Grande rencontre
« Pour être peintre, il faut modifier ses sens. Les inverser de façon à voir avec les doigts et à toucher avec les yeux. » – Thomas H. Cook
Impossible de sortir indemne d’une rencontre avec le maître Albini Leblanc tellement il touche par sa véracité face à son métier. Rencontre avec un « monument» qui n’a jamais fait de concession pour plaire au marché de l’art. Et qui se livre volontiers à Magazin’Art au sujet de son indéfectible passion depuis près de quarante ans.
Je me souviens d’une entrevue au moment où il demeurait dans une majestueuse demeure ancestrale bien campée devant le fleuve à St-Jean de l’Île d’Orléans. Ses yeux et ses toiles projetaient alors le bonheur de voir défiler les paysages au fil de l’eau du fleuve et tout autant les glaces miroitantes en hiver sur la chaussée étroite de l’avenue Royale. Mais pour ce nouveau tête-à tête, je retrouve le peintre Albini Leblanc en son loft-atelier situé au cœur du quartier des artistes à Québec. Un site urbain caractérisé par ses anciennes manufactures austères recyclées en ateliers, soit exactement l’opposé des paysages champêtres de l’île qu’il aime tant. Amoureux de l’architecture patrimoniale des maisonnettes québécoises valsant au tournant des chemins de traverse et tout autant des scènes de rues urbaines où les éclats du soleil succèdent à la pluie et la neige, l’artiste nomade suit l’inspiration de son étoile.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
À noter que les images sont une gracieuseté de la Galerie Symbole Art.
Albini Leblanc est représenté par :
Galerie Symbole Art, 2770, de Salaberry, Montréal, QC H3M 1L3 514 336-2332
Galerie Douce-Passion, 42 A, rue Notre-Dame, Québec, QC G1K 4G1 418 648-9292, [email protected]
Galerie Iris, 30, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Saint-Paul, QC G3Z 1L9 418 435-5768
]]>Profil d’artiste
« La valeur d’un artiste se mesure non seulement à la qualité de ses œuvres, mais tout autant au degré d’amour et de persévérance qu’il met pour les accomplir. » – Cécile Fortier Keays
Près de 40 ans de carrière. Des parents qui ont fait l’École des Beaux-Arts de Québec du temps des Jean-Paul Lemieux, Dallaire, et Paul Lacroix. Il baigne dans un univers artistique et dessine depuis l’âge de 5 ans tel un grand curieux de son environnement. Sa main est assurée et se développe sans cesse. Les décors comme les atmosphères heureuses défilent dans sa tête à la manière des « polaroids » livrant instantanément l’image au photographe dès le déclic de l’appareil.
Influencé par le mode de vie de ses parents, mais largement dérouté par ceux-ci quant à la perspective de faire carrière en art. Le voilà tout de même inscrit à la fin de l’adolescence à l’École des Beaux-Arts de Québec qui deviendra l’École des arts visuels de l’Université Laval. Un peu déçu et aigri de ne pas apprendre à sa guise les rudiments et les bases de la peinture, il se tournera vers les théories et les savoirs de la communication graphique. Antoine Dumas et Claude A. Simard seront ses professeurs chevronnés.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
Jacques Hamel est représenté par la prestigieuse Galerie Douce-Passion 42A, rue Notre-Dame, Québec.
]]>À découvrir
Animée d’une pulsion de vie d’une intensité peu commune, Sylvie Drainville conçoit des peintures sur bois qui tentent de provoquer le cœur tout en lui offrant du réconfort, à travers des espaces composés à la fois de référents enracinés dans le réel et de systèmes parallèles relevant de l’imaginaire. Parce qu’ils adoptent des perspectives empiriques plutôt que classiques, ses tableaux permettent une composition d’ensemble déployée en différentes strates superposées rappelant la géologie des sols.
