Été 2016 – Magazin'art https://magazinart.com Wed, 17 Aug 2016 14:24:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.2.6 TORONTO https://magazinart.com/toronto/ Wed, 06 Jul 2016 21:51:24 +0000 https://magazinart.com/?p=21062 TORONTO

Le Musée royal de l’Ontario présente CHIHULY, une exposition consacrée aux œuvres spectaculaires et aux couleurs éclatantes de Dale Chihuly, artiste mondialement connu du verre soufflé. Dans les Hall d’exposition Garfield Weston, CHILULY réunit des installations créées pour le ROM, ainsi qu’une sélection de ses séries les plus populaires. Chihuly explore les possibilités du verre soufflé dans ses magnifiques installations depuis 50 ans. Ses œuvres monumentales défient l’apparente fragilité du matériau. Les créations à couper le souffle de Chihuly sont nées de la tradition séculaire de la collaboration et de sa vision artistique.

« Je voudrais que les gens soient inondés de lumière et de couleur comme jamais auparavant, » a affirmé l’artiste. À l’affiche du Musée royal de l’Ontario du 25 juin 2016 au 2 janvier 2017.

Été 2016

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GATINEAU https://magazinart.com/gatineau/ Mon, 04 Jul 2016 00:14:35 +0000 https://magazinart.com/?p=21059 GATINEAU

Sous le thème Le dire avec des fleurs au printemps, les œuvres de l’artiste peintre Lisette Lacombe-Gill seront exposées à la Bibliothèque de la Maison-du-Citoyen au 25, rue Laurier, Gatineau, du 18 juin au 31 juillet 2016.

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BAIE-SAINT-PAUL https://magazinart.com/baie-saint-paul/ Wed, 06 Jul 2016 21:58:10 +0000 https://magazinart.com/?p=21055 BAIE-SAINT-PAUL

Le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul présente l’exposition Fenosa et Picasso, une amitié, une primeur en Amérique qui illustre l’amitié qui lia le sculpteur catalan Appel les Fenosa à Pablo Picasso. L’exposition se compose de 114 œuvres et artéfacts s’articulant en un parcours en six volets, les visiteurs parcourront les sections Pablo Picasso, Coco Chanel, Paul Éluard, Tristan Tzara, Man Ray et Jean Cocteau. Le corpus réunit notamment 24 sculptures de Fenosa ayant appartenu à Pablo Picasso ainsi qu’une série de sculptures de Fenosa datant de 1930 à 1974. Dessins, photos des années 40, illustrations, volumes et correspondances s’ajoutent à l’exposition, en proposant une riche documentation sur l’amitié Fenosa-Picasso qui s’inscrit dans l’histoire de leur époque, celle de la guerre civile espagnole puis de la Seconde Guerre Mondiale. Du 18 juin au 6 novembre 2016.

Aussi présentée au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, l’exposition Oser voir autrement : Les grands collectionneurs III, le troisième volet d’une série d’expositions portant sur l’univers de grands collectionneurs conçues par le musée au cours des cinq dernières années. Réunissant une cinquantaine d’œuvres réalisées entre 1943 et 2014, cette exposition présente les productions d’artistes qui ont su prendre des risques afin de donner un nouvel élan à la création, devenant ainsi les ambassadeurs de nouveaux styles. Oser voir autrement, c’est donc une façon d’aborder l’art et la vie, tant par les artistes que par les collectionneurs qui ont eu l’audace de croire en la vision de créateurs hors du commun. Quinze collectionneurs québécois ont généreusement accepté de partager avec le public leurs pièces les plus significatives qui, pour la plupart, n’ont été exposées que très rarement. Du 18 juin au 6 septembre 2016.

Le 34e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul se déroulera sous le thème Mobilités, sous la direction artistique de Marie Perrault. Réunissant 12 artistes du Québec, du Canada, de France, de Suisse et du Sénégal, y travaillant pendant un mois, le Symposium explorera les phénomènes liés à la mobilité, à ses conséquences sociétales et aux imaginaires qui l’animent. La 34e édition du Symposium s’ouvrira sous la présidence d’honneur de l’artiste François Morelli. Marc Séguin, artiste peintre, écrivain et cinéaste de réputation internationale, agit à titre de porte-parole de l’événement. Le Casino de Charlevoix, en collaboration avec la Collection Loto-Québec, présente ce 34e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Du même souffle, le Casino sera présentateur du prix Coup de cœur du public lors de cet événement fort prisé des amateurs d’art contemporain. Du 29 juillet au 28 août 2016.

