La Galerie, Jeannine, Blais se spécialise dans l\\\
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LISE LABBE Titre: Lâche pas! 2011 - Article sur Magazin'Art

Nous sommes heureux de vous offrir pour ce long week-end, l’article complet sur Lise Labbé 100% accessible aux non-abonnés. L’article sera disponible jusqu’au lundi le 1er septembre 2014. Vous avez […]

Céder le passage, 22 x 15 po

Gisèle Rivard a conscience depuis longtemps qu’il y a en toute chose une dimension plus vaste que celle qui est perçue uniquement par les sens. Littéralement fascinée…

Raz-de-marée chez les fées, 36 x 48 po

Les tableaux de Claudine Hébert démontrent qu’il n’est pas besoin d’aller bien loin sur la planète pour…

Cicada and dragon fruit, 22 x 18 po

L’artiste-peintre torontoise Teresa Nice peint d’audacieuses, luxuriantes et luminescentes natures mortes et …

Josée Gauthier - L'automne est arrivé, 40 x 30 po

L’oeuvre de l’artiste Josée Gauthier se décline en une palette de couleurs vives, où des personnages sans visage sont les principauxacteurs. Ludiques et zen…

  • Raz-de-marée chez les fées, 36 x 48 po

    Claudine Hébert

    Art indiscipliné et intemporel

    Grande rencontre

    « La vie est simple pour ceux qui ne cherchent pas à comprendre, soit parce qu’ils sont très naïfs, soit très intelligents. Mais ceux qui ne sont pas assez naïfs, ni assez intelligents, ne trouvent aucune réponse à leurs questions. » – Samuel-Joseph Agnon

    Les tableaux de Claudine Hébert démontrent qu’il n’est pas besoin d’aller bien loin sur la planète pour  amener le spectateur ailleurs. L’artiste voyage dans sa tête et dans sa peinture. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas ! Peindre spontanément, sans théorie et connaissances aucunes, inscrit le peintre dans la classification de « l’art naïf ». Peindre l’inconscient collectif ou le quotidien par instinct tout en étant aux faits des effets colorés, des proportions et des règles de composition, lui attribue l’étiquette « d’art populaire ». Graphiste de formation, Claudine Hébert navigue entre les couleurs expressives, l’humour, le savoir et l’émerveillement inattendu des deux classifications. La peintre transcende les genres, donc. Et, comme tous les Naïfs et Populaires, elle veut léguer aux spectateurs des moments qui ont marqué sa vie.

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     Texte de Michel Bois

    Claudine Hébert est représentée par la galerie Jeannine Blais, 102 rue Main, North Hatley.

     

    Les tableaux de Claudine Hébert démontrent qu’il n’est pas besoin d’aller bien loin sur la planète pour…

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  • Le nettoyage, 30 x 24 po, 2014

    Lise Labbé

    Ode à la simplicité

    Visite d’atelier

    Dans l’édition du 14 avril 2014 du quotidien La Presse, Marc Bergevin, directeur général du Canadien, parle d’une toile qu’il a acheté et qui le suit partout : des enfants jouant au hockey dans la ruelle, une toile peinte par Lise Labbé. L’artiste a été secouée d’émotion en lisant ce témoignage. « Il n’y a pas meilleur tonique que l’appréciation des gens. » Pour cette amateur de hockey, le compliment était encore plus doux.

    Née en 1939 dans le Montréal ouvrier, Lise Labbé a une enfance simple et heureuse. À cette époque, recevoir une tablette de chocolat en cadeau de son père était le grand bonheur. « On se contentait de peu, » dit-elle de grandir dans les années 1950-1960. Lise Labbé n’aimait pas l’école. Elle et sa soeur y étaient les deux seules francophones et les taquineries fusaient. Elle quitte les études très jeune, se marie et déménage en banlieue pour y élever son fils. Lorsque celui-ci commence l’école, elle dessine pour se désennuyer et, rapidement, la peinture prend place dans sa vie.

