Grande rencontre
Faire la rencontre et la visite de l’atelier du peintre Normand Boisvert relève d’une expérience dont il est impossible de sortir « indemne » tant l’œuvre est expressive, magique, colorée, l’artiste chaleureux, passionné, humain. Et l’atelier vibrant d’une poésie défiant toutes limitations à la liberté et à la joie de vivre en s’incluant à titre de spectateur à la féerie de l’atmosphère des images.
Oui, par l’entremise des œuvres du peintre Normand Boisvert, nous entrons dans un univers succulent aux résonances d’une époque révolue, de joie de vivre. Paysagiste d’un bel imaginaire où réalité et poésie se mélangent pour structurer des compositions qui interpellent au premier coup d’œil, l’artiste a depuis 50 ans travaillé voire s’est sacrifié à la beauté de la nature québécoise et à son empreinte d’humanité.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
L’artiste est représenté par : Galerie Douce Passion, Québec – Galerie d’art Iris, Baie-Saint-Paul – Stephen Lowe Gallery, Calgary – Dimension Plus, Montréal – Westmount Gallery, Toronto – State of the art Gallery, Toronto – Ryan fine art Gallery, Ontario
]]>Profil d’artiste
La meilleure des peintures repose toujours sur une organisation voire une construction solide et équilibrée entre les formes et les couleurs. Sous chacune des œuvres de Nathalie Lapointe se retrouve une structure classique du savoir composer. Portraits. Ombres et lumières. Compositions axées sur les tiers de l’espace du tableau.
Connaissances touchant à la théorie savante des couleurs. Transparences de l’huile épousant le grain de la toile. Travail sensible à la spatule. Et j’en passe tant l’expérience est grande. Fascinée par les atmosphères et les édifices en hauteur, voici qu’elle s’aventure du côté des châteaux médiévaux s’accrochant à la précarité des falaises. Merci Nathalie Lapointe !
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
Galerie Québec Art, 40, rue Notre-Dame, Québec, Qc 418-692-8200
]]>L’art au féminin
C’est maintenant perçu comme audacieux de peindre des images agréables au plan esthétique – Loretta Fasan
Loretta Fasan nous confie : « Je me dois de donner vie à certaines images. Ce fort sentiment qui m’habite m’amène à créer des images de femmes possédant des qualités que j’admire, et j’essaie autant que possible de les rendre iconiques. »
Ceci étant dit, Loretta Fasan peint aussi des paysages et accepte les commandes; elle travaille également en séries. Ainsi elle a peint une suite de têtes féminines remarquables, enjolivées de motifs décoratifs extraordinaires. Elles n’ont rien à envier aux héroïnes de la Guerre des Trônes. « Je peins des femmes. Elles sont parfois mystérieuses, parfois drôles ou encore sereines. J’utilise des couleurs intenses et parfois plus subtiles, des textures, de la feuille d’or, des motifs et des costumes, et je tente de créer une image iconique que j’atténue ensuite par l’expression du visage. »
L’artiste se plait à créer en accentuant les qualités qui sont intemporelles : la sérénité, l’espoir, la grâce, un sentiment de paix. Elle aime dépeindre la bonté et la douceur et n’a que faire de la violence. « J’évite de représenter la violence, elle engendre trop facilement la laideur. C’est maintenant perçu comme audacieux de peintre des images qui sont agréables au plan esthétique. »
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Noel Meyer
]]>Réalisme contemporain
Tout décolle véritablement pour René Lalonde le jour où il participe à la fameuse Art Expo de New York en 1999, une des plus grandes vitrines mondiales pour les arts visuels en Amérique du Nord. Alors qu’il existe une liste d’attente pour pouvoir y participer, un concours de circonstances lui permet d’y obtenir un kiosque et d’y exposer une vingtaine de ses œuvres.