Le regard qui s’attarde peut ainsi s’enfoncer peu à peu par paliers dans une histoire qui, bien qu’universelle, devient toute personnelle au gré de son interprétation. S’y lovent aussi des endroits plus intimes où se réfugier, pour se sentir en sécurité malgré l’immensité des lieux. Il importe toutefois d’entrer lentement dans le tableau pour bien l’observer, une image à la fois, afin de se couler dans ses tranchées pour que l’émotion puisse s’imprégner dans la mémoire.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Lisanne Le Tellier
]]>Formes, volume et espace
« Tout au long de sa carrière, l’artiste voit différents défis et besoins jalonner son parcours. Ces événements lui permettent de poser des bases d’une nouvelle recherche, d’approfondir un sujet, d’oser une nouvelle technique et ainsi de s’ouvrir sur d’autres possibilités. Peu importe le contexte de création, symposium, résidence artistique ou concours d’art public, l’œuvre a son histoire et ses raisons d’exister. » Nathalie Racicot, Commissaire, Exposition De l’idée au geste, 2018.
Dans le domaine artistique, l’identification d’un créateur selon sa pratique donne une clé au spectateur. Toutefois certains créateurs expriment une telle polyvalence de genres et entretiennent un rapport de création avec plusieurs matériaux à un point tel que les nomenclatures auxquelles on se réfère habituellement deviennent des carcans. Sculpteure, artiste du textile, artiste multidisciplinaire, spécialiste de la pratique hybride, Carole Baillargeon est tout ça à la fois et encore.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Marie-France Bégis
Pour en apprendre davantage sur le travail de Carole Baillargeon:
vimeo.com/215582959/dbefd23d56
www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/6927
www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/10002
Ses expositions en cours :
De l’idée au geste à la Maison Hamel-Bruneau, arrondissement Sainte-Foy-Sillery, Québec du 18 septembre au 16 décembre 2018
Ainsi…/ Thus… au Centre Culturel Franco-Manitobain, CCFM, Winnipeg 13 décembre 2018 au 7 février 2019
]]>Art populaire
« Pour vivre, une œuvre d’art n’a pas besoin ni de beauté ni de laideur. Elle a besoin de vivre. » – Elmer Diktonius
Si vraie pour les uns. Et si déconcertante pour les autres. Impossible pour quiconque de rester insensible à cette forme d’art brute de plus en plus présente au sein des collections publiques et privées. Bon d’accord, il reste du chemin à faire pour sortir ces œuvres de la marginalité, mais s’il n’en tenait qu’à moi, il est clair qu’il s’agit d’une expression de l’art que j’aimerais bien faire connaître à toutes les sensibilités.
L’art populaire, aussi désigné par « art des gosseux » ou « des patenteux », semble trouver son origine au Québec chez nos ancêtres cultivateurs qui sculptaient durant les temps libres de l’hiver des pièces de bois « peinturlurées » en guise de jouets pour la marmaille ou encore pour se plonger dans les plaisirs francs de créer, histoire de se remémorer les doux souvenirs et autres événements marquants de la vie rurale.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
Rendez-vous des sculpteurs en art populaire du Québec au Musée de la civilisation à Québec les 27 et 28 avril 2019.
On peut se procurer les livres de monsieur Levasseur en téléphonant au 514 386-7946 ou en écrivant à l’adresse courriel [email protected]
Collection privée : Adrien Levasseur – © Photo : Philippe Le Scelleur
]]>Portrait de galerie
Le parcours de Jacques Chevalier, peintre professionnel depuis une cinquantaine d’années, s’enrichit depuis quelques mois de sa nouvelle idée d’établir une galerie d’art dans une résidence pour aînés, une première au Québec. Auparavant propriétaire de la Galerie Chevalier et de la galerie Le reflet de l’art dans le vieux Montréal, cette initiative s’appuie sur ces expériences passées ainsi que sur sa bonne connaissance du milieu de l’art.
