Les gens qui font l’évènement
Le livre d’art La romance du vin est une œuvre exceptionnelle, tant par son texte, que par l’illustration et les techniques utilisées pour le produire. Il témoigne de l’audace et de la virtuosité de son créateur, Jean-Paul Ladouceur, de la poésie unique d’Émile Nelligan, et du savoir-faire du sérigraphe Paul Moore. Un exemplaire de ce livre a, entres autres, été intégré à la collection du Musée d’arts graphiques de Tokyo en 2015.
Précisons que Jean-Paul Ladouceur (1921-1992) fut un prestigieux aquarelliste, un réalisateur à Radio-Canada et Télé- Métropole, et connu surtout pour des séries télévisées pour enfants, un créateur de films d’animation aux côtés de Norman McLaren et récipiendaire en 1952, d’un Oscar pour l’un de ses films d’animation.
Quant à La romance du vin, elle fut écrite en 1899 par Émile Nelligan. Le texte est un poème qui a valu à son jeune auteur québécois, une consécration immédiate dans la littérature avec ce chant d’un adolescent qui découvre les aléas de la condition humaine sous l’ivresse de la vie.
Le témoignage de M. Moore sur les anecdotes vécues lors de cette aventure de création et de réalisation de ce livre d’art est étonnant. Son atelier, qu’il doit fermer, contient d’ailleurs encore des pièces uniques à la technique utilisée (avis aux musées !!!).
Magazin’Art parlera davantage de cette création d’exception, redevable à l’expérience du graphisme, au film d’animation et à la sérigraphie, en nos pages du magazine du printemps. Un must!
Hiver 2020
]]>Hommage
Noel Julian Mayer est né à Ottawa, mais sa famille s’établit rapidement à Montréal où il passera le reste de sa vie. Une ville qu’il aimera et détestera à la fois. Il aimait les musées et les galeries, la montagne et le fleuve, les cafés et les bistros, le Jardin botanique et la diversité des styles architecturaux. Il n’aimait pas l’étalement, la congestion, ni la propension de la municipalité à détruire de petits joyaux architecturaux au nom du progrès et du développement.
Diplômé du Collège Dawson, il entreprend des études universitaires à Concordia où il obtient son baccalauréat en arts en 1978. À l’université Concordia, Noel écrit pour la revue étudiante Loyola News, faisant la critique de livres, de disques et de spectacles. Il fut également disc-jockey pour Radio Loyola, animant une émission de musique de blues, une de ses grandes passions.
Noel a travaillé comme rénovateur et entrepreneur durant l’été alors qu’il poursuivait ses études, et pendant quelques années suivant sa graduation. Au début des années 80, il commença à écrire sur ses expériences de rénovateur. Il contribua à la rédaction de deux volumes, Lighting and Electricity et Doors and Windows, publiés chez St. Remi Press pour Time Life Books. En 1984, il participe à la traduction et l’adaptation de Traditional Windows, un manuel technique dédié à la préservation et la reconstruction de fenêtres traditionnelles, publié chez Heritage Québec. Toujours en 1984, il signe une rubrique hebdomadaire pour la Montréal Gazette sur la rénovation et la construction résidentielle, tout en gardant l’œil sur la préservation des édifices patrimoniaux. Cette rubrique aura cours jusqu’en 2001.
En 1986, il joint l’équipe de rédacteurs d’Habitabec, un hebdomadaire bilingue consacré à l’immobilier, ses textes portant sur divers aspects de la question du logement à Montréal. Il y demeura deux années. De 1991 à 1993, il fut l’éditeur de The Downtowner, une publication communautaire hebdomadaire ayant un tirage de 60 000. De 1993 à 1999, il couvre la télévision par câble et par satellite, ses articles étant diffusés à New York et en Europe. Simultanément, il rédige des communiqués de presse, des blogues d’entreprises et divers autres travaux pour une variété de compagnies.
C’est en 1992 qu’il rédige sont premier profil d’artiste pour Magazin’Art. Car il était également un grand amateur d’art. Dès l’âge de dix ans, il passait ses matinées du samedi au Musée des beaux-arts de Montréal à esquisser les œuvres de maîtres, accompagné de son ami de longue date, Brian Black.