À l’époque, Lalonde fait essentiellement des paysages imaginaires où s’ancrent de petites maisons chaleureuses et réconfortantes, pour lesquelles il a un public fidèle au Canada. Comme cela fait déjà un certain temps qu’il exploite ce thème, il a envie de faire autre chose pour cet événement d’envergure et décide de se lancer dans cette aventure avec une toute nouvelle proposition, soit des dessins géométriques colorés dont les racines cubistes sont réinterprétées de façon libre et fantaisiste. Cette idée lui est venue bien avant, mais le public local n’est pas au rendez-vous lors de sa première tentative à la galerie Denison dans le Vieux-Montréal. C’est donc l’occasion d’explorer cette envie d’abstraites structures fractionnées qui l’habite depuis longtemps. Une fois sur place, un important éditeur d’œuvres d’art remarque son travail et promet de convaincre le président de la compagnie Chalk & Vermilion Fine Arts et le directeur des ventes des galeries Martin Lawrence de venir voir ses toiles.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Lisanne Le Tellier
À Montréal, il est possible d’admirer quelques-unes de ses toiles seulement à la galerie Cazeault sur la rue Sherbrooke Ouest. On peut aussi contacter l’artiste par courriel à [email protected] pour toute information supplémentaire concernant son travail exceptionnel.
]]>Sur la cimaise
Artiste multidisciplinaire, chercheuse infatigable, curieuse professionnelle, France Malo crée depuis 45 ans une œuvre inspirée, d’une très grande diversité. Sur divers supports, ses recherches révèlent sa soif d’apprendre et d’expérimenter.
Établie avec sa famille dans la région de Mont Saint-Hilaire depuis toujours, France Malo a reçu l’appel des arts comme une vocation. À l’école primaire, elle se distingue déjà en remportant les concours et en acceptant des petits défis artistiques qui auront tôt fait de l’encourager. Dès l’âge de 8 ans, elle fait des essais en sculpture avec l’argile bleue qu’elle trouve derrière la maison familiale. Grâce à un concours initié par Radio-Canada, elle s’envole vers un camp d’été artistique en Europe où sa curiosité pour les différents médiums sera stimulée. Elle y découvrira entre autres le cinéma, qu’elle explorera par la suite. Vers l’âge de 15 ans, elle expose pour la première fois dans un café, et elle lance son entreprise de conception graphique et d’illustration et accumule les petits contrats tels que pochettes d’albums et bande dessinée. « La BD m’a servie d’introduction au mouvement, » se souvient l’artiste. « À cette époque je recherchais surtout la perfection technique. »
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Isabelle Gauthier
Représentée par :
Galerie d’Art France Malo, Beloeil
Galerie Nicole Taillon, Magog
UNO, Québec
]]>Formes, volume et espace
Un grand créateur
Associé à jamais et rendu célèbre grâce à L’Évangile en papier, émission mythique de Radio-Canada, Claude Lafortune a également contribué aux décors des émissions télévisuelles La Souris verte, La Ribouldingue et de Sol et Gobelet. En tant que directeur artistique, il a signé les décors du film culte IXE-13 produit en 1972 et conçu des décors de spectacles au théâtre et pour la scène musicale.
Il a mis sur pied La Très belle histoire de Noël et orchestré le visuel du défilé de la St-Jean de 1981. Il fut associé à la télévision pendant plus de 26 ans jusqu’en l’an 2000. Le nombre de livres édités à partir de ses émissions ou de ses œuvres ne se comptent plus. Ses expositions Colle, papier, ciseaux et L’arche de Noé sont actuellement en tournée à travers le Québec. Au mois d’avril 2018, le Lieutenant-gouverneur du Québec lui a décerné la médaille d’or et il participe activement à un portrait de carrière en cours de réalisation.
Qu’est-ce qui fait courir Claude Lafortune ?
L’Évangile en papier, diffusée en 1973-74, fut sans contredit le tremplin d’un parcours unique. Cette émission, devenue légendaire dans un Québec en proie à la laïcisation de la société, propulsa au-devant de la scène ce créateur d’exception qui a su multiplier des créations uniques pendant plus de 50 ans.
La majorité des émissions qu’il a animées au cours de sa carrière à Radio-Canada est le résultat de ses propres concepts. À titre d’exemple, on se souviendra, outre L’Évangile en papier, des émissions L’église en papier, La bible en papier, Québékio et de Parcelles de soleil qui restera à l’antenne pendant 14 ans jusqu’en 2000.