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VALCOURT https://magazinart.com/valcourt/ Wed, 06 Jul 2016 22:04:17 +0000 https://magazinart.com/?p=21051 VALCOURT

Le Centre culturel Yvonne L. Bombardier offre un été sous le signe de la conscience environnementale en présentant trois nouvelles expositions en arts visuels tout en conservant un fil conducteur très net – tous les invités présentent une préoccupation écologique très marquée : Guy Lavigueur, photographe aérien, présente Hydrosphère. Monté pour la première fois à bord de l’avion de son père à deux ans et demi, l’artiste n’a pour ainsi dire jamais quitté le ciel. Développant une passion pour la photographie, il a amalgamé ses deux intérêts. Ses photographies de la Terre s’approchent davantage de l’expressionnisme que du documentaire. Il ne faut pas chercher à connaître les lieux, mais bien admirer l’œuvre. Malgré la distance et la lentille, le photographe évoque le mouvement, l’évolution des paysages. Il illustre la nature et ses beautés, l’empreinte de l’Homme et souvent, la désolation. L’œuvre se veut non seulement esthétique mais aussi politique. Jusqu’au 21 août 2016.

 

Céline et Jean-Guy White, sculpteurs, dévoilent Croisée des eaux. Frère et sœur ont la sculpture dans le sang. Ils font partie d’une famille d’artistes sculpteurs et cinq décennies de la pratique de cet art les précèdent. Ayant grandi au cœur d’une nature luxuriante, il n’est pas étonnant que le sujet les interpelle. Le tandem travaille côte à côte dans toutes les étapes de la création, ce qui leur permet de dépasser les limites de leur créativité  respective.  Ils  représentent souvent des personnages de bronze perchés sur leurs reflets aquatiques argentés et déformés, dans un équilibre pouvant sembler précaire. Jusqu’au 21 août 2016.

 

Johanne Martel, artiste peintre, lance Fragmentation. L’artiste s’intéresse aux détails de la Terre. La technique qu’elle privilégie, la peinture sur verre inversé, requiert une grande maîtrise technique. En effet, l’artiste peint au dos d’une feuille d’acrylique, commençant par les détails exposés au premier plan plutôt que les couches de fond, comme la plupart des médiums l’exigent. Son œuvre est poétique, accrocheuse. Dans les détails qu’elle illustre en gros plan, on reconnait souvent l’immensité de la voie lactée. L’infiniment grand se répète dans l’infiniment petit. Jusqu’au 21 août 2016.

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SAINT-JÉRÔME https://magazinart.com/saint-jerome/ Wed, 06 Jul 2016 22:10:08 +0000 https://magazinart.com/?p=21046 SAINT-JÉRÔME

Le Musée d’art contemporain des Laurentides propose l’exposition Sur les lieux de Yann Pocreau. Le travail d’un photographe ne peut s’effectuer sans prendre en considération la présence ou l’absence de la lumière. Les œuvres de Yann Pocreau ne font pas exception à cette règle. Intéressé non seulement par les atouts que celle-ci apporte au résultat photographique, l’artiste pousse sa réflexion jusqu’à travailler directement ses qualités plastiques. La lumière devient ainsi la matière première qui lui permet de créer, de dessiner et de traduire des formes dans l’espace. Cette approche expérimentale l’amène même à sortir du cadre bidimensionnel habituellement associé à la photographie pour prendre d’assaut l’espace de présentation. L’exposition se penche sur la poursuite d’une réflexion sur la matière, l’image et sa représentation. Jusqu’où l’artiste a-t-il mené son nouveau corpus ? Quel est le résultat de cette exploration photographique ? Jusqu’au 20 août 2016.