Un de ces matins au musée, un étranger demanda à Noel de lui prêter papier et fusain. L’homme dessina rapidement le portrait d’un garde de sécurité ainsi que des phoques sur un rocher, puis, lui remis la feuille et s’éloigna. Après avoir demandé aux garçons s’ils savaient qui était cet homme, le garde de sécurité leur suggéra de lui demander de signer le dessin. Noel s’élança donc vers lui et lui demanda sa signature. L’homme apposa alors ses initiales sur les deux esquisses, soit A L. Il s’agissait de nul autre que le peintre Arthur Lismer, membre du Groupe des Sept d’origine.
Son arrière-grand-père travaillait dans une quincaillerie durant les années 1920, alors que les artistes peintres et les peintres en bâtiment s’approvisionnaient de peinture au même endroit. Il n’hésitait pas à glisser un ou deux tubes de peinture gratuitement aux artistes peu nantis. Il avait alors parmi ses clients certains membres du Groupe des Sept. L’intérêt de Noel pour l’art était peut-être génétique. Son père, John Meyer, fut également rédacteur en chef, section anglaise pour Magazin’Art. Après le décès de John, Noel devint l’éditeur anglophone de Magazin’Art, un poste qu’il occupa jusqu’à son propre décès.
Noel peignait des aquarelles, sans talent distinct. Il peignait pour son propre plaisir. Ses toiles sont cependant très prisées par ses enfants adultes, Graham et Robyn, et quelques autres membres de sa famille qui ont la chance d’en posséder une. Il ne faisait pas état de fausse modestie concernant son habileté ou son manque d’habileté. Il peignait simplement par pur plaisir, ce qui s’avère être le rôle de l’art… le plaisir de créer et le plaisir d’admirer, rien de plus et, certainement, rien de moins.
Noel était un homme imposant. Six pieds deux pouces, et 250 livres. C’était un passionné d’art, de musique et de littérature. Un lecteur vorace, de tous les genres, des classiques de Dickens aux fictions fantastiques de Tolkien, de Carl Hiaasen à Larry McMurthy, de Dashiell Hammett à Len Deighton, de Patrick O’Brien à Bernard Cromwell.
C’est avec grand regret que sa famille souligne son décès. Il laisse derrière lui trois frères et une sœur, deux enfants, plusieurs cousins et des milliers d’amis, tous étant dévastés par la nouvelle de son décès à l’âge de 64 ans. Il avait encore tant à nous donner.
Texte de Carl Meyer
]]>Grande rencontre
« Dans un tableau, je cherche le vrai, le senti et le réconfortant. » – Marc Grandbois
Dès la première poignée de main, le « côté » vrai du peintre m’a séduit. En personne, il a le détachement et l’attitude rieuse des plus grands. Celle de ceux qui savent et peignent pour le dire en alliant sensibilité et sensualité qu’ils étalent sur la toile par gestes assurés, sans retenue, ni soumis par la raison et le convenu de la représentation.
La puissance évidente qui se dégage des tableaux de l’artiste, nous laisse percevoir sa fascination pour la peinture. Tout d’une pièce, heureux, passionné et confiant, l’homme est d’une humilité bienfaisante.
Pour Marc Grandbois comme pour tous les grands peintres, la peinture « est tout, sauf chose mentale », mais indiciblement chose sentie, « jeu de l’esprit », combinaison de gestes farouches et intrépides. Mais chez Grandbois, elle se fait davantage véhémente. C’est-à-dire que lorsqu’il se retrouve en un lieu unique dans les bois, il doit satisfaire sur l’heure le désir de s’exprimer sur la toile.
La nature
Dès la tendre enfance, toute la vie de Marc Grandbois témoigne de sa fascination pour la nature qui l’a guidée et qui est toujours pour lui sa muse, son esprit et sa force. D’où peut-être ce pouvoir ultime de nous reconstituer ses visions. Né en 1969 à Saint-Jean-sur-Richelieu, lieu de villégiature par excellence, la petite famille filera vers la Mauricie, à Sainte-Anne-de-la Pérade plus exactement, là où été comme hiver la communauté vit au rythme de la forêt et de l’eau avec les bateaux et la pêche même au plus froid de l’hiver. En effet, enfant, Marc Grandbois est entré directement en contact avec la nature. Et tout autant avec les enseignements de sa mère Denise Grandbois, aquarelliste de talent. Marc adore l’aquarelle. Tout comme envers la nature, il se laisse toucher par sa beauté et son mystère. Or, je crois fermement que la pratique de l’art a contribué à développer chez le gamin une approche sensorielle où l’essentiel est de partager afin de nous faire découvrir peu à peu comment elle folâtre, batifole, papillonne, marivaude !