Toujours animé par l’envie de créer et la tête encore remplie d’idées, Jacques Chevalier n’est pas prêt à poser ses pinceaux et continue d’aller de l’avant avec ses projets. À l’instar de son ancien ami Tex Lecor, Chevalier est un des membres fondateurs de l’Institut des arts figuratifs (IAF), une des plus grandes organisations pour la reconnaissance d’excellence de la pratique artistique et le regroupement d’artistes, et sa réputation jouit d’une notoriété qui s’est étendue notamment jusqu’en France, en Suisse, en Hollande et dans les Caraïbes.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreGalerie de la Rive, 7095 boul. Gouin Est, Montréal
]]>Avec la publication du magazine de l’hiver 2018-2019 arrive la fin de cette formidable série d’articles au sujet des pionniers et des bâtisseurs du Canada d’hier à aujourd’hui. De concert avec la Galerie Q et ses artistes peintres choisis, nous avons pu dresser le portrait des politiciens qui ont édifié le pays en relatant leurs parcours truffés d’embûches, de déceptions, de déboires, mais surtout de fulgurantes réussites. Rappelons tout autant la qualité de création des artistes qui se sont prêtés au jeu avec grande sensibilité. Les voici : Juan Cristobal, Masoud Habibyan, Ginet LeBlond, Olga Muzychko et Susan Statham.
Jean Chrétien (1993-2003)
Jean Chrétien fut le 20e Premier ministre du Canada. Il a pris de nombreuses initiatives sur lesquelles il a travaillé au fil des ans, et eut un impact très positif sur l’économie du pays. C’est cette décision de réforme qui fait qu’il se lance dans la course pour devenir le Premier ministre. La dette fédérale, les impôts élevés et un déficit annuel alarmaient le pays. En 1998, après 30 ans en déficit, le Canada sous sa direction devenait excédentaire. Pour atteindre ce résultat, il a coupé dans les programmes fédéraux et les transferts de paiements aux provinces et aux territoires. Cela eut des répercussions sur les programmes sociaux tels que les soins de santé publique, ce qui résultat en surplus et ainsi réduit la dette nationale.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus. Précommandez votre copie via le site www.galerie-q.com ou au 705-944-8888.
Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q : Galerie Q, Cavana, ON
]]>Sur le radar
Pour ce numéro de l’hiver plus qu’effervescent, votre Magazin’Art a ratissé la région de Laval pour vous faire voir la créativité de12 artistes professionnels aux accents très personnels. Soulignons à nouveau que cette rubrique a pour but de faire connaître la création produite en région au large public, qu’il soit composé de galeristes, de collectionneurs, journalistes ou producteurs d’événements. Pour le numéro du printemps 2019, considérant le nombre élevés des demandes afin de participer à la rubrique et auxquelles nous n’avons pu répondre, nous retournons en Montérégie avec grand plaisir. Afin d’en savoir davantage pour nous signaler votre intérêt ou celle de votre région, on parle à Madame Odette Moreau au 1 800 642-9552. Au plaisir des découvertes…
Lyse Paquette
Lyse Paquette a étudié en design graphique et en a fait une brillante carrière. Il est clair qu’il s’agit d’un apport important lui permettant de nous faire voir autrement. Son style unique nous fait vibrer au diapason des visages et des corps dépeints avec tant de sensualité et d’humanité.
Lyse Paquette a toujours peint, mais c’est vraiment depuis le début des années quatre-vingt-dix qu’elle développe une approche bien personnelle. Le passage à l’acrylique lui permet une nouvelle liberté d’expression et de mouvement que l’huile n’arrivait pas à lui donner. D’une délicatesse intime dans les petits formats jusqu’à l’amplitude du geste révélateur dans les grands formats : tout procède d’une volonté d’exprimer intensément avec une acuité toute en finesse la dimension de l’être humain.