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REPENTIGNY https://magazinart.com/repentigny/ Sun, 03 Jul 2016 23:44:15 +0000 https://magazinart.com/?p=21040 REPENTIGNY

Le Centre d’art Diane-Dufresne présente Apocalypse Disco, une exposition de l’artiste multidisciplinaire Zilon. Artiste incontournable de la scène de l’art contemporain au Québec depuis plus de 40 ans, Zilon s’est d’abord fait connaître par ses graffiti distinctifs dans l’espace urbain montréalais. Influencé par l’émergence du mouvement punk à la fin des années 70, cet artiste maîtrise avec brio l’art du dessin. Il le fait avec une maestria issue de son regard revendicateur sur la société en perpétuelle transformation. Ses plus récentes œuvres ont été créées spécialement pour son premier passage au Centre d’art Diane-Dufresne et ce, à l’aide d’outils à la fine pointe des technologies. Le visiteur sera transporté dans un univers immersif où ses sens seront sollicités par des installations ludiques. Il faut s’attendre à voir nos codes de perception bouleversés. Du 22 juin au 4 septembre 2016.

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MONTRÉAL https://magazinart.com/montreal/ Sun, 03 Jul 2016 23:43:52 +0000 https://magazinart.com/?p=21031 MONTRÉAL

Présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, l’exposition Partenaires en design : Alfred H. Barr, Jr. et Philip Johnson met l’accent sur un aspect essentiel de l’évolution du design moderne américain soit la collaboration entre le premier directeur du Museum of Modern Art (MoMa) de New York et le premier conservateur d’architecture de ce musée. L’exposition souligne l’apport de ces deux visionnaires et amis qui ont répandu les idées du Bauhaus et fait connaître le design et l’architecture modernes en Amérique du Nord. En mettant l’architecture, le design, la photographie et le cinéma sur le même pied d’égalité que les beaux-arts, Alfred H. Barr, Jr. et Philip Johnson ont transformé la vocation des musées et de l’enseignement de l’art sur tout le continent. L’exposition conjugue la présentation d’objets de design à une expérience originale qui rend hommage à l’esprit audacieux des deux  hommes. Jusqu’au 21 août 2016.

 

Déjà vue par plus de 202 000 visiteurs au Musée des beaux-arts de Montréal et plus de 87 000 au Virginia Museum of Fine Arts à Richmond, l’exposition Métamorphoses : dans le secret de l’atelier de Rodin s’est posée pour une 3e étape au Peabody Essex Museum, à Salem (Massachusetts). Organisée par le MBAM, en collaboration avec le Musée Rodin de Paris, cette exposition bénéficie de prêts exceptionnels du Musée Rodin, dont les plâtres anciens d’atelier et monumentaux Le Penseur et Le Baiser en tournée pour la première fois en Amérique du  Nord. L’exposition à Salem réunit 175 sculptures d’Auguste Rodin, en plus de révéler le processus créatif de ce grand maître, jusqu’au 5 septembre 2016. L’exposition s’envolera par la suite vers Groningue aux Pays-Bas, où elle sera présentée au Groninger Museum du 19 novembre 2016 au 20 avril 2017.

 

Le Musée McCord présente l’exposition Eleganza – La mode italienne de 1945 à aujourd’hui. Cette impressionnante exposition célèbre le travail des designers parmi les plus réputés qui ont marqué l’univers de la mode italienne au cours de la période suivant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours. Elle dresse un portrait global et historique des moments charnières ayant contribué à l’essor de la mode italienne et à son évolution et souligne la qualité exceptionnelle des techniques, des matériaux et des savoir-faire qui ont permis de forger la réputation de l’Italie au sein de l’industrie mondiale de la mode. Le public découvrira de multiples robes et costumes des plus grands créateurs et quelques pièces de talents émergents ainsi que de nombreux accessoires. L’exposition regroupe près de 130 objets, incluant 100 pièces de vêtements, véritables témoins du glamour et de l’influence de la mode italienne de 1945 à aujourd’hui. Jusqu’au 25 septembre 2016.

 

Présentement en cours au Musée Stewart, l’exposition Curiosités – La collection du Musée Stewart mise en scène par Jérôme Fortin regroupe des objets hétéroclites et inusités issus des collections du Musée. L’exposition a été conçue en collaboration avec l’artiste Jérôme Fortin, reconnu pour ses œuvres inspirées des cabinets de curiosités du 16e siècle. Dans cette interprétation artistique, les sens, la surprise et l’émerveillement sont au cœur de l’expérience du visiteur. Petits et grands sont appelés à découvrir des univers à la fois singuliers et poétiques en parcourant des pièces mystérieuses. L’exposition regroupe plus de 370 objets historiques rares et inédits datant du 16e au 20e siècle dans un espace contemporain qui saura surprendre et séduire le public. Les objets de la collection sont disposés d’une manière totalement différente et fascinante impliquant la participation des visiteurs qui, pour les découvrir, devront ouvrir des portes, observer par des fenêtres ou même épier par le trou de la serrure. Jusqu’au 12 mars 2017.