Le trajet
Se sachant d’avance étudiant atypique aux enseignements dispensés par le département des arts visuels de l’Université Concordia, il complète ses études en 1991. Il dira de cette période que cela lui aura permis de rencontrer des théoriciens, Peter Krausz, paysagiste nommément, qui lui auront permis de déconstruire ses images pour mieux les refaire à sa manière. La théorie de la couleur de Johannes Itten, il connait. Kandinsky, aussi. Suivra une période de création active à titre d’aquarelliste entre 1992 et 2002. Et comme pour plusieurs artistes, il donne des cours de peinture et de dessin sans parler des multiples participations à des symposiums à travers le Québec. Toutefois, voilà que soudain, il met fin à ses activités d’artiste.
Il est clair que des revenus modestes empêchaient le développement de ses projets tels que celui de fonder une famille en un lieu naturel et sain. Aussi, après une décennie à vivoter de petits boulots (alimentaires), il part s’installer à l’Anse-Saint-Jean, là où le fjord du Saguenay se fait plus que majestueux. Il s’achète un bateau. Fait des contrats de mesure de bois en dilettante. Sauf que la beauté exceptionnelle du paysage sera le déclencheur à un retour en création, son premier amour, celui de toujours. Toutefois l’acrylique sera dorénavant sa technique de prédilection.
Âme d’explorateur
Pour Grandbois on pense atmosphère. Ses coups de pinceaux donnent la vitalité et la richesse aux coloris. Il adore peindre sur le motif. Et pas question de terminer le tableau en studio. Le tableau s’arrête sur le motif. En hiver, il peint à bord de son camion pour contourner le froid. Certains jours il part sur un « nowhere » juste pour découvrir sur son chemin. Il adore les lumières de la fin de l’après-midi. Ce qui ne l’empêche guère d’aller peindre avec Guy Legaré les lueurs de l’aube. De façon générale, aucun personnage dans ses œuvres à moins que cela fasse partie du sujet principal du tableau. Son plus grand plaisir : les contrastes texturés et lumineux.
À la question comment reconnaître un tableau terminé, il dira : lorsque le tableau devient le patron, soit lorsque l’on ne peut ajouter ni enlever un élément. Ultime objectif du peintre : que cela soit un ultime repos pour l’œil.
Depuis les origines de l’humanité c’est la totalité de notre personne qui est en relation avec la nature, et c’est en nous plaçant dans la nature, avec tous nos sens ouverts et nos émotions que nous pouvons vraiment la connaître, en faire l’expérience. Merci Grandbois!
Texte de Michel Bois
Marc Grandbois est un fleuron de la galerie Douce Passion, 42A, rue Notre-Dame, Québec Qc. 418 648-9292
On retrouve également les œuvres de monsieur Grandbois en Alberta à la galerie Stephen Lowe, à Calgary. Notons que ses œuvres font parties de collections publiques et privées au Canada comme à l’étranger.
Votre Magazin’art ne pouvait garder sous silence cet événement malheureux. Natif de la Gaspésie, durant près de 40 ans, il aura su faire reculer les limites du réalisme par la vivacité des lumières de son talent audacieux. Soulignons qu’il fut le premier canadien à recevoir la médaille d’or de l’Américan Watercolor Society en 1991 parmi d’autres distinctions prestigieuses obtenues tout au long de sa carrière. À la famille, aux amis, aux collectionneurs amoureux de son art, et aux galeristes qui ont su reconnaître et défendre son talent, veuillez recevoir l’expression de notre support et de nos sentiments les meilleurs.