« J’insiste énormément sur le regard, il faut qu’il soit porteur d’une grande émotion. Une toile ne peut être agréable à l’oeil, si au départ, il n’y a pas d’équilibre ni aucune lumière, car c’est ce qui donnera volume et dimension à l’ensemble » explique la peintre. Lyse Paquette a participé à de nombreuses expositions solos et collectives au Québec, New-York et en France. Elle a remporté le Prix du public, ALPAP, Laval, Prix Athena Bronze de l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec ainsi que le 2e Prix du Public de la Villa des Arts Liliane Bruneau, Sainte-Agathe-des-Monts.
MB
L’artiste est représentée par : Galerie Le Bourget, Montréal – Galerie Québec Art, Québec – Galerie Céleste, Saint-Sauveur
Denys Arel
La démarche est mature, professionnelle et expressive à souhait ! Si j’étais un galeriste, j’entrerais en contact avec Denys Arel. Lisez par vous-mêmes : « Le premier geste, la première tache de couleur. Cette première tache marque le début d’une aventure picturale qui m’amènera en des endroits imprévisibles. Chaque toile est un long cheminement où formes et couleurs interagissent constamment. L’intégration de divers matériaux, papier, pâte à modeler, denim vient enrichir le travail et un graphisme spontané accentuer la composition. Pour citer Jean Dubuffet ‘‘Un tableau ne s’édifie pas comme une maison, partant de cotes d’architectes, mais dos tourné au résultat, à tâtons ! À reculons !’’. Je n’hésite pas à détruire l’image pour en laisser émerger une nouvelle œuvre plus urgente… et c’est après une longue succession de questionnements de gestes interrompus et maintes transformations, souvent radicales que la toile s’offre à l’imagination du spectateur » nous dit le peintre. Voici une œuvre puissante, intelligente et si expressive. À noter que l’abstraction vient de monter d’un cran. À bon entendeur…
MB
www.denysarel-peinture.odexpo.com
Anne-Marie Boisvert
Oui, la création artistique s’articule souvent autour d’une mission. Voir une fleur dans un jardin n’a rien d’égal à la création d’une peintre chevronnée s’adonnant au sujet. Le fait de présenter sur une toile les particularités senties d’un tel sujet, procurent une vision privilégiée et émeut. « La pratique de l’art est pour moi un appel à l’action. Mes oeuvres s’inscrivent dans le souci constant d’apprendre et partager le fruit de mes recherches et développements. Je travaille principalement à l’acrylique et exploite aussi divers autres média. Mes oeuvres sont variées, de différents styles et techniques car ma liberté d’expression est très importante et en constante évolution. Ce que j’offre c’est l’expérience du moment présent face à tant de beauté. Ma mission, apprendre et partager ! » nous dit la peintre. Couleurs expressives. Textures. Œuvres heureuses ! Voilà ce que l’humanité a besoin maintenant !
MB
Jocelyne Bérubé
La question est toujours d’actualité : Faut-il savoir dessiner pour peindre ? Ma réponse est oui. Et cela tout autant pour les abstraits qui se doivent de composer selon les règles d’harmonie, d’équilibre, de proportion, d’emphase et de décision pour placer le sujet en progression de l’expression. Jocelyne Bérubé sait. Figurative sur fond d’abstraction, elle sait reconnaître les hasards de l’abstraction pour mieux y intégrer son sujet. L’être humain au quotidien et dans son mode vie la fascine. « Je ressens ce besoin de passer au-delà des apparences souvent trompeuses afin de percevoir la beauté qui se cache derrière chaque personne. Saisir une émotion, y donner vie, tel est mon défi. ». nous confie l’artiste en pleine possession de ses moyens. Pour ce faire, Jocelyne Bérubé demeure en recherche constante, cela sans aucune limite face au support, au médium et pas plus devant le sujet surgissant sur la toile. « La maîtrise du dessin est selon moi capitale pour mieux comprendre et mieux interpréter. Une bonne maîtrise permet d’aller à l’essentiel sans se perdre dans les détails. D’où ma pratique régulière du croquis sur le motif et ma participation aux ateliers de modèle vivant. ». L’œuvre est formidable et d’une grande vérité.