Jeune diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1961, Claude Lafortune poursuit le rêve de devenir décorateur de théâtre. Boursier, il part à Paris poursuivre sa formation dans le domaine. Bien qu’il ait signé plusieurs conceptions théâtrales à titre de directeur artistique, ce sont ses personnages et décors télévisuels qui demeurent gravés dans l’imaginaire collectif québécois.
À ses débuts comme professeur d’art plastique à Sherbrooke, il utilise déjà le papier comme outil de conception avec ses élèves. Les deux piliers de sa longue carrière sont alors déjà bien ancrés : l’utilisation du papier comme véhicule de création et la mise en place de zones de rencontres avec les enfants.
Un philosophe avec une âme d’enfant
Claude Lafortune dit qu’il a inventé son propre monde. Ses personnages de papier ont tendu la main au public afin de le lui faire partager. Chaque création constitue une nouvelle aventure. Unique. N’utilisant pas ou peu le crayon pour l’étape du croquis, la sculpture de papier en 3D prend forme dans sa pensée et le créateur entame sa réalisation du bout d’un pied ou d’une patte. Toujours par le bas. Formidable pédagogue, il comprend très tôt l’importance de l’impact visuel et de la création en direct dans l’art de traiter d’un sujet. L’univers des enfants est un puissant moteur d’inspiration qui trouve écho dans sa volonté de s’exprimer d’abord puis de traduire l’importance de comprendre, pour les nouvelles générations, d’où elles viennent afin de leur permettre de mieux s’ancrer dans l’avenir. Les histoires narratives autant que les personnages célèbres ou les animaux, sont pour lui, un genre à part entière : une méditation poétique, historique ou dramatique.
Des œuvres éphémères
Le papier et le carton sont-ils des matériaux moins nobles pour un créateur que la pierre, le bois, le métal, le textile ou le verre ? Prière de ne pas en douter. Le créateur est toutefois conscient du passage du temps sur ses œuvres qu’il considère à son image, de passage sur la terre, uniques et éphémères. Du papier, il en apprécie la flexibilité, la maniabilité, le mouvement, la légèreté et les mille et une possibilités du mélange des textures et des couleurs.
Créateur, sculpteur, artisan et bricoleur, Claude Lafortune est tout ça. À travers ses sculptures, l’artisan-sculpteur de papier s’attarde à transmettre une âme à chacune de ses créations. Érudit et humaniste, il connaît par cœur l’histoire de ses personnages et transmet par ses pliages et ses coups de ciseaux, une atmosphère singulière qui caractérise chacune de ses sculptures. Il s’intéresse aux émotions des personnages à un moment charnière de leur vie. Au sein de l’exposition Colle, papier, ciseaux le visiteur est entouré de cette atmosphère particulière qui émane de chaque personnage où un Beethoven est empreint de colère aux prises avec sa surdité, un Mozart s’affiche serein en pleine création ou encore une Jeanne d’Arc domine, chevaleresque et déterminée mais enfantine et pure. Quant à sa dernière exposition L’arche de Noé, elle raconte à sa manière, ce mythe célèbre à travers les sculptures de papier et fait découvrir cette histoire millénaire sur un mode poétique, ludique et participatif. Les animaux y tiennent une place d’honneur.
La démarche de Claude Lafortune contraste avec celle de ses contemporains tant par le choix du matériau que le véhicule télévisuel longtemps utilisé comme mode de diffusion de son travail de créateur. Secouant à sa manière, les paradigmes de la peinture et de la sculpture, il n’a de cesse d’exploiter la tridimensionnalité du papier, repoussant ses limites dans le domaine de la sculpture tout en exprimant le sublime des êtres vivants à l’aide d’un matériau éphémère. La pratique pédagogique et l’engagement conceptuel de Claude Lafortune à l’égard des œuvres de papier ont profondément influencé cette forme d’art au Québec. Son travail demeure encore aujourd’hui, unique et inédit, magistral et fragile mais combien vibrant et accessible à tous.
