C.D. : Sur mon blogue, où je me permets d’émettre des opinions, je parle des évènements entourant ma pratique artistique, par exemple les foires, ateliers, voyages inspirants, résidences d’artiste, etc.
Avez-vous une galerie marchande sur Internet ?
C.D. : Oui. J’ai une présence essentiellement sur Saatchi Art.
Trouvez-vous complexe de vendre vos oeuvres en ligne surtout au niveau de la livraison ?
C.D. : Lorsqu’on veut vendre sur Internet, il faut absolument être organisé ! Premièrement, équipez-vous de matériaux d’expéditions : papier bulle, cartons, boîtes. Il faut aussi connaître les dimensions et le poids final des paquets. Informez-vous des règlements des douanes : valeur de votre exportation, règlement de NAFTA, règlement des autres pays, etc. Lorsque je possède toutes ces infos, tout devient plus facile !
Selon vous, si vous aviez un seul site Internet à recommander aux artistes, quel serait-il ?
C.D. : Pinterest.
Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?
C.D. : Ayant justement terminé la foire d’art The Artist Project a Toronto où j’avais un espace consacré à ma production, je dédie actuellement la majorité de mon temps à rattraper mon travail en studio ! Je donnerai aussi quelques ateliers à Montréal et aux États- Unis. De plus, je prépare une exposition à la galerie Wall Space, à Ottawa.
Texte d’Isabelle Gagné (MissPixels)
Tous les liens pour suivre Claire Desjardins sur le Web, afin de rester connecté
avec l’artiste :
Site Internet officiel : clairedesjardins.com
Twitter : twitter.com/clairedj
Facebook : facebook.com/studioclaire
Instagram : instagram.com/claire_desjardins_art
Pinterest : pinterest.com/clairedj/
Saatchi Art : saatchiart.com/clairedj
Tumblr : claire-desjardins-art.tumblr.com/
Nous vous invitons aussi à rester connecté avec Magazin’Art sur nos différents médias:
Site Internet officiel : magazinart.com
Twitter : twitter.com/magazinart
Facebook : facebook.com/magazinart
Pinterest : pinterest.com/magazinart
]]>
Actualités
L’Association des Artistes en Arts Visuels de Terrebonne (AAAVT) est un organisme sans but lucratif qui a été fondé en novembre 2009. Elle regroupe des artistes peintres, sculpteurs et photographes, amateurs, semi-professionnels ou professionnels, et est gérée par un conseil d’administration composé de huit artistes en arts visuels.
Sa mission
Chaque année, les membres de l’association sont invités à participer à l’exposition collective du printemps ainsi qu’aux « Petits formats » en décembre dans des locaux fort appréciés des nombreux visiteurs. L’AAAVT offre aussi la possibilité d’exposer en solo ou en petits groupes dans des lieux publics. Des ateliers et conférences sont également offerts périodiquement.
L’organisation du Symposium en Arts Visuels en juin sur l’Île-des-Moulins, qui regroupe quelque 80 artistes de fort calibre de divers coins de la province, connaît annuellement un vif succès. Les symposiums de 2011 et 2012 sont d’ailleurs lauréats du Griffon d’Or pour l’événement culturel de l’année à Terrebonne. Ce symposium annuel attire des milliers de visiteurs et contribue indéniablement à l’essor économique, culturel et touristique de la région. L’AAAVT est de plus en plus reconnue parmi les organismes consultés par la ville de Terrebonne pour l’élaboration de sa politique culturelle.
Pour devenir membre, consultez le site web, www.aaavt.org et remplir le formulaire d’adhésion.
Printemps 2015
]]>Les gens qui font l’évènement
Le Parcours des Arts du Richelieu se démarque des autres circuits du genre en proposant aux amateurs d’art une excursion au coeur d’une région riche d’histoire et de culture. Réputés pour leur patrimoine bâti, les villages riverains, dont trois figurent parmi les plus beaux du Québec, peuvent s’enorgueillir de compter une quantité remarquable de maisons ayant conservé leur cachet d’origine et de nombreux créateurs inspirés par cette campagne bucolique bordant la rivière Richelieu. La 13e édition du Parcours des Arts du Richelieu se tiendra les 20 et 21 juin et du 24 au 28 juin 2015 dans six villages pittoresques en bordure du Richelieu. Les quelque 25 artistes et artisans qui y participent fièrement travaillent assidûment dans leur atelier en vue d’accueillir les nombreux visiteurs intéressés par leurs créations. Les artistes et artisans, dont la plupart sont de calibre professionnel, convient les visiteurs de 10 h à 19 h durant les sept jours. Avec l’aide du porte-parole de l’événement, le populaire comédien, animateur et humoriste Michel Barrette, tout est mis en oeuvre pour que la 13e édition du Parcours des Arts du Richelieu continue d’être une expérience culturelle et touristique de choix. Un événement incontournable en Montérégie !
Printemps 2015
]]>