Équipe de Magazin’Art
]]>Grande Rencontre
« Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s’est fixé un but n’en changera pas. » – Léonard de Vinci
Né en 1939 à Paris, l’homme fut un enfant de la guerre qui a su grandir et se cultiver par lui-même. L’homme est un poète. Un érudit. Il est un artiste peintre français en terre d’Amérique et il est d’un savoir-faire inouï. Humble, mais riche d’une conscience toute humaine et universelle, il habite Québec depuis les années 1980. Cet homme est Alain Lacaze.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte par Michel Bois
Galerie Alain Lacaze 129-131, Saint-Paul, Québec, Canada / 418 692-4381 / [email protected]
Les gens qui font l’événement
L’artiste internationale Lorraine P. Dietrich, IAF, NEWS, SCA, peint des compositions florales sur le motif à l’aquarelle depuis 1988. Elle détient un baccalauréat en enseignement des arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Les fleurs sont sa principale source d’inspiration et elles s’épanouissent dans des couleurs harmonieuses. Seulement des pigments offrant une excellente résistance au temps et à la lumière sont utilisés. Ses peintures au style unique dénotent un sens inné du dessin et de la composition. Elles possèdent un pouvoir expressif au caractère à la fois intimiste et universel, dans une ambiance au romantisme serein qui suscite une belle qualité d’émotion.
L’exposition solo bénéfice Les Trésors de mon jardin, comprenant plus de 35 peintures à l’aquarelle de cette artiste de renommée internationale, est en cours jusqu’au 30 juin 2017 à la Salle Adrienne-Choquette, Bibliothèque Bruno-Sigmen, 1550, 118e Rue, à Shawinigan. En achetant une peinture ou des produits dérivés, comme des cartes d’artiste et des reproductions, vous contribuez à la cause de l’autisme car 25% des profits seront versés par l’artiste à l’organisme Les Horizons ouverts, centre d’activités de jour pour adultes autistes de tout niveau de fonctionnement.
Été 2017
Communiquez avec l’artiste par téléphone au 819 538-4088, ou courriel [email protected]. Site web officiel : www.lorrainedietrich.com
]]>Les gens qui font l’événement
George Politis, RI, AWS, IAF, NEWS, (Grèce) reçoit des distinctions et présentera un atelier dans le Vieux Québec.
Le célèbre peintre à l’aquarelle George Politis a reçu plusieurs prix et distinctions récemment. Il a été sélectionné pour une exposition de la SKETBE au Musée EMS de Thessaloniki et participera aussi à la 150e exposition internationale de l’American Watercolor Society en 2017-2018 aux États-Unis. Les dates et les endroits sont publiés sur le site web de la AWS.
De plus, l’artiste peintre a remporté un Certificat de Mérite lors de la Biennale 2015 de l’International Watercolor Society en Inde. Mais, ce qui sera certainement une bonne nouvelle pour les aquarellistes, il présentera aussi un atelier d’aquarelle dans le Vieux Québec du 7 au 11 août 2017 et cette grande visite de Grèce est très attendue. Pour s’inscrire, voir les détails sur l’affiche annonçant l’événement.
Au Québec, George Politis est représenté par la Galerie Vigneault de Repentigny.
]]>Sur le Web, présente des artistes inspirants qui utilisent les médias sociaux et diverses plateformes de partage dans le but de promouvoir leur art sur Internet.
L’artiste articule sa démarche sur la quête de liberté identitaire de la femme contemporaine : « Une réalité où le rôle de la femme est préconçu et où celle-ci se doit d’être à la fois aimante, puissante, passionnée et travailleuse, tout en respectant les diktats que la société dans laquelle elle évolue lui impose. »
Après plusieurs esquisses préparatoires, l’artiste transpose avec assurance sur le canevas ses personnages mélancoliques et énigmatiques. Dans sa dernière série « Les Cages Super Héros », les femmes de Chevrier sont muselées par des masques graphiques extraits de bande dessinée américaine. Pour l’artiste, ce mimétisme symbolise ces prisons sociales où elles cachent leur véritable identité. Dans ses œuvres, Sandra Chevrier confronte le dynamisme tiré des onomatopées, des couleurs vives et de la victoire face à la grisaille de la défaite et l’émouvante fragilité. Elle évoque ainsi la lutte quotidienne de ces femmes, nourries par les fausses attentes qu’elles se font de la beauté et de la perfection. « Si les Super-Héros tombent et se relèvent, alors nous devrions nous aussi accepter nos faiblesses et garder courage face à l’épreuve. Réalisons que nous sommes humains. »
Originaire des Laurentides et Bachelière en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, Sandra Chevrier vit et travaille actuellement à Montréal. Ses œuvres voyagent au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Norvège, aux États-Unis et en Chine.