Texte de Marie-France Bégis
L’exposition L’arche de Noé est présentée au Musée des religions du monde à Nicolet jusqu’au 31 mars 2019.
L’exposition Colle, papier, ciseaux sera présentée à La pulperie de Chicoutimi du 2 février au 12 mai 2019.
]]>Portrait de galerie
En suivi de l’éditorial du numéro de l’automne de votre Magazin’Art, voici un modèle d’affaires novateur pour la mise en marché des œuvres par les créateurs eux-mêmes. Belle initiative pour ne pas tomber sous le joug des galeristes vraiment trop gourmands… et indépendants.
Ni « galerie coopérative » avec des parts et pas plus « galerie communautaire ». Parlons d’un regroupement de neuf artistes ayant pignon sur une rue achalandée via un espace d’exhibition unique et moult projets d’expositions, d’évènements et d’ateliers itinérants. La totale, quoi ! Le 113, rue Saint-Paul à Québec est l’adresse. L’accueil y est chaleureux. Sans prétention aucune. D’un savoir-faire empreint de convivialité et pour cause puisqu’il s’agit de l’un des artistes de la galerie qui vous reçoit.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Michel Bois
Off galerie, 113, rue Saint-Paul, Québec, 418 569-3316 [email protected]
]]>Notre série d’articles au sujet des pionniers et bâtisseurs du Canada se poursuit. Voici donc les portraits de quatre autres premiers ministres, résumant leurs parcours, défis et réussites, et d’un artiste qui se dit heureux de participer au projet « Les bâtisseurs de la nation » gérée par la Galerie Q.
John G. Diefenbaker (1957-1963)
John G. Diefenbaker fut le 13e Premier ministre du Canada et le resta pendant onze ans. Il a servi le pays durant une période de ralentissement économique. Avec les besoins de la population du Canada en tête, il s’est concentré sur le développement des Territoires du Nord, la revitalisation du système de protection sociale et ensuite l’expansion de l’agriculture en Occident. Il a travaillé pour améliorer le commerce avec la Chine et a facilité la vente de blé à ce pays. Après une longue période de retard, il a accordé le droit de vote aux peuples autochtones du Canada, il a été le premier à nommer un sénateur autochtone et le premier à nommer une femme ministre au cabinet. En politique étrangère, il adopta une ligne dure contre l’apartheid en Afrique du Sud et, toujours considérée comme une décision impopulaire, Diefenbaker a mis fin au projet CF-105 d’Avro, le Arrow. Sa réalisation la plus importante fut la Déclaration canadienne des droits qui garantit les libertés fondamentales de chacun, en particulier les droits des accusés. Il appliqua sa politique d’un seul Canada, visant à l’égalité de tous les Canadiens.
Abonnez-vous au contenu de notre site internet pour lire ce texte. Subscribe to our Website content to read moreTexte de Christine McCulloch
80 % de l’édition Collectionneur des Bâtisseurs de la Nation ont déjà été vendus. Précommandez votre copie via la presse Q ou au 705-944-8888. Pour voir les autres tableaux des artistes ou pour visiter Galerie Q : Galerie Q, Cavana, ON.
]]>Sur le radar
Dans le but de faire connaître la création et l’émergence en dehors des grands centres, la rubrique de Sur le radar s’est ouverte aux artistes professionnels de l’Estrie, mais aussi aux artistes de la Montérégie. Cela sous la pression d’artistes de calibre demandant à participer. Ainsi la rubrique est-elle passée de 10 à 12 artistes pour cette édition de l’automne 2018. Alors, avis aux artistes de Laval, nous serons dans votre région pour le numéro de décembre. 10 places disponibles. Merci de communiquer avec Mme Odette Moreau au 1-800-641- 9552 pour nous dire votre intention de participer.