MB
Galerie d’Art La Vieille Caserne, 216, boul. Ste-Rose Laval
Joyce Iacono
La peintre trouve l’énergie de ses sujets via la nature. Fleurs, arbres, paysages. Sa touche est singulière. Forte et sans repentirs. La peintre nous dit qu’elle n’a jamais d’idées préconçues en tête au moment de peindre. Tout se passe et arrive sur la toile au mo- ment présent. Or, son ouverture à l’inattendu lui permet, dit-elle, de profiter d’une liberté infinie au moment de créer une œuvre. L’artiste se réclame d’une inspiration vécue bien avant d’une expérience réduite au visuel. Voilà pourquoi ses toiles s’offrent comme le résultat voire le prolongement de son vécu, de sa sensibilité, et de ses visions singulières plus que personnelles. Vivre la forêt selon Joyce Iacono est pour moi une manière de me rappeler lorsque, enfant, je partais en explorateur face à l’inconnu.
MB
Joyce Iacona est représentée par :
Galerie 806, 806, rue de Saint Jovite, Mont-Tremblant, QC
Galerie d’art Béliveau, Mont St-Sauveur, 314, rue Principale, Saint-Sauveur, QC
Diane Lafond
Les compositions florales de la peintre Diane Lafond sont de formidables incitatifs à profiter en visualisant un univers riche tout en couleurs expressives d’une palette personnelles et en formes aux textures empreintes d’une poésie défiant le présent et le devenir vers l’infini. Au-delà des œuvres inspirées par la nature, les êtres humains et les scènes du passage du temps au quotidien à travers une kyrielle d’objets sont ses sujets de prédilection. En clair, la recherche des impressions procèdent de son langage sur la toile. Pour ce faire, l’exploration de divers médiums s’imposent à travers diverses techniques et matières : médiums mixtes, acrylique, encre, pastel, collage et transfert d’image. La dame est en pleine possession de ses moyens. Elle enseigné la peinture, le dessin et la peinture selon ses découvertes axées sur son propre processus créatif. Elle a aussi fourni l’occasion à plusieurs de ses élèves d’exposer en galerie. Une œuvre qui imprègne longuement la mémoire. Une ode à la vie. J’adore !
MB
Membre de l’Association lavalloise pour les arts plastiques (ALPAP), de la Corporation d’initiatives artistiques Rose-Art, du RAAV et de l’Association des artistes de Blainville et du CAPSQ.
Chantal-Audrey Léveillé
Le coup de pinceau de Chantal-Audrey Léveillé est unique et redevable de ses recherches ayant trait à la diffusion des lumières de ses sujets en peignant sur des supports de plexiglass. Surtout me semble-t-il lorsque spontanément elle donne libre cours à ses intuitions. Parmi ses sujets de prédilection, notons les personnages féminins souvent inspirés de ses années à travailler dans le domaine de la mode. La force du regard de ses personnages impose. Comme si elle voulait créer une tension entre le spectateur et l’implacable beauté placide des modèles, les traces des gestes bruts portent l’idée d’une distance à prendre face à la notion de « beauté ».
« Je peints et travaille sur la même œuvre jusqu’au moment où je ressens une présence et une âme » nous dit la peintre. Elle ajoute que pour elle, innover, explorer, aller à la rencontre de la création est primordial. Ce qui lui permet d’affirmer que l’important, par-dessus tout, c’est de peindre avec son cœur.
MB
L’atelier de Chantal : Ateliers d’exploration artistique 450 714-1480 / 438 495-1480
754, Chemin de la montagne Mont-Saint-Hilaire, local 200-A
Ginette Lavigne
WOW ! L’imagerie comme le sujet sur la toile sont d’exception. Tout procède du vouloir à remettre en question les perceptions et les ramifications personnelles des interprétations multiples. Le tout avec savoir, conscience et doigté. Tout cela procède d’un coup de foudre pour les œuvres de l’aquarelliste Jean-Paul Ladouceur. Les cours auprès du maître lui auront été profitables. Or le recours aux couleurs saturées de l’acrylique lui procure un accès privilégié aux émotions franches et distinctives chez le spectateur. Cela au gré des humeurs personnelles et du plaisir de voir. Une artiste à suivre.