Été 2016

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Joseph-Richard Veilleux RCA Rêver par l’art pour faire ressentir la réalité https://magazinart.com/joseph-richard-veilleux-rca-rever-par-lart-pour-faire-ressentir-la-realite/ Wed, 06 Jul 2016 21:27:18 +0000 https://magazinart.com/?p=20928 Joseph-Richard Veilleux RCA

Rêver par l’art pour faire ressentir la réalité

Grande rencontre

« Le nomade, comme l’artiste, ne se met pas en marche s’il n’a pas une Terre promise à laquelle rêver. » – Jacques Attali

Au mot voyage, dans le dictionnaire des symboles, on lit : « Le symbole du voyage a pour origine les rites initiatiques liés au culte des héros solaires par lesquels on célébrait la victoire de la vie sur la mort. Le voyage illustre le chemin par lequel on doit passer pour acquérir la connaissance ou une dimension spirituelle supérieure. Le voyage du pèlerin est toujours suivi du retour de celui-ci à son point de départ. Le voyage de l’âme exprime la recherche de la félicité, de la vérité et de l’immortalité. Le déplacement physique représente la conquête d’un nouveau territoire. »

De fait, voilà tout ce que l’on peut évoquer au contact des œuvres intemporelles, telles des intermédiaires entre le monde des esprits et celui des vivants, du peintre Joseph-Richard Veilleux. Voyez les précaires embarcations louvoyant au gré des marées entre les vents et les flots ! Voyez le bleu de la mer se confondant avec le bleu du ciel ! Voyez les passagers au visage interrogateur se protéger par de simples ombrelles des éléments fauves venant balafrer le paisible de l’atmosphère !  Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more


Texte de Michel Bois

Joseph-Richard Veilleux RCA sera en exposition à la Galerie Bernard à montréal du 18 août au 17 septembre 2016.
Vernissage le 17 août en présence de l’artiste.

Joseph-Richard Veilleux est aussi représenté par la Galerie Linda Verge à Québec, ainsi que par la Galerie Yvon Desgagnés, à Baie-St-Paul.

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Michel Blouin Être vrai ou rien – Éloge à la création https://magazinart.com/michel-blouin-etre-vrai-ou-rien-eloge-a-la-creation/ Wed, 06 Jul 2016 21:23:11 +0000 https://magazinart.com/?p=20907 Michel Blouin

Être vrai ou rien – Éloge à la création

Réalisme contemporain

« L’art ne vient jamais se coucher dans les lits qu’on a faits pour lui. » – Jean Dubuffet

Voici les mots avec lesquels m’a reçu Michel Blouin en sa demeure de l’Île d’Orléans. Une sorte d’avertissement, en somme. Mais pour mon plus grand plaisir ! Car l’artiste ne fait pas dans le convenu du déjà-vu. Pour ce faire, il a largement lu sur l’art et a vu beaucoup d’expositions ici comme à l’étranger. Il s’est fait une idée limpide quant à l’authenticité de l’expression personnelle en arts visuels.

Peintre autodidacte au talent indéniablement singulier, poète, musicien, il fait bon d’entendre le peintre parler d’art spontané, sans prétention au savoir académique, et évoluant en dehors de normes esthétiques. Dubuffet parlerait d’art « brut», ou d’œuvres « médiumniques ». Comme s’il s’agissait d’un diamant dont nous aurions à polir les facettes afin d’atteindre à la plus grande luminescence, propre en chacun de nous.  Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read more

Bien appréciées et présentes sur la scène européenne, c’est à la Galerie Québec Art à Québec que les œuvres de l’artiste Michel Blouin trouvent une niche et son lot de collectionneurs les plus avisés.