Louise-Andrée Roberge
On pense à Chagall. Picasso et au petit Paul, son fils peint sous les traits d’un arlequin de cirque. Et évidemment au pointilliste si tendre de Seurat. En art, acrobates et contorsionnistes représentent la phase supérieure de la progression spirituelle. On parle de la recherche d’un nouvel équilibre apporté par le dépassement de soi. Bref, on évoque l’impulsion vers une autre condition. « La ligne de mes pensées est de créer pour me surprendre en repoussant mes limites. Souvent pour répondre à un besoin irrépressible de barbouiller jusqu’à ce que surgisse quelque chose qui était caché dans le papier ou blotti dans la brume comme au fond de mon inconscient », nous dit l’artiste. Dans la peinture de Louise-Andrée Roberge s’accumulent les savoir de la sculpture et de la gravure sur bois, du vitrail et du batik. Quelle joie d’alimenter l’imaginaire personnel face à ces contorsionnistes. Couleurs, textures, mouvements et esprit libre nous fendent le sourire d’une oreille à l’autre. « Mon plus grand défi est de combattre cette voix intérieure qui limite la spontanéité, la surprise, l’étincelle. » selon les mots de l’artiste. Voilà, ce qui sera chose du passé. Je l’espère, car votre peinture parle et exprime de si belle façon.
MB
Diane Boulet
Voici une formidable peinture élémentaire où le feu, l’air, l’eau et la terre s’amalgament pour former un magma visuel tonique et énergisant. Quelle belle imagerie abstraite venant se lover dans les girons créateurs de tous les possibles de l’acrylique. Parlons ici d’une peinture d’action, voire d’une sorte de combat avec la toile. « Je dois sortir de ma zone de confort pour que les formes et les couleurs surgissent directement de mes impulsions. Alors la toile se met à me parler », confie l’artiste pour qui chacun des coups de pinceau fera émerger un univers à explorer, invitant et aventureux à souhait. Facile à faire de l’abstraction ? Non. Et absolument pas de cette qualité. Diane Boulet est de ces artistes qui savent volontiers oublier l’apparence des choses pour mieux nous mener à l’essence d’une vision personnelle. Assurément une artiste dont le nom est à retenir pour le meilleur de l’art !
MB
Galerie d’art Beauchamp, 69, rue, St-Pierre, Québec, Qc
Galeries Pignons Jaunes, 1898, Rte 161, Frontenac, Qc
Thompson & Company, Maine Art Hill, 5 Chase Hill Road, Kennebunkport, Me
Courriel : [email protected]
Louise Bourgault
Ciel ! Huile, photographie, acrylique ? Non… pastels. Je suis à la renverse. Et sous le choc de tant de beauté !
Louise Bourgault aime dessiner depuis l’enfance. Après une carrière de professeure à l’Université de Montréal, puis de chef d’entreprise à Sherbrooke, elle est revenue à sa passion première, l’art, depuis 2007. Le dessin classique, le modèle vivant, la nature morte, le paysage, cela via l’aquarelle, le fusain et l’huile sous la supervision de maîtres reconnus auront ouvert des portes à sa création si exceptionnelle.
« Depuis 3 ans, je développe une histoire d’amour avec le pastel, technique flexible et subtil qui me permet d’intégrer à l’occasion l’aquarelle et la l’huile en sous-couche, ce qui donne des effets lumineux particulièrement séduisants, » nous dit l’artiste. Elle est membre du Comité d’administration du Comité d’action culturelle de Magog. Elle est également membre de la PSEC (Pastel Society of Eastern Canada) et du PAC (Pastel Artists.Ca). Que dire de plus. Avis aux collectionneurs et aux galeristes dignes de l’appellation : voici la dentelle sensible produite par une âme amoureuse de la vie et douée au-delà de l’entendement.