MB
www.facebook.com/ginettelavigneartistepeintre
Lucie Lucas
Forte d’une expérience peu banale en dessin, depuis 1997, Lucie Lucas se consacre professionnellement et exclusivement à la réalisation d’œuvres au pastel sec. Une rareté dans la pratique aussi absolue que recherchée par les collectionneurs. Le pastel a vraisemblablement été inventé en France et en Italie à la fin du XVe siècle et a été utilisé par Léonard de Vinci. Depuis, il a toujours été est très prisé pour ses couleurs franches et son aptitude à imiter fidèlement les tissus, les textures et les lumières.
Lucie Lucas choisit d’exprimer ses émotions et ses coups de cœur par le médium du pastel sec, que son œuvre soit dessin ou peinture. Par l’application de ces bâtonnets sur différentes surfaces rugueuses de papiers ou de supports, elle crée de nombreuses textures et d’effets par hachures et ou juxtaposition ou superposition des pigments pratiquement purs de ses pastels. Cela donne des œuvres aux couleurs vibrantes. Présentement, elle expérimente de nouveaux supports ou prépare ses surfaces qu’elle texture à l’aide de différents matériaux pour revenir ensuite avec le pastel. Cela donne du relief et de la profondeur au tableau sans compter la lumière qui s’en dégage. Un must !
MB
Symbole Art, 2770, de Salaberry, Montréal
La vieille Caserne, 216, boul. Ste-Rose, Laval, Qc
Boutique d’art Beaux-Cadres, 72, rue St-Louis, St-Eustache, 450 472-6977
Lucette Tremblay
Les œuvres de Lucette Tremblay permettent un regard nouveau sur la pratique de l’art et l’œuvre créée. Son travail associe la peinture et les procédés de la photographie numérique. Or la lumière demeure son médium de prédilection. « Je travaille à la manière des calques numériques avec de multiples traitements de l’image à l’aide de nombreuses impressions, d’estampes superposées et de logiciels informatiques. Je capte des fragments (peinture, photos ratés, images virtuels) avant de les imprimer sur un film (acétate) en recourant à la fluidité de l’encre. Alors je prends des photos à des intervalles différentes, que j’imprime de nouveau et qui me donnent de nouvelles images uniques à l’infini » nous dit l’artiste. Œuvres issues d’une démarche toute singulière, la pratique de l’art sera toujours à l’avant-plan des découvertes pour dire l’humain, l’époque et l’expérience de vivre. Autour des années 1850, la photographie est apparue. Pour s’en distancer, les peintres donnèrent naissance à l’Impressionnisme, ce que la caméra ne pouvait faire. Aujourd’hui, les nouvelles technologies sont partout. Et c’est par une démarche pareille à Lucette Tremblay que nous pourrons les humaniser.
MB
Lise Paradis i.a.f
Dès la tendre enfance, Lise Paradis savait qu’elle serait un jour artiste-peintre. Aussi à l’adolescence fréquente-t-elle l’école des Beaux-Arts de Montréal et par la suite le bien connu Studio Salette à Montréal. « Cela afin de maîtriser l’illustration, le lettrage et le dessin de mode, car à ce moment de ma vie, je vacillais entre devenir illustratrice ou artiste-peintre » relate Lise Paradis. « Donc, j’ai peint de nombreux tableaux en utilisant plusieurs techniques et sujets afin de découvrir vers quel genre je devais me diriger. »
« Le style figuratif-réaliste avec un brin d’impressionnisme me permet de m’exprimer avec aisance et passion. L’huile, l’acrylique, et l’aquarelle favorisent mon style tout en me permettant d’y introduire des enfants, animaux, oiseaux dans mes paysages. Sauf que ma prédilection pour les fleurs me comble plus que tout sur la toile : combinaison des textures et des couleurs par le bais de l’huile, de l’acrylique et de l’aquarelle se déployant en une diversité inouïe de transparences. » De fait, la peintre est bien ancrée dans une recherche de beauté. Elle est d’une fabuleuse dextérité doublée d’une sensibilité unique si propice à la transmission des impressions colorées.