    Dans ces années, il était fréquent de voir des galeries d’art populaire dans les centres commerciaux. Lise Labbé les visite et réalise qu’il serait amusant de tenter le coup. Accompagnée de sa belle-mère en guise de support moral, elle montre timidement quelques toiles récentes aux styles différents. Parmi les sujets variés, il y en a une d’un petit garçon. Cette dernière sera retenue par la galerie et ce sera le début d’une longue carrière qui d’aventure, n’aura jamais été planifiée. « Jamais je n’aurais cru que ma vie prendrait cette direction. »

    La course, 30 x 24 po, 2010

    La course, 30 x 24 po, 2010

    Sujet central de son oeuvre, les enfants qui peuplent les toiles de Lise Labbé sont absorbés par des jeux, libres et insouciants. La beauté de leur simplicité est toujours source d’émoi pour l’artiste. « Même si je n’ai qu’un enfant, j’ai toujours été entouré d’eux et toujours eu une belle complicité avec eux. Il pouvait facilement y avoir huit enfants dans la maison à toute heure du jour. » Nés de l’imagination de l’artiste, de ses souvenirs et de ses observations, les scènes du quotidien des années 1950 lui viennent spontanément. « Je peux m’inspirer en regardant des enfants jouer au parc ou tout bonnement la télévision. Puis, il me vient une image en tête. »

    Je crois qu’on l’a, 24 x 30 po, 2010

    Je crois qu’on l’a, 24 x 30 po, 2010

    Et c’est ici que son processus commence : « Tout débute dans la tête. Pas seulement l’image mais l’attitude dans laquelle je suis lorsque je peins. Plus je m’acharne et plus c’est difficile. Je sais désormais que lorsque la tête n’y est pas, rien ne sert d’entrer dans mon atelier. » Les bases du tableau sont tracées au fusain, puis la coloration à l’huile commence. Les moindres détails, fidèles à l’époque, sont représentés. Avec des repères pris en photo tels que l’architecture, les vêtements ou même la publicité, rien n’est laissé au hasard. Sur sa table de travail, une paire de patins de cuir brun des années 1950 sert de référence, de même que des souliers de couventine, tous chinés avec discrimination dans les sous- sols d’églises. Des livres aux sujets variés entourent le chevalet : les écoles des années 1950, de nombreux livres de hockey et une grande pile de photos, tous prêts à témoigner d’une époque. « Les gens qui aiment mon travail revivent cette période d’une certaine façon. »

    La course dans les champs, 24 x 30 po, 2007

    La course dans les champs, 24 x 30 po, 2007

    Pour réussir une scène, Lise Labbé doit non seulement accomplir techniquement son inspiration mais elle doit atteindre une certaine posture mentale : « Je dois être avec eux (les enfants) pour rendre la scène. » Oublier l’environnement immédiat et se retrouver par l’imagination au milieu de l’action est primordial. Sensible, l’artiste avoue que ses personnages rapetissaient dans le cadre lorsqu’elle manquait de confiance en elle. Aujourd’hui fière et assurée dans sa démarche artistique, elle fait ce qu’elle aime mais il n’en a pas toujours été ainsi. « J’ai longtemps été complexée de mes sujets, parce qu’à mes débuts l’art contemporain était en pleine expansion. Je ne me sentais pas à la mode. » Lors d’une exposition au Carrousel du Louvres à Paris en 2011, elle se sent encore à côté des grands courants avec ses images d’enfants. Ce grand moment pour tout artiste se trouve quelque peu gâché par ces considérations. L’émotion à fleur de peau, elle traverse facilement des nuits blanches lorsqu’elle peine avec l’exécution d’une scène. « Quand je ne suis pas contente de ce que je fais, j’efface tout ! C’est pourquoi il vaut mieux m’abstenir lorsque la tête n’y est pas. »

    Dans son havre tranquille des Laurentides, au bord d’une rivière chantante, elle se dit satisfaite du chemin parcouru. Elle connaît bien sa chance d’être libre et souhaite poursuivre sa route avec le même enthousiasme des trois dernières décennies. « Lorsque l’on pense vieux on devient vieux, » dit-elle avec un sourire. Parions que cette capacité d’émerveillement est au coeur de son succès.


     Texte d’Isabelle Gauthier

    Lise Labbé est représentée par les galeries suivantes:

    Le Balcon d’Art, Saint-Lambert

    Chase Gallery, Beaconsfield

    Galerie 2000, Montréal

    Galerie Iris, Baie-St-Paul

    L’Art-iste, St-Jean-sur-Richelieu

    Galerie Robert Senneville, Sherbrooke

    Koyman Galleries, Ottawa

    Dans l’édition du 14 avril 2014 du quotidien La Presse, Marc Bergevin, directeur général du Canadien, parle d’une toile qu’il a acheté…

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