MB
Ursula Kofahl-Lampron
L’artiste d’origine allemande est née une année après la fin de la deuxième guerre mondiale. La mort, la cruauté, les dommages et effets désastreux, les ravages et la misère, elle a vu et sait. Cela l’amène à peindre le « beau côté de la vie et la liberté, » dit-elle. Même si sa manière de peindre la liberté est à mille lieux des Automatistes, la peintre est fière d’avoir étudié avec Françoise Sullivan, signataire du Refus Global, professeure à l’université Concordia. « Ce fut un enseignement si significatif, mais surtout une expérience humaine enrichissante. Le travail de mémoire et d’intuition et sans esquisse me provient de là. Ainsi, dès que je touche la toile l’énergie de peindre, les souvenirs et ce sens de la liberté et de dire se mettent en mouvement » confie Ursula Kofahl-Lampron. Cela écrit, il est clair que ces œuvres viennent chercher les souvenirs des jours meilleurs ou à venir.
MB
Représentée par :
AIBAQ ; Saatchi Art ; ArtBLR ;
Le Balcon D’Art, Saint Lambert ;
Brome County Museum, Knowlton, Québec ;
L’Armoire D’Art de Ursula, Knowlton, Québec.
Marie Montiel
Pareil à un bon vin, les œuvres d’une peintre digne de l’appellation se bonifient au fil des ans. Marie Montiel est l’une des portraitistes de ses contemporains des plus respectées. Son projet Alter Ego est génial !
« On est parfois frappé par la ressemblance entre le chien et son maître. Or, ces concordances ne concernent pas que la race canine. Si l’on y regarde de plus près, elles s’étendent à tout le règne animal. Nos regards portent parfois la même douceur, la même crainte, la même interrogation. Notre quotidien humain est fait de nombreuses attitudes rappelant celles des bêtes, » nous dit l’artiste grande observatrice de l’humanité. Ainsi, Marie Montiel, met-elle en relief les ressemblances tant visuelles qu’émotives entre l’espèce humaine et animale tout en questionnant le rapport entre eux. Une quarantaine de diptyques se font échos dans cette attachante exposition contemporaine qui saura plaire aux connaisseurs comme à un large public. Le meilleur de Marie Montiel à voir sans faute !
MB
Alter Ego est une exposition itinérante qui a pris son envol au Centre culturel Yvonne L. Bombardier à Valcourt et qui se promène à travers toute la région estrienne et la province. Elle sera présentée à la Bibliothèque de Bromont du 23 août au 14 octobre 2018, et à d’autres endroits en 2019. À surveiller, donc ! [email protected]
Nancy Stella Galianos
L’œuvre de Nancy Stella Galianos est savoureuse, d’une douceur exquise et d’une recherche de coloris et de formes d’une harmonie heureuse apte à réconforter l’âme. On aimerait la toucher du bout des doigts. Née à Montréal de parents gréco- canadiens, la peintre autodidacte possède le savoir-faire afin de nous livrer avec sensibilité le répertoire de ses visions et émotions. Le paysage, les compositions florales et l’impressionnisme abstrait sont ses domaines d’expression de prédilection. Inspirée et même soutenue par la musique, que ce soit la musique classique ou le jazz, elle dépose sa cadence sur la toile en toute liberté d’émotions diverses sans idées préconçues, cela à la manière des Automatistes dont elle a retenu les enseignements. Une artiste dont la création est à suivre assurément pour le meilleur à venir.
MB
L’artiste est représentée par la galerie d’art Michel-Ange, Montréal (QC), et par l’Inglewood Fine Arts, à Calgary (AB).
Céline Roger
Pour Céline Roger, un tableau doit être un coup de cœur, il doit être choisi pour l’émotion ressentie qui s’en dégage. « Si mes tableaux font ressentir une émotion, je considère que ma mission première est accomplie » confie la peintre. Parlons ici d’une artiste du terroir. Elle sait la valeur de l’architecture patrimoniale. L’odeur de la terre, l’amour des animaux de la ferme et autant le cachet de chacune des saisons. Un tableau de Céline Roger est un rappel pour ceux qui savent. Et tout autant une incitation du bien vivre en toute complicité avec la nature à la campagne. Voici une vision sublimée qu’il faut absolument transmettre aux générations à venir. J’adore !