Parlez-nous de votre médium ?
S. C. : J’utilise plusieurs médiums : acrylique, aquarelle, pastel, graphite et parfois le collage. Je peux produire de très grands formats sur canevas ou concevoir de plus petites œuvres sur papier. J’aime aussi travailler avec le bois; avec celui-ci je peux jouer avec des formes atypiques.
Si vous aviez à écrire un tweet de moins de 140 caractères décrivant votre travail artistique, quel serait ce tweet (mots-clics inclus) ?
S. C. : Portraits portant des masques. Cages symbolisant nos prisons quotidiennes. Valse entre réel et imaginaire, vrai et faux, remède et poison.
Quelle est l’importance pour un artiste peintre d’avoir son site Internet et une présence sur les médias sociaux ?
S. C. : Les réseaux sociaux sont devenus les meilleurs outils dont peut bénéficier un artiste. L’art devient maintenant accessible aux humains aux quatre coins du monde en quelques clics seulement. Il voyage lui-même sans effort. Les galeries en souffrent beaucoup; les artistes n’ont plus nécessairement besoin d’une galerie ou d’un agent car ils peuvent eux-mêmes promouvoir leur travail, et ce, sans débourser le moindre sou. Je suis très active sur les réseaux sociaux et ils sont la principale raison de mon succès à l’international.
Que recommandez-vous aux artistes qui n’ont pas de site Internet et qui n’ont pas ou très peu de budgets ?
S. C. : Il y a plusieurs façons de promouvoir gratuitement son travail. Instagram serait mon premier choix, ensuite viennent les sites comme Facebook, Ello, les forums d’art tels que Banksy Forum et Espresso Beans, LinkedIn, Pinterest….
Sur un le plan professionnel, combien de temps investissez-vous dans les médias sociaux ?
S. C. : Tous les jours je tente de publier au moins une photo ou quelques photos sur Instagram. Les gens qui suivent mes profils aiment voir les work in progress, des esquisses, ma vie dans l’atelier, certains moments de ma vie… Ainsi ils réalisent le travail derrière une œuvre. Ils m’accompagnent dans mes voyages autour du monde et lors de mes expositions. Ils apprennent à connaître un peu qui je suis, comme personne, comme maman, femme d’affaires et artiste.
Quel est l’impact des médias sociaux sur votre carrière ?
S. C. : J’ai maintenant des clients dont je n’aurais d’aucune autre façon pu acquérir les contacts : des célébrités, des investisseurs milliardaires. Par exemple, je suis maintenant amie avec la chanteuse Alicia Keys et le rappeur Swizz Beatz, fondateur de la « The Dean Collection ». Cette prestigieuse collection s’est enrichie de plusieurs œuvres d’artistes émergents et reconnus.
Votre page Facebook a près de 19 000 abonnés. Utilisez-vous cette plateforme pour faire la promotion de votre travail artistique ?
S. C. : Je vous avoue que depuis ma découverte d’Instagram, je préconise cette plateforme plutôt que Facebook. Pour un artiste visuel qui travaille avec des images, Instagram semble plus efficace et m’aide à rejoindre un plus large public. Je compte maintenant plus de 40 000 abonnés sur cette plateforme. Cependant, pour un meilleur contrôle de mes médias et une gestion plus efficace, je relie mon compte Instagram à mes comptes Twitter et Facebook.
Avez-vous une galerie marchande sur Internet ? Si oui, quelle place les transactions en ligne occupent-elles dans vos revenus ? Sentez-vous une réticence de la part des artistes à vendre leurs pièces en ligne ?