MB
www.institutdesartsfiguratifs.com
Claude Tousignant
Claude Tousignant est né à Montréal en 1960. Artiste peintre autodidacte, le dessin a été sa passion première, ce qui caractérise bien son processus de création artistique. Après des études en graphisme, il travaille de nombreuses années dans le domaine de l’imprimerie et participe à la réalisation de livres d’art tant pour des musées que pour de nouveaux artistes qu’il se plait à découvrir. Il touche en dilettante à plusieurs médiums tel pastels, huile, crayons, sculpture, mais privilégie la peinture acrylique pour ses nombreuses possibilités créatrices.
Ses lectures, la visite d’expositions nourrissent ses recherches pour parfaire sa technique. Amateur de photographie, il sillonne les quartiers de Montréal. Les ruelles et les cafés sont des sources d’inspiration d’où il puise ses sujets de tableaux. Des oeuvres remplies des sucs de l’humanité dans toute la grandeur des petits gestes posés dans la gloire des héros de la quotidienneté. J’adore !
Belle découverte !
MB
www.facebook.com/claudetousignant60
Hiver 2019
]]>Les gens qui font l’évènement
Du 25 octobre 2018 au 13 janvier 2019, la Maison Bélisle accueillera l’exposition La force de vivre, une exposition de l’artiste terrebonnien Pierre Legrand qui a fait du Pin de Bristlecone sa muse. Comprendre les éléments de la nature et les observer pour ensuite les transcender sont les bases de la démarche artistique de Pierre Legrand. C’est pourquoi il s’est pris de curiosité pour les pins de Bristlecone de Great Basin, ces arbres qui ont une remarquable capacité à survivre dans un environnement extrêmement difficile et font partie des plus anciens organismes vivant dans ce monde. De cette fascination sont nés dix dessins réalisés principalement à l’encre, au graphite et aux Prismacolors. Et pour admirer toute la splendeur de ces arbres intrigants, trois de ces dessins peuvent être examinés en 3D. La Maison Bélisle est fière de présenter les œuvres d’un artiste de Terrebonne, alors que ce sera une première en ces lieux pour Pierre Legrand. Celui qui a enseigné l’art pendant 35 ans est très actif dans la communauté artistique de la région, notamment au sein de l’Association des artistes en arts visuels de Terrebonne.
Hiver 2019
]]>Les gens qui font l’évènement
C’est le 11 septembre dernier qu’a eu lieu le vernissage annuel solo « Entre vous et moi » de Patricia Copeland à la Galerie HangArt, rue St-Denis à Montréal. Plusieurs amis, personnalités, membres des médias et du milieu des affaires étaient présents pour y découvrir ses dernières œuvres abstraites. Depuis 3 ans, on peut retrouver ses œuvres dans le Vieux-Québec à la Galerie Beauchamp rue St-Pierre.
Les toiles abstraites de Patricia Copeland sont libres de toutes contraintes. Ses mouvements sont sensibles, expressifs, souvent spontanés, lents ou plus énergiques selon les couleurs et l’humeur qui l’inspirent. Son amour des voyages et de la vie est représenté par les lignes en pointillés qui traversent la toile telles les frontières indiquées sur une mappemonde et les lignes de la vie. Patricia Copeland a également présenté sa toute nouvelle collection « Fleurs », qu’elle crée en parallèle avec ses œuvres abstraites, s’inspirant de la technique du « dripping » de Jackson Pollock. Une collection dédiée aux femmes, principalement aux mamans en hommage à sa mère qu’elle a perdue l’an dernier. Une artiste à découvrir et à surveiller !
Hiver 2019
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