Texte de Michel Bois

Michel Blouin est représenté par : Galerie Québec Art, 40, rue notre-Dame, à Québec. tél : 418 692-8200

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Coup de cœur Sonia Reid https://magazinart.com/coup-de-coeur-sonia-reid/ Wed, 06 Jul 2016 21:17:44 +0000 https://magazinart.com/?p=20890 Coup de cœur

Sonia Reid

L’art au féminin

Cœur… femme de cœur ! C’est ce qui se dégage, dès les premières minutes, de ma rencontre avec Sonia Reid, une artiste au parcours inhabituel. Sourire radieux, belle comme un mannequin, cette femme charmante, passionnée et passionnante, m’accueille chaleureusement à la Galerie Baron-Lafrenière de Québec en cette première belle journée du printemps.

Auteure, conférencière, peintre, elle est remplie de talents. Sonia Reid est née à Québec en 1973. Elle a vécu une enfance heureuse avec ses deux sœurs et ses parents à Notre-Dame des Laurentides. Les membres de sa famille œuvrent dans l’enseignement. Son père travaillait comme professeur dans le domaine maritime. Elle n’est donc pas issue d’une famille où les valeurs artistiques étaient omniprésentes.

Dans sa jeunesse, Sonia Reid est plutôt cartésienne, très organisée et très sportive. Son intérêt pour les mathématiques l’amène à poursuivre des études en génie mécanique à l’Université Laval et plus tard elle obtient une maitrise en gestion de projets à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Très à l’aise dans la conception de moteurs de fusées expérimentales, rien ne laissait présager un engouement pour la peinture. Sa vie de jeune adulte, elle la passe à voyager en compagnie de son grand amour Sylvain, lui aussi ingénieur et qui deviendra par la suite son mari et le père de ses enfants. Elle vivait ce très grand amour jusqu’à ce que sa vie bascule en 2003. Sylvain décède subitement lors d’un tragique accident d’avion à Charlotte en Caroline du Nord durant un voyage d’affaires. Sonia enceinte de son deuxième enfant, est bouleversée et les points de repères de sa vie se perdent comme dans un cauchemar. Ce n’est que 3 mois plus tard qu’elle accouche de sa deuxième fille; elle se retrouve veuve et désorientée. Elle devra se reconstruire et à travers cette douloureuse épreuve, elle cherche en quête de sens directionnels et développe son humanité et sa spiritualité.

Introspection (No 7)

Introspection (No 7)

Habitant une magnifique maison au Lac-Beauport, elle s’inscrit en 2010 à un atelier de peinture avec la peintre de Québec Suzanne Longval, et ce pour faire plaisir à sa fille qui est fervente de dessin. Cette dernière l’accompagne à l’atelier et elles peignent ensemble. Révélation pour Sonia, elle produit un tableau abstrait symbolique qu’elle intitulera L’envol. Dans ce tableau, on peut voir un oiseau qui s’envole, et cela ressemble également à un avion qui s’écrase. Suzanne Longval est épatée et l’encourage à continuer de peindre. C’est le coup de foudre pour Sonia, elle tombe en amour avec la technique.

Autodidacte et se reconnaissant peu douée pour le dessin, Sonia Reid commence à explorer la matière picturale, à développer ses propres techniques et son style. Encouragée par ses enfants et sa famille, elle installe un bel atelier dans sa maison afin de poursuivre sa nouvelle passion.

C’est une révélation pour elle, cet art-thérapie l’aide à avancer vers le futur et à laisser derrière elle l’épreuve du passé. Le soleil brille à nouveau dans sa vie ! Période d’effervescence intellectuelle et artistique, elle publie en 2012 un livre à succès Et la vie continue (Éditions Le Dauphin Blanc) et commence à donner des conférences ayant pour thèmes entre autres « Traverser l’épreuve en pleine conscience » « Croire en ses rêves et possibilités » « Ça me fait du bien de peindre, c’est comme une connexion ».

« La vie, à travers ses expériences et ses épreuves, peut nous amener là où nous n’avons jamais songé aller. La vie a pour moi déposé une plume entre mes mains, des couleurs sur mes toiles et elle m’a soufflé des mots, » dit-elle.