MB
Céline Girard
Les œuvres de Céline Girard incitent le spectateur à plonger à l’intérieur d’atmosphères propices à l’introspection et la contemplation. L’artiste nous prend par la main pour une exploration initiée par l’harmonie des coloris et la tendresse du geste. Tout s’y révèle par l’intuition et un sentiment unique de liberté. Entre aplats paisibles et empâtements à la présence bien physique, matérielle et vigoureuse, il en résulte une formidable imagerie telle une symphonie à la fois toute en force et en délicatesse.
« Ce sont des tableaux qui parlent de mondes imaginaires et de lieux inventés, peut-être à l’image de ma vision de l’origine des temps » nous dit l’artiste. Un projet : la fondation d’une galerie à Magog. Pour l’artiste, être présent en galerie, c’est s’assurer une visibilité menant à la reconnaissance de l’œuvre. « Pour plusieurs artistes c’est l’énergie d’un groupe qui les stimule à créer. C’est ma réalité. C’est pourquoi l’idée d’un atelier de groupe est à la base de ce projet, confie l’artiste qui souhaite tout autant y dispenser des cours, l’enseignement étant du florilège de ses passions ». Ce projet vous intéresse ? Merci de noter les coordonnées de Céline Girard.
MB
Chantal Lagacé
Légèreté. Fragilité. Volatilité des formes tantôt vides tantôt pleines. Va et viens de l’œil du spectateur cherchant la clé d’interprétation de l’œuvre. Tel est le résultat de l’expression spontanée de Chantal Lagacé. À la manière des Automatistes, jamais elle ne sait à l’avance qu’elle sera la finalité de ce qui sera créée.
« Chaque tableau est une découverte, une surprise. J’aime sentir la fragilité de l’instant, là où tout peut se perdre et se retrouver. Composer avec spontanéité et librement me garde dans le moment présent, si précieux et si difficile à saisir, » explique l’artiste. Elle ajoute qu’il s’agit d’un processus délicat d’équilibre entre les formes et les couleurs, et d’harmonie entre les taches et les traits qui l’habitent lorsqu’elle peint. Bref, parlons ici d’une sorte de jeu formel donnant à penser à de l’écriture automatique ou à un poème visuel dont la plus belle qualité demeure la spontanéité d’une œuvre très personnelle empreinte d’authenticité. Une œuvre heureuse à souhait.
MB
L’atelier de Chantal Lagacé
754, Chemin de la montagne Mont-Saint-Hilaire local 200-A
450-714-1480 / 438-495-1480
Monique Cantin
Qu’est-ce que la séduction ? Quel est ce pouvoir qui nous charme, nous fascine et nous attire irrésistiblement ? Voici l’essence de la recherche de la peintre Monique Cantin à travers la création visuelle. Gestuelle spontanée et intuitive de manière à libérer l’inconscient. Orchestration tonitruantes des couleurs pour en arriver à un maximum d’expressivité s’énergisant sous les vernis aux multiples reflets chatoyants, « Je travaille l’expression de visages comme l’histoire narrative d’un moment dont l’atmosphère est à la séduction. Je m’intéresse à la théorie du beau et du sentiment qu’elle fait naître en nous. Mon but est d’évoquer l’essence émotionnelle de cette manifestation. Je m’interroge sur la relation entre l’esprit et les sens », dit l’artiste. Elle ajoute que cette aptitude à s’émouvoir prend racine dans ce qui donne sens à l’humain, soit son ravissement, son affliction et ses aspirations. Son leitmotiv : qu’est-ce que le pouvoir de séduire ? J’imagine que cela est des plus singuliers et du ressort de chacun de nous (…) Quoiqu’il en soit, voici une démarche originale dont le mérite est d’être à la recherche de « la beauté ». Voilà pourquoi cette artiste est à suivre.
MB
Facebook : monique.cantin.13
Sylvie Drainville
Sylvie Drainville est une paysagiste d’une facture éminemment personnelle.