S. C. : J’ai vendu par moi-même durant plusieurs années jusqu’à ce que ma carrière prenne un virage international. J’expose aux quatre coins du globe, j’ai donc des clients de partout. Mon partenaire d’affaire et gérant d’artiste Jean-Pascal Fournier a ouvert la Galerie C.O.A et une galerie marchande en ligne dans le but de disposer d’un lieu physique à Montréal et, du coup, nous donner une certaine crédibilité. Maintenant je peux faire imprimer une édition de 350 giclées ou sérigraphies qui se vendront en moins de 15 secondes sur le site. J’y vends aussi des originaux. Le site Internet et la galerie nous ont également permis d’acquérir une liste de contacts et de clients qui se sont ajoutés à notre infolettre. Ils sont avisés dès qu’il y a des œuvres disponibles. Après quelques essais et erreurs, nous travaillons maintenant avec des compagnies de transport de confiance et qui acheminent les œuvres partout dans le monde. Évidemment il peut arriver des pépins, mais les gens nous font confiance et sont conscients des risques. Nous offrons un bon service après-vente en cas de problème.
Quels sont vos projets pour les 6 prochains mois (ou +) ? Expositions ? Résidences d’artiste ? Formations ?
S. C. : Je reviens tout juste d’une exposition à Hong Kong et à New York. Je me lance dans la production de ma prochaine exposition solo qui aura lieu à Los Angeles à l’automne. J’exposerai également en Norvège, en Australie et à Miami d’ici la fin de l’année.
Texte de Isabelle Gagné
Tous les liens pour suivre Sandra Chevrier sur le Web afin de rester connecté avec cette artiste :
Site internet officiel : sandrachevrier.com
Facebook : Facebook.com/sandra.chevrier
Instagram : instagram.com/sandrachevrier
Sandra Chevrier est représentée par la Galerie C.O.A à Montréal : coagallery.com
Nous vous invitons aussi à rester connecté avec Magazin’Art sur nos différents médias :
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]]>Les gens qui font l’événement
L’institut des arts figuratifs annonce que quatre artistes ont été sélectionnés pour devenir membres signataires de l’organisme national. Le choix de ces artistes est l’aboutissement d’un processus fait par un Comité de sélection qui a procédé à l’analyse des dos- siers de candidature à partir d’une grille d’évaluation rigoureuse. Il s’agit des artistes peintres Francine Bouchard, aquarelle, Trois-Rivières, Suzanne Godbout, pastel, Contrecoeur, Kim C. Pelletier, huile, Montréal, et Joyce Panadis, dessin, Odanak.
Fondé en 1986, l’IAF a comme objectif la promotion de l’art figuratif de qualité et la reconnaissance d’artistes œuvrant spécifi- quement dans cette forme d’expression. Ayant développé une véritable expertise en art figuratif, l’IAF regroupe plus de 145 membres professionnellement actifs en peinture, sculpture et autres techniques artistiques. Plusieurs jouissent d’une renommée nationale et même internationale. À l’occasion de son assemblée générale annuelle tenue le 24 avril dernier, l’IAF s’est donné un nouveau président en la personne de M. Pierre Morin. Ce dernier sera appuyé d’une équipe dynamique d’administrateurs composée de mesdames Suzanne Therrien, Kim Veilleux, Carole Bonneau et de monsieur Jean-Pierre Neveu.
Été 2016
]]>À découvrir
Le thème de la prochaine exposition solo de L’OR « Des recoins de mon esprit », qui se tiendra à la Galerie 3440 de la rue Fleury à Montréal-Nord, s’est élaboré sur 375 années. Il célèbre le lien historique qui unit Chicago et Montréal. L’OR a visité Chicago en 2013, pour y présenter une exposition à succès d’art figuratif et aussi pour se familiariser avec la ville de son époux, James.
Ayant à l’esprit les futures célébrations du 375e anniversaire de Montréal en 2017, à la suggestion de son mari, l’artiste prend l’audacieuse décision de dévier de sa trajectoire habituelle et délaisser les nus figuratifs pour créer un ensemble de tableaux représentant des scènes urbaines de sa ville natale de Montréal et de Chicago.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de James Wise
L’exposition « Des recoins de mon esprit » se tiendra à Montréal, du 23 au 29 mai prochains, à la Galerie 3440, située au 3440, rue Fleury est.
Le vernissage aura lieu le vendredi 27 mai, de 19 h à 20 h. Visiter : www.aavnm.org.
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