Sonia

Sonia

Sonia Reid devient consultante en gestion du changement et délaisse le génie mécanique pour se consacrer au développement de son art. Pour qui ne peint que depuis 2010, elle produit plusieurs tableaux et développe un style pictural assez unique. Lorsqu’on admire ses œuvres, on découvre rapidement qu’on se promène dans plusieurs univers où l’abstrait et l’imaginaire sont prédominants. Sa peinture est intuitive et connectée totalement aux émotions qu’elle veut faire jaillir chez le spectateur.

Entourée de la somptueuse beauté qui l’entoure au Lac-Beauport et sur les rythmes des musiques du monde, elle crée des œuvres symboliques qui transgressent les règles de l’art : « Je suis comme un enfant dans un carré de sable, il n’y a plus de règles. » Sonia Reid aime utiliser le rouge, le gris, les fonds blancs. Son état d’âme lui dicte les couleurs à choisir. « L’énergie autour de moi donne un ton à ce que je vais faire. Je découvre moi-même, au fur et à mesure que mes mains travaillent, ce qui est en dedans de moi, grâce à la peinture. »

Elle travaille beaucoup à la spatule, peu au pinceau. Ses gestuelles créent beaucoup de rythme, un mouvement fluide comme la danse. Travaillant ses toiles sur chevalet, parfois à plat, elle utilise des jets, des coulages d’acrylique et une nouvelle peinture dont elle veut garder le secret. Elle crée des sillons avec la spatule, parfois même avec ses mains, avec des fourchettes, des éponges, de la laine d’acier. Elle « travaille » le pigment, par couches superposées, des textures, et ajoute des grillages, de la pierre, des billes, de la poussière à la peinture afin de créer une œuvre tridimensionnelle. Sonia Reid préconise les grands formats. Elle aime que la matière se dépose, qu’il se crée des réactions chimiques. Son inspiration lui vient de ce qui se dépose sur la toile. Mystère et poésie où se confondent sérénité, harmonie et passion. La répétition de motifs et l’éclatement des couleurs animent ses tableaux.

Des incrustations de collage de mots parsèment certaines de ses toiles, venant donner des pistes aux spectateurs : « zen », « sexy », « happy ». Elle signe toujours ses tableaux avec des phrases révélatrices, exemple ce tableau : Être de lumière : On ne les voit pas, mais si on tend le cœur, ils nous montrent la voie. Vitalité, énergie, jeunesse et joie de vivre sont des mots qui correspondent bien à ses toiles.

Histoire d'amour (No 2)

Histoire d’amour (No 2)

On peut dire que Sonia Reid peint avec son cœur. Et on retrouve le symbole du cœur, amour universel, dans plusieurs de ses peintures. L’amour est présent partout dans ses œuvres. Le cœur comme gestalt est libérateur et la spiritualité et la synchronicité sont reflétées par les jeux de la lumière qui émanent de ses toiles.

Dans ses plus récents tableaux tels que Heart Beat : Écouter son cœur pour exprimer ce qu’ il y a de meilleur les formes géométriques se fondent les unes aux autres et se font échos. Dans le tableau Être de lumière on peut percevoir deux silhouettes humaines qui nous racontent une histoire.

« Je crois que dans la vie, il n’a pas de recette magique pour personne; on a chacun notre chemin. Il y a quelque chose de plus grand qui nous habite. » Ce sentiment de liberté qui motive sa création, elle tient à le poursuivre: « Je tiens à me laisser de l’espace pour continuer l’exploration, continuer à m’amuser quand je peins. »

Sonia Reid, femme d’une grande intelligence et d’une belle pureté, accueille souvent des gens dans son atelier afin de les inciter à plonger dans l’univers de la création. « J’ai toujours pensé qu’il devait être libérateur de mettre des couleurs sur une toile, mais je n’aurais jamais imaginé que ça pouvait être aussi puissant. »

Audacieuse, instinctive, Sonia Reid est de nouveau en couple et est maintenant maman de trois merveilleux enfants. Aujourd’hui, elle a retrouvé le goût du bonheur et elle a l’art de le partager avec nous !

 


Texte de Frédéric-Marc Gagné

Venez apprécier et découvrir cette grande artiste qui insuffle un vent de fraicheur à l’art contemporain québécois, du 1er au 6 septembre 2016 à la galerie Baron Safranière, 66, Sault-au-Matelot, Québec.

www.soniareid-art.com

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