Recours à divers médiums. Découpage franc des formes. Textures inusitées. Et la volonté d’oublier la couleur de la réalité. « Tous mes tableaux sont fortement inspirés par la nature. Je les vois comme le prolongement de ce qui fait partie de mon ADN. Par contre, c’est le mélange des couleurs qui est le moteur de mon processus de création. La couleur est mon souffle, mon élan. Les couleurs sont les acteurs de mes scènes, que je nomme souvent mes paysages de mondes parallèles. Les couleurs créent le tableau » explique Sylvie Drainville. Elle ajoute : « Mes compositions sont faites de contrastes de textures, et de teintes rabattues. Les contrastes de textures permettent à l’observateur de s’imaginer tout petit, se promenant dans une section du tableau et à l’opposé lorsqu’il regarde le tableau de près, il a l’impression « d’être un élément, dans le tableau » en étant une macro portion de ce monde. Il oublie qui il est pour un moment. » Génial ! Malgré l’expérience et la connaissance des perspectives, l’artiste semble louvoyer entre l’art savant et l’art naïf où chaque segment du tableau prend son importance selon la forme, sa dimension et sa couleur selon les visions et sentiments de l’artiste. J’adore !
MB
Artiste permanente chez LA STATION galerie, 439 rue Principale, Eastman.
François Haguier
La calligraphie japonaise, l’abstraction lyrique, l’expressionnisme abstrait : voici les influences diverses venant composer la gestuelle louvoyante et tout en douceur des œuvres de cet autodidacte sherbrookois d’origine française. Féru d’informatique, il sait tirer profit de ses connaissances d’infographiste en esquissant les prémisses des tableaux à naître sur l’écran de son ordinateur. Or, si le choix des teintes et l’équilibre des formes s’imposent sur l’écran, vient ensuite la manipulation de la matière avec ses accidents et les hasards inattendus, heureux. Éléments préliminaires définis sur l’ordinateur ou non. Tons intenses ou en filigrane, pâte épaisse ou lisse, couleurs épurées ou en surcharge, il laisse toute la créativité habiter son esprit développant ainsi ses propres techniques de production. Dans son processus de création, il est fréquent qu’un tableau presque terminé soit repris en photo et qu’il retourne à la table à dessin numérique, permettant ainsi de faire évoluer la création. Réalisant ses œuvres avec des rouleaux venant étaler l’acrylique mélangée à de l’encre, il se dégage des œuvres de François Haguier cet univers indicible où se lient à la contemplation et à la méditation, une atmosphère abstraite où les choses et les sentiments sont plus évoqués que montrés. Très intéressant !
MB
On peut voir son travail nouvellement à Mont-Tremblant à la Galerie 806
[email protected] – www.haguier.com
Designer, Artsversus Multimédia, 819 823-0866
Automne 2018
]]>Les gens qui font l’évènement
Diplômé de l’École des beaux-arts de Québec en 1963, René Taillefer fut professeur à l’École des arts visuels et à l’École d’architecture de l’université Laval. Ce qui ne l’a pas empêché de participer à plusieurs expositions d’importance collectives ou solos. Ses œuvres fonts partie de collections prestigieuses privées et publiques. On retrouve également la marque du sculpteur à travers la réalisation d’œuvres monumentales réalisées dans le cadre du programme d’intégration de l’art à l’architecture, notamment devant le Palais de justice de Québec.
« J’ai souvent réalisé des œuvres à plus d’un élément, ce qui me permettait de suggérer à la fois des accords et des dissonances dans une même œuvre comme au cœur d’une composition musicale » explique l’artiste. Les sciences et l’architecture demeurent ses sources d’inspiration. L’ethnologie, l’astronomie, la cybernétique et la cinétique le fascinent. Ajoutons à cela une très grande maîtrise de la matière que ce soit le bois, le métal, le ciment, le bronze ou autre matériau, voilà ce qui singularise la création méticuleuse et savamment composée avec précision et rigueur d’un René Taillefer sachant faire chanter la poésie de la matière entre tension et échappée libre. Une approche de l’art et un parcours sans aucune mesure ! On peut se procurer le magnifique catalogue en couleur de cette fabuleuse rétrospective de René Taillefer en composant le numéro de téléphone suivant : 418 828-2647
Rétrospective 1965-2018, Maison Tessier-dit-Laplante, Beauport. Du 9 juin au 28 août 2018
Automne